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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 09:09

Café Ségo: Lutter contre les insécurités

Lutte_1 Le Comité de soutien de Malakoff

vous invite à participer au café Ségo sur le thème: "Lutter contre les insécurités".

               Samedi 10 février de 10h à 12h

au café restaurant "Les Misérables", 15 avenue Arblade à Malakoff (près de la gare SNCF Vanves/Malakoff).

" La violence n’est pas admissible dans une société de droit. Elle est pourtant présente sous diverses formes : violences domestiques, atteintes aux personnes, exploitation des étrangers sans titre de séjour, chantage à l’emploi de certains patrons.

 

Il faut être lucide sur les causes de ces violences, qui traduisent pour certaines d’entre elles une perte de repères, un désespoir, une souffrance. La violence est souvent le langage de ceux qui se sentent oubliés ou marginalisés par notre société.

 

La lutte contre toutes les formes de violences passe par une prévention sans faille et une répression sans faiblesse. Mais la répression doit toujours viser deux objectifs : la sanction et la réinsertion. "

 

 

Nous contacter : 

Désirs d’Avenir Malakoff : Sophie Bacelon : sbacelon@wanadoo.fr

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Cafés Ségo
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 08:53

Voici le compte-rendu du débat particpatif organisé par la Section PS de Malakoff sur le logement. Jean-Yves Mano, Maire Adjoint au Logement de Paris, Président de l'OPAC en était l'intervenant.

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Antonio OLIVEIRA, secrétaire de section à Malakoff ouvre le débat :
« Bonsoir mes camarades, bonsoir mes amis,
Cette réunion s’inscrit dans le cadre des campagnes présidentielle et législative au niveau de notre circonscription en présence de nos camarades de Montrouge, Bagneux et Malakoff.

Je remercie ceux que nous ne connaissons pas de s’inscrire sur la liste de présence à l’entrée. Je vous transmets mes vœux de santé, de bonheur et nous souhaiter de futures victoires dans le cadre des campagnes présidentielle et législative.

Notre débat participatif de ce soir porte sur le thème du logement et avant de vous exposer les orientations directrices, je vais d’abord vous présenter notre invité, Jean Yves MANO, Maire-adjoint au logement de la ville de paris, Président de l’OPAC et ancien sénateur.

Jean-Yves a été élu en 1995 le 1er conseiller d’arrondissement socialiste dans le 16ième arrondissement, ensuite il a été réélu brillamment une seconde fois et Bertrand DELANOE lui a confié les fonctions de Maire-Adjoint au logement et Président de l’OPAC, il a été sénateur en 2001 et depuis il est sous les feux de l’actualité en permanence, compte tenu de l’importance de ce thème très médiatique.
Il travaille depuis 25 ans sur les problèmes de logements et connaît parfaitement ce sujet.

Qu’en est-il de notre débat ?

Voici donc quelques questions qui ne sont pas exhaustives :

Comment favoriser l’accès à des jeunes aux locations ?
Comment garantir l’accès à des locations décentes pour ceux qui n’ont ni accès au logement social ni les moyens de devenir propriétaires ?
Quelle place pour les logements sociaux, en quelle proportion ?

Un débat participatif c’est quoi et son but ?

- Il s’agit tout d’abord de réconcilier les français avec la politique :
La campagne des élections présidentielles va permettre de refonder le pacte républicain et d’apporter la preuve que la parole sera tenue.
Il nous faut ensuite faire appel à votre expertise.
Beaucoup de français souhaitent ne plus être tenus à l’écart des décisions politiques. Ils souhaitent que la prise de parole soit utile.
Nous vous donnerons la parole et vous écouterons sans avoir peur des idées neuves.

- Il s’agit de participer puis de devenir acteur car nous sommes tous socialistes et que nous croyons à l’être humain et non au marché.

- Nous voulons du concret et encore du concret.

- Il s’agit d’écouter et d’entendre pour agir autrement.

La section de Malakoff a décidé de choisir comme thème de débat participatif le logement. Ces dernières années, le principal facteur de la cherté de la vie a trait au coût des logements. Cette dérive est constatée tant pour l’achat que pour la location (l’indice de référence des loyers a connu au deuxième trimestre 2006 sa deuxième plus forte hausse depuis 2001). Les dépenses consacrées au logement représentent une part croissante du revenu des ménages (pour atteindre aujourd’hui leur plus haut niveau depuis 20ans).

Jean-Yves MANO : « Le thème du logement est un sujet d’actualité et sera un des sujets importants de la campagne. »

Quels sont les faits : 1 million et demi de personnes sont inscrites pour des logements sociaux et même 2 à 3 millions si l’on en croit les associations.

Plusieurs causes déterminent cette situation :
- nous n’avons pas assez construit de logements sociaux ou privés et les besoins sont supérieurs à toutes les prévisions,
- l’allongement de la durée de la vie qui entraîne moins de rotations,
- les séparations de couples. Une demande sur quatre est la conséquence d’une séparation de couple.

Il y a en Ile de France un déficit de 20 000 logements par an.

Au-delà de ces causes, l’abandon de l’aide à la pierre pour l’aide à la personne en 1977 a fortement influencé la situation (aujourd’hui 12 milliards sont affectés à l’aide à la personne et 400 millions pour l’aide à la pierre ?). Le système est à bout de souffle et il faut revenir à l’aide à la pierre.

La réalité aujourd’hui c’est qu’il faudrait la mise sur le marché des logements à 2 euros et demi le m2 ce que peut payer le citoyen alors qu’on met sur le marché des logements au coût de 9 à 15 euros le m2 que le citoyen ne peut payer !

Un autre paradoxe c’est qu’il y a plus d’argent sur l’aide fiscale (déduction fiscale pour investisseurs privés) que sur le logement social et il faut rééquilibrer cela vers le logement social.

On peut dire que l’Ile de France est une zone de pénurie, par exemple à Paris, il faut douze ans d’attente en moyenne pour un F5 et 4 ans pour un studio.

De plus en plus de demandeurs ont un emploi précaire et sont des travailleurs pauvres.

