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Mardi 28 novembre 2006 2 28 /11 /Nov /2006 22:55

Co directeurs de campagne :
JL BIANCO et François REBSAMEN

Conseiller chargé de la coordination des portes paroles :
Julien DRAY

Conseiller Spécial :
Jack LANG

Directeurs adjoints :
Patrick MENNUCCI en charge de l’organisation
Danielle BOUSQUET
Yvan COLLIN

Chargés de missions :
Bruno LEROUX
Aurélie FILIPETTI
Ouarda KARAÏ

Mandataire financier :
Dominique BERTINOTTI

Directeur de Cabinet :
Christophe CHANTEPY

Chef de Cabinet :
Camille PUTOIS

Chargées de l’animation des comités désirs d’avenir :
Yvette ROUDY – Safia OTOKORE

Le conseil politique est constitué du Bureau National du Parti Socialiste présidé par François HOLLANDE élargi à des représentants du PRG.

Jean Marc AYRAULT et Jean Pierre BEL, Présidents des Groupes Socialistes à l’Assemblée Nationale et au Sénat, sont mandatés par la candidate pour l’animation parlementaire de la campagne.

Ségolène Royal a choisi de s'entourer d'une équipe resserrée et paritaire de 15 personnes composée de fidèles pour mener sa campagne présidentielle, qui sera codirigée par le maire de Dijon et numéro deux du PS François Rebsamen et l'ancien secrétaire général de l'Elysée Jean-Louis Bianco au poste de directeurs de campagne. Elle donne également des gages aux autres partis de gauche en nommant un membre du PRG et une ancienne militante Verte dans son premier cercle.

La candidate socialiste a elle-même dévoilé la liste de cette petite garde rapprochée aux agences de presse mardi. C'est "une équipe resserrée, paritaire, avec tout l'éventail des âges, toutes les générations", a-t-elle indiqué. On compte ainsi 16 personnes en comptant la candidate, pour moitié des femmes. Ségolène Royal a précisé que ces personnalités seraient les "pilotes" de sa campagne présidentielle. L'équipe devrait être complétée la semaine prochaine.

Outre la direction bicéphale de campagne composée de François Rebsamen et Jean-Louis Bianco, le porte-parole du PS Julien Dray est nommé chef de l'équipe des porte-parole, dont la liste sera annoncée mercredi prochain. Elle devrait comprendre Arnaud Montebourg et Gilles Savary, qui étaient porte-parole de Mme Royal durant la campagne interne du PS. Jack Lang sera "conseiller spécial" de la candidate, chargé des contacts internationaux ou de l'organisation d'événements.

Les femmes occupent des places de choix dans l'état-major. La maire du 4e arrondissement de Paris Dominique Bertinotti est promue mandataire financier; l'ancienne ministre des Droits de la femme Yvette Roudy animera les comités Désirs d'avenir avec la secrétaire nationale adjointe du PS aux sports d'origine djiboutienne Safia Otokoré. Cerise sur le gâteau, Ségolène Royal a débauché la jeune chef du bureau des élections du ministère de l'Intérieur Camille Putois, qui devient sa chef de cabinet.

La députée des Côtes-d'Armor et vice-présidente de la délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes Danielle Bousquet est codirectrice adjointe de la campagne. Enfin, l'écrivaine Aurélie Filippetti se voit nommée "chargée de mission" de Ségolène Royal.

La "gazelle" donne des gages au reste de la gauche en intégrant un radical de gauche et une ex-militante Verte. Le délégué général du Parti radical de gauche et sénateur du Tarn-et-Garonne Yvon Collin est nommé codirecteur adjoint de campagne. La candidate du PS défend en effet les couleurs du PRG, qui a entériné samedi sa candidature. Aurélie Filippetti est aussi une ancienne militante Verte, récemment écartée des investitures législatives par le parti écologiste.

Quand on continue à descendre dans l'organigramme, on trouve au total trois directeurs adjoints de campagne: le vice-président du conseil général des Bouches-du-Rhône Patrick Mennucci qui suit Mme Royal de longue date, Danielle Bousquet et Yvon Collin. Il y a ensuite trois chargés de mission qui "épauleront" leurs collègues: Bruno Le Roux, secrétaire national du PS aux élections, Ouarda Karraï qui travaille avec lui au pôle élections du PS, et Aurélie Filippetti.

Le co-directeur de campagne, peu connu du grand public, François Rebsamen, 55 ans, qui fut brièvement trotskiste, a été chef de cabinet de Pierre Joxe lorsqu'il était ministre de l'Intérieur (1984-86 et 1988-91), puis directeur adjoint du cabinet de Laurent Fabius lorsque celui-ci était Premier secrétaire du PS (1992-93).

