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Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /Nov /2006 22:02

Dans un soucis de transparence et afin que chaque citoyen et en particuliers, les professeurs qui s’investissent tous les jours dans de forts mauvaises conditions de travail, puisse se faire une opinion sur les projets de Ségolène Royal « Montrouge a du Désir » vous donne le lien vers la vidéo pirate dans sa version non tronquée.

 

http://www.dailymotion.com/video/xmhj2_segolene-royal-a-angers-integrale

 

 

1- Cette déclaration met le doigt sur deux problèmes cruciaux pour la réussite scolaire :

 

 

-         la question d’une prise en charge plus soutenue des collégiens, là où il y a de la difficulté scolaire, au delà des heures de cours, pour leur permettre de faire leurs devoirs dans l’enceinte du collège et de bénéficier d’une assistance personnalisée. L’une des cause des inégalités scolaires tient à ce que tous les élèves n’ont pas, dans leur famille, un cadre et un soutien appropriés pour faire leurs devoirs. Et les risques de décrochage, notamment en 6ème et 5ème sont très grands ;

 

-         la question de la marchandisation de l’enseignement que traduit le développement extraordinaire du soutien scolaire privé, organisé par des entreprises privées qui ont recours à des enseignants du public : 30% des lycéens et 20% des collégiens y ont recours, pour un marché de l’ordre de 2 milliards d’euros. Seules les familles qui en ont les moyens y ont accès, et la déduction fiscale de 50% ne bénéficie bien entendu qu’aux familles qui paient l’impôt sur le revenu.

 

 

 

2 - Ce qui a été coupé par le "Pirate":

 

-         il n’est pas question d’augmenter le temps de travail des enseignants : il s’agit de l’aménager ; et d’ailleurs les enseignants des collèges où la difficulté scolaire est forte sont demandeurs d’une réflexion sur leurs conditions de travail, qui ne leur permettent plus d’assurer correctement la transmission des savoirs ;

 

-         il n’est pas question d’imposer une réforme d’en haut : c’est un « pacte avec les organisations syndicales » qu’il faut rechercher ;

 

-         il n’est pas question d’une mesure générale et uniforme, qui n’aurait pas de sens, tant les situations des collèges sont contrastées : les aménagements seront progressifs, et pourront ne concerner que les « nouvelles générations d’enseignants » et les enseignants volontaires ;

 

-         il n’est pas question de faire travailler gratuitement les enseignants pour du soutien scolaire : c’est pour les familles que le soutien scolaire doit être gratuit.

 

 

 

3 - Cette déclaration est totalement en phase avec le projet socialiste :

 

 

-         « Nous favoriserons l'accompagnement de tous les élèves pour prendre en compte leur diversité par des pédagogies différenciées. Nous renforcerons les dispositifs d'accompagnement scolaire qui permettent d'acquérir les notions de base, dans les premières années de l'Ecole primaire. Nous investirons dans les technologies éducatives pour personnaliser l'enseignement ».

 

-         « Nous développerons toutes les formes d'aide gratuite pour lutter contre la marchandisation de l'école (études encadrées, assistances personnalisées, etc.) en réalisant l'avènement d'une société éducative partagée grâce à la participation de tous les partenaires de l'école : collectivités locales et associations d'éducation populaire ».

 

-         «  Nous ferons évoluer le collège afin qu'il ne soit plus le lieu du tri social : en instaurant une meilleure transition entre l'école élémentaire et le collège, en proposant aux élèves un véritable choix d'orientation ».

 

-         « Nous reverrons le fonctionnement général des Zones d'Education Prioritaires en renforçant les moyens financiers, en diminuant le nombre d'élèves par classe, en formant spécialement les enseignants des ZEP, en leur offrant des perspectives d'évolution de carrière, en leur donnant les moyens de rester davantage dans les établissements (aménagement des locaux) ».

