Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /2006 10:40

Photo

Pascal BUCHET, premier secrétaire fédéral et la fédération des Hauts de Seine du Parti Socialiste vous invitent à Clamart le mardi 5 décembre autour de François HOLLANDE pour un grand meeting de mobilisation et de soutien à nos candidat-e-s aux législatives, à notre candidate à l'élection présidentielle et pour notre projet socialiste.

Mardi 5 décembre à 20h30
au théatre Jean Arp
22 rue Paul Vaillant Couturier à CLAMART
(parking sous le théatre et accès par bus 189, 190 et 191)

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Réunions Publiques et Meetings
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Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /2006 10:57

La Galère amirale La Réales, gravure de 1697Beaucoup de profs que je croise (pas tous, certains ont bien compris de quoi il s'agissait et n'ont pas peur de Ségolène Royal) me disent leurs crainte de se taper 35 heures de cours par semaine en face d’élèves parfois difficiles, ce qui ferait qu’avec le temps de préparation des cours, plus les corrections, le soutien scolaire, le prof ainsi traité n’aurait plus droit ni à sa vie privée, ni à son temps de sommeil qui est déja réduit du fait qu'un prof travaille beaucoup plus que ce que la plupart des gens croient.

 

 

 

 

           Non amis professeurs, Ségolène ne vous prend pas pour des paresseux qu’il faudrait faire travailler au fouet ; non, il n’est pas question de vous forcer à rester 35 heures devant les élèves ni même d’adhérer au dispositif ; non, l'ilustration cî-contre n'est pas le plan caché de l'enseignement secondaire du futur, la preuve :

 

 

 

 

"Les enseignants travaillent pratiquement 35 heures, parfois souvent plus, parfois moins et donc la question qui est posée et c'est une question essentielle pour lutter contre l'échec scolaire, c'est de savoir comment on peut aménager le temps de travail des enseignants et comment ce temps de travail qui est diversifié, il y a d'abord les cours, c'est-à-dire la présence devant les élèves – 18 heures pour les professeurs certifiés – il y a ensuite la préparation de ces cours, la correction des copies, il y a ensuite le temps de récupération parce que quand un enseignant est pendant une heure à faire son cours, il faut ensuite qu'il récupère parce que c'est une tension extrêmement forte ; il y a le temps de travail avec les parents d'élèves, les réunions avec les parents d'élèves, il y a le temps de travail dans les conseils d'administration...

 

 

(...) Tout ça rentre dans la durée de travail des enseignants. Et donc le débat qui est posé, c'est de savoir comment donner aux enseignants les moyens d'être davantage présents dans les collèges comme cela d'ailleurs se fait dans les zones d'éducation prioritaire où les enseignants bénéficient de moyens supplémentaires pour être présents, non seulement des moyens matériels mais les collèges aujourd'hui n'ont pas été conçus pour cela et c'est la suite du débat d'ailleurs qui a été supprimée de cette vidéo où l'on explique ensuite que pour que les enseignants soient davantage présents, il faudrait aussi des moyens matériels, c'est-à-dire des bureaux, des endroits où ils peuvent travailler, où ils peuvent préparer leurs cours, où ils peuvent corriger leurs copies mais où ils peuvent être en situation humaine présente dans les collèges et c'est si vrai et c'est d'autant plus scandaleux que l'on ait déformé mes propos, c'est-à-dire qu'au fond le procès d'intention qui m'ait fait de façon malhonnête, c'est de considérer que parce que j'ai parlé des 35 heures, j'ai dénoncé le fait que les enseignants ne travaillent pas assez. Or le débat, il n'est pas là ; le débat est de savoir comment sur la durée de travail qu'effectuent actuellement les enseignants, ils pourraient être et sous quelles conditions, plus présents dans les collèges, à leur demande d'ailleurs.

