Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 22:54

            Me promenant dans l’avenue  Henri Ginoux, je passe devant la piscine et je vois ce panneau. Je me demande alors si une quelconque date d’ouverture est prévue, je m’approche et là, je découvre une explication fort bien faite qui explique comment les eaux pluviales et de filtrage (autrement dit l’eau de la piscine quand elle doit être vidangée) sont récupérées et vont servir à nettoyer les rues.

 

            Si comme beaucoup de Montrougiens soucieux de leur environnement et de la préservation de l’eau, il me semblait pourtant que la première fonction d’une piscine municipale était de permettre à tout à chacun de nager, voire d’apprendre à nager et non de collecter les eaux pluviales, à défaut de quoi, on a affaire à une citerne municipale. Et pourtant, je me souviens avoir nagé dans cette piscine mais là, je vous parle d’un temps que les moins de quatre ans ne peuvent pas connaître.

 

            Allez, je suis mauvaise langue ; j’ai vu des photos de l’intérieur. Il y a de l’eau dans les bassins et ce que j’en ai vu est plutôt beau mais une question reste entière :

 

Quand les Montrougiens pourront-t-ils nager dans leur piscine ?

 
 Nicolas Gatineau

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Des nouvelles de Montrouge
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /2009 14:37

Ségolène Royal aux banques: "J'en ai marre! J'en ai marre !"
Vidéo envoyée par segolene-royal

Ségolène Royal était l'invitée de RTL ce 27 janvier 2009.

Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Ségolène Royal.

Ségolène Royal : Bonjour.

Martine Aubry a-t-elle eu raison d'inciter les députés socialistes à déposer la motion de censure du gouvernement qui sera discutée, cet après midi à l'Assemblée nationale ?

Je le pense. En effet, la situation économique et sociale est extrêmement grave dans le pays. Elle se détériore rapidement. Et en face, on a un gouvernement qui n'a peut-être pas pris la mesure de l'ampleur de la crise, en tout cas que les Français jugent beaucoup trop inerte et beaucoup trop en-deçà de ce qu'il faudrait faire.

"Le gouvernement est inerte. Il aide les banques. Il aide les constructeurs automobiles. Il aide les fabricants d'avions. Il aide tout le monde". Il est vraiment inerte, Ségolène Royal ?

Les Français voient tout cela. C'est vrai, il y a un certain nombre de choses qui sont faites. Mais en même temps, la grande interrogation c'est qu'en est-il du péché originel de ce gouvernement, c'est-à-dire du bouclier fiscal ? A partir du moment où les Français ont le sentiment que les efforts sont mal répartis ou alors que l'injection de fonds publics dans les banques n'est pas suivie des mesures de contrôle nécessaires qui permettraient d'empêcher, par exemple, la fuite en avant dans le surendettement des familles qui est un problème extrêmement lourd aujourd'hui, il y a beaucoup d'angoisses, beaucoup de souffrances. On voit des chefs d'entreprise se suicider parce qu'ils sont au bout du rouleau. On voit des familles renoncer à mettre leurs enfants dans l'enseignement supérieur, y compris maintenant dans les familles moyennes. On voit des retraités ne faire plus qu'un repas par jour. Et on voit en face un gouvernement qui n'accepte pas de reconnaître qu'il a fait une erreur dans ce début de législature en donnant 15 milliards d'euros aux plus riches. Si on les supprime, ça fait 1.000 euros pour 15 millions de famille.

On a l'impression que l'importance de la crise n'a pas grand chose à voir avec le "paquet fiscal" que vous évoquez ? C'est plus important !

Mais je pense que tout se tient. Il y a le "paquet fiscal", il y a la réforme fiscale qui ne vient pas, 20 milliards d'euros de niches fiscales, ça permettrait de donner 1.000 euros à 20 millions de famille, ça n'est pas rien aujourd'hui. Regardez 1.000 euros + 1.000 euros, ça ferait déjà 2.000 euros à réinjecter tout de suite dans le pouvoir d'achat. On voit une réforme bancaire qui ne vient pas, c'est-à-dire des milliards d'euros qui ont été injectés dans les banques et des familles qui sont de plus en plus endettées. A tel point, regardez Jean-Michel Aphatie, j'ai présidé hier mon conseil régional, j'ai dû remettre des crédits de la région pour créer un micro-crédit social gratuit, pour empêcher... parce que j'en ai marre ! J'en ai marre, Jean-Michel Aphatie ! de voir des banques continuer comme si de rien n'était...