Cet expert de la géographie socialiste avait été nommé secrétaire national du PS chargé du secteur des fédérations par François Hollande en 1997. Il est actuellement chargé de la coordination et de l'organisation du PS en tant que N2 du parti. Proche du patron du PS et de Ségolène Royal, il est maire de Dijon depuis 2001, président de la communauté d'agglomération de la cité bourguignonne, et conseiller général de Côte-d'Or.

Agé de 63 ans, Jean-Louis Bianco a été secrétaire général de l'Elysée sous François Mitterrand. Il a été ministre des Affaires sociales (1991-92) et ministre de l'Equipement et du Logement (1992-93). Il est député des Alpes-de-Haute-Provence et préside le conseil général de ce département. Il était l'un des trois porte-parole de Ségolène Royal durant la campagne interne du PS.

Ancien président fondateur de SOS-Racisme, Julien Dray, 51 ans, est porte-parole du PS et très proche du couple Royal-Hollande.

Source : AP / NouvelObs.com AP/ Paris d'Avenir



Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Brèves de Campagnes
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Mardi 28 novembre 2006 2 28 /11 /Nov /2006 09:26

            Samedi dernier, la veille de son Congrès d’Investiture, Ségolène Royal était à Bondy à « L’Assemblée des Banlieues » un véritable exercice de démocratie participative. Ce reportage montre bien quelle est la méthode de travail de Ségolène Royal dans ce type de réunion. Si donc, vous avez la moindre interrogation, ce reportage est pour vous.

Pour voir la vidéo : cliquez ici.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Démocratie Participative
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Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /Nov /2006 00:38

Pour voir la vidéo : Cliquez ici

Chers amis, chers camarades, vous m’avez donné de la force. Cette force, gardons-la intacte, faisons-la grandir pour avoir la victoire en 2007.

Merci, Pierre, de me transmettre ce flambeau, devant tous les socialistes rassemblés, et les socialistes européens. Je salue Georges Papandréou, président de l’Internationale socialiste, Elio Di Rupo et les parlementaires chiliens qui sont dans la salle, nos amis radicaux avec Jean-Michel Baylet.

Je veux aussi saluer Laurent et Dominique, l’ardeur qu’ils ont mise dans ce débat, mais aussi Lionel et Jack, qui y ont participé. J’ai besoin de tout le monde, j’ai besoin de tous les talents, j’ai besoin de tous les socialistes. Cette victoire, c’est la victoire de tous les socialistes. Sans notre premier secrétaire, François, rien de tout cela ne serait possible, avec notre parti patiemment rassemblé pendant des années, ce parti raccommodé quand il a été divisé, ce projet socialiste adopté à l’unanimité, ce rassemblement des premiers fédéraux, des secrétaires de section, des anciens militants, des nouveaux militants. Notre premier secrétaire a été le garant de l’impartialité et du bon déroulement de ce débat. Oui, si nous sommes ici rassemblés, si nous pouvons aujourd’hui donner ce coup d’envoi de l’élection présidentielle, c’est à lui que nous le devons.

Chers amis, chers camarades, nous écrivons aujourd’hui ensemble une belle page de l’histoire de France. Un nouvel espoir s’est levé à gauche, comme une vague en formation qui ne demande qu’à grandir. La volonté et le courage permettront d’aller chercher toutes celles et tous ceux qui pensent ne compter pour rien et qui ne savent plus de quoi demain sera fait. Aidez-moi à tracer ce chemin, aidez-moi à construire ce renouveau, à accélérer le mouvement de ce nouvel élan partagé. Nous avons beaucoup parlé entre socialistes. Je vous demande aujourd’hui de vous tourner résolument vers les Français, de nouer avec eux un nouveau dialogue pour que chacun sente qu’il est pris en considération.

Pour redresser la France, pour la retirer vers le haut, pour mettre fin à cet insupportable vécu de déclin et de pessimisme, chacun doit être appelé à se mettre en marche. Aucun talent ne doit être gaspillé, aucune chance oubliée, aucune bonne volonté écartée.

Ce que je veux déclencher dans cette campagne, c’est un sursaut collectif, un élan à la dimension de l’espoir qui se lève.

Un dépassement de soi et de chacun. Oui, il s’agit de transformer l’espoir en dépassement, en donnant du bonheur et parfois même de la ferveur, comme on l’a vu parmi ces milliers de citoyens et de citoyennes qui sont venus dans des salles pleines à craquer parce qu’ils veulent incarner ce mouvement vers le haut qui nous conduira vers la victoire.

C’est vous, militants, qui avez accéléré le mouvement. C’est vous, militants du Parti socialiste, qui avez aussi été poussés par les citoyens autour de vous, par le peuple qui est déjà en marche. C’est vous qui êtes venus voter en masse et qui avez donné à toutes celles et à tous ceux qui veulent une nouvelle histoire la force d’y croire.