 

 

(...) Lorsque j'étais ministre de l'Enseignement scolaire et que j'ai compris très rapidement qu'une des raisons de l'échec scolaire des élèves notamment des plus modestes, c'était l'impossibilité qu'ils avaient d'accéder au soutien scolaire individualisé – et il y a de grandes inégalités entre les élèves qui peuvent avoir un soutien scolaire auprès de leurs parents ou dont les parents ont les moyens de payer des heures supplémentaires individualisées lorsque leurs enfants ont des difficultés et les autres, ceux qui n'ont pas cette possibilité-là. Et moi je suis socialiste et je considère que c'est à l'école publique et laïque d'apporter aux élèves le soutien individuel dont ils ont besoin au bon moment et quand j'étais ministre de l'Enseignement scolaire, j'ai fait cette réforme que la droite d'ailleurs a supprimée, c'est-à-dire que j'ai créé en classes de 6e et 5e des heures de remise à niveau pour lesquelles bien évidemment les enseignants étaient rémunérés en plus. J'ai encouragé ce qu'on a appelé les écoles ouvertes, c'est-à-dire les collèges qui restent ouverts pendant les vacances scolaires, c'est dire l'engagement et le dévouement des enseignants qui même pendant les vacances scolaires maintiennent des collèges ouverts, pour lesquels bien évidemment sont payés en plus."

 

 

 

 

Ségolène Royal sur RTL au « Grand Jury », le 12 novembre 2006

 

 

 

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews
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Mercredi 22 novembre 2006 3 22 /11 /2006 14:05

Lionel JospinDans un message posté sur son blog, Lionel Jospin indique qu'il souteindra Ségolène Royal dans son combat contre la Droite.

Nous reproduisons ce texte ici.

Certains d’entre vous m’ont demandé quelle sera mon attitude lors de la prochaine présidentielle. La réponse va de soi.

Ségolène Royal a été désignée de façon très nette par les adhérents du P.S. Elle est désormais la candidate de tous les socialistes dont je suis. Dans un combat que je sais difficile, je lui souhaite bonne chance.

D’une façon ou d’une autre, je m’efforcerai de contribuer à la victoire contre la droite.

 

Lionel JOSPIN

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Rassemblement des Socialistes et de la Gauche
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Mardi 21 novembre 2006 2 21 /11 /2006 19:25

Pour voir la vidéo : Cliquez ici

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews
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Mardi 21 novembre 2006 2 21 /11 /2006 19:09

Place de la Sorbonne - Paris - Novembre 2004

 

Il y’a un mois, Ségolène Royal accordait une interview aux sections universitaires du PS (ENS, Sorbonne et Science-Po).

Pour voir la vidéo : cliquez ici

Merci au camarade de Science-Po qui nous a transmis cette vidéo.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews
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Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /2006 18:31

"C'est un renouvellement de la pratique politique"

19/11/2006

Pour voir la vidéo : cliquez ici

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Réactions
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Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /2006 15:26
"Montrouge a du Désir" met le deuxième débat participatif en ligne. N'hésitez pas à y laisser vos commentaires.
 
En ce début de 21ème siècle, notre planète est frappée par une crise environnementale sans précédent.

Les gaz à effet de serre provoquent déjà des catastrophes, comme la canicule de 2003. Une partie importante de la population de la planète va subir de plein fouet la montée du niveau de la mer, la désertification, au cours des prochaines décennies.

De leur côté, les ressources énergétiques non renouvelables s'épuisent très rapidement, c'est le cas pour le pétrole. Cette question concerne aussi le gaz, et même l'uranium, à moyen terme. Nous devons donc nous préparer à un problème majeur de transition énergétique, et à la hausse des prix de l'énergie qui en résultera.

La ressource en eau est également un problème majeur, allant jusqu'à causer des millions de morts sur la planète. Pression démographique, désertification, déforestation pesticides, irrigation intensives en sont parmi les causes principales, au sud comme au nord.

Pendant ce temps, sous l'effet du réchauffement climatique, de la déforestation dans les zones équatoriales et de la segmentation des espaces due à l'activité humaine, la biodiversité régresse considérablement, provoquant le début de la 6ème grande extinction des espèces.