Les banquiers ne font pas leur travail ?

... A pratiquer des taux d'intérêt de 18% pour des familles qui ont tout simplement besoin de changer de voiture, besoin de déménager, besoin simplement de vivre et de construire leur projet d'avenir. Et aujourd'hui, ce qui manque cruellement...

Pourquoi vous dites que vous en avez marre ? Qu'est-ce que ça veut dire quand un responsable politique dit : j'en ai marre ! et qu'il le répète trois fois ?

Ca veut dire qu'il porte la parole des gens qui attendent d'un gouvernement quel qu'il soit, de prendre...

Mais là, vous parlez des banques.

... Oui, mais les banques ont été renflouées par les contribuables. Donc, la responsabilité de l'Etat aujourd'hui c'est de mettre en contrepartie des règles. Ca a été fait dans tous les pays européens. Pourquoi est-ce qu'en France, il n'y a pas des règles en contrepartie de l'injection des fonds publics dans les banques ? C'est un élément crucial de la politique économique aujourd'hui puisqu'on attend des banques qu'elles remplissent leur rôle, c'est-à-dire qu'elles prennent des risques mesurés à l'égard des entreprises, et qu'elles cessent d'enfoncer les familles dans l'endettement. C'est quelque chose qui est très important, je vous assure... qui est une angoisse aujourd'hui profonde parce que les familles, je le répète : les Français voient les mois se dérouler et leur endettement augmenter. Et on sait que la crise financière est née du surendettement des ménages aux Etats-Unis, on le sait. C'est ça qui a fait basculer dans la crise l'ensemble du système de nos économies. Donc, il ne faut pas recommencer.

Allez-vous manifester, jeudi, Ségolène Royal ?

Jeudi, je serai au Forum Social de Belem. Alors vous allez me dire : mais pourquoi ?

Au Brésil ?

Au Brésil. Et vous voyez, je pense qu'il y a un lien... Je vais vous dire quoi ?

Pourquoi vous êtes à Belem  au lieu de venir manifester ? Non, vous n'allez pas me dire ça ?

Non, non. Ah non, je ne vais pas vous dire ça. Non, non, non. 

Alors, c'est bien de manifester. Vous serez ailleurs, d'accord. Vous n'y serez pas.

Mais je serai ailleurs parce que là aussi, je crois qu'il y a un lien très étroit. Vous savez, j'étais à Washington ; ensuite, je fais du travail concret dans ma région.

Mais partout où se fait l'histoire, c'est ça ?

Je vais là où il y a, en effet, des moments historiques très importants mais qui ont un lien les uns avec les autres. Et si vous le permettez, quel est le lien entre ce formidable événement de Washington avec le peuple américain, notamment le peuple noir qui se réconcilie avec son histoire et un Barack Obama qui pousse son pays vers l'avenir avec de l'espoir. Belem avec les alter-mondialistes, c'est la suite de Porto Alegre. Qu'est-ce qui s'est passé à Belem ? Et à Porto Alegre ? C'est la suite. C'est premièrement : un autre monde est possible ; et donc, nous devons tous, aujourd'hui, réinventer ou inventer le modèle de développement qui va succéder à la crise et deuxièmement : qu'est-ce qui se dit dans le forum social mondial comme ça s'était dit à Porto Alegre ? C'est qu'aujourd'hui, il n'est plus possible de faire de la politique sans les gens, sans le mouvement social, sans les associations et que les dirigeants ...

Et donc vous serez à Belem, jeudi ?

.... Juste un mot parce que c'est très lié à ce qui se passe en France. Les dirigeants, les grandes banques, les "sachants" ont mis le système dans le mur, ont échoué. Et donc, il faut, en effet, que le mouvement social, que les citoyens reprennent la main, qu'on leur redonne la parole, qu'ils prennent la rue, c'est ce qui va se faire jeudi, c'est ce qui se fait pacifiquement aux Etats-Unis pour une autre façon mais d'une certaine façon, c'est aussi comme l'a dit Barack Obama, avec la démocratie participative, une volonté d'associer toutes celles et ceux qui subissent la crise, d'autres qui profitent de la crise et un système de décisions qui n'est plus adapté au Monde contemporain.

