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Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /Nov /2006 08:48

« Les Français (…) ont la démonstration que leur pouvoir d’achat baisse »

La baisse du pouvoir d’achat est une réalité, que cache le mode de calcul de l’indice des prix :

Alimentation générale Petite épicerie à Hornu en Belgique en 2005.« Je crois en effet que les Français n’ont pas seulement le sentiment, mais la démonstration, que leur pouvoir d’achat baisse ; ils ont le sentiment, et parce que c’est la réalité, qu’on leur ment sur l’indice des prix. C’est vrai aussi pour les petits retraités. On parle du SMIC, mais je crois qu’il va falloir donner un coup de pouce sérieux aux petits retraités. On en voit de plus en plus qui ne font plus qu’un repas pas jour. Ils savent bien que l’indice des prix correspond à un panier moyen. Or un petit retraité ou une personne au SMIC ne consomme pas comme un cadre moyen. Je prends l’engagement de remettre de la vérité dans le calcul de la hausse des prix, avec les associations de consommateurs, les associations de retraités et ceux qui sont aux bas salaires, parce que je crois que c’est à partir d’un calcul juste que la parole politique, aussi, est crédible pour cette revalorisation des bas salaires. »
Premier débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste , LCP AN-Public Sénat , 17 octobre 2006


Cette baisse du pouvoir d’achat provoque la fragilisation des classes moyennes :

« Nous voyons par exemple monter dans les lycées les demandes de fonds sociaux, c'est-à-dire que nous avons aujourd’hui des familles à revenus moyens qui basculent, petit à petit, dans l’endettement, et qui n’arrivent pas à faire face à des dépenses élémentaires, notamment les dépenses éducatives. (…) Nous sommes également très soucieux sur les problèmes que rencontrent les Français concernant la hausse du coût de l’énergie. Ici, dans cette région, nous avons créé le TER à 1€, et nous avons été bien évidemment débordés par ce succès. Il y avait certains jours où il y avait 200, 300 personnes sur le quai ne pouvant prendre le train. Là nous touchons du doigt l’émergence de besoins sociaux qui se traduisent par une régression du pouvoir d’achat et du niveau de vie. »
Radiocom, France Inter, 27 août 2006


« Je suis candidate parce que je crois à la volonté politique y compris en économie »

« Je suis candidate parce que je crois à la volonté politique y compris en économie. Trop longtemps, on a expliqué aux Français que l’économie était compliquée, que c’était une affaire de spécialistes ou de chiffres. Je crois qu’il est temps que les Français reprennent la main sur l’économie pour que celle-ci ne soit pas au service de l’économie, mais au service de l’humain et du bien être. (…) Il s’agit de mettre fin au désordre des choses, au désordre de la précarité qui sape la valeur travail, au désordre de la baisse du pouvoir d’achat qui sape la confiance en soi, à l’anarchie financière qui sape la vraie valeur économique et au désordre de l’environnement qui met en cause l’avenir de la planète. Et si l’on met fin à ces désordres, alors on mettra en place un ordre économique, social et environnemental juste. »
Premier débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste , LCP AN-Public Sénat , 17 octobre 2006


« C’est la droite qui écrase le pouvoir d’achat »

Euro« J’ai entendu, à l’Assemblée nationale, des députés de droite affirmer qu’à cause de la gauche et des 35 heures, les Français seraient fâchés avec le travail et les chômeurs confortablement installés dans leurs revenus d’assistance. Il n’en est rien !
Je voudrais rappeler ici à quel point ce sont la droite et les forces libérales qui détruisent la valeur du travail.
Qui trouve normal qu’on licencie pour doper le cours en Bourse des actions ? C’est la droite !
Qui réduit la compétitivité à l’écrasement des salaires et qui réclame un SMIC au rabais ? C’est la droite !
Qui considère les hommes et les femmes au travail comme de simples variables d’ajustement ? C’est la droite !
Qui confond la modernité avec la brutalité du capitalisme du 19ème siècle ? C’est la droite !
Qui met sur Internet les emplois aux enchères et les adjuge à qui accepte le salaire le plus bas ? C’est la droite !
Qui trouve normal qu’un haut dirigeant gagne en une année ce qu’un salarié moyen ne gagnera jamais en toute sa vie ? C’est la droite !
Qui accepte que la France soit la lanterne rouge de la santé et de la sécurité au travail ? C’est la droite !
Qui proclame que la liberté s’arrête là où commence le Code du Travail ? C’est la droite !
Oui, c’est la droite qui précarise à tout va, à coups de CNE, de CDD, d’intérim et de temps partiel contraint, ce triste privilège subi massivement par les femmes.
C’est la droite qui ne laisse comme choix à beaucoup de jeunes que la galère ou l’expatriation.
C’est la droite qui fait exploser le nombre des travailleurs pauvres. Vous vous rendez compte de ce que signifie cette expression : « travailleurs pauvres » ? On travaille et pourtant on ne peut même pas vivre normalement, élever dignement ses enfants, parfois même se loger, quand on fait partie de ces « travailleurs pauvres » qui sont, à 80 %, des travailleuses pauvres.
C’est la droite qui écrase le pouvoir d’achat, laisse s’envoler les factures, le coût du logement et celui des transports, plongeant un nombre croissant de familles dans l’angoisse des fins de mois.
Voilà qui sont les vrais destructeurs du travail ! »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