Les premières victimes, en France comme partout dans le monde, sont toujours les plus faibles et les plus pauvres, comme la canicule de 2003 et l'ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans l'ont encore démontré. C'est pourquoi, la France doit s'engager résolument, sur son territoire et dans son action européenne et internationale, sur la voie de l'excellence environnementale et dans la préparation de l'après pétrole.

La droite, depuis 2002 s'est contentée de beaux discours alors qu'elle a diminué drastiquement les crédits de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Elle a aussi supprimé les subventions à la création de lignes de tramway au moment ou le prix de l'essence augmentait, ce qui est une aberration aussi bien écologique, sociale qu'en matière de recherche et d'innovation.

Ainsi, la Suède s'est donné comme objectif « zéro pétrole » en 2025. Le Brésil s'est lancé dans l'utilisation à très grande échelle des biocarburants et notamment de l'E85. Et mêmes certains Etats ou grandes villes des Etats-Unis, répondant à l'appel du Maire démocrate de Seattle, Greg Nickels, se sont résolument engagés, contre G. Bush, en faveur du respect du protocole de Kyoto contre les pollutions et pour le développement de nouvelles technologies propres.

Lorsqu'elle se sera, à son tour, engagée dans la voie de l'excellence environnementale, la France devra entraîner avec elle ses partenaires européens, pour proposer des solutions nouvelles aux pays en développement.

J'ai décidé d'ouvrir un débat participatif sur ce sujet. Je vous propose d'ordonner nos débats autour des quatre questions suivantes :

1.Comment diminuer radicalement nos émissions de gaz à effet de serre ?

2.Comment préparer efficacement l'après pétrole et la transition énergétique ?

3.Comment sauvegarder la biodiversité en France et dans le monde ?

4.Comment lutter plus efficacement contre les pollutions de toute nature ?



Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Débats Participatifs
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Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /2006 08:48

« Les Français (…) ont la démonstration que leur pouvoir d’achat baisse »

La baisse du pouvoir d’achat est une réalité, que cache le mode de calcul de l’indice des prix :

Alimentation générale Petite épicerie à Hornu en Belgique en 2005.« Je crois en effet que les Français n’ont pas seulement le sentiment, mais la démonstration, que leur pouvoir d’achat baisse ; ils ont le sentiment, et parce que c’est la réalité, qu’on leur ment sur l’indice des prix. C’est vrai aussi pour les petits retraités. On parle du SMIC, mais je crois qu’il va falloir donner un coup de pouce sérieux aux petits retraités. On en voit de plus en plus qui ne font plus qu’un repas pas jour. Ils savent bien que l’indice des prix correspond à un panier moyen. Or un petit retraité ou une personne au SMIC ne consomme pas comme un cadre moyen. Je prends l’engagement de remettre de la vérité dans le calcul de la hausse des prix, avec les associations de consommateurs, les associations de retraités et ceux qui sont aux bas salaires, parce que je crois que c’est à partir d’un calcul juste que la parole politique, aussi, est crédible pour cette revalorisation des bas salaires. »
Premier débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste , LCP AN-Public Sénat , 17 octobre 2006


Cette baisse du pouvoir d’achat provoque la fragilisation des classes moyennes :

« Nous voyons par exemple monter dans les lycées les demandes de fonds sociaux, c'est-à-dire que nous avons aujourd’hui des familles à revenus moyens qui basculent, petit à petit, dans l’endettement, et qui n’arrivent pas à faire face à des dépenses élémentaires, notamment les dépenses éducatives. (…) Nous sommes également très soucieux sur les problèmes que rencontrent les Français concernant la hausse du coût de l’énergie. Ici, dans cette région, nous avons créé le TER à 1€, et nous avons été bien évidemment débordés par ce succès. Il y avait certains jours où il y avait 200, 300 personnes sur le quai ne pouvant prendre le train. Là nous touchons du doigt l’émergence de besoins sociaux qui se traduisent par une régression du pouvoir d’achat et du niveau de vie. »
Radiocom, France Inter, 27 août 2006