Un ministre, Eric Woerth, ministre du Budget, vous demande d'éclaircir vos rapports avec l'homme d'affaires Pierre Bergé qui finance votre action politique. Eric Woerth s'en est ému. Il dit : "Il faut qu'elle éclaircisse ce rapport parce qu'il faut savoir comment la politique est financée".

Mais ce rapport est très clair...

Il respecte la loi ? C'était la question d'Eric Woerth.

Mais bien sûr, il respecte la Loi. Eric Woerth demandait si "Désirs d'avenir" est un parti politique ? Non. Mon parti politique, c'est le Parti socialiste. Et "Désirs d'avenir", c'est une association

Et c'est bien d'être financé par un homme d'affaires ? C'est pas un problème ? Ca ne vous lie pas à quelqu'un si jamais un jour vous êtes au pouvoir, peut-être que vous lui serez redevable ?

Je ne le crois pas parce que d'abord, Pierre Bergé n'est plus  directement dans les affaires, d'une part. Il n'est pas le seul. Il y a heureusement beaucoup de personnes qui veulent s'impliquer dans la réflexion et "Désirs d'avenir" est d'abord, une structure de réflexions pour justement préparer, travailler, écouter, se déplacer, pour voir quels sont aujourd'hui les grands principes et les grandes valeurs qui devraient nous guider.

On a lu que le Parti socialiste ne vous payait plus certains de vos collaborateurs, et même plus vos journaux. C'est vrai ?

Parce que c'est une collaboratrice qui était chargée de presse et donc qui avait les journaux. C'était son outil de travail.

Ca va à ce point, mal, entre vous et le Parti socialiste, Ségolène Royal ?

Je vais vous dire, Jean-Michel Aphatie, je ne demande rien pour moi. Je me débrouille comme je peux, même si en effet, aujourd'hui, nous ne sommes pas malheureusement étant 50% du Parti socialiste, nous ne sommes pas dans la direction. La vraie question politique, c'est que Martine Aubry fasse en sorte, on a vu que les temps sont durs, on vient de le voir, que l'ensemble des socialistes soient rassemblés, que mon équipe rentre à la direction du Parti socialiste. Et moi je suis disponible pour être utile. Je ne demande rien. J'ai proposé soit de m'occuper des élus de terrain parce que je crois à la force de la décentralisation et aux expériences de terrain qui réussissent ; soit des relations internationales. Je suis disponible pour travailler, pour me rendre utile mais je ne demande rien pour moi.

Voilà. Ségolène Royal, qui ne demande rien, était l'invitée de RTL ce matin.


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews
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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /2009 17:54

Oui, l'arrêt de la guerre est possible !

Quiconque est aujourd'hui sincèrement attaché aux droits légitimes des peuples

palestinien et israélien – un Etat viable et souverain pour le premier, une sécurité

garantie pour le second – ne peut qu'être atterré par l'offensive militaire israélienne.

Révolté par le calvaire des habitants de Gaza. Angoissé pour la sûreté à laquelle aspire

la population israélienne.

Il y a deux ans, je me suis rendue à Gaza et en Israël à la rencontre des dirigeants puis

j'ai longuement dialogué avec des groupes de jeunes étudiants. Des deux cotés, ces

jeunes parlaient avec les mêmes mots, la même passion, le même regard farouche :

« on veut faire naître nos enfants dans un monde en paix et on en a assez de la peur ».

Aucune victoire militaire de Tsahal ne garantira la sécurité d'Israël. Est-il possible

d'arrêter ce conflit sans fin où les chances de paix sont périodiquement gâchées,

parfois des deux côtés en même temps, par le choix à répétition de la politique du pire

? Quelle solution politique, équitable et durable, le permettra ?

Après avoir en équipe écouté, observé et analysé, je vois plusieurs jalons solides d'une

paix juste et durable. Les voici.

Tout d'abord, la supériorité des armes n'a jamais mis à l'abri d'une défaite politique,

elle l'a même parfois hâtée et c'est encore plus vrai aujourd'hui où l'opinion mondiale,

informée comme jamais, voit sur ses écrans le déluge de feu qui s'abat sur Gaza, cette

immense prison à ciel ouvert asphyxiée par le blocus et quotidiennement pilonnée.