Je ne tire de ce résultat aucune gloire personnelle mais je mesure l’immense responsabilité de ne pas décevoir toutes celles et tous ceux qui espèrent.

L’élection présidentielle va à l’essentiel : la possibilité pour chacun de choisir son destin et de le maîtriser dans les turbulences du monde d’aujourd’hui. Oui, la France peut reprendre la main ! Oui, elle peut croire suffisamment en elle, renouer avec le meilleur de son histoire, se projeter à nouveau dans l’avenir pour construire un destin commun ! Car les questions que se posent les Français, nous les connaissons : la pauvreté et la précarité sont-elles une fatalité ? Non ! Ces risques inédits, ces inégalités qui se creusent, ces fragilités qui déstabilisent même ceux qui se croyaient à l’abri, est-ce là le visage inéluctable de la modernité ? Assurément pas !

Ces jeunes qui désespèrent de pouvoir vivre un jour de leur travail, ces salariés qu’on pousse vers la sortie bien avant l’âge de la retraite, ces familles qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, à se loger correctement, à élever leurs enfants et qui s’endettent pour faire face aux dépenses courantes, est-ce là la condition promise aux millions d’ouvriers, d’employés, de salariés, d’artisans, de commerçants, de petits agriculteurs et de retraités qui forment l’immense majorité du peuple français ? Je ne le crois pas. Et je ne le veux plus !

Etre socialiste, c’est garder au cœur une révolte intacte. Le socialisme, c’est mettre le progrès social au cœur de toutes les décisions politiques, le progrès social pour tous et le respect pour chacun. C’est l’éducation au cœur de tout, encore l’éducation, toujours l’éducation. L’éducation qui, avec la formation, les qualifications et la culture, c’est-à-dire l’investissement dans l’humain, permettra de combattre le chômage.

Le monde a changé, la France a changé, alors la politique doit changer.

Je veux non seulement incarner ce changement profond mais le construire avec tous. La politique doit partir de la réalité de la vie des gens, être attentive aux leçons que le peuple donne, comprendre que le citoyen est le mieux placé pour faire le diagnostic de ce qu’il vit et pour dire au nom de quelles valeurs la gauche doit agir. La France doit donner à chacun les moyens de prendre effectivement son existence en main. Voilà pourquoi les libertés individuelles appellent des solidarités et des garanties collectives à construire.

N’ayons pas peur ! Puisons les idées neuves dans la vie quotidienne du peuple français, dans ses souffrances, dans ses difficultés mais aussi dans ses talents et dans ses formidables réussites. Oui, la France doit saisir toutes ses chances et se redresser. Et nous savons bien, nous, qu’elle mérite beaucoup mieux que ce qu’elle a aujourd’hui à la tête de l’État.

Je veux donner à la France cette fierté sans prétention inutile qui l’aidera à rassembler ses forces et à écrire avec tous, tous les siens, une nouvelle page de son histoire. La France, je la vois créative, innovante mais bridée de trop de lourdeurs et de méfiances, fragilisée par un État qui se désengage et qui devra demain, je le dis devant vous, assumer toutes ses responsabilités dans le cadre d’une autorité juste.

Je la sens, cette France, en avance sur ceux qui la gouvernent et qui se plaignent injustement de son immobilisme. Les Français, je le crois, sont prêts aux réformes mais ils ne veulent pas consentir aux décisions qu’on leur impose sans les y associer. Ils ne sont pas partants pour des efforts qui toujours pèsent sur les mêmes.

Etre socialiste et conduire une politique à gauche, c’est apporter la garantie permanente du recul des inégalités, des précarités et des insécurités, parce que c’est aussi comme cela que le pays sera plus fort dans la compétition internationale.

On nous répète que le pouvoir échappe à la nation, que la volonté politique peut de moins en moins, que ce n’est plus l’État-providence mais l’État minimal, faiblement protecteur, qui serait dans le sens de l’histoire. Je crois, moi, tout le contraire. Je crois que la politique doit prouver jour après jour son efficacité et c’est pourquoi je vous propose une campagne qui ressemblera à notre façon de gouverner, une campagne qui repère les vrais problèmes, qui apporte des solutions concrètes et qui dit au nom de quelles valeurs nous agissons.

On nous dit que la mondialisation a disqualifié la Nation et que l’aspiration croissante à l’autonomie individuelle se ferait forcément au détriment du collectif. Je crois, moi, tout le contraire. Ce sont les solidarités collectives qui nous rendront plus forts. La Nation n’est pas le monopole de la droite et encore moins de l’extrême-droite. La Nation, elle tient debout parce que les solidarités sont là, parce que la lutte contre les injustices est là, et parce que nous saurons, au cours de cette campagne, nouer avec les Français le pacte social qui nous fera tenir debout ensemble, avec nos différences, avec nos talents mais aussi avec notre volonté collective d’aller de l’avant dans une Nation rassemblée et fière d’elle-même.