Les socialistes doivent proposer le « bon deal »

140 C du réseau de l'État« Accepter n’est pas subir. Chaque révolution industrielle a fini, non sans luttes, par déboucher sur sa contrepartie sociale. Celle du charbon et de la machine à vapeur a apporté les premières lois sociales et la reconnaissance des syndicats. Celle de l’électricité et de l’automobile a conduit à un système global de protection sociale et à une amélioration du pouvoir d’achat des salariés. Nous vivons aujourd’hui la troisième, celle des technologies de l’information et de la communication sur fond de mondialisation accélérée : le vieux compromis fordien est mort mais aucun « bon deal », aucune « nouvelle donne », ne l’a encore remplacé. »
« Le pays attend le bon deal », Les Echos 19 mai 2006


« Et voilà qu’on propose aux salariés, pour récupérer un peu de pouvoir d’achat, d’accumuler les heures supplémentaires, défiscalisées de surcroît.
Je pense, moi, que les salariés doivent être correctement rémunérés dans le cadre de la durée légale du travail parce qu’ils ont droit à une vie professionnelle et personnelle équilibrée, avec du temps pour eux et pour leur famille, avec des salaires qui permettent de vivre dignement et de faire des projets d’avenir, avec des conditions de logement convenables qui ne rendent pas plus difficile la scolarité des enfants. »
Discours de Soissons, 27 juin 2006


« C’est la question globale du pouvoir d’achat qu’il faut régler, avec un signal fort sur le SMIC »

« La proposition du Parti socialiste, c’est-à-dire de convoquer une Conférence salariale annuelle, et de faire en sorte que l’Etat prenne ses responsabilités en augmentant le SMIC, c’est un signal pour la hausse des bas salaires, mais en même temps il va falloir régler les autres problèmes (…).
Augmenter le SMIC sans régler le problème de la hiérarchie des salaires va tirer vers le bas tous les salariés qui sont au-dessus du SMIC. Et qu’est-ce que je vois sur mon site Désirs d’Avenir, où j’ai entamé ce débat ? Tous les salariés qui sont un peu au-dessus du SMIC se disent « Mais nous, est-ce qu’on va avoir les 100 euros ? » C’est dire à quel point la négociation salariale est très importante et ne peut pas non plus être déconnectée de la motivation des salariés au travail. (…)
Il est aussi important d’encourager l’accélération, la progression des salaires, que de figer un salaire minimal qui va provoquer un écrasement de la hiérarchie salariale. Je crois que c’est l’engagement au long cours et la réalité du pouvoir d’achat du SMIC qui est important, car si ces 100 euros sont immédiatement mangés par une augmentation des prix, et en particulier par l’augmentation du prix du logement et de l’énergie, à ce moment-là le compte n’y sera pas, et donc c’est la question globale du pouvoir d’achat qu’il faut régler avec, bien évidemment, un signal fort sur le SMIC. (…) »
Premier débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat, 17 octobre 2006


« Seule la gauche est capable de relancer la croissance et la confiance en augmentant le pouvoir d’achat »

« Pour l’emploi : seule la gauche est capable de relancer la croissance et la confiance en augmentant le pouvoir d’achat car la justice sociale n’est pas un handicap mais un facteur de compétitivité, en investissant dans la Recherche et l’innovation, en choisissant résolument l’excellence environnementale, riche d’activités et de métiers nouveaux.
Pour le pouvoir d’achat : les socialistes doivent moins taxer le travail que le capital. Pourquoi, sinon, se proclamer socialistes ? La gauche ouvrira donc une conférence salariale qui, au-delà de la nécessaire et évidente augmentation du SMIC, confortera tous les salariés, et notamment les plus modestes, dans leur travail et renforcera aussi notre économie. Le succès de cette conférence les incitera puissamment à adhérer au syndicat de leur choix. Mon objectif, c’est qu’avec un syndicalisme de masse, une démocratie sociale fondée sur des règles se mettra en place. »
Devoir de victoire, Profession de foi, candidature à l’investiture du Parti socialiste, 11 octobre 2006