« Je suis candidate parce que je crois à la volonté politique y compris en économie »

« Je suis candidate parce que je crois à la volonté politique y compris en économie. Trop longtemps, on a expliqué aux Français que l’économie était compliquée, que c’était une affaire de spécialistes ou de chiffres. Je crois qu’il est temps que les Français reprennent la main sur l’économie pour que celle-ci ne soit pas au service de l’économie, mais au service de l’humain et du bien être. (…) Il s’agit de mettre fin au désordre des choses, au désordre de la précarité qui sape la valeur travail, au désordre de la baisse du pouvoir d’achat qui sape la confiance en soi, à l’anarchie financière qui sape la vraie valeur économique et au désordre de l’environnement qui met en cause l’avenir de la planète. Et si l’on met fin à ces désordres, alors on mettra en place un ordre économique, social et environnemental juste. »
Premier débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste , LCP AN-Public Sénat , 17 octobre 2006


« C’est la droite qui écrase le pouvoir d’achat »

Euro« J’ai entendu, à l’Assemblée nationale, des députés de droite affirmer qu’à cause de la gauche et des 35 heures, les Français seraient fâchés avec le travail et les chômeurs confortablement installés dans leurs revenus d’assistance. Il n’en est rien !
Je voudrais rappeler ici à quel point ce sont la droite et les forces libérales qui détruisent la valeur du travail.
Qui trouve normal qu’on licencie pour doper le cours en Bourse des actions ? C’est la droite !
Qui réduit la compétitivité à l’écrasement des salaires et qui réclame un SMIC au rabais ? C’est la droite !
Qui considère les hommes et les femmes au travail comme de simples variables d’ajustement ? C’est la droite !
Qui confond la modernité avec la brutalité du capitalisme du 19ème siècle ? C’est la droite !
Qui met sur Internet les emplois aux enchères et les adjuge à qui accepte le salaire le plus bas ? C’est la droite !
Qui trouve normal qu’un haut dirigeant gagne en une année ce qu’un salarié moyen ne gagnera jamais en toute sa vie ? C’est la droite !
Qui accepte que la France soit la lanterne rouge de la santé et de la sécurité au travail ? C’est la droite !
Qui proclame que la liberté s’arrête là où commence le Code du Travail ? C’est la droite !
Oui, c’est la droite qui précarise à tout va, à coups de CNE, de CDD, d’intérim et de temps partiel contraint, ce triste privilège subi massivement par les femmes.
C’est la droite qui ne laisse comme choix à beaucoup de jeunes que la galère ou l’expatriation.
C’est la droite qui fait exploser le nombre des travailleurs pauvres. Vous vous rendez compte de ce que signifie cette expression : « travailleurs pauvres » ? On travaille et pourtant on ne peut même pas vivre normalement, élever dignement ses enfants, parfois même se loger, quand on fait partie de ces « travailleurs pauvres » qui sont, à 80 %, des travailleuses pauvres.
C’est la droite qui écrase le pouvoir d’achat, laisse s’envoler les factures, le coût du logement et celui des transports, plongeant un nombre croissant de familles dans l’angoisse des fins de mois.
Voilà qui sont les vrais destructeurs du travail ! »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


Les socialistes doivent proposer le « bon deal »

140 C du réseau de l'État« Accepter n’est pas subir. Chaque révolution industrielle a fini, non sans luttes, par déboucher sur sa contrepartie sociale. Celle du charbon et de la machine à vapeur a apporté les premières lois sociales et la reconnaissance des syndicats. Celle de l’électricité et de l’automobile a conduit à un système global de protection sociale et à une amélioration du pouvoir d’achat des salariés. Nous vivons aujourd’hui la troisième, celle des technologies de l’information et de la communication sur fond de mondialisation accélérée : le vieux compromis fordien est mort mais aucun « bon deal », aucune « nouvelle donne », ne l’a encore remplacé. »
« Le pays attend le bon deal », Les Echos 19 mai 2006