Oui, ma conviction est à l’inverse de cette idéologie insidieuse. C’est en restant fidèles aux valeurs de justice et de solidarité que nous pourrons résister le plus efficacement aux vents mauvais d’un libéralisme sans foi ni loi et, en même temps, que nous réussirons à saisir l’ensemble des opportunités d’une mondialisation qui porte en ses flancs le pire et le meilleur - le meilleur notamment si elle réussit à réduire les inégalités entre les pays du Nord et les pays du Sud - selon que nous saurons en faire. Eh bien, moi, je veux pour la France que ce soit le meilleur qui l’emporte.

Imaginer la France, c’est la tâche nouvelle que je propose aux Français. Car ne lui renvoyer que l’image de son déclin et la sommer sans cesse de renoncer à son exception, de se banaliser, de s’aligner sur les pays où, paraît-il, le marché sans entrave pourvoirait au bonheur de tous, faire cela c’est rendre un bien mauvais service à la France - c’est ce que fait la droite - et attiser l’exaspération des Français. C’est à cette façon de faire qu’il faut mettre fin. Je crois qu’il y a beaucoup à corriger dans le fonctionnement de nos systèmes de solidarité mais pas pour les amoindrir : pour les rendre plus efficaces. Je crois que nous devons imaginer l’ambition d’une France économiquement dynamique et socialement plus solidaire car l’un ne va pas sans l’autre.

Oui, imaginer la France, c’est à cela que je vous invite car elle s’est beaucoup transformée, diversifiée et colorée, sans encore admettre totalement ce qu’elle est devenue. Pour en tirer parti et fierté, la France doit enfin reconnaître comme ses enfants légitimes tous ces jeunes dont les familles sont venues d’ailleurs et qui sont aujourd’hui des Français à part entière quoique toujours exposés aux discriminations. Je ne veux plus, dans la France que nous imaginons, que l’on entende encore parler de « Français de souche », comme si les autres étaient de branchage ou de feuillage ! Je ne veux plus entendre parler de Français de première, de deuxième ou de troisième génération, ce que l’on ne fait jamais pour les jeunes dont les familles sont issues de pays européens. C’est à cela que nous devons nous atteler : aider la France non seulement à s’accepter telle qu’elle est mais à voir dans sa diversité une formidable énergie.

Une nouvelle donne est à bâtir avec tous les jeunes dans la diversité de leurs talents et je veux que cette nouvelle donne soit nouée, soit construite pendant la campagne de l’élection présidentielle. Comme je l’ai dit hier en Seine-Saint-Denis au Parlement des Banlieues : nous devons, dans cette campagne, démontrer par nos actions, au-delà des seules promesses, qu’une France nouvelle se lève, une France rassemblée et qui se reconnaît dans la diversité de ses talents et de ses origines.

Ce n’est jamais quand elle oublie ses valeurs mais bien quand elle les prend au mot et qu’elle reste fidèle à elle-même que la France peut aussi, au-delà de ses frontières, parler de l'Europe et à l'Europe, parler du monde et au monde, car la Nation, pour la gauche, est indissociable d’une perspective plus large. Nous sommes de ce pays, la France, qui vota la liberté du monde et où l’on fit une constitution en pensant à l’univers entier. C’est en donnant aux peuples l’exemple et le signal de la justice et de l’humanité que la France se ressemble et se rassemble.

Regardons l’histoire : c'est toujours quand le peuple s’empare de son destin que la France avance et bâtit un nouvel avenir. Aujourd’hui nous sentons, je sens que le peuple s’y est mis et que ce mouvement va se lever.

Je crois que la France peut puiser dans la meilleure part de son passé des valeurs pour ses combats d’aujourd’hui, à commencer par de fortes raisons de croire en elle. Pour tirer le pays vers le haut, il faut bien sûr comprendre les changements du monde alentour mais il faut d’abord aimer la France, cette idée neuve, et vouloir que les Français s’aiment en elle. C’est à cela que je vous invite.

Nous allons gravir la montagne jusqu’à la victoire. Aujourd’hui, c’est un beau jour pour partir au combat car nous sommes portés par un mouvement populaire généreux, heureux, qui sent que nous sommes soutenus par une cause plus grande que nous. Je lance aujourd’hui un appel à tous les Français, hommes et femmes de notre pays : rassemblons-nous, mobilisons-nous, aidons-nous les uns les autres à servir la France. Imaginons ensemble une France qui aura le courage d’affronter les mutations sans renoncer à son idéal de liberté, d’égalité, de fraternité et de justice.