C'est l'honneur d'Israel que des voix s'élèvent en son sein pour s'opposer à une guerre

qui n'atteindra aucun des objectifs, officiels et officieux, que lui assigne le

gouvernement israélien : ni l'arrêt des tirs de roquette sur les villes du sud ; ni le

démantèlement du Hamas, au contraire installé en fer de lance de la résistance ; ni

même la restauration de la capacité de dissuasion de l'armée israélienne, ébranlée

après l'invasion du Liban ; ni même le message adressé à l'Iran et au « terrorisme »

car les principaux bénéficiaires de cette opération brutale et, à terme, contreproductive,

ne sont ils pas les djihadistes les plus obtus et les réseaux d'Al Qaida ?

Marek Halter a rencontré à Damas Khaled Mechaal, le chef du Hamas, à la veille du

déclenchement de l'offensive israélienne. Celui-ci lui a dit, rapporte-t-il, que le Hamas

qui prônait jadis dans sa Charte la destruction pure et simple de l'Etat d'Israël, était

aujourd'hui

« prêt à un accord sur la base des frontières de 1967 ». Qu'est-ce que cela

signifie ? Une reconnaissance de facto de ce que le Hamas appelle désormais

« l'entité

israélienne ».

Ce n'est pas – pas encore – une reconnaissance de droit de l'existence de

l'Etat d'Israël et de son droit à la sécurité mais, dit Marek Halter,

« c'est une

avancée »,

qui rappelle d'ailleurs celle jadis accomplie par l'OLP.

Cette reconnaissance nécessaire, n'est-il pas vain d'en faire un préalable absolu à toute

discussion alors qu'elle devra faire partie du package si l'on en vient enfin à des

négociations sérieuses, équitables parce que respectueuses des droits des deux peuples

et impliquant leurs représentants tels qu'ils sont et non tels que les uns ou les autres les

voudraient a priori ?

L'Europe doit enfin assumer avec force l'immense responsabilité historique qui est la

sienne dans cet interminable conflit. Un peu d'histoire et de mémoire n'est pas inutile

pour remettre les choses en perspective

. Ce sont des persécutions - l'Affaire Dreyfus et

les pogroms tsaristes, un crime contre l'humanité - la Shoah, tous perpétrés en

Europe, qui ont conduit tant de survivants à mettre leur seul espoir dans un Etatrefuge.

Ne l'oublions jamais.

Les Palestiniens peuplaient cette terre réputée « sans peuple pour un peuple sans

terre » et en furent massivement expulsés. Il ne s'agit pas de faire tourner la roue de

l'histoire en arrière mais de ne pas oublier que, colonisations britannique et française

inclues, cette histoire est aussi la nôtre.

Deux nations se sont constituées dont les peuples ont aujourd'hui des droits qui

doivent être conciliés pour qu'ils puissent, l'un et l'autre, coexister dans la sécurité et

la dignité.

Trop de pourparlers et d'accords de paix sont jusqu'à présent allés d'échec en échec,

en dépit des rares moments où l'on s'est pris à espérer que la raison et la justice

l'emportent grâce à quelques responsables suffisamment visionnaires et lucides qui,

tous, ont aujourd'hui disparu et, pour certains, ont été assassinés par les extrémistes de

leur camp. Yitzhak Rabin fut l'un d'eux. Il eut le courage de comprendre que

l'escalade guerrière conduisait à l'impasse politique et que la sécurité d'Israël, avec

laquelle il ne transigeait pas, exigeait une perspective crédible pour les Palestiniens.

Cette

« doctrine Rabin » est plus que jamais d'actualité. Les grandes lignes d'une paix

honorable et efficace sont connues, il n'y a rien à inventer et plus d'alibi derrière

lequel se cacher pour, une fois encore, en détruire les chances.

Pour ses responsabilités passées et pour sa responsabilité présente dans l'équilibre du

monde, l'Europe doit peser de tout son poids pour que cette guerre de trop qui ne

règlera rien soit enfin la dernière et pour que les enfants de Sdérot et de Gaza aient

enfin droit à une vie normale dans des sociétés qui ne soient plus dominées par la peur

et la haine de l'autre.

L'urgence, c'est l'arrêt immédiat des hostilités suivi d'un cessez-le-feu durable, avec

envoi d'observateurs ou de forces internationales chargés d'en vérifier le respect.

L'urgence, ce n'est pas seulement, des deux côtés, le silence des armes : c'est aussi

l'arrêt de la colonisation dans les territoires occupés et la levée du blocus qui a fait de

Gaza un immense ghetto paupérisé en proie, avant même l'intervention militaire

israélienne, à une catastrophe humanitaire et sociale, nourrissant frustrations et colères.