« Et voilà qu’on propose aux salariés, pour récupérer un peu de pouvoir d’achat, d’accumuler les heures supplémentaires, défiscalisées de surcroît.
Je pense, moi, que les salariés doivent être correctement rémunérés dans le cadre de la durée légale du travail parce qu’ils ont droit à une vie professionnelle et personnelle équilibrée, avec du temps pour eux et pour leur famille, avec des salaires qui permettent de vivre dignement et de faire des projets d’avenir, avec des conditions de logement convenables qui ne rendent pas plus difficile la scolarité des enfants. »
Discours de Soissons, 27 juin 2006


« C’est la question globale du pouvoir d’achat qu’il faut régler, avec un signal fort sur le SMIC »

« La proposition du Parti socialiste, c’est-à-dire de convoquer une Conférence salariale annuelle, et de faire en sorte que l’Etat prenne ses responsabilités en augmentant le SMIC, c’est un signal pour la hausse des bas salaires, mais en même temps il va falloir régler les autres problèmes (…).
Augmenter le SMIC sans régler le problème de la hiérarchie des salaires va tirer vers le bas tous les salariés qui sont au-dessus du SMIC. Et qu’est-ce que je vois sur mon site Désirs d’Avenir, où j’ai entamé ce débat ? Tous les salariés qui sont un peu au-dessus du SMIC se disent « Mais nous, est-ce qu’on va avoir les 100 euros ? » C’est dire à quel point la négociation salariale est très importante et ne peut pas non plus être déconnectée de la motivation des salariés au travail. (…)
Il est aussi important d’encourager l’accélération, la progression des salaires, que de figer un salaire minimal qui va provoquer un écrasement de la hiérarchie salariale. Je crois que c’est l’engagement au long cours et la réalité du pouvoir d’achat du SMIC qui est important, car si ces 100 euros sont immédiatement mangés par une augmentation des prix, et en particulier par l’augmentation du prix du logement et de l’énergie, à ce moment-là le compte n’y sera pas, et donc c’est la question globale du pouvoir d’achat qu’il faut régler avec, bien évidemment, un signal fort sur le SMIC. (…) »
Premier débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat, 17 octobre 2006


« Seule la gauche est capable de relancer la croissance et la confiance en augmentant le pouvoir d’achat »

« Pour l’emploi : seule la gauche est capable de relancer la croissance et la confiance en augmentant le pouvoir d’achat car la justice sociale n’est pas un handicap mais un facteur de compétitivité, en investissant dans la Recherche et l’innovation, en choisissant résolument l’excellence environnementale, riche d’activités et de métiers nouveaux.
Pour le pouvoir d’achat : les socialistes doivent moins taxer le travail que le capital. Pourquoi, sinon, se proclamer socialistes ? La gauche ouvrira donc une conférence salariale qui, au-delà de la nécessaire et évidente augmentation du SMIC, confortera tous les salariés, et notamment les plus modestes, dans leur travail et renforcera aussi notre économie. Le succès de cette conférence les incitera puissamment à adhérer au syndicat de leur choix. Mon objectif, c’est qu’avec un syndicalisme de masse, une démocratie sociale fondée sur des règles se mettra en place. »
Devoir de victoire, Profession de foi, candidature à l’investiture du Parti socialiste, 11 octobre 2006


« L’Etat doit donner les moyens aux organisations syndicales de peser sur ce dialogue social »