« L’Etat doit donner les moyens aux organisations syndicales de peser sur ce dialogue social »

« Vous savez que je suis, moi, favorable à l’émergence en France d’un syndicalisme de masse, et donc si on commence par décider unilatéralement ce qu’il faut faire ou ce qu’il ne faut pas faire, vous coupez l’herbe sous le pied des organisations syndicales et elles ne réussiront pas à prendre toute leur place dans la société française et donc des questions comme celles du pouvoir d’achat et de la précarité doivent être réglées par une modification du rapport de force entre les salariés et le patronat avec la garantie de l’Etat. C’est l’Etat qui doit donner la garantie d’un juste dialogue, c’est l’Etat qui doit donner les moyens aux organisations syndicales de peser sur ce dialogue social et c’est comme cela que les conquêtes sociales se mettront en place parce qu’elles seront le fruit d’un rapport de force discuté. »
Radiocom, France Inter, 27 août 2006


« Dans les pays européens où les syndicats sont puissants, les salariés sont mieux protégés dans leur emploi et mieux rémunérés. Or c’est cela qu’il nous faut atteindre : sécuriser l’emploi, créer une sécurité sociale professionnelle, augmenter le pouvoir d’achat. »
Une nouvelle République, Hebdo des socialistes, 2 novembre 2006


« L’Europe doit tirer vers le haut »

« L’Europe a été vécue comme un facteur de réduction du pouvoir d’achat »

Photographie satellite de l'Europe« Je crois que, pour les catégories populaires, le passage à l’euro a provoqué, faute d’un contrôle efficace, une hausse des prix, notamment des produits alimentaires. L’Europe a donc été vécue comme un facteur de réduction du pouvoir d’achat. »
Intervention au Forum Parlementaire des Verts européens, 9 mars 2006


« L’Europe doit tirer vers le haut l’ensemble des citoyens des Etats membres et non l’inverse »

« Un niveau de vie amélioré, une sécurité renforcée dans la vie professionnelle, le droit à une formation de qualité tout au long de la vie, le respect des libertés syndicales, voilà des éléments essentiels de ce que doit être le modèle social européen, sans parler bien évidemment de la hausse du pouvoir d’achat qui traduit très directement la hausse du niveau de vie. L’Europe doit tirer vers le haut l’ensemble des citoyens des Etats membres et non l’inverse. Aucune harmonisation en matière sociale ne doit se faire en dégradant la situation des travailleurs d’un Etat membre ; tout effort d’harmonisation doit se traduire par une amélioration pour tous. (…)
A partir du moment où c’est l’Eurogroupe qui doit définir les critères d’une bonne politique économique qui prend en compte non seulement les problématiques de l’inflation mais également les problématiques d’investissements dans les métiers du futur, de contenu qualitatif de la croissance, à ce moment là, la Banque centrale européenne qui n’est qu’un outil et qui n’est pas un objectif doit rendre des comptes et expliquer ses décisions. C’est là où joue son autonomie, son indépendance, il devra expliquer ses décisions et les justifier par rapport aux objectifs politiques. Parce que ce sont les objectifs politiques qui décident du bien-être des peuples. Et nous, nous sommes là pour réaliser le bien être des peuples et leur progrès social en terme d’emploi, de pouvoir d’achat, de qualité de vie, de consommation. »
L’Europe par la preuve, Conférence de presse, 11 Octobre 2006


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Ce que j'ai dit...
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 23:24
Pour voir la vidéo : Cliquez ici
NB : A un moment, le son grésille, c'est normal, ce n'est ni votre ordinateur ni votre connexion Internet qui défaille mais ça a été filmé comme ça. Mais rassurez-vous, en voici le texte :
 

Pour que la France saisisse toutes ses chances,

et réalise le progrès pour tous,   le respect pour chacun.

 

Je remercie les militants du parti socialiste qui sont venus voter en masse et qui ont donné à toutes celles et tous ceux qui veulent que ça change la force d'y croire.

 

Je ne tire de ce résultat aucune gloire personnelle mais je mesure l'immense responsabilité   de ne pas décevoir   toutes celles et ceux qui espèrent.