Pour un ordre juste et contre tous les désordres injustes qui frappent les plus faibles, pour des énergies positives qui rassemblent et des libertés nouvelles à inventer, mettons-nous en mouvement pendant cinq mois au cours desquels il nous faudra nous investir. Je vais continuer avec vous, comme je l’ai fait depuis plusieurs mois avec toute la force de nos convictions socialistes pour unir toute la gauche dans sa diversité et pour rassembler une majorité de Français dans un même désir d’avenir.

La campagne sera victorieuse si nous le méritons. Vous connaissez mon attachement pour la valeur travail : la campagne sera victorieuse si nous y travaillons. Avec la rénovation des méthodes, l’exigence d’écoute et de participation, les réformes précises et crédibles tirées du Projet des socialistes, les réponses que nous apporterons aux inquiétudes des catégories populaires, en particulier la lutte contre toutes les formes d’insécurité et de violence dont souffrent d’abord les plus exposés qui attendent de l'État qu’il accomplisse sa tâche et qu’enfin il fonctionne correctement.

Tout cela déterminera le résultat, déterminera la confiance et je m’y engage. Face à la droite, nous avons ce qu’il faut pour vaincre. D’abord, nous sommes forts de nos convictions socialistes, capables de rassembler toute la gauche et en dialogue constant avec les Français. Nous croyons, à gauche, que la globalisation financière appelle le renforcement de l'État et que c’est la droite qui a fait le choix de son désengagement et de la paupérisation des services publics. Nous croyons, à gauche, que l’angoisse du lendemain et la précarité ne sont pas une fatalité, c’est la droite qui, par ses choix, fabrique de l’insécurité sociale, du désordre et de la violence. Elle les fabrique parce qu’elle croit qu’en prétendant les résoudre, elle va gagner la prochaine échéance. Cette imposture-là, je la dénonce et nous la dénoncerons pendant toute la campagne de l’élection présidentielle.

Pour nous, à gauche, la société de la méfiance, des ghettos et des communautés rivales, ce n’est pas notre modèle. C’est la droite qui affaiblit la République en portant atteinte au pacte social et à la laïcité. Nous croyons, nous à gauche, que l’arrogance de gouvernement, le mensonge d’État et le mépris des citoyens ne sont pas une fatalité. C’est la droite qui a fait le choix de l’autoritarisme, de la confusion et de l’irresponsabilité des pouvoirs, attisant la crise démocratique. Oui, nous devons refuser le cercle de fatalité, le « cercle de fer » disait Jaurès. C’est d’abord cela, le socialisme : s’arracher à la pesanteur des habitudes pour porter une exigence de justice et de transformation sociale qui suppose de garder au cœur une révolte vive. Chaque militant, chaque militante a commencé par dire non à quelque chose qui lui semblait insupportable avant d’embrasser l’idéal socialiste. Notre passion de l’égalité se nourrit de la flamme de ces refus et c’est avec cette flamme que je vous propose d’aller vers la victoire.

Pour moi qui suis venue au socialisme par le féminisme et par la révolte contre la place subalterne assignée aux femmes, comment ne pas voir en ce jour un symbole, au lendemain de la manifestation des femmes contre toutes les violences qui leur sont faites ? Oui, j’ai pris l’engagement de faire en sorte que la lutte contre les violences faites aux femmes - un viol commis en France toutes les deux heures, une femme qui meurt sous les coups de son conjoint tous les trois jours - devienne une affaire d’État. Ce sera le premier texte dont le nouveau Parlement sera saisi.

La lutte des femmes nous a donné des figures éclatantes. Il y a eu le panache d’Olympe de Gouges, qui eut le droit de monter à l’échafaud mais jamais celui de voter. Il y a eu Louise Michel, Rosa Luxembourg et Marie Curie. Il y a eu la bataille du droit de vote et celle de l’égalité civile, gagnée tardivement : ce n’est que depuis les années 60 que les femmes ont le droit de percevoir leur propre salaire.

Il y a eu la conquête par les femmes de la maîtrise de leur corps avec le « Manifeste des 343 Salopes » et avec l’action d’Yvette Roudy. Il y a aujourd’hui le combat de Ni Putes Ni Soumises. Il y a, dans tous ces pays où elles sont encore asservies, ces femmes qui guettent avec angoisse, à travers le grillage plus ou moins serré de leur burka, ce que nous faisons, nous, dans nos pays démocratiques, pour porter haut et fort le message universel de l’égalité de la femme et de l’homme. Ce combat résume tous les autres car il y a une corrélation très étroite entre le statut des femmes et l’état de justice ou d’injustice d’une société.

Ici, devant la presse internationale qui regarde aussi avec beaucoup d’attention ce qui se passe en France, je voudrais dire mon admiration pour toutes celles et tous ceux qui portent ces combats à travers le monde. Et pour vous, militants socialistes qui, en choisissant une femme pour mener le combat des idées et pour incarner l’espérance, avez aux yeux de tous les Français et aux yeux du reste du monde accompli, plus de deux siècles après Olympe de Gouges, un véritable geste révolutionnaire. Tout en sachant, comme disait Michèle Bachelet, que sans les hommes, rien ne serait possible.