 

-         « Les personnels de l'Education nationale concourent, chacun à leur place, à la réussite scolaire. Les enseignants ont un rôle majeur dans la transmission du savoir et dans l'éducation des futurs citoyens. Les conditions de leur métier ont profondément changé. Il faut en tenir compte. Nous proposons de créer une gestion des ressources humaines (accompagnement des enseignants en difficulté, formation continue, mobilité des carrières…) et de redéfinir les missions des enseignants afin de répondre aux attentes et aux besoins de la société ».

 

           

            Il est à noter, qu’une fois de plus, la déclaration de Ségolène Royal a été coupée au montage et sortie de son contexte. Ce n’est pas une méthode nouvelle de la part de ses détracteurs. Après tout, n’ont-ils pas tenté de faire croire que Ségolène Royal n’avait aucune positions sur l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne ? Il suffisait de lire la réponse dans son entier, sans la coupe faite par les reporters de la Télévision pour constater que Ségolène Royal est pour l’adhésion de la Turquie sous conditions qui sont, entres autres, la reconnaissance de Chypre, les Droits de l’Homme etc…

 

            Si vous êtes socialiste, je vous invite à mesurer ceci : Un débat doit se faire sur les idées et sur les aptitudes d’un candidat pas sur des on dit, des rumeurs et des vidéos pirates. Ségolène Royal veut mettre en place une République du Respect dont le moteur sera la Démocratie Participative et c’est cette idée là qui fait peur à certaines personnes en place.

 

            Le 16 novembre, le premier pas vers notre victoire du 6 mai 2007 sera de voter massivement pour investir Ségolène Royal. 

Demain, nous mettrons en ligne un résumé des autres délcaration de Ségolène Royal sur l'Ecole.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
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Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /Nov /2006 20:24

C’est une grande nouvelle ! Hier, le blog Montrouge a du Désir a reçu la visite de 1450 visiteurs uniques. Avant ce jour, le blog, depuis sa création avait reçu la visite de 649 visiteurs au total.

 

 

 

            Je m’étais promis de vous adresser un message de remerciement dés que nous franchirions la barre des 1000 visiteurs unique. Je pensais que cela arriverait dans un mois et bien non, le record de fréquentation qui s’élevait à pour une journée à 118 visiteurs a été pulvérisé sur la seule journée d’hier. La moyenne de fréquentation du blog est d’habitude de 20 à 25 visiteurs.

 

 

 

            Je tiens donc du fond du cœur, à vous remercier d’être venus si nombreux.

 

 

 

            Je sais qu’une majorité d’entre vous cherchait la vidéo pirate de Ségolène Royal mais comme je déteste mettre en ligne des informations tronquées, je préfère vous livrer la version complète de la vidéo incriminée après l’avoir visionnée.

 

 

 

            La Vérité doit être dite et montrée et elle sera dite et montrée !

 

 

 

            Je tiens aussi a remercier le camarade Strauss-Kahnien du Maine-et-Loire d’avoir diffusé cette vidéo. Sans toi, Camarade, notre blog de Montrouge n’aurait jamais connu une telle fréquentation.

 

 

 

            Plus sérieusement, mon cher Camarade, je crois que ce que tu as fait va finir par desservir les intérêts de ton candidat que j’ai eu l’occasion de voir dans différents meeting, y compris dans ma propre ville. Dominique Strauss-Kahn a l’envergure d’un homme d’Etat. Il n’a pas besoin que ses partisans utilisent ce genre de moyen pour faire valoir ses arguments.