70% des habitants de l’Ile de France ont droit au logement social (des plus pauvres aux couches moyennes).

Il y a une dynamique en place en Ile de France car il y a une volonté politique.

Certaines questions importantes se posent en termes d’urbanisation à savoir quelle ville veut-on constituer, pourquoi construire des logements sociaux à tel endroit et pas à tel autre. Cela touche à la physionomie des villes et si l’on ne construit pas des logements sociaux et du parc locatif, il n’y aura que des accessions à la propriété et les villes perdent de leur dynamisme.

Au-delà du droit de préemption qui nous permet d’acheter et de réhabiliter ou de transformer, nous avons sur la ville de Paris mis en place plusieurs mesures pour le logement social :

= Si une opération immobilière développe plus de 800 m2 de construction neuve, nous imposons 25% de logements sociaux. A Paris dans des programmes de logement à 5 à 6000 euros le mètre, il y aura donc des logements sociaux. Cette règle a d’ailleurs été reprise dans sa loi par Jean Louis BORLOO.

= Nous achetons pour contrer les aides à la découpe et ce même dans des quartiers très bien placés. Nous transformons en logements sociaux au fur et à mesure des départs et cela permet un rééquilibrage dans les quartiers dépourvus.

= nous construisons aussi des logements neufs et par exemple, à partir de 2008-2009, nous construirons Porte d’Auteuil 300 logements sociaux.

Il nous faut aussi parler du problème de l’insalubrité, problème auquel on s’est également attaqué. Il faut savoir qu’il y a encore des gens installés dans des immeubles d’un autre siècle. Nous avons à Paris un plan sur 1000 immeubles. Nous démolissons et restructurons des espaces qui contenaient 30 cellules en 4 à 5 appartements.

Si je vous dis tout cela, c’est pour vous montrer que si la loi SRU prévoit 20% de logement sociaux, il faut aussi que les collectivités expriment une volonté. Certains maires disent qu’ils n’ont pas de place ou que les citoyens n’en veulent pas.

Il faut faire de la pédagogie et mettre en place des équilibres sociologiques.

Tout le monde a sa place et il faut mélanger le balayeur des rues, les infirmières et les chefs d’entreprises. Personne ne doit pas faire plusieurs heures de déplacement pour aller au travail.

Le paradoxe et je vais finir là-dessus, c’est que le droit au logement opposable ne veut rien dire s’il n’y a pas de produit à proposer.

On est obligé de reloger au moins 50% de gens qui n’ont pas de moyens et on a inventé le droit au logement ! La loi évoque « tout citoyen français ou étranger avec une carte de séjour depuis au moins 10 ans ». Je pose la question : Que va-t-on faire des autres ? Cela me gêne. Ces citoyens-là sont prioritaires et l’on ne sait plus qui est prioritaire alors qu’on a déjà des gens qui attendent depuis 10 ans. Ces gens-là vont passer devant ceux qui attendent depuis 10 ans ?

On a fait, avec cette loi, espérer à des citoyens, des choses qu’on ne pourra pas assurer. C’est ma conclusion.


Questions de la salle.

Bernard (Bagneux) = vous avez parlé de gens qui ont été obligés de partir. Je suis dans un appartement et si par hasard un jour on me dit de partir, ou d’acheter, comment puis je me défendre ?

Claire (Bagneux) = Je voudrais évoquer les processus de « déconventionnement ». Je suis dans une situation difficile. Certains organismes de loyers modérés mettent en place des choses assez dures ?

Luc (Malakoff) = Qui est ce qui paye leM2 de logement social à Neuilly ?

Nicolas (Montrouge) = Le problème, c’est la spéculation. Des collègues utilisent 60% de leur salaire pour le logement. Il y a dix ans c’était 1/3 du salaire. Il y a aussi le cas des logements qui prennent de la valeur et les occupants payent l’impôt sur la fortune alors que leurs revenus n’ont pas augmenté.

Michel (Malakoff) = Je ne pense pas qu’on doive tous devenir propriétaire. Il n’y a pas de règle qui dit que si on a un peu plus de pouvoir d’achat on doit acheter des trucs de plus en plus cher. Je suis affolé de voir des gens pas extrêmement riches qui prennent des crédits sur 25/30 ans. La pénurie de logements favorise les gens qui spéculent et qui vendent des logements. La loi pour le logement opposable, c’est la mairie volontaire qui l’appliquera. Qui va le faire dans le 92 c’est Malakoff ou Neuilly ?
De gros propriétaires institutionnels de logements ne les mettent pas sur le marché pour leur donner de la valeur.

Marc (Bagneux) = J’habite dans une copropriété dont fait partie l’OPAC de Paris.
Il y a un mélange d’HLM et de copropriétaires. En terme de gestion sur une période de 30 ans, mon point de vue est que cela ne fonctionne pas, car les responsables changent tout le temps.

Jean Yves MANO =
Ventes à la découpe = la personne qui occupe doit soit acheter (et elle a une priorité pour cela) soit partir. Dans le cas d’un petit propriétaire qui vend, il y a peu de réponse. Dans le cas de gros propriétaires institutionnels comme les banques ou les compagnies d’assurances, on peut s’en sortir s’il y a une forte mobilisation.
Il faut intervenir tout de suite et la mobilisation des habitants est indispensable. Il faut aussi que la Ville ait la volonté d’intervenir pour contacter le promoteur et se poser en acquéreur. Celui-ci, s’il rencontre des problèmes qui bloquent son projet initial, à intérêt à revendre à la ville et celle-ci peut à ce moment-là faire du logement social.
Acquisition de logement social = le bonheur absolu est-il d’acquérir un logement social ? Si on se lance dans la vente des logements sociaux et on commence à réduire le parc social que fait-on des mal logés ? Il faut garder le logement social et ne pas le vendre. Le devenir du logement social doit être guidé par une vision sociale et pas par une vision financière.