L'urgence, c'est la mobilisation conjointe et cette fois-ci déterminée de l'Europe et des

Etats-Unis, en liaison avec les pays frontaliers, pour en finir avec l'immobilisme

meurtrier qui, depuis 16 ans, a succédé au processus de Madrid et aux accords d'Oslo.

Force est malheureusement de constater que la mission confiée par le Quartette à Tony

Blair n'a, pour l'instant, rien donné d'autre qu'un piteux alignement sur les positions

de l'Administration Bush.

L'urgence, c'est que chacun comprenne qu'il n'a pas à choisir ses interlocuteurs dans

le camp d'en face mais à prendre, tels qu'ils sont, ceux qui représentent effectivement

les populations concernées. Le seul préalable à l'ouverture de premières négociations,

ce doit être le cessez-le-feu. Le reste, tout le reste, doit en être l'aboutissement, de la

reconnaissance d'Israël et de son droit à la sécurité aux contours d'un Etat palestinien

souverain et viable.

Trop de temps perdu, trop de promesses non tenues, trop de malheur de part et

d'autres et trop, aussi, de politiques inéquitables accréditant l'idée ravageuse d'un

« deux poids, deux mesures » dont toujours les mêmes feraient les frais. Il est temps de

stopper ce fol engrenage qui a transformé de jeunes lanceurs de pierres des Intifadas

passées en bombes humaines car sinon, comme l'a très bien dit l'écrivain francolibanais

Dominique Eddé,

« les jeunes oubliés de la vie seront de plus en plus

nombreux à être candidats à la mort ».

Non par fascination nihiliste ou par fanatisme

religieux mais par conviction de n'avoir plus rien à perdre et pas d'autre moyen de

faire entendre leur voix.

Il est temps de comprendre aussi qu'il en va non seulement de la sécurité d'Israël et de

la dignité de la nation palestinienne mais, plus largement, de l'équilibre et de la sûreté

d'un monde où l'éternisation du conflit israélo-palestinien attise le pire.

Rien ne sert de déplorer

« l'importation du conflit » : à l'heure d'Internet et des medias

télévisés globaux, Gaza est dans tous les foyers et dans toutes les consciences. Les

humiliés s'identifient aux humiliés et jugent sévèrement la légèreté avec laquelle la

plupart des gouvernements occidentaux semblent, dans cette affaire, traiter leurs

propres valeurs. Voilà pourquoi ce qui se joue à Gaza, ce sont aussi nos lendemains à

tous car, tôt ou tard, l'histoire présente toujours l'addition.

C'est pourquoi j'en appelle à un effort de lucidité historique et de courage politique de

l'Europe, meilleur moyen d'aider Barack Obama à assumer, le jour venu, les

responsabilités politiques qui sont celles de son pays.

Mahmoud Darwich, immense poète palestinien aujourd'hui disparu, disait s'efforcer

d'exprimer

« la conscience du perdant ». Il appelait cela « être un poète troyen »,

c'est-à-dire ne jamais se contenter du récit du vainqueur et de la version du plus fort. Il

est temps qu'il n'y ait plus, sur la terre d'Israël et de Palestine, non pas un mais deux

perdants, comme c'est le cas aujourd'hui.La paix, forcément faite de concessions

réciproques, est possible à condition que la justice et l'intelligence du temps qui est le

nôtre soient au rendez-vous.

Car, comme le dit le grand écrivain israélien, Amos Oz,

« la vie, c'est le compromis.

Et l'opposé du compromis, ce n'est pas l'idéalisme, c'est le fanatisme et la mort ».

Ségolène Royal, 13 janvier 2009

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Communiqué
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Vendredi 26 décembre 2008 5 26 /12 /2008 14:02

Message de Ségolène Royal, le 21 décembre 2008
Vidéo envoyée par segolene-royal

Message de Ségolène Royal, le 21 décembre 2008.


Message important de Ségolène Royal le 21 décembre 2008: "Continuons à nous rassembler"

"Alors nous approchons de la fin de l’année. Une première page va s’ouvrir avec le 1er janvier prochain.

Il faut continuer et je continue avec vous.

Et puis il y a eu quand même des éléments très positifs dans ce Congrès.