« Vous savez que je suis, moi, favorable à l’émergence en France d’un syndicalisme de masse, et donc si on commence par décider unilatéralement ce qu’il faut faire ou ce qu’il ne faut pas faire, vous coupez l’herbe sous le pied des organisations syndicales et elles ne réussiront pas à prendre toute leur place dans la société française et donc des questions comme celles du pouvoir d’achat et de la précarité doivent être réglées par une modification du rapport de force entre les salariés et le patronat avec la garantie de l’Etat. C’est l’Etat qui doit donner la garantie d’un juste dialogue, c’est l’Etat qui doit donner les moyens aux organisations syndicales de peser sur ce dialogue social et c’est comme cela que les conquêtes sociales se mettront en place parce qu’elles seront le fruit d’un rapport de force discuté. »
Radiocom, France Inter, 27 août 2006


« Dans les pays européens où les syndicats sont puissants, les salariés sont mieux protégés dans leur emploi et mieux rémunérés. Or c’est cela qu’il nous faut atteindre : sécuriser l’emploi, créer une sécurité sociale professionnelle, augmenter le pouvoir d’achat. »
Une nouvelle République, Hebdo des socialistes, 2 novembre 2006


« L’Europe doit tirer vers le haut »

« L’Europe a été vécue comme un facteur de réduction du pouvoir d’achat »

Photographie satellite de l'Europe« Je crois que, pour les catégories populaires, le passage à l’euro a provoqué, faute d’un contrôle efficace, une hausse des prix, notamment des produits alimentaires. L’Europe a donc été vécue comme un facteur de réduction du pouvoir d’achat. »
Intervention au Forum Parlementaire des Verts européens, 9 mars 2006


« L’Europe doit tirer vers le haut l’ensemble des citoyens des Etats membres et non l’inverse »

« Un niveau de vie amélioré, une sécurité renforcée dans la vie professionnelle, le droit à une formation de qualité tout au long de la vie, le respect des libertés syndicales, voilà des éléments essentiels de ce que doit être le modèle social européen, sans parler bien évidemment de la hausse du pouvoir d’achat qui traduit très directement la hausse du niveau de vie. L’Europe doit tirer vers le haut l’ensemble des citoyens des Etats membres et non l’inverse. Aucune harmonisation en matière sociale ne doit se faire en dégradant la situation des travailleurs d’un Etat membre ; tout effort d’harmonisation doit se traduire par une amélioration pour tous. (…)
A partir du moment où c’est l’Eurogroupe qui doit définir les critères d’une bonne politique économique qui prend en compte non seulement les problématiques de l’inflation mais également les problématiques d’investissements dans les métiers du futur, de contenu qualitatif de la croissance, à ce moment là, la Banque centrale européenne qui n’est qu’un outil et qui n’est pas un objectif doit rendre des comptes et expliquer ses décisions. C’est là où joue son autonomie, son indépendance, il devra expliquer ses décisions et les justifier par rapport aux objectifs politiques. Parce que ce sont les objectifs politiques qui décident du bien-être des peuples. Et nous, nous sommes là pour réaliser le bien être des peuples et leur progrès social en terme d’emploi, de pouvoir d’achat, de qualité de vie, de consommation. »
L’Europe par la preuve, Conférence de presse, 11 Octobre 2006


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Ce que j'ai dit...
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /2006 23:24
Pour voir la vidéo : Cliquez ici
NB : A un moment, le son grésille, c'est normal, ce n'est ni votre ordinateur ni votre connexion Internet qui défaille mais ça a été filmé comme ça. Mais rassurez-vous, en voici le texte :
 

Pour que la France saisisse toutes ses chances,

et réalise le progrès pour tous,   le respect pour chacun.

 

Je remercie les militants du parti socialiste qui sont venus voter en masse et qui ont donné à toutes celles et tous ceux qui veulent que ça change la force d'y croire.

 

Je ne tire de ce résultat aucune gloire personnelle mais je mesure l'immense responsabilité   de ne pas décevoir   toutes celles et ceux qui espèrent.

 

L'élection présidentielle va à l'essentiel : la possibilité pour chacun de choisir son destin et de le maîtriser dans les turbulences du monde d'aujourd'hui.