Spéculation = 25% des acquéreurs à Paris et en proche couronne viennent de l’étranger et vont monter les coûts d’acquisition. En ce qui concerne les loyers il faut bloquer les loyers. Là où un quatre pièces est 18 euros le M2, un studio peut atteindre 35 à 40 euros. Le blocage des loyers (cf. loi de 1948) est une mesure exceptionnelle. Mais la crise que nous connaissons n’est-elle pas exceptionnelle ?

Logements vacants = 110 000 annoncés à Paris. La réalité est plus prés de 16 000. S’il y des garanties sur le paiement des loyers, cela aidera les gens à louer.

Réquisition = C’est plus un coup politique et médiatique et pas une solution de longue durée. C’est quantitativement limité et ne concerne que des gros propriétaires.


Encore des questions.

Annliese = Est ce que toutes les communes de France ont le pouvoir de s’occuper du logement ? Il lui est répondu oui.
Nicole (Malakoff) = Il y a une crise dramatique. Le blocage des loyers est une idée. Que pensez-vous de l’agence publique pour le logement. Il faut prendre des mesures strictes et dissuasives et fortes.

Joëlle (Montrouge) = Je voudrais évoquer la rotation dans les HLM et le cas où certaines évolutions de situation personnelle ne justifie plus l’occupation d’HLM. Autre question = Que peut-on faire d’un occupant d’HLM propriétaire d’un logement extérieur ? /3ème point = Qu’en est-t-il de la règle du « loyer d’acquisition » qui donnait la propriété au bout de 25 à 30 ans ? Cela existait autrefois.

Maurice (Malakoff) = Il y a à Malakoff un immeuble dans un état d’insalubrité et de délabrement intérieur absolument abominable. Le ménage qui est ici à mes côtés occupe 15 M2 avec 3 enfants et les wc et toilettes sont à l’extérieur. C’est inadmissible aux portes de Paris. Cela coûte 410 euros pour un 6ème étage sans ascenseur. Que peut-on faire ? Ces gens attendent un logement social et je voudrais aussi connaître les critères de sélection.

Loïc (Malakoff) = Je travaille à Paris dans le secteur du logement social. Derrière tous les problèmes évoqués, le truc majeur c’est de réussir à produire des logements sociaux. Vous avez fait beaucoup plus que les anciens de la mairie de Paris et ce n’est encore pas assez. Quelles sont les idées fortes pour les années à venir ? Qu’en est-il de l’idée de dissocier le foncier du bâti ?

Catherine PICARD évoque les questions posées sur les problèmes de la circonscription = à Bagneux, il a 51% de logements sociaux, 40% à Malakoff et 20% à Montrouge. Il y a des communes qui ne construisent plus de logements sociaux.
On a aussi besoin d’entretenir le logement social et il ne faut pas oublier cet aspect d’entretien qui est un vrai problème.
Au sujet du problème d’insalubrité présenté par Maurice une étude est en cours sur ce périmètre de la ville qui n’est pas encore aboutie. Il faut trouver les propriétaires et il faut préempter et cela prend du temps. L’exemple cité par Maurice est un exemple qui saute aux yeux mais il y a d’autres endroits à réhabiliter. On n’a pas nécessairement besoin de construire des grands ensembles et rénover permettrait de donner un peu d’air.

Antonio OLIVEIRA donne des éléments au titre de sa participation à la commission municipale d’attribution de logements sociaux à Malakoff.
Chaque office a ses propres critères. Sur 3 900 logements à Malakoff, 280 changent tous les ans avec un maximum de 4 à 5 grands appartements (F4 - F5) dans l’année. Les dossiers sont gérés par l’administration municipale qui propose deux choix par attribution en fonction de critères fixés par la commission en interne pour les reloger. On fait de la mixité sociale. Nous avons actuellement 1 200 dossiers en attente.

Jean Yves MANO = Je suis d’accord par rapport à la création d’un service public de l’habitat. Le préfet doit pouvoir reprendre le pouvoir aux communes qui refusent l’application de la loi. Nous avons aussi à Paris comme ailleurs et peut-être plus qu’ailleurs des contraintes d’urbanisme comme la hauteur maximale des immeubles. On refuse des initiatives de logements sociaux parce qu’on ne peut monter un étage supplémentaire en étage au nom de l’histoire de Paris. Pourquoi est-on contre les immeubles de grande hauteur ? Lorsqu’il y a la place pour des immeubles de grande hauteur, il faut pouvoir les construire sur la valeur de la solidarité de l’espace que nous devons aux autres.

Peut-on réformer le logement social qui n’est plus social si les gens restent à vie et ont des moyens beaucoup plus importants que lorsqu’ils sont rentrés ?
En ce qui concerne la rotation et le maintien de privilèges des « anciens » qui occupent un nombre de pièces dont ils n’ont plus besoin. Ce serait un suicide politique que d’imposer aux occupants en sous occupation un appartement plus petit. Le taux de rotation est de plus en plus faible et il y a beaucoup trop de droit de suite mais il faut trouver les moyens de les faire passer dans des espaces compatibles et plus restreints et maintenir le prix du loyer au M2. On est dans une démarche de conviction et pas dans une démarche de contrainte.
Ceux qui ont des hauts revenus payent des surloyers et il faut les garder si on parle de mixité sociale. Le vrai problème est ceux qui ont des résidences secondaires. Il faut prouver qu’ils n’habitent pas là. Il faut le prouver et c’est quasi impossible. La loi ne le permet pas et il faut modifier la loi.

Marie Emmanuelle (Malakoff) = que veut dire « droit au logement opposable » Comment la gauche va-t-elle réagir à ça ?

Bernard (Montrouge) = Je souhaite évoquer le problème des personnes dépendantes et du manque cruel de places dans les maisons de retraites.
Dans les Hauts de Seine, les projets ne sont que des projets de promoteurs privés et donc une grosse majorité de projets lucratifs. Le prix de la journée se situe de 100 à 130 euros et je me demande qui va pouvoir payer ? Vu l’allongement de la durée de vie on se prépare un horizon à 10 ou 20 ans avec de très gros problèmes. Un autre sujet les logements foyers qui risquent de disparaître car trop de travaux à effectuer.