D’abord la constitution d’une belle équipe. Cette belle équipe, elle est restée unie, très unie pendant le congrès et après le congrès. Et je voudrais vous dire que nous continuons à travailler rassemblés. Tous les mardis, nous nous retrouvons très régulièrement, nous correspondons bien évidemment. Et puis cette équipe unie a décidé de continuer. A l’intérieur du PS, dans la structure qui s’est mise en mouvement, dans le rassemblement des parlementaires qu’anime Jean-Louis Bianco à l’Assemblée, des sénateurs qu’anime Jean-François Rebsamen au Sénat. De l’ensemble des élus du terrain, des premiers fédéraux qui sont là, des secrétaires de section, des militants. Tous ceux qui ont soutenu notre motion et qui ont voté pour moi. Et tous ceux-là,je leur demande de faire ce que nous aurions fait si nous étions aux responsabilités, c’est-à-dire des sections ouvertes, des sections où l’on débat, des sections où l’on attire des adhérents, un PS qui s’inspire des meilleures pratiques de nos élus, quels qu’ils soient d’ailleurs, quelle que soit la motion qu’ils ont votée.

Et donc, en mettant en mouvement dans nos fédérations et dans nos sections le parti dont nous rêvions. Je sais que c’est une façon très importante... je sais que malgré tout, je vois bien ce qui se passe, que lors des congrès fédéraux, on ne vous a pas épargnés, ceux qui m’ont soutenue. Je sais. Et bien, nous devons être vigilants les uns et les autres et nous faire respecter bien sûr dans les fédérations. Et, en même temps, apporter notre capacité de créativité à ce que le PS construit.

Nous ne sommes pas là pour gêner l’actuelle direction. Nous avons été laissés derrière la porte. Mais nous sommes chez nous, dans notre maison commune, le PS et nous devons y prendre sur le terrain toute notre place.

Et puis, bien évidemment, il y a Désirs d’Avenir.

Et j’entends monter en puissance l’organisation, la créativité, l’action et la réflexion avec D.A.

Venez nombreux ! Adhérez et faites adhérer !

Venez nombreux à DA, pourquoi ? Parce que nous allons continuer à mettre sur le site les meilleures contributions des experts, des économistes, des intellectuels, des sociologues que nous rencontrons. Parce que je souhaite que toute cette matière grise soit mise à la disposition du plus grand nombre, à travers tous les territoires, notamment à toutes celles et ceux qui n’ont pas la possibilité de sortir de chez eux, de se rendre à l’Université la plus proche.

Un réseau d’éducation populaire

C’est vous tous qui allez nous aider à créer ce réseau d’éducation populaire. C’est à vous de nous donner des participations, des contributions, des réflexions. Des universitaires qui sont en proximité de vos fédérations, de vos sections, des éléments auxquels vous pouvez intervenir. Des lectures auxquelles vous avez accès qui vous ont particulièrement frappés.

Et c’est cette mise en commun de la matière grise que nous voulons faire monter en puissance. Elle existe déjà, puisque depuis la création de D.A, nous avons fait des forums. Mais nous allons leur donner une dimension supplémentaire. Ensuite nous allons restructurer le site de D.A. Là aussi pour lui donner beaucoup plus d’ampleur et d’impact. Et là aussi j’ai besoin de vos contributions.

Développer Cités d’Avenir

Et puis il y a Cités d’Avenir. Cités d’Avenir, c’est 200 associations qui sont fédérées dans les banlieues, qui sont animées par Kamel et Brahim. et là aussi, nous avons fait une réunion de travail, nous avons quelques idées pour puiser dans les quartiers populaires ce que j’ai réalisé dans la région Poitou-Charentes, c’est-à-dire des bourses tremplin Désirs d’Entreprendre, du micro crédit avec des parrainages de chefs d’entreprises expérimentés qui pourraient aider les jeunes à créer leur activité.

Soutenir le mouvement social

J’ai rencontré hier des lycéens. Bien sûr, j’ai échangé avec eux. Vous verrez le compte-rendu et la synthèse ou des extraits de cette réunion de travail avec les lycéens sur le site.

Moi, j’ai été frappée par leur sérieux, par leur envie de travailler.

Quand je vois Nicolas Sarkozy dire que c’est la gauche qui met la pagaille, je crois qu’il est responsable avec son gouvernement, aujourd’hui, de la pagaille dans les lycées. Et en écoutant les lycéens, notamment sur l’analyse très pointue qu’ils font du sens de la réforme.