Alors la campagne est lancée. Si vous faites bien ce que je vous propose, si vous me faites bien remonter ce que vous entendez des Français, de leur intelligence collective, pour que je puisse réajuster les choses en temps réel, alors, si vous faites bien tout cela, oui, je vous mènerai à la victoire !

J’entends, ici et là, ces commentaires sur le vocabulaire : chef de guerre ? général ? Je ne sais pas… mais ce que je sais, c’est qu’il s’agit d’un beau combat des idées et que ce combat-là, nous allons le gagner ! Nous allons le gagner parce que nous allons nous mettre tous en mouvement. Je veux, bien sûr, une impulsion nationale pour cette campagne mais je veux aussi qu’elle soit régionalisée au sens où ce sont tous les territoires – les communes, les départements, les régions - avec les réalisations des élus socialistes et des majorités de gauche partout en France, ce sont tous ceux qui ont fait la politique par la preuve qui vont, pendant ces cinq mois, continuer à construire collectivement et à démontrer aux Français que l’action est déjà en marche pendant la campagne.

J’ai réuni les présidents de région socialistes et nous avons décidé d’agir ensemble, de mettre en place un certain nombre d’actions communes sur l’ensemble de nos territoires.

Je réunis prochainement les présidents des conseils généraux socialistes pour que les départements aussi se mettent en mouvement autour de leurs valeurs et de leurs projets. Je ferai la même chose avec les maires. J’ai demandé aux présidents de groupe à l’Assemblée et au Sénat, Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, de mobiliser les talents des parlementaires pour qu’ils se mettent aussi en mouvement dans cette campagne avec tous nos candidats aux élections législatives.

Je crois, pour notre campagne, à cette articulation entre une impulsion nationale et des territoires qui se mettent en mouvement. Je viens de parler des élus mais il y a aussi dans tout le pays les associations, les comités Désir d’avenir que je ne veux pas oublier, le dialogue et le travail sur le site Internet qui devra aussi monter en puissance.

Alors je lance aujourd’hui quatre thèmes de débats participatifs dont vous devez vous saisir partout, dans les régions, les départements, les villes, les rues, les quartiers, les réunions d’appartement, pour faire connaître, enrichir et préciser notre projet.

Le premier de ces thèmes, c’est l’éducation, bien sûr, la formation, l’accès au premier emploi et le nouveau pacte avec les jeunes.

Le second thème, c’est la lutte contre toutes les formes de violences car la droite est en faillite sur ce sujet et c’est à la gauche de prouver pour une fois dans son histoire que c’est nous qui allons bâtir une sécurité durable pour les Français qui l’attendent.

Le troisième thème, c’est le problème de la vie chère et la question du pouvoir d’achat, appuyés sur le pilier du dialogue social à rénover et de l’efficacité économique à relancer.

Enfin, quatrième thème : l’excellence environnementale et le co-développement solidaire parce que la France ne se sauvera pas toute seule. Notre avenir, c’est aussi l’avenir des pays les plus pauvres de la planète et nous avons, dans cette campagne, à répondre à leurs interrogations et à leurs attentes.

Alors, dans cette campagne, il y aura des embûches, des chausse-trappes. On connaît celles qui viennent de la droite, elle ne recule devant rien. Il y aura des chutes mais nous nous relèverons. Il y aura des entorses mais nous les soignerons. Il y aura des pièges et nous les contournerons. J’ai de la résistance, de la force, de l’obstination et du courage parce que c’est vous qui me les donnez.

Chers camarades, nous avons cinq mois pour réaliser ce désir d’avenir que je sens monter dans le pays. Vous m’avez donné de la force. Aujourd’hui, je mets cette force au service de notre idéal commun pour faire gagner la France.

J’ai souvent pensé à ceux qui nous ont ouvert la voie : Jean Jaurès, Léon Blum, François Mitterrand et tous ses anciens premiers ministres, et surtout tant d’autres plus anonymes qui, au jour le jour des campagnes, font la victoire.

A nous maintenant de poursuivre le chemin, de le tracer à notre tour et de mettre la vérité en bataille. Ils nous diraient, tous ceux qui nous ont précédés, que la victoire est possible. Avec vous, je le crois aussi. Accomplissons ensemble notre devoir pour les millions de Français qui attendent qu’on mette fin à ces politiques de rupture, de fracture, d’insécurités et de précarités. Alors, je vous y invite : accomplissons ensemble notre devoir de victoire !

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
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Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /Nov /2006 10:40

Photo

Pascal BUCHET, premier secrétaire fédéral et la fédération des Hauts de Seine du Parti Socialiste vous invitent à Clamart le mardi 5 décembre autour de François HOLLANDE pour un grand meeting de mobilisation et de soutien à nos candidat-e-s aux législatives, à notre candidate à l'élection présidentielle et pour notre projet socialiste.