Jean Michel (Montrouge) = est-ce que les surloyers dans les HLM sont reversés à l’état ?

Annliese = que peut-on faire pour les étudiants SDF ? Il faut que vous fassiez remonter à la candidate s’il vous plaît, qu’elle doit être plus claire et plus précise dans son programme car on va dans le mur.

Catherine (Montrouge) = les jeunes travailleurs ou les jeunes cadres n’arrivent pas à trouver de logement. On ne veut pas d’eux dans le parc privé et ce qui me frappe est que même avec un salaire décent et la caution des parents, cela puisse ne pas être suffisant. Il y a maintenant des agences qui demandent 4 trois années ? de loyers d’avance sur un compte en banque et c’est profondément scandaleux. Commencer dans la vie avec un travail et un logement est essentiel.

Nicolas (Montrouge) = un de mes collègues au bureau vit dans un studio avec sa fille à Montrouge. Est-ce possible de bénéficier d’un logement décent à prix abordable ? Il a fait les démarches à Montrouge, mais la mairie n’aide pas. Comment peut-on faire ?

Daniel (Malakoff) = je trouve très bonne l’idée de reprise en main par le Préfet, dans le cas où le maire ne respecte pas l’obligation de 20% de logement sociaux dans sa commune.
L’autre bonne idée est celle du bouclier-logement et du loyer qui ne doit pas dépasser 25% des revenus.

Corinne (Malakoff) = le manque de réponse immédiate aux SDF entraîne le logement dans des hôtels et je voudrais savoir combien cela coûte à la ville de Paris ?

Jean Yves MANO = en ce qui concerne les hébergements dans les hôtels, la seule cause est qu’il y a trop de monde et on ne peut construire suffisamment vite. Il y a une rotation permanente et les réponses demandent du temps.

Jeune et étudiants = il faut en faire beaucoup plus. Mais il faut être prudent et bien étudier les effets des mesures que l’on met en place. Si on prend l’exemple de l’allocation logement pour les étudiants, on se rend compte que plus on aide, plus le marché augmente ses coûts.

Wilfrid VINCENT = un mot sur les Hauts de Seine. Il y a 2,7% de logement sociaux à Neuilly. Neuilly reçoit pour un appartement 6 fois plus que Meudon ou Montrouge à cause du prix du m2 et ce sont les villes pauvres qui payent pour qu’on construise des logements sociaux à Neuilly.
Il faut aussi accepter d’avoir des logements sociaux à coté de chez soi et cela nous concerne tous. A Montrouge, les préfets font leur boulot, l’état fait son boulot et la réaction de la population est oui à la mixité et même au Samu Social puisque qu’on est favorable à conserver celui qui est installé sur notre ville.

Catherine PICARD remercie Jean Yves MANO d’être venu.

Catherine PICARD = de nombreuses questions restent en suspend. Nous sommes conscients de ces problèmes et l’on essaie dans nos villes de gauche d’améliorer la situation. C’est un sujet au cœur de la campagne sur lequel nous aurons de nombreuses occasions de revenir. On va faire remonter tout ce qu’on a dit ce soir par l’intermédiaire des blogs.

Trois autres débats auront lieu, le 1er à Montrouge sur l’environnement, le 2 ème à Bagneux sur le thème du pouvoir d’achat et des petites retraites, le 3ème le10 février à Malakoff sur l’insécurité. Il y a aussi un « Café Ségo » le 26 janvier à Vanves.
Vous pouvez cliquer sur les blogs désirsd’avenir92, desirsdavenirmalakoff.com et sur mon blog www.catherinepicard.net pour avoir les dates et les lieux pour ces prochaines rencontres.
Merci à toutes et tous d’être venu.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Débats Participatifs
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 01:02

Cette dernière quinzaine été riche en évènements et en polémiques sur certaines déclarations de Ségolène Royal.

            J’envisageais donc depuis le début de la semaine de mettre en ligne un petit billet d’humeur suite à certains commentaires que j’ai entendu suite à la suspension d’Arnaud Montebourg de son rôle de porte parole de notre candidate (et non du PS, puisqu’il faut le préciser), de la déclaration de Ségolène Royal sur le Parti Québecquois et du piège tendu par un humoriste de droite à notre candidate se faisant passer par le Premier Ministre du Québec entraînant une plaisanterie à mon goût très drôle sur l’opinion des Français sur l’indépendance de la Corse.

 

 

 

            Je vous aurais dit que si Arnaud Montebourg lui-même, qui est le premier concerné par sa suspension a compris qu’il a commis une gaffe et qu’il soutient indéfectiblement Ségolène Royal, pourquoi polémiquer encore ?

 

 

 

            Je vous aurais dit qu’un parti qui est pour la laïcité, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le progrès social, le droit international, l’écologie durable a des valeurs communes avec le Parti Socialiste et que c’est le cas du Parti Québécois et que dire cela, ça ne veut pas dire qu’on est pour le démantèlement du Canada ou qu’on veut se mèler d’une question qui ne regarde que les Canadiens. J’aurais dit en passant que Ségolène Royal s’est fait traiter d’irresponsable par la Droite pour n’avoir pas dit à un journaliste de Radio Canada le quart de la moitié  de ce qu’un certain Charles de Gaulle a dit à une foule de Québécois en délire en déclarant : « Vive le Québec ! Vive le Québec libre ! »… et que je sache, le Général de Gaulle n’était pas un modèle d’irresponsabilité.

 

 

 

            Sur la Corse, je vous aurais cité cette phrase de Pierre Desproges : « On peut rire de tout, ça dépend avec qui » et que donc, contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy, on peut plaisanter un peu sur la Corse avec le Premier Ministre du Québec qui, contrairement à Nicolas Sarkozy, a du lire un ouvrage qui a bien fait rire les Corses à l’époque de sa sortie « Astérix en Corse » de René Goscinny et d’André Uderzo et que donc, si même les Corses arrivent à rire d’eux-mêmes, c’est pas au Ministre de l’Intérieur de nous dire de quoi on a le droit de rire ou pas ! La position de Ségolène Royal est claire, elle l’a dit plusieurs fois : La Corse fait partie intégrante de la République Française.