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Montrouge a du Désir
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Jeudi 9 novembre 2006 4 09 /11 /Nov /2006 08:21

« Il y a une politique de mépris qui cherche à enfoncer les jeunes »

« Il y a une politique de mépris qui cherche à enfoncer les jeunes. Certains même pensent, parmi les élus ou les habitants des quartiers, que cette situation serait entretenue parce qu’elle pourrait être utile au cours d’une campagne électorale, si en effet les émeutes reprenaient dans les banlieues. Donc, rien n’est traité. La politique des socialistes, c’est de faire en sorte que chaque institution fonctionne là où elle est, au bon moment. Si la famille fonctionne bien, si l’école fonctionne bien, si l’emploi fonctionne bien, alors nous réussirons à tarir ce qui aujourd'hui alimente la délinquance de masse. Je voudrais dire aussi aux jeunes des quartiers qu’il est intolérable qu’un Ministre de l’Intérieur fasse toujours l’amalgame entre la délinquance et les quartiers. (…) La droite fait faillite, elle ne traite pas bien ces problèmes, la situation est extrêmement dangereuse, elle va déraper. »
Les 4 vérités, France 2, 2 juin 2006


Et la droite a aussi fait faillite dans le domaine de la sécurité :

« Cette droite s'est faite sur le thème de la sécurité ; c'est la faillite sur toute la ligne. Il n'y a jamais eu autant d'agressions sur les personnes, jamais autant d'agressions sur les biens. Jamais autant d'insécurité au quotidien, notamment dans les quartiers les plus sensibles. Aucun problème n'est d'ailleurs réglé actuellement dans les cités. »
Discours à Rennes, Jeudi 29 juin 2006


Il faut donner les moyens d’une répression juste :

« Il y a d'abord une montée très grave des insécurités, et même un système de production de délinquance de masse avec ce ministre de l'Intérieur. Ce système-là est en faillite, parce qu'il ne joue que sur la répression. Il faut de la répression juste, mais encore faut-il que lorsque les policiers et lorsque les juges font leur travail, qu'ils aient des outils de placement de ces mineurs. Aujourd'hui lorsqu'un policier a fait son travail, interpellé un mineur délinquant, lorsque le juge fait son travail et a sanctionné un mineur délinquant, où met-il ce mineur ? La droite avait promis la construction de centres éducatifs fermés. Il y en a eu 1 de construit. Aujourd'hui, lorsqu'un policier voit que son travail n'a servi à rien, lorsqu'un juge voit qu'il faut attendre 8, 9, 10 mois avant que sa décision soit appliquée, c'est le service public qui est bafoué. »
Deuxième débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat , 24 octobre 2006


« Trois formes de violence »

« Il  y a trois formes de violence. Il y a la violence qui est l'expression d'une émotivité parce qu'on est humilié, il y a la violence qui est l'expression d'une déstructuration de l'identité et puis il y a la violence prédatrice, celle du délinquant, sur laquelle il n'y a aucune espèce de complaisance à avoir, mais sur les deux premières la République elle peut agir. »
Deuxième débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat , 24 octobre 2006


Si l’Etat ne trouve pas de solution, les conséquences seront terribles pour la démocratie :

« La tentation de l’extrême-droite est très forte car trop de gens ont le sentiment d’être tirés vers le bas. Il y a aujourd’hui une attente exaspérée pour stopper le sentiment d’être rétrogradé. Le vécu quotidien de la violence est devenu trop prégnant. Il y a une forme de saturation, de vigilance permanente. Trop de gens sont exposés au qui-vive permanent : à l’école, dans les quartiers, dans les familles… Et qui sentent, même quand ils s’en défendent (et il y a ici une partie de notre électorat), parce qu’ils sont exaspérés par cette violence quotidienne, cette agressivité verbale, que, petit a petit, ils sont tirés, malgré eux, vers le rejet des autres. »
Grand oral de Lens : « Tout dépend de nous », 16 septembre 2006


« Ces jeunes de toutes origines, la France en a besoin, c'est une énergie extraordinaire »



« Tous  ces jeunes de toutes origines, la France en a besoin, c'est une énergie extraordinaire. Lorsqu'on leur donne les moyens de créer leurs activités, de créer leurs entreprises, lorsqu'on demande aux entreprises de leur faire confiance, on voit de quoi  ils sont capables. Il  faut que la France cesse de porter un regard misérabiliste sur les cités parce que c'est là le potentiel de demain. »
Deuxième débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat , 24 octobre 2006