Pourquoi supprimer, par exemple, l’apprentissage de l’économie, comme s’il fallait empêcher les jeunes de réfléchir et ne faire plus que de la gestion ? Pourquoi réduire à la portion congrue toutes les sciences humaines tel que l’envisageait monsieur Darcos ? Les lycéens ont été parfaitement conscients du fait que le lycée est là aussi pour former des citoyens, pour l’apprentissage de leur liberté, de leurs capacités de jugement.

Cette révolte est aussi une revendication de respect.

De la même façon, si vous avez à proximité de chez vous des salariés, des ouvriers qui se battent dans l’indifférence générale contre la fermeture de leurs usines, parce qu’il y a des effets de la crise qui sont sur le feu des projecteurs et d’autres endroits où l’on souffre et l’on meurt en silence, et bien, je veux que les militants de D.A soient aux côtés de ceux qui souffrent et qui disparaissent en silence et qu’ils puissent avoir accès à ce media qu’est D.A. Filmez-les, recueillez lzurs témoignages. Faites-les porter sur le site de D.A, et nous allons créer des réseaux de solidarité pour que, partout où l’on souffre, sur le territoire national, on ne soit pas oublié.

Donner à chacun la possibilité de croire en un avenir meilleur.

Et n’oublions jamais ce que nous sommes. D.A, ça veut dire que nous avons l’ambition –d’ailleurs, c’est l’essence même de la politique- de donner à chacun la possibilité d’évoluer, de créer, de construire et de croire en un avenir meilleur, non seulement pour lui-même mais aussi pour ceux qui l’entourent.

Donc, à très bientôt."

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Communiqué
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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /2008 11:22

Benoit Hamon fait un doigt d'honneur à Yann Barthès
Vidéo envoyée par CANALPLUS

Retrouvez le Buzz du Jour tous les jours sur CANALPLUS.FR : http://www.canalplus.fr/index.php?pid=2438

 

La classe totale non...? Entre un Président de la République qui dit "Casse-toi pauvre con !" à un quidam et un Porte-Parole du PS qui fait des doigts, ça va être difficile de dire aux enfants qu'il ne faut pas dire de gros mots.

Par Nicolas Gatineau
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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /2008 00:29

Conférence de presse de Vincent Peillon et Manuel Valls
Vidéo envoyée par segolene-royal

Conférence de presse de Vincent Peillon et Manuel Valls, le 5 décembre 2008 à Paris.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Congrès PS 2008
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Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /2008 08:19

Message de Ségolène Royal, le 25 novembre 2008
Vidéo envoyée par segolene-royal

Message de Ségolène Royal, le 25 novembre 2008.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Communiqué
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Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /2008 00:34

En guise de conclusion au processus de Congrès qui fut un débat entre les rénovateurs et les traditionnalistes, nous livrons à votre réflexion un texte de Léon Blum. Il s'agit d'un discours prononcé lors de son dernier Congrès en 1946.

« Vous invoquez la nécessité du renouveau.
Mais plus que de tout le reste, vous avez peur de la nouveauté, vous avez la nostalgie de tout ce qui peut vous rapprocher de ce parti tel que vous l'avez autrefois connu et pratiqué.
Vous avez peur de la nouveauté. Vous n'en voulez pas dans la confection des listes, dans le choix des candidats. Vous n'en voulez pas quand elle se présente comme un apport de forces fraîches que vous avez accueillies au lendemain de la Libération avec réticence, avec méfiance. Vous avez cette même nostalgie du passé, cette méfiance et presque ce dédain, vis-à-vis des femmes et des jeunes. Vous ne faites pas place aux femmes sur les listes électorales. Vous ne considérez les jeunes que comme des recrues. Vous avez peur de la nouveauté jusque dans les alliances politiques.
Je vous remercie d'avoir écouté avec bienveillance ces vérités un peu amères et un peu sévères, mais, vous le voyez, si mal il y a, le mal est en vous ; le mal, c'est le manque d'ardeur, le manque de courage, le manque de foi. Le vote pour la motion Guy Mollet, savez-vous ce que c'est ? C'est une espèce d'alibi moral par lequel vous avez cherché à abuser votre mauvaise conscience. Je vous le dis sans amertume, non sans tristesse, comme quelqu'un qui, depuis des jours et des jours, cherche vainement les moyens de réparer le mal que vous avez fait. Peut-être comptiez-vous sur moi pour cela ?
Quelques mots de Guy Mollet me laissaient croire tout à l'heure qu'il l'espérait, lui-même. J'ai pu le faire en d'autres occasions. Je me sens impuissant aujourd'hui parce que je ne sens devant moi' rien de défini, rien de saisissable, rien qu'un trouble moral qui ne se guérit que par un effort intellectuel de volonté et non par des paroles ou des formules de motions. Verrons-nous en retour, comme certains de vous l'espèrent, un choc, une commotion psychologique, un sursaut rendant à notre parti quelque chose de cette foi, de ce courage, de cet esprit d'abnégation qui lui manquent ?