 

 

 

            Seulement voilà, en reflechissant un peu, je me suis dit : « Toutes ce polémiques sur des sujets mineurs, les Français s’en tapent !»

 

 

 

            Ségolène Royal s’est faite piégée par un humoriste ? Et alors, ça peut arriver à tout le monde !

 

 

 

            Nicolas Sarkozy a, par erreur, attribué une phrase de Valéry Giscard d’Estaing à François Mitterrand ? Et alors, errare humanum est !

 

 

 

            Les lapsus, les faux pas, les erreurs, ça fait parti de l’humanité.

 

 

 

            L’important et la seule chose qui compte et doit compter pendant cette campagne c’est, comment la France va être gouvernée pendant cinq ans, c’est si on va choisir le modèle néo-libéral, le retour à une sorte d’ordre médiéval proposé par l’UMP ou si on va choisir le modèle d’une Démocratie Sociale renouvelée, d’une République rénovée, d’une nouvelle donne pour les jeunes et une société de l’excellence environnementale.

 

 

 

            Contrairement à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal n’a pas pris de cours de diction, c'est possible ou alors, elle doit changer de prof et vite, soit, mais, écoutez la bien, écoutez la mieux ; quand Ségolène Royal à Bondy parle de la nouvelle donne pour les jeunes, quand à Japy, elle parle du combat des femmes pour l’égalité, quand elle dit que « gauche » ne rime pas avec « désordre », quand elle parle d’une pratique démocratique renouvelée, quand elle parle de cette recherche d’aujourd’hui qui est nos emplois de demain, quand elle parle de la nécessité de prendre conscience du défi climatique, elle montre sa parfaite compréhension des problèmes de notre époque et sa volonté d’impliquer chacun dans les changements nécessaires.            Jean-Louis Bianco l’a très bien montré tout à l’heure sur Europe 1.

 

 

 

            Et puis, il y’a une autre chose qu’il faut que vous sachiez. La démocratie participative, les débats participatif, cela fonctionne et apporte des idées neuves au débat.

 

 

 

            Je suis surpris que la presse ne se soit pas fait l’écho de tout le travail qui est fait tant sur le terrain avec les 5000 débats participatifs, partout en France (et nous en aurons un jeudi 8 à Montrouge sur l’environnement) sur les 4 thèmes choisis par Ségolène Royal ni de tout le travail de synthèse sur les débats en ligne sur www.desirsdavenir.org et en particulier, en fin de synthèse, ce que notre candidate appelle « Ce que j’en retiens… » où elle présente des mesures concrètes à prendre sur toutes sortes de sujets, comme la réussite des élèves en 6ème, le système judiciaire et pénitentiaire, le téléchargement légal, concilier souplesse et sécurité au travail (ce qu’on appelle aussi flexecurité dans les pays nordiques). Tous les discours de Ségolène Royal, toutes ses interviews télé sont en ligne sur le site. Voila ce que la presse vous aurait dit si elle avait pris le temps de lire et ne s’était pas contenté de quelques extraits de déclarations parfois tirées de leurs contextes ou de déduire une position politique d’un canular téléphonique mais il faut croire que lire ça prend trop de temps.

 

 

 

            Afin de bien illustrer ce que je vous dis, je publie ici le « Ce que j’en retiens… » du débat sur « Quelle prison pour quelle justice ? ».

 

 

 

            Ce qui pensent que la démocratie participative est un vain mot seront surpris de constater qu’à partir de ce que les Français lui ont dit, de ses convictions propres et tout en étant fidèle au Projet Socialiste, Ségolène Royal propose une refonte totale du système judiciaire et pénitentiaire basée sur un équilibre juste entre prévention, répression et réhabilitation (le troisième élément ayant toujours été le parent pauvre des politiques judiciaires tous gouvernements confondus).

 

 

 

            Je vous laisse donc découvrir cet article de Ségolène Royal en attendant le 11 février, jour où Ségolène Royal développera toutes ses propositions issues de sa démarche participative.

 

 

 

 

 

Ce débat, concomitant des auditions de la commission parlementaire sur l’affaire d’Outreau, a suscité une réflexion très fouillée et exigeante : les auteurs des contributions considèrent, à juste titre, que la justice est l’affaire de tous les citoyens, et qu’on doit enfin saisir à bras-le-corps la question de la prison. Une justice plus humaine et une prison plus humaine : c’est, au delà des propositions parfois divergentes des uns et des autres, le désir unanime qui ressort de ce forum.

 

 


L’instruction pénale

 

 

 

 

Les citoyens attendent une justice efficace, mais humaine. L’instruction pénale est aujourd’hui critiquée parce que le juge d’instruction est, dans les affaires les plus lourdes, mais aussi au quotidien, noyé sous la masse des dossiers, sans repères et sans recul suffisants, et qu’il doit être à la fois l’enquêteur et l’arbitre de sa propre enquête. Le juge d’instruction doit donc retrouver les moyens juridiques, matériels et humains d’être à égale distance des victimes, des mis en examen et de l’accusation, d’avoir la sérénité sans laquelle la justice est aveugle, d’agir vite, pour raccourcir les procédures, mais sans être poursuivi par l’urgence.

 

 

 

 

Trois principes doivent à mes yeux contribuer à cette justice plus humaine : renforcer la collégialité, donner des moyens enfin à la hauteur des enjeux, redéfinir précisément les fonctions du juge d’instruction.

 

 

 

 

1 - Même expérimenté, le juge d’instruction est aujourd’hui très seul. Si les fonctions de l’instruction sont par nature des fonctions indépendantes et individuelles, la gravité ou la complexité particulière de certains dossiers peuvent imposer que plusieurs magistrats soient associés pour les mener à bien. La chambre de l’instruction, qui contrôle en appel les décisions du juge d’instruction, devrait pouvoir imposer une co-saisine, la même affaire étant alors traitée par deux juges, et dans les affaires les plus lourdes, un pool de magistrats devrait pouvoir être mobilisé.