Mardi 5 décembre à 20h30
au théatre Jean Arp
22 rue Paul Vaillant Couturier à CLAMART
(parking sous le théatre et accès par bus 189, 190 et 191)

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Réunions Publiques et Meetings
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Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /Nov /2006 10:57

La Galère amirale La Réales, gravure de 1697Beaucoup de profs que je croise (pas tous, certains ont bien compris de quoi il s'agissait et n'ont pas peur de Ségolène Royal) me disent leurs crainte de se taper 35 heures de cours par semaine en face d’élèves parfois difficiles, ce qui ferait qu’avec le temps de préparation des cours, plus les corrections, le soutien scolaire, le prof ainsi traité n’aurait plus droit ni à sa vie privée, ni à son temps de sommeil qui est déja réduit du fait qu'un prof travaille beaucoup plus que ce que la plupart des gens croient.

 

 

 

 

           Non amis professeurs, Ségolène ne vous prend pas pour des paresseux qu’il faudrait faire travailler au fouet ; non, il n’est pas question de vous forcer à rester 35 heures devant les élèves ni même d’adhérer au dispositif ; non, l'ilustration cî-contre n'est pas le plan caché de l'enseignement secondaire du futur, la preuve :

 

 

 

 

"Les enseignants travaillent pratiquement 35 heures, parfois souvent plus, parfois moins et donc la question qui est posée et c'est une question essentielle pour lutter contre l'échec scolaire, c'est de savoir comment on peut aménager le temps de travail des enseignants et comment ce temps de travail qui est diversifié, il y a d'abord les cours, c'est-à-dire la présence devant les élèves – 18 heures pour les professeurs certifiés – il y a ensuite la préparation de ces cours, la correction des copies, il y a ensuite le temps de récupération parce que quand un enseignant est pendant une heure à faire son cours, il faut ensuite qu'il récupère parce que c'est une tension extrêmement forte ; il y a le temps de travail avec les parents d'élèves, les réunions avec les parents d'élèves, il y a le temps de travail dans les conseils d'administration...

 

 

(...) Tout ça rentre dans la durée de travail des enseignants. Et donc le débat qui est posé, c'est de savoir comment donner aux enseignants les moyens d'être davantage présents dans les collèges comme cela d'ailleurs se fait dans les zones d'éducation prioritaire où les enseignants bénéficient de moyens supplémentaires pour être présents, non seulement des moyens matériels mais les collèges aujourd'hui n'ont pas été conçus pour cela et c'est la suite du débat d'ailleurs qui a été supprimée de cette vidéo où l'on explique ensuite que pour que les enseignants soient davantage présents, il faudrait aussi des moyens matériels, c'est-à-dire des bureaux, des endroits où ils peuvent travailler, où ils peuvent préparer leurs cours, où ils peuvent corriger leurs copies mais où ils peuvent être en situation humaine présente dans les collèges et c'est si vrai et c'est d'autant plus scandaleux que l'on ait déformé mes propos, c'est-à-dire qu'au fond le procès d'intention qui m'ait fait de façon malhonnête, c'est de considérer que parce que j'ai parlé des 35 heures, j'ai dénoncé le fait que les enseignants ne travaillent pas assez. Or le débat, il n'est pas là ; le débat est de savoir comment sur la durée de travail qu'effectuent actuellement les enseignants, ils pourraient être et sous quelles conditions, plus présents dans les collèges, à leur demande d'ailleurs.

 

 

(...) Lorsque j'étais ministre de l'Enseignement scolaire et que j'ai compris très rapidement qu'une des raisons de l'échec scolaire des élèves notamment des plus modestes, c'était l'impossibilité qu'ils avaient d'accéder au soutien scolaire individualisé – et il y a de grandes inégalités entre les élèves qui peuvent avoir un soutien scolaire auprès de leurs parents ou dont les parents ont les moyens de payer des heures supplémentaires individualisées lorsque leurs enfants ont des difficultés et les autres, ceux qui n'ont pas cette possibilité-là. Et moi je suis socialiste et je considère que c'est à l'école publique et laïque d'apporter aux élèves le soutien individuel dont ils ont besoin au bon moment et quand j'étais ministre de l'Enseignement scolaire, j'ai fait cette réforme que la droite d'ailleurs a supprimée, c'est-à-dire que j'ai créé en classes de 6e et 5e des heures de remise à niveau pour lesquelles bien évidemment les enseignants étaient rémunérés en plus. J'ai encouragé ce qu'on a appelé les écoles ouvertes, c'est-à-dire les collèges qui restent ouverts pendant les vacances scolaires, c'est dire l'engagement et le dévouement des enseignants qui même pendant les vacances scolaires maintiennent des collèges ouverts, pour lesquels bien évidemment sont payés en plus."