 

L'élection présidentielle va à l'essentiel : la possibilité pour chacun de choisir son destin et de le maîtriser dans les turbulences du monde d'aujourd'hui.

 

Oui, la France peut reprendre la main. Oui elle peut croire suffisamment en elle, renouer avec le meilleur de son histoire, se projeter à nouveau dans l'avenir pour construire un destin commun.

 

Car les questions que se posent les Français, nous les connaissons : la pauvreté et la précarité sont-elles une fatalité ? Non – ces risques inédits, ces inégalités qui se creusent, ces fragilités qui déstabilisent même ceux qui se croyaient à l'abri, est ce là le visage inéluctable de la modernité ? Assurément pas.

 

Ces jeunes qui désespèrent de pouvoir vivre un jour de leur travail, ces salariés qu'on pousse vers la sortie bien avant l'âge de la retraite, ces familles qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts, à se loger correctement, à élever leurs enfants, et qui s'endettent pour faire face aux dépenses courantes, est-ce cela la condition promise aux millions d'ouvriers, d'employés, de salariés mais aussi d'artisans, de commerçants, de petits agriculteurs et de retraités qui forment l'immense majorité du peuple français ? Je ne le crois pas et je ne le veux plus.

 

Etre socialiste c'est garder au cœur une révolte intacte.

Le socialisme, c'est mettre le progrès social au cœur de toutes les décisions politiques - le progrès social pour tous et le respect pour chacun. C'est l'Education au cœur de tout, encore l'Education, toujours l'Education.

 

Le monde a changé, la France a bougé, alors la politique doit changer.

Je veux non seulement incarner ce changement profond mais le construire avec tous.

La politique doit partir de la réalité de la vie des gens, être attentive aux leçons que le peuple donne , comprendre que le citoyen est le mieux placé pour faire le diagnostic de sa vie et pour dire au nom de quelles valeurs la gauche doit agir.

 

La France doit donner à chacun les moyens de prendre effectivement son existence en mains. Voilà pourquoi les libertés individuelles appellent des solidarités et des garanties collectives à construire.

N'ayons pas peur des idées neuves, puisons-les dans la vie quotidienne du peuple français, dans ses souffrances, dans ses difficultés mais aussi dans ses talents et dans ses formidables réussites.

 

La France doit saisir toutes ses chances et se redresser.

Je veux lui donner cette fierté sans prétention inutile, qui l'aidera à rassembler ses forces et à écrire, avec tous les siens, une nouvelle page de son histoire.

Je la vois créative, innovante, mais bridée de trop de lourdeurs et de méfiances, fragilisée par un Etat qui se désengage et qui devra demain   assumer toutes ses responsabilités dans le cadre d'une autorité juste.

Je la sens, cette France, en avance sur ceux qui la gouvernent et qui se plaignent de son immobilisme. Les Français sont prêts aux réformes mais ils ne veulent pas consentir aux décisions qu'on leur impose sans les y associer ; ils ne sont pas partants pour des efforts qui, toujours, pèsent sur les mêmes. Etre socialiste et conduire une politique à gauche, c'est apporter la garantie permanente du recul des inégalités, des précarités et des insécurités. Parce que c'est comme cela que le pays sera plus fort dans la compétition internationale.

 

On nous répète que le pouvoir échappe à la nation, que la volonté politique peut de moins en moins, que ce n'est plus l'Etat-Providence mais l'Etat-minimal, faiblement protecteur qui serait dans le sens de l'histoire.

Je crois moi tout le contraire. Je crois que la politique peut beaucoup et prouver jour après jour son efficacité.

 

On nous dit que la mondialisation a disqualifié la nation et l'aspiration croissante à l'autonomie individuelle se ferait forcément au détriment du collectif.

Je crois moi tout le contraire ; ce sont les solidarités collectives qui nous rendront plus forts.

Ma conviction est à l'inverse de cette idéologie insidieuse : c'est au contraire, en restant fidèles à nous-mêmes que nous pourrons résister le plus efficacement aux vents mauvais d'un libéralisme sans foi ni loi et en même temps saisir l'ensemble des opportunités d'une mondialisation qui porte dans ses flancs le pire et le meilleur, selon ce que nous saurons en faire. Et je veux pour la France faire en sorte que ce soit le meilleur.

 

Imaginer la France, c'est la tâche nouvelle que je propose aux Français. Car ne lui renvoyer que l'image de son déclin et la sommer sans cesse de renoncer à son exception, de se banaliser et de s'aligner sur les pays où, paraît-il, le marché sans entrave pourvoirait au bonheur de tous, faire cela, c'est rendre à la France un bien mauvais service et attiser l'exaspération des Français.