 

 

 

 

2 - La chambre de l’instruction, chargée d’examiner en appel les décisions prises par les juges d’instruction, pourrait voir ses prérogatives considérablement élargies pour assurer un contrôle effectif et périodique du travail effectué dans chaque dossier par les magistrats instructeurs. En fin d’instruction, la chambre de l’instruction serait tenue d’examiner toutes les procédures. Elle aurait ainsi pour mission de s’assurer que le dossier est complet et que peut utilement s’ouvrir un procès pénal. Si ce n’est pas le cas, la procédure serait systématiquement renvoyée au juge pour complément d’enquête.

 

 

 

 

3 - Toutes les décisions portant atteinte aux libertés individuelles devraient être prise par un collège de magistrats du siège, après un débat contradictoire où l’accusation et la défense interviendraient à armes égales. Il s’agit d’un approfondissement de la voie ouverte par la loi du 15 juin 2000, qui a retiré au juge d’instruction les décisions de placement en détention provisoire au profit du juge des libertés et de la détention.

 

 

 

 

4 - Il est également nécessaire de mieux garantir les droits de la défense tout au long de la procédure pénale, et ce dès le stade de la garde à vue.

 

 

 

 

5 - La formation des magistrats et leur affectation à la sortie de l’Ecole Nationale de la Magistrature doivent être adaptées aux évolutions de la justice souhaitées par nos concitoyens.

 

 

 

 

6 - Enfin, et c’est essentiel, la Justice doit avoir des moyens supplémentaires à la hauteur de ses missions. La loi d’orientation et de programmation pour la justice de 2002 (LOPJ), adoptée par le Gouvernement Raffarin, affichait cette ambition. Force est de constater que l’effort budgétaire n’a pas suivi : le retard accumulé sur quatre ans d’exécution de la loi (2003-2006) s’établit à plus de deux mille emplois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La prison

 

 

 

 

Malesherbes déjà, dans sa célèbre adresse à Louis XVI, écrivait : « Sire, les prisons de votre royaume ne sont pas dignes de votre majesté ». En 2006, les prisons françaises sont indignes du Peuple français au nom duquel est rendue la Justice. Le récent rapport du commissaire européen aux droits de l’homme, Gil Robles, disponible sur www.commissioner.coe.int illustre ce constat malheureusement ancien : locaux vétustes, parfois à la limite de l’insalubre, surpeuplement carcéral, soins médicaux insuffisants, violences entre détenus, quartiers pour mineurs inadaptés.

La peine privative de liberté est trop souvent considérée exclusivement comme une sanction et non comme un moyen de réadapter et de réhabiliter la personne détenue en vue de sa réinsertion sociale : la prison ne remplit pas sa mission de réinsertion et désocialise et déshumanise davantage les personnes qui lui sont confiées ; elle rend à la société des personnes plus fragilisées et parfois plus dangereuses.

Il est urgent que la prison réponde enfin aux besoins de notre société de concilier nécessité de punir et exigence de réintégration sociale des personnes détenues.

Pour redonner un sens à la privation de liberté, il s’agit d’améliorer les conditions de détention des personnes détenues et de recourir moins exclusivement à la prison.







1. Améliorer les conditions de détention:



Garantir le respect des droits de l’homme en prison




Les personnes privées de liberté doivent être traitées dans le respect des droits de l’homme. Pour garantir la protection effective des droits et libertés en prison, la définition d’un statut juridique de la personne privée de liberté est devenue nécessaire. Le principe de la prééminence du droit, essentiel dans toute société démocratique, implique que soit clairement affirmé qu'à l'exception de la privation de « la liberté d'aller et de venir », l’ensemble des droits et libertés sont garantis aux personnes détenues. Admettre que la peine a pour finalité la réintégration dans la société d’une personne condamnée implique qu’une personne incarcérée est, et demeure, une « personne humaine », un « citoyen », un « justiciable » mais aussi un « usager » qui est en relation, certes obligée, avec un service public administratif. On oppose souvent l’intérêt des victimes à la question des droits des détenus : améliorer les conditions de détention serait nier la souffrance des victimes. Il faut réaffirmer que le respect des droits de l’homme est inconditionnel et que la souffrance des uns ne pourra jamais répondre à celle des autres.



Assurer des conditions de vie humaines en prison.



La première mesure à prendre est l’encellulement individuel des personnes détenues. Actuellement, 3 détenus sur 4 vivent dans un établissement surpeuplé dans lequel il n’est pas rare de trouver 3 voire 4 détenus dans 9m2. Il faut mettre un terme aux situations souvent dramatiques qu’engendre la promiscuité. En votant la loi du 15 juin 2000 (loi sur la présomption d’innocence), le législateur s’était fixé un délai de trois ans pour parvenir à cet encellulement individuel. Mais, le 12 juin 2003, cette échéance a été reportée de cinq ans. Il est temps de nous mettre en conformité avec les nouvelles Règles pénitentiaires européennes adoptées par le conseil des Ministres du Conseil de l’Europe le 11 janvier 2006 en vertu desquelles (Règle 18. 5) « chaque détenu doit en principe être logé pendant la nuit dans une cellule individuelle, sauf lorsqu’il est considéré comme préférable pour lui qu’il cohabite avec d’autres détenus ». Les moyens budgétaires nécessaires doivent y être consacrés, alors qu’ils passent aujourd’hui à la création de places supplémentaires sans amélioration des conditions de détention. En instaurant le principe de l’encellulement individuel, il ne s’agit bien sûr pas de renoncer à la vie sociale pendant la journée, préalable indispensable à la resocialisation.



Il faut aussi permettre le développement des liens familiaux des détenus, qui est un élément essentiel dans le processus de retour dans de bonnes conditions dans la société de la personne condamnée. Il s’agit là d’abord de répartir les détenus dans des prisons situées près de leur lieu de résidence ou de celui de leur famille, de faciliter les communications et les visites, et de mettre en place des unités de vie familiale dans tous les établissements pénitentiaires.