 

 

 

 

Ségolène Royal sur RTL au « Grand Jury », le 12 novembre 2006

 

 

 

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews
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Mercredi 22 novembre 2006 3 22 /11 /Nov /2006 14:05

Lionel JospinDans un message posté sur son blog, Lionel Jospin indique qu'il souteindra Ségolène Royal dans son combat contre la Droite.

Nous reproduisons ce texte ici.

Certains d’entre vous m’ont demandé quelle sera mon attitude lors de la prochaine présidentielle. La réponse va de soi.

Ségolène Royal a été désignée de façon très nette par les adhérents du P.S. Elle est désormais la candidate de tous les socialistes dont je suis. Dans un combat que je sais difficile, je lui souhaite bonne chance.

D’une façon ou d’une autre, je m’efforcerai de contribuer à la victoire contre la droite.

 

Lionel JOSPIN

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Rassemblement des Socialistes et de la Gauche
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Mardi 21 novembre 2006 2 21 /11 /Nov /2006 19:25

Pour voir la vidéo : Cliquez ici

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews
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Mardi 21 novembre 2006 2 21 /11 /Nov /2006 19:09

Place de la Sorbonne - Paris - Novembre 2004

 

Il y’a un mois, Ségolène Royal accordait une interview aux sections universitaires du PS (ENS, Sorbonne et Science-Po).

Pour voir la vidéo : cliquez ici

Merci au camarade de Science-Po qui nous a transmis cette vidéo.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews
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Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /Nov /2006 18:31

"C'est un renouvellement de la pratique politique"

19/11/2006

Pour voir la vidéo : cliquez ici

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Réactions
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Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /Nov /2006 15:26
"Montrouge a du Désir" met le deuxième débat participatif en ligne. N'hésitez pas à y laisser vos commentaires.
 
En ce début de 21ème siècle, notre planète est frappée par une crise environnementale sans précédent.

Les gaz à effet de serre provoquent déjà des catastrophes, comme la canicule de 2003. Une partie importante de la population de la planète va subir de plein fouet la montée du niveau de la mer, la désertification, au cours des prochaines décennies.

De leur côté, les ressources énergétiques non renouvelables s'épuisent très rapidement, c'est le cas pour le pétrole. Cette question concerne aussi le gaz, et même l'uranium, à moyen terme. Nous devons donc nous préparer à un problème majeur de transition énergétique, et à la hausse des prix de l'énergie qui en résultera.

La ressource en eau est également un problème majeur, allant jusqu'à causer des millions de morts sur la planète. Pression démographique, désertification, déforestation pesticides, irrigation intensives en sont parmi les causes principales, au sud comme au nord.

Pendant ce temps, sous l'effet du réchauffement climatique, de la déforestation dans les zones équatoriales et de la segmentation des espaces due à l'activité humaine, la biodiversité régresse considérablement, provoquant le début de la 6ème grande extinction des espèces.

Les premières victimes, en France comme partout dans le monde, sont toujours les plus faibles et les plus pauvres, comme la canicule de 2003 et l'ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans l'ont encore démontré. C'est pourquoi, la France doit s'engager résolument, sur son territoire et dans son action européenne et internationale, sur la voie de l'excellence environnementale et dans la préparation de l'après pétrole.

La droite, depuis 2002 s'est contentée de beaux discours alors qu'elle a diminué drastiquement les crédits de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Elle a aussi supprimé les subventions à la création de lignes de tramway au moment ou le prix de l'essence augmentait, ce qui est une aberration aussi bien écologique, sociale qu'en matière de recherche et d'innovation.

Ainsi, la Suède s'est donné comme objectif « zéro pétrole » en 2025. Le Brésil s'est lancé dans l'utilisation à très grande échelle des biocarburants et notamment de l'E85. Et mêmes certains Etats ou grandes villes des Etats-Unis, répondant à l'appel du Maire démocrate de Seattle, Greg Nickels, se sont résolument engagés, contre G. Bush, en faveur du respect du protocole de Kyoto contre les pollutions et pour le développement de nouvelles technologies propres.

Lorsqu'elle se sera, à son tour, engagée dans la voie de l'excellence environnementale, la France devra entraîner avec elle ses partenaires européens, pour proposer des solutions nouvelles aux pays en développement.

J'ai décidé d'ouvrir un débat participatif sur ce sujet. Je vous propose d'ordonner nos débats autour des quatre questions suivantes :

1.Comment diminuer radicalement nos émissions de gaz à effet de serre ?

2.Comment préparer efficacement l'après pétrole et la transition énergétique ?

3.Comment sauvegarder la biodiversité en France et dans le monde ?

4.Comment lutter plus efficacement contre les pollutions de toute nature ?



Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Débats Participatifs
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