A cette façon de faire, il faut mettre fin.

Car je crois qu'il y a beaucoup à corriger dans le fonctionnement de nos systèmes de solidarité mais pas pour les amoindrir : pour les rendre plus efficaces.

Je crois que nous devons incarner l'ambition d'une France économiquement dynamique et socialement plus solidaire.

Oui, imaginer la France, c'est à cela que je vous invite car elle s'est beaucoup transformée, diversifiée et colorée sans encore admettre totalement ce qu'elle est devenue. Et pour en tirer parti et fierté, la France doit achever de reconnaître comme ses enfants légitimes, tous ces jeunes dont les familles sont venues d'ailleurs et qui sont aujourd'hui des Français à part entière quoique toujours exposés aux discriminations. C'est cela notre tâche: aider la France non seulement à s'accepter telle qu'elle est mais à voir dans sa diversité une formidable énergie. Une nouvelle donne avec tous les jeunes, dans la diversité de leurs talents, est à bâtir.

 

L'honneur de la République et la fidélité de la France à ses idéaux, c'est la lucidité d'une histoire partagée dans une France respectueuse de toutes les mémoires et accueillante à tous les siens, nés ici ou ailleurs.

 

Ce n'est jamais quand elle oublie ses valeurs mais quand elle les prend au mot et reste fidèle à elle-même que la France peut aussi, au delà de ses frontières, parler de l'Europe et à l'Europe, parler du Monde et au Monde. Car la nation pour la gauche est indissociable d'une perspective plus large. Car nous sommes de ce pays, la France, qui vota la liberté du monde et où l'on fit une constitution  en pensant à l'univers entier.

C'est en donnant aux peuples l'exemple et le signal de la justice et de l'humanité que la France se ressemble et se rassemble.

Regardez l'histoire de France : c'est toujours quand le peuple s'y met que la France avance et bâtit un nouvel avenir. Et aujourd'hui, je sens que le peuple s'y est mis et que ce mouvement va continuer .

 

Je crois que la France peut puiser dans la meilleure part de son passé des valeurs pour ses combats d'aujourd'hui, à commencer par celles-ci : de fortes raisons de croire en elle. Pour tirer le pays vers le haut, il faut bien sûr comprendre les changements du monde alentour, mais il faut d'abord aimer la France, cette idée toujours neuve, et vouloir que les Français s'aiment en elle .

 

Nous allons gravir la montagne jusqu'à la victoire. Aujourd'hui c'est un beau jour pour partir au combat car nous sommes portés par un mouvement populaire généreux et heureux qui sent que nous sommes soutenus par une cause qui est plus grande que nous.

Je lance aujourd'hui un appel à tous les Français, hommes et femmes de notre pays.

Rassemblez-vous, mobilisez-vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour notre pays, imaginons ensemble une France qui aura le courage d'affronter les mutations sans renoncer à son idéal de liberté, d'égalité et de fraternité.

Pour un ordre juste, contre tous les désordres injustes qui frappent les plus faibles, pour des énergies positives qui se rassemblent et des libertés nouvelles à inventer.

Mettons nous en mouvement pendant six mois au cours desquels il nous faudra investir toute notre énergie et tout le fruit de nos échanges avec les Français, et je vais continuer comme je l'ai fait depuis plusieurs mois. Avec   toute la force de nos convictions socialistes pour unir toute la gauche dans sa diversité puis rassembler une majorité de Français dans un même désir d'avenir.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 23:18

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Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 19:43

Communiqué de DSK

Ségolène Royal a été désignée. Elle est désormais la candidate de tous les socialistes. Je la félicite de son beau résultat et je lui souhaite bonne chance. Le PS est d’ores et déjà rassemblé.

Je salue Laurent Fabius et je lui suis reconnaissant du geste d’amitié qu’il a eu à mon égard.

Je remercie tous les militants qui ont participé à ce débat - dont le parti socialiste sort grandi - et plus particulièrement les 37 000 militants qui m’ont apporté leurs voix. Leur engagement est à la fois une reconnaissance et un encouragement à continuer de faire valoir une orientation social-démocrate qui n’avait jamais été portée avec cette force et cette netteté dans le parti socialiste.

Je suis persuadé que ces idées - la priorité sociale, la confiance, l’engagement européen, l’internationalisme - ont une audience bien plus grande encore et sont indispensables au succès de la gauche à l’élection présidentielle.

Le combat que j’ai mené, et que je poursuivrai avec beaucoup d’autres, participe du renouvellement du parti socialiste que les militants appellent de leurs voeux.