« C'est insupportable la façon dont sont traités les jeunes. (…) Il faudra nouer un nouveau contrat avec les jeunes de ce pays pour leur dire qu'on a besoin d'eux. On a besoin de tous ceux qui sont dans les cités, dans les quartiers avec 60% de taux de chômage, qui ont des compétences, qui ont des talents, qui ont de la vitalité, qui ont de l'énergie à revendre. La France, c'est aussi tous ces jeunes et il faudra leur donner leur place, non pas parce que c'est un droit pour eux et c'est déjà beaucoup de leur donner leurs droits, mais parce que c'est la chance de la France, c'est l'avenir de la France. Cet avenir, nous le construirons ensemble. »
Discours à Rennes, Jeudi 29 juin 2006


L’Etat doit prendre acte de ces énergies :

« Il faut un Etat qui accomplisse ses responsabilités, qui prenne ses responsabilités et qui remette de la République partout dans les cités. Et puis c’est aussi, je pense, un autre regard qui doit être porté sur les banlieues et sur les cités. La reconnaissance de l’énergie qui existe, de ces jeunes qui sont tous les enfants de la République. Il est temps que la France reconnaisse comme légitimes tous ces enfants et tous ces  jeunes et leur donne les moyens d’exprimer ce dont ils sont capables. »
France Info, 27 octobre 2006


« Je veux faire pour les enfants de ce pays ce que je ferais pour mes propres enfants »

« Dans la région que je préside, j’ai 14 quartiers en zone urbaine sensible, donc je les vois, les élus les voient ces jeunes dynamiques, volontaires, pleins d’énergie, pleins d’initiative. Aujourd'hui, nous les encourageons dans la région à créer leur propre activité, leur propre entreprise et je puis vous dire qu’ils ont des talents exceptionnels. Tous les enfants sont nos enfants et moi je veux faire pour les enfants de ce pays ce que je ferais pour mes propres enfants. »
Les 4 vérités, France 2, 2 juin 2006


« Un plan sur cinq ans »

« Le temps est venu de mettre en place une action au long cours dans les banlieues, un plan sur cinq ans qui tirera mois après mois les résultats de son action. Les banlieues souffrent aussi de l'improvisation, du changement permanent. Il n'y a pas de cohérence. Ce qui est demandé c'est de mettre en place un encadrement des jeunes le plus tôt possible. »
Les 4 vérités, France 2, 31 octobre 2006


La première priorité d’action doit être sur le plan de l’Education, en s’appuyant sur les maires :

« Lorsque les jeunes sont deux fois plus au chômage dans les cités, lorsque les jeunes diplômés sont au chômage, comment voulez-vous qu'ils enseignent à leurs petits frères et sœurs le sens de l'effort scolaire. C’est ça qui ronge l'équilibre dans les cités, C'est ça qui est à la source de la délinquance.  Il va falloir que l'Etat donne aux écoles, dans les quartiers les plus difficiles, les moyens de faire réussir les enfants. »
Deuxième débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat, 24 octobre 2006


« Les maires  sont en première ligne de ce combat. Il faut que l'Etat leur donne les moyens de conduire leurs politiques urbaines. Le principe fondamental, la ligne de force d'une politique socialiste, c'est l'éducation, c'est l'investissement massif dans ces cités.
Renforcer les moyens dans ces collèges parce que si la République tient sa promesse égalitaire dans les quartiers, alors à ce moment-là les jeunes ne vivront plus l'humiliation et donc la violence. »
Deuxième débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat, 24 octobre 2006


L’augmentation des moyens ne suffit pas, il faut aussi que tous les enfants aient les mêmes chances :

« Ma proposition, qui est d’ailleurs conforme au projet du Parti Socialiste (on y rappelle que la carte