Ce serait la seule contrepartie, la seule consolation possibles, et je tâche de l'espérer avec eux. Ce que je sais, quant à moi, c'est que pour le socialisme aucune blessure ne peut être mortelle, qu'il sortira de cette crise comme de tant d'autres, et qu'une fois de plus il fera surgir des profondeurs de la nation les forces et les hommes nécessaires à sa victoire.  »

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Congrès PS 2008
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /2008 15:46

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            Depuis vendredi soir, toutes les personnes, touts les amis, touts les membres de ma famille que j’ai pu croiser m’ont posé la même question : « C’est quoi ce bordel au PS ? »

            Comme je me doute que vous-vous posez la même question, je vais y répondre mais avant d’aller plus loin, je tiens à préciser que ni Ségolène Royal, ni Martine Aubry qui sont deux femmes dont l’intégrité ne saurait être remise en cause ne sont personnellement responsables de la situation actuelle. La vraie responsabilité en revient à l’organisation systémique du Parti Socialiste. Les statuts du PS ont été conçus pour régler les débats d’idées avant les querelles de personnes. Le mode de scrutin pour le Premier Secrétaire a été prévu pour trancher dés le premier tour entre deux candidats mais n’est pas adapté s’il y’a deux tours ; dans aucune institution démocratique réunissant plus de 200.000 personnes, le second tour n’a lieu le lendemain du premier, sauf au PS. Les militants qui ont voté pour Benoît Hamon ont eu 24 heures pour réfléchir pour le second tour, beaucoup, alors qu’ils votaient Hamon savaient déjà pour qui ils voteraient au second tour.

            Et puis, il y a les fraudes. Ces fraudes sont habituellement réduites à quelques Fédérations –dont les Hauts-de-Seine ne font pas partie-. Quand il y’a une majorité claire, ça joue à la marge, ça donne un ou deux pourcents à la marge et ça ne remet pas en cause la sincérité du vote mais quand le résultat est serré, ça change tout. Le problème que le PS a aujourd’hui n’est pas que Martine Aubry ait 42 voix de plus que Ségolène Royal, auquel cas elle aurait toute légitimité à être le Premier Secrétaire du Parti Socialiste mais qu’attendu qu’il y’a eu des fraudes massives dans le Nord, dans la Seine Maritime et dans une moindre mesure en Moselle au bénéfice de Martine Aubry et qu’il y’a eu des fraudes dans les Bouches-du-Rhône, dans l’Hérault, en Guyane et en Guadeloupe au bénéfice de Ségolène Royal. Par ailleurs, les résultats de Nouvelle-Calédonie n’ont pas été pris en compte ce qui profite à Martine Aubry. Le PS est dans la situation la pire qui soit : on a jeté une pièce en l’air et elle est retombée sur la tranche. Si l’une ou l’autre des deux candidates était déclarée gagnante de ce scrutin dans les conditions actuelles, sa légitimité serait remise en cause par l’autre moitié du PS et peut-être par une partie de ses partisans or le PS a besoin d’un leader, que ce soit Ségolène Royal ou Martine Aubry à chacun de faire son choix – le mien est fait, c’est Ségolène Royal – mais le PS a besoin d’un leader qui ait une majorité incontestable fût t’elle d’une voix.

 

            Ségolène Royal et son équipe ont donc raison de dire qu’il faut revoter. Si des fraudes de cette nature avaient eu lieu dans une circonscription, on aurait revoté. C’est un service à rendre à la démocratie, au PS et même à Martine Aubry si c’est elle qui en fin de compte est réellement majoritaire.

 

 

Nicolas Gatineau

Coordinateur "Montrouge a du Désir"

 

           

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Congrès PS 2008
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /2008 04:30
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Original et Amusant
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