L’heure est maintenant à la mobilisation pour battre la droite.

La mienne est totale.

Plus que jamais, je suis au service du Parti socialiste, de la gauche et de la France.

Ségolène Royal a été désignée. Elle est désormais la candidate de tous les socialistes. Je la félicite de son beau résultat et je lui souhaite bonne chance. Le PS est d’ores et déjà rassemblé.

Je salue Laurent Fabius et je lui suis reconnaissant du geste d’amitié qu’il a eu à mon égard.

Je remercie tous les militants qui ont participé à ce débat - dont le parti socialiste sort grandi - et plus particulièrement les 37 000 militants qui m’ont apporté leurs voix. Leur engagement est à la fois une reconnaissance et un encouragement à continuer de faire valoir une orientation social-démocrate qui n’avait jamais été portée avec cette force et cette netteté dans le parti socialiste.

Je suis persuadé que ces idées - la priorité sociale, la confiance, l’engagement européen, l’internationalisme - ont une audience bien plus grande encore et sont indispensables au succès de la gauche à l’élection présidentielle.

Le combat que j’ai mené, et que je poursuivrai avec beaucoup d’autres, participe du renouvellement du parti socialiste que les militants appellent de leurs voeux.

L’heure est maintenant à la mobilisation pour battre la droite.

La mienne est totale.

Plus que jamais, je suis au service du Parti socialiste, de la gauche et de la France.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Rassemblement des Socialistes et de la Gauche
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 19:37

Communiqué de Laurent Fabius

 

Les militantes et les militants du Parti Socialiste ont voté massivement et c’est d’abord à eux que je pense. Par leur participation au scrutin, par leur contribution au débat qui s’est déroulé ces dernières semaines, par leur adhésion au projet socialiste début juin, ils ont donné un exemple de démocratie. L’ensemble des Français en ont été témoins et en seront juges. De cela, nous pouvons collectivement être fiers.

Les militants ont tranché. Je salue Ségolène Royal et je la félicite pour son succès. Les militants lui ont donné tous les moyens pour l’emporter en 2007. Je lui souhaite bonne chance pour le grand combat contre la droite et l’extrême droite. Il lui revient désormais d’assurer le rassemblement de tous les socialistes. J’y suis évidemment prêt.

Je salue également Dominique Strauss-Kahn que mes vœux de sympathie et d’amitié accompagnent ce matin, face au deuil personnel qui l’a frappé.

Je remercie les 33 000 militantes et militants qui, en métropole et outre-mer, m’ont apporté leurs suffrages. Au-delà de leur vote, je les remercie pour leur mobilisation au service des idées et des propositions que nous avons portées ensemble, pour l’emploi et les salaires, pour la laïcité et les services publics, pour la réorientation sociale, économique, environnementale et démocratique de l’Europe. Qu’ils n’en doutent pas : ces combats sont justes. Ils devront être au cœur de la campagne présidentielle et du prochain quinquennat. Ils seront le ciment de l’indispensable rassemblement de la gauche.

Pour ma part, je continuerai d’agir en ce sens, car je reste convaincu que c’est la seule orientation politique capable de faire gagner durablement la gauche, les Français et la France.

Les militantes et les militants du Parti Socialiste ont voté massivement et c’est d’abord à eux que je pense. Par leur participation au scrutin, par leur contribution au débat qui s’est déroulé ces dernières semaines, par leur adhésion au projet socialiste début juin, ils ont donné un exemple de démocratie. L’ensemble des Français en ont été témoins et en seront juges. De cela, nous pouvons collectivement être fiers.

Les militants ont tranché. Je salue Ségolène Royal et je la félicite pour son succès. Les militants lui ont donné tous les moyens pour l’emporter en 2007. Je lui souhaite bonne chance pour le grand combat contre la droite et l’extrême droite. Il lui revient désormais d’assurer le rassemblement de tous les socialistes. J’y suis évidemment prêt.

Je salue également Dominique Strauss-Kahn que mes vœux de sympathie et d’amitié accompagnent ce matin, face au deuil personnel qui l’a frappé.

Je remercie les 33 000 militantes et militants qui, en métropole et outre-mer, m’ont apporté leurs suffrages. Au-delà de leur vote, je les remercie pour leur mobilisation au service des idées et des propositions que nous avons portées ensemble, pour l’emploi et les salaires, pour la laïcité et les services publics, pour la réorientation sociale, économique, environnementale et démocratique de l’Europe. Qu’ils n’en doutent pas : ces combats sont justes. Ils devront être au cœur de la campagne présidentielle et du prochain quinquennat. Ils seront le ciment de l’indispensable rassemblement de la gauche.