Instaurer un contrôle extérieur et indépendant des prisons



La nécessité d’un regard extérieur dans un monde clos comme celui de la prison s’impose désormais. Cela passe par la création d’une autorité indépendante des prisons. Comme l’a estimé le Premier président de la Cour de cassation en mars 2000, un tel contrôle doit ajouter à la « concrétisation des droits » des personnes détenues, « la garantie d’une pratique professionnelle dégagée des tensions et l’assurance d’une référence incontestable » pour les membres du personnel. En ce sens, il constitue bien la protection attendue pour tous ceux qui vivent ou travaillent quotidiennement au sein de l’institution carcérale.







2. Diminuer le recours systématique à la prison :



La détention provisoire doit être l’exception




Au 1er janvier 2006, les prisons françaises comptent 19 732 prévenus, alors qu’elles en accueillaient 16 124 au 1er janvier 2002. La détention provisoire est la cause essentielle de la surpopulation en prison : actuellement une personne sur trois en prison est en attente de jugement. A cette fin, le contrôle judiciaire, principale alternative à la détention provisoire, doit être développé, et le placement en détention provisoire doit être réservé aux prévenus violents, dangereux ou présentant un risque de récidive.



Développer les alternatives à la prison :



Le Conseil de l’Europe préconise de « réduire le recours aux peines de longue durée et de remplacer les courtes peines d’emprisonnement par des sanctions et mesures appliquées dans la communauté », d’inciter les magistrats « à recourir aussi largement que possible » à ces mesures alternatives, de dépénaliser, décriminaliser ou requalifier certaines infractions « de façon à éviter [qu’elles] n’appellent des peines privatives de liberté ». C’est dans cet esprit qu’il nous faut redéfinir un bon usage de la privation de liberté.



Développer et systématiser les mesures d’aménagements de la peine :



Plus de 80 % des condamnés libérés sortent de prison sans avoir bénéficié ni d’une libération conditionnelle, ni d’une semi-liberté, ni d’un placement extérieur. Pourtant il est démontré qu’une sortie sèche en fin de peine est plus risquée au regard de la perspective de récidive. Les aménagements de peines, dûment encadrés et contrôlés sont une des clés de la réinsertion des personnes détenues.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Billets d'Humeur
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Mardi 30 janvier 2007 2 30 /01 /Jan /2007 12:53

Ségolène Royal et Bertrand Delanoë vous donnent rendez-vous pour une grande réunion publique le mardi 6 février 2007 à 19H00.

 

HALLE CARPENTIER

 

91, Boulevard Massena

 

75013 PARIS

 

 

Métro et Tramway : Porte de Choisy

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Réunions Publiques et Meetings
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Vendredi 26 janvier 2007 5 26 /01 /Jan /2007 22:33

 

 

 

 

                     Environnement

 

 

 

 

         Dans le cadre de la campagne présidentielle de Ségolène Royal, le Parti Socialiste, le Parti Radical de Gauche, le Mouvement Républicain et Citoyen et le Comité « Montrouge a du Désir » ont le plaisir de vous inviter à un débat participatif sur l’Environnement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce débat sera introduit par Christophe Bombled, Secrétaire de l’Association des Amis de l’EcoZAC de la Place de Rungis*

 

 

 

 

 

 

 

 

Rendez vous donc le

 

 

 

 

Jeudi 8 février 2007 à 20h30

 

 

à la Salle du Tribunal, 2ème étage

 

 

Théâtre de Montrouge

 

 

Place Emile Cresp

 

 

92120 Montrouge

 

 

 

 

            *L’Association des Amis de l’Ecozac de la Place de Rungis est une association apolitique oeuvrant pour la création de la première ZAC écologique parisienne, sur le modèle de ce qui a été réalisé à Fribourg (Allemagne) et BedZED (Londres) par exemple dans le quartier de la Place de Rungis dans le XIIIème arrondissement de Paris.

 

 

 

 

 

 

                     http://psmontrouge.free.fr

 

 

http://www.montrouge-a-du-desir.org

 

 

 

Ma Photo         logo du Parti radical de gauche             logo du Mouvement républicain et citoyen

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Débats Participatifs
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Lundi 22 janvier 2007 1 22 /01 /Jan /2007 23:12

Nous avons le plaisir de vous annoncer la naissance de deux nouveaux blogs de Comités Désirs d’Avenir dans le Sud du département.

 

 

 

Tout d’abord, nos voisins et amis de Malakoff ont ouvert leur blog samedi à l’adresse suivante :

http://www.desirsdavenirmalakoff.com

 

 

 

Un peu plus loin, mais pas si loin que ça, nos camarades de Meudon viennent d’ouvrir leur blog aujourd’hui même :

http://www.desirsdavenirmeudon.org/

 

 

 

Nous leur souhaitons de nombreuses visites et de nombreux commentaire, bref, tout ce qui fait le succès d’un blog.

 

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Les Soutiens de Ségolène
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Lundi 22 janvier 2007 1 22 /01 /Jan /2007 22:58

Le long cri de colère de l'abbé Pierre contre la pauvreté ne doit pas s'éteindre. (Ségolène Royal, 22 janvier 2007)

 

 

 

 

 

 

Afin de rendre hommage à l’action et à la mémoire de l’Abbé Pierre qui vient de disparaître, « Montrouge a du Désir » reproduit ici son appel du 1er février 1954 sur les ondes de Radio Luxembourg. Son appel de l’époque demeure terriblement actuel.

 

 

 

 

 

 

"Mes amis, au secours... Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant hier, on l'avait expulsée... Chaque nuit, ils sont plus de 2000 recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d'un presque nu. Devant l'horreur, les cités d'urgence, ce n'est même plus assez urgent !