 

Oui, la France peut reprendre la main. Oui elle peut croire suffisamment en elle, renouer avec le meilleur de son histoire, se projeter à nouveau dans l'avenir pour construire un destin commun.

 

Car les questions que se posent les Français, nous les connaissons : la pauvreté et la précarité sont-elles une fatalité ? Non – ces risques inédits, ces inégalités qui se creusent, ces fragilités qui déstabilisent même ceux qui se croyaient à l'abri, est ce là le visage inéluctable de la modernité ? Assurément pas.

 

Ces jeunes qui désespèrent de pouvoir vivre un jour de leur travail, ces salariés qu'on pousse vers la sortie bien avant l'âge de la retraite, ces familles qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts, à se loger correctement, à élever leurs enfants, et qui s'endettent pour faire face aux dépenses courantes, est-ce cela la condition promise aux millions d'ouvriers, d'employés, de salariés mais aussi d'artisans, de commerçants, de petits agriculteurs et de retraités qui forment l'immense majorité du peuple français ? Je ne le crois pas et je ne le veux plus.

 

Etre socialiste c'est garder au cœur une révolte intacte.

Le socialisme, c'est mettre le progrès social au cœur de toutes les décisions politiques - le progrès social pour tous et le respect pour chacun. C'est l'Education au cœur de tout, encore l'Education, toujours l'Education.

 

Le monde a changé, la France a bougé, alors la politique doit changer.

Je veux non seulement incarner ce changement profond mais le construire avec tous.

La politique doit partir de la réalité de la vie des gens, être attentive aux leçons que le peuple donne , comprendre que le citoyen est le mieux placé pour faire le diagnostic de sa vie et pour dire au nom de quelles valeurs la gauche doit agir.

 

La France doit donner à chacun les moyens de prendre effectivement son existence en mains. Voilà pourquoi les libertés individuelles appellent des solidarités et des garanties collectives à construire.

N'ayons pas peur des idées neuves, puisons-les dans la vie quotidienne du peuple français, dans ses souffrances, dans ses difficultés mais aussi dans ses talents et dans ses formidables réussites.

 

La France doit saisir toutes ses chances et se redresser.

Je veux lui donner cette fierté sans prétention inutile, qui l'aidera à rassembler ses forces et à écrire, avec tous les siens, une nouvelle page de son histoire.

Je la vois créative, innovante, mais bridée de trop de lourdeurs et de méfiances, fragilisée par un Etat qui se désengage et qui devra demain   assumer toutes ses responsabilités dans le cadre d'une autorité juste.

Je la sens, cette France, en avance sur ceux qui la gouvernent et qui se plaignent de son immobilisme. Les Français sont prêts aux réformes mais ils ne veulent pas consentir aux décisions qu'on leur impose sans les y associer ; ils ne sont pas partants pour des efforts qui, toujours, pèsent sur les mêmes. Etre socialiste et conduire une politique à gauche, c'est apporter la garantie permanente du recul des inégalités, des précarités et des insécurités. Parce que c'est comme cela que le pays sera plus fort dans la compétition internationale.

 

On nous répète que le pouvoir échappe à la nation, que la volonté politique peut de moins en moins, que ce n'est plus l'Etat-Providence mais l'Etat-minimal, faiblement protecteur qui serait dans le sens de l'histoire.

Je crois moi tout le contraire. Je crois que la politique peut beaucoup et prouver jour après jour son efficacité.

 

On nous dit que la mondialisation a disqualifié la nation et l'aspiration croissante à l'autonomie individuelle se ferait forcément au détriment du collectif.

Je crois moi tout le contraire ; ce sont les solidarités collectives qui nous rendront plus forts.

Ma conviction est à l'inverse de cette idéologie insidieuse : c'est au contraire, en restant fidèles à nous-mêmes que nous pourrons résister le plus efficacement aux vents mauvais d'un libéralisme sans foi ni loi et en même temps saisir l'ensemble des opportunités d'une mondialisation qui porte dans ses flancs le pire et le meilleur, selon ce que nous saurons en faire. Et je veux pour la France faire en sorte que ce soit le meilleur.