Pour ma part, je continuerai d’agir en ce sens, car je reste convaincu que c’est la seule orientation politique capable de faire gagner durablement la gauche, les Français et la France.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Rassemblement des Socialistes et de la Gauche
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 00:54

            Ségolène Royal est ce soir officiellement investie candidate du Parti Socialiste à la Présidentielle avec près de 60% des voix à l’heure où j’écris cet article.

 

            A Montrouge, ce sont plus de 46% des militants socialistes qui ont voté en faveur de l’investiture de Ségolène Royal.

 

            Au nom du Comité « Montrouge a du Désir », je tiens à les en remercier.

 

            Aujourd’hui est le premier jour d’une longue marche de six mois pour battre la Droite et Nicolas Sarkozy, pour créer une République du Respect dont le but est l’égalité réelle.

 

            Il n’y ni vainqueur ni vaincu ce soir ou plutôt si, il y’a un seul vainqueur : le Parti Socialiste qui a su, pour la première fois dans l’Histoire de France, organiser une véritable primaire et qui a su se choisir une candidate dés le premier tour, envoyant un message fort à tous les Français.

 

           

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Brèves de Campagnes
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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /Nov /2006 19:47
Pour voir la vidéo : Cliquez ici
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /Nov /2006 19:43

 Daniel Cohn-Bendit, Député Européen Vert et leader historique de Mai 68 soutient Ségolène Royal.

Pour voir le vidéo : Cliquez ici

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Les Soutiens de Ségolène
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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /Nov /2006 19:34

Le projet socialiste « sera celui de tout candidat à l’élection présidentielle »

« Bien évidemment, ce projet sera celui de tout candidat à l’élection présidentielle. C’est pour cela qu’il a été fait. Il est l’aboutissement d’un long cheminement, des Etats-Généraux, des savoir-faire des élus sur les territoires, des contributions de tous ceux qui ont pris la parole au fil de son élaboration…Aujourd’hui, ce projet engage tous les socialistes… »
Discours à Rennes, Jeudi 29 juin 2006


« Notre bien commun » :

« Le projet socialiste fixe les axes de notre politique pour la France et précise les engagements du prochain quinquennat. C’est notre projet, c’est notre bien commun. »
Profession de foi, 11 octobre 2006


« Le projet socialiste s’appuie sur trois idées-forces »

« Le projet socialiste s’appuie sur trois idées-forces. C’est d’abord agir à gauche, c’est à dire combattre sans relâche les inégalités, s’appuyer sur les citoyens et les forces sociales pour réformer, changer les rapports des forces entre le capital et le travail.
C’est ensuite donner un avenir à la France, un désir d’avenir : les Français sont créatifs, ils ont du talent, les territoires sont attractifs. Nous devons remettre la France en mouvement (…).
C’est enfin apporter une réponse aux problèmes d’aujourd’hui. Il s’agit de regarder la France telle qu’elle est, le monde tel qu’il va. D’inventer de nouvelles sécurités pour faire face aux mutations, ne plus en avoir peur, et en saisir toutes les chances. De repenser les conditions de la croissance face aux risques sociaux, environnementaux et aux risques liés à la mondialisation. De réinventer l’Europe de demain et le dialogue Euro-Mediterranéen (…) »
Lens, 16 septembre 2006

Les priorités essentielles :

« De toutes les perspectives exigeantes qu’il ouvre, je retiendrai ici celles qui sont à mes yeux essentielles et que je porterai avec mes mots et mes convictions » : « l’emploi », « le pouvoir d’achat », « l’école », « l’excellence environnementale » et « la violence ».
Profession de foi, 11 octobre 2006


« Tout se tient » :

« La bataille pour le plein emploi, la lutte contre la précarité, la dignité du métier et la sécurité du salaire sont au cœur du projet socialiste. Tout le reste en dépend. On sait que des parents en situation précaire, c’est toute une famille déstabilisée. On sait que l’insécurité du salaire et de l’emploi, c’est plus de difficultés pour transmettre à ses enfants le goût et le sens de l’effort scolaire. Tout se tient : emploi, sécurité, famille, école. Quand un maillon vient à manquer, c’est toute la chaîne qui est fragilisée. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« La méthode, c’est essentiel »