 

 

 

Écoutez-moi : en trois heures, deux premiers centres de dépannage viennent de se créer : l'un sous la tente au pied du Panthéon, rue de la Montagne Sainte Geneviève ; l'autre à Courbevoie. Ils regorgent déjà, il faut en ouvrir partout. Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s'accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe, et où l'on lise sous ce titre CENTRE FRATERNEL DE DEPANNAGE, ces simples mots :

 

 

 

" TOI QUI SOUFFRES, QUI QUE TU SOIS, ENTRE, DORS, MANGE, REPREND ESPOIR, ICI ON T'AIME "

 

 

 

La météo annonce un mois de gelées terribles. Tant que dure l'hiver, que ces centres subsistent, devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure. Je vous prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela. Que tant de douleur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l'âme commune de la France. Merci ! Chacun de nous peut venir en aide aux "sans abri". Il nous faut pour ce soir, et au plus tard pour demain :

 

 

 

• 5000 couvertures,
• 300 grandes tentes américaines,
• 200 poêles catalytiques

 

 

 

Déposez les vite à l'hôtel Rochester, 92 rue de la Boétie. Rendez-vous des volontaires et des camions pour le ramassage, ce soir à 23 heures, devant la tente de la montagne Sainte Geneviève. Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse ne couchera ce soir sur l'asphalte ou sur les quais de Paris.

 

 

 

Merci !""

 

 

 

 

 

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Hommage
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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /Jan /2007 23:58

 Pour voir la vidéo : Cliquez ici

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews
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Dimanche 21 janvier 2007 7 21 /01 /Jan /2007 23:48

 

Nouveau référendum sur un nouveau traité européen plus "social" en 2009 et réforme des statuts de la Banque centrale européenne: Ségolène Royal a en grande partie révélé mercredi son programme européen. La candidate à l'élection présidentielle a précisé ce qu'elle entendait faire pour sortir de l'impasse institutionnelle provoquée par les "non" français et néerlandais du printemps 2005 si elle était élue.

"Je souhaite que le peuple français soit à nouveau saisi par référendum en 2009", a-t-elle déclaré à quelques journalistes aux côtés de Juncker, le Premier ministre luxembourgeois. "Mon idée c'est que ce référendum aurait lieu en même temps que les élections européennes".

C'est la première fois que la candidate socialiste s'inscrit dans le calendrier défini par les dirigeants européens, à savoir une esquisse de compromis en juin 2007, sous présidence allemande, un accord sous présidence française fin 2008 et une ratification avant les élections européennes de juin 2009.

"Je souhaite qu'au moment de la présidence française les solutions soient trouvées", a-t-elle expliqué.
Ces précisions ne manqueront pas de rassurer la chancelière allemande Angela Merkel, dont l'entourage souhaite la clarté de la part des principaux candidats à l'élection présidentielle.


"RISQUES POLITIQUES"

"Nous serons crédibles et surtout les salariés de l'Europe auront le sentiment de ne pas être les laissés-pour-compte (...) que si l'Europe avance concrètement et efficacement sur la lutte contre le chômage et en particulier grâce à l'investissement massif dans la recherche, l'innovation et toutes les formations professionnelles. Certes, la situation est "difficile en France" et un nouveau référendum constitue un pari risqué."

"Mais je ne veux pas qu'elle pénalise les pays européens qui se sont déjà prononcés. En revanche, ce que je souhaite, c'est qu'il y ait un volet social pour que les droits des travailleurs soient pris en considération dans cette nouvelle Europe."

Des engagements seraient pris dans un "texte social dont il reste à discuter du statut" et dont elle n'a pas précisé le contenu - c'est exactement ce que Merkel envisage en privé.

"Je suis prête à prendre même des risques politiques sur cette question-là (...) et expliquer aux Français que si l'Europe s'est remise debout, alors nous avons le devoir de lui donner les moyens institutionnels de fonctionner."

C'est Jean-Claude Juncker qui s'est chargé de préciser le contenu du volet social voulu par la candidate.

"Nous sommes d'accord sur l'idée qu'il faudra compléter le traité envisagé par une déclaration sociale plus engageante", a-t-il expliqué en parlant d'un "socle de droits sociaux minimaux pour les travailleurs, vieille idée jamais réalisée".

SALAIRE MINIMUM EUROPÉEN

Les dirigeants européens se mettraient d'accord "sur le principe qu'il doit y avoir un salaire social minimum partout, qu'il faudrait un revenu minimum d'insertion, un revenu minimum garanti partout, libre aux Etats d'en fixer le niveau (...) qu'il y ait des règles minimales en matière de licenciement".

Une telle déclaration sera difficile à arracher aux pays qui, comme le Royaume-Uni ou la Pologne, n'ont pas encore ratifié le traité, ce qui a été fait par 18 pays.

Ségolène Royal a également enfourché son autre cheval de bataille, la remise en cause des statuts de la BCE.

"Je crois que le gouvernement économique européen doit être beaucoup plus actif", a-t-elle dit. "Ce n'est pas à la Banque centrale européenne de prendre seule les décisions. Il ne s'agit pas de remettre en cause son indépendance mais il s'agit de ne pas la laisser exercer une omnipotence."

"Il est important que la Banque centrale européenne ait comme objectif non seulement la maîtrise de l'inflation, mais également la croissance et donc le progrès social", a-t-elle ajouté en prônant un "élargissement de son statut".

Avec Reuters
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Brèves de Campagnes
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Samedi 20 janvier 2007 6 20 /01 /Jan /2007 03:00

Dimanche dernier, Ségolène Royal a inauguré le 748ème Comité Local Désirs d’Avenir. Le Comité « Désirs d’Avenir Second Life » autrement dit, un comité virtuel mais avec des débats bien réels. Les locaux du Comité sont conçus dans les normes environnementales les plus sévères et sont très beaux (personnellement, j’en voudrais bien d’aussi beaux pour « Montrouge a du Désir » IRL, pardon, dans la vie réelle).

 

 

 

            Pour ceux que ça pourrait intéresser, DA Second Life organisera son premier débat participatif sur le thème « La consommation énergétique des avatars et des machines qui leur permettent d’exister ». Ce débat sera animé par Eric Mahé, spécialiste de l’éco-informatique.

 

 

 

 

Pour aller sur le blog du comité 748 : cliquez ici

 

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Brèves de Campagnes
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