 

Imaginer la France, c'est la tâche nouvelle que je propose aux Français. Car ne lui renvoyer que l'image de son déclin et la sommer sans cesse de renoncer à son exception, de se banaliser et de s'aligner sur les pays où, paraît-il, le marché sans entrave pourvoirait au bonheur de tous, faire cela, c'est rendre à la France un bien mauvais service et attiser l'exaspération des Français.

A cette façon de faire, il faut mettre fin.

Car je crois qu'il y a beaucoup à corriger dans le fonctionnement de nos systèmes de solidarité mais pas pour les amoindrir : pour les rendre plus efficaces.

Je crois que nous devons incarner l'ambition d'une France économiquement dynamique et socialement plus solidaire.

Oui, imaginer la France, c'est à cela que je vous invite car elle s'est beaucoup transformée, diversifiée et colorée sans encore admettre totalement ce qu'elle est devenue. Et pour en tirer parti et fierté, la France doit achever de reconnaître comme ses enfants légitimes, tous ces jeunes dont les familles sont venues d'ailleurs et qui sont aujourd'hui des Français à part entière quoique toujours exposés aux discriminations. C'est cela notre tâche: aider la France non seulement à s'accepter telle qu'elle est mais à voir dans sa diversité une formidable énergie. Une nouvelle donne avec tous les jeunes, dans la diversité de leurs talents, est à bâtir.

 

L'honneur de la République et la fidélité de la France à ses idéaux, c'est la lucidité d'une histoire partagée dans une France respectueuse de toutes les mémoires et accueillante à tous les siens, nés ici ou ailleurs.

 

Ce n'est jamais quand elle oublie ses valeurs mais quand elle les prend au mot et reste fidèle à elle-même que la France peut aussi, au delà de ses frontières, parler de l'Europe et à l'Europe, parler du Monde et au Monde. Car la nation pour la gauche est indissociable d'une perspective plus large. Car nous sommes de ce pays, la France, qui vota la liberté du monde et où l'on fit une constitution  en pensant à l'univers entier.

C'est en donnant aux peuples l'exemple et le signal de la justice et de l'humanité que la France se ressemble et se rassemble.

Regardez l'histoire de France : c'est toujours quand le peuple s'y met que la France avance et bâtit un nouvel avenir. Et aujourd'hui, je sens que le peuple s'y est mis et que ce mouvement va continuer .

 

Je crois que la France peut puiser dans la meilleure part de son passé des valeurs pour ses combats d'aujourd'hui, à commencer par celles-ci : de fortes raisons de croire en elle. Pour tirer le pays vers le haut, il faut bien sûr comprendre les changements du monde alentour, mais il faut d'abord aimer la France, cette idée toujours neuve, et vouloir que les Français s'aiment en elle .

 

Nous allons gravir la montagne jusqu'à la victoire. Aujourd'hui c'est un beau jour pour partir au combat car nous sommes portés par un mouvement populaire généreux et heureux qui sent que nous sommes soutenus par une cause qui est plus grande que nous.

Je lance aujourd'hui un appel à tous les Français, hommes et femmes de notre pays.

Rassemblez-vous, mobilisez-vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour notre pays, imaginons ensemble une France qui aura le courage d'affronter les mutations sans renoncer à son idéal de liberté, d'égalité et de fraternité.

Pour un ordre juste, contre tous les désordres injustes qui frappent les plus faibles, pour des énergies positives qui se rassemblent et des libertés nouvelles à inventer.

Mettons nous en mouvement pendant six mois au cours desquels il nous faudra investir toute notre énergie et tout le fruit de nos échanges avec les Français, et je vais continuer comme je l'ai fait depuis plusieurs mois. Avec   toute la force de nos convictions socialistes pour unir toute la gauche dans sa diversité puis rassembler une majorité de Français dans un même désir d'avenir.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /2006 23:18

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Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
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