« Nous sommes en train de finaliser le projet des socialistes et je ne vois pas pourquoi je devrais aujourd’hui brandir mon propre catalogue. La méthode, c’est essentiel. Voyez le contre-exemple du CPE. Je crois à la nécessité d’un diagnostic partagé avec les Français : cela mérite du temps avant de décider et de passer à l’acte. Il faut ensuite évaluer lucidement, corriger au besoin, admettre qu’une décision politique interagit avec le corps social et que des ajustements sont nécessaires. »
« Le pays attend le bon deal », Les Echos 19 mai 2006


Les socialistes ont une responsabilité vis-à-vis des Français :

« C’est à nous, à l’écoute des inquiétudes et des espoirs des Français, de construire avec eux (…°) l’alternative crédible à la politique de la droite dont le pays a besoin. Car les Français ne veulent pas d’une fausse rupture mais d’un vrai changement, appuyé sur un impérieux devoir d’invention, afin de construire le progrès pour tous et le respect pour chacun. »
Discours de Vitrolles, 29 septembre 2006


« Remettre le peuple au cœur du projet des socialistes »

« La campagne sera participative, parce que les citoyens ne veulent plus assister, immobiles, à des meetings, mais ont soif de participer, de compter pour quelque chose. Notre rôle sera de remettre le peuple au cœur du projet des socialistes. C’est comme cela, que nous lui redonnerons la conviction que la volonté politique a un sens. C’est comme cela que nous pourrons passer d’une démocratie de rejet à une démocratie de projet. La seule dénonciation de la droite ne suffira pas (…). C’est pourquoi je crois à cette démocratie participative, qui complète et qui renforce la démocratie représentative. C’est elle qui va déterminer la force de l’adhésion à un projet. C’est le meilleur rempart contre le populisme. Le populisme est un mouvement négatif, c’est une pulsion de dénigrement, de destruction, de déconstruction…Les fédérations seront chargées d’organiser les débats participatifs sur le projet, complétés par les débats sur Internet. C’est ainsi que nous replacerons le peuple au cœur du projet socialiste et que nous montrerons ce que sera notre méthode de gouvernement... »
Intervention du Conseil National du Parti socialiste, Samedi 7 octobre 2006


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Ce que j'ai dit...
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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /Nov /2006 19:10

Bertrand Poirot Delpech nous a quitté cette nuit. Je l'avais rencontré début avril lors de la seconde réunion du Comité  Paris d'Avenir que j'ai contribué à mettre en route . Il a reçu les membres du Comité  plusieurs fois chez lui lorsque nous structurions Paris d'Avenir. Nous avions découvert un homme d'une grande culture, doux, respectueux, chaleureux. Nous sommes triste aujourd'hui, nous pensons très fortement à sa famille et en particulier à Loly Clerc et Pierre Zandrowicz membres très actifs de notre comité parisien. Bertrand, repose en paix, au paradis des lettres et du respect.

Né à Paris, le 10 février 1929, Bertrand Poirot-Delpech est issu d’une famille de médecins et d’universitaires. Comme son nom, ses ascendants se partagent entre les Vosges et Montpellier, où il compte plusieurs ancêtres chirurgiens.

Orphelin de père en 1940, il a été élève du collège Stanislas, puis du lycée Louis-le-Grand, jusqu’en khâgne.

Il est entré au journal Le Monde à vingt-deux ans. Il y a assuré successivement la rubrique universitaire (1951-1955), la chronique des grands procès (1956-1959) et la critique théâtrale, à la suite de Robert Kemp (1960-1972).

En septembre 1972, il a succédé à Pierre-Henri Simon comme feuilletoniste du Monde des Livres. Depuis 1989, il tient, au Monde, une libre chronique hebdomadaire. Il a présidé le Syndicat de la critique dramatique (1970-1972) et donné des chroniques théâtrales à la N.R.F. Il est membre du comité de lecture de la Comédie-Française.

Il a collaboré à diverses adaptations pour le cinéma et la télévision, parmi lesquelles Le Bestiaire d’amour, d’après Jean Rostand, Le Grand Dadais, L’Été 36, Moi, général de Gaulle, d’après Faulkner, L’Éternel Mari, d’après Dostoïevski, Samson, d’après Bernstein, Le Cocu magnifique, d'après Crommelynck.

Lauréat du prix Interallié, en 1958, pour Le Grand Dadais, il a obtenu, en 1970, le Grand prix du roman de l’Académie française, pour La Folle de Lituanie.

Élu à l’Académie française, le 10 avril 1986, au fauteuil de Jacques de Lacretelle (39e fauteuil).

 

 

Source : Paris d'Avenir

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Montrouge a du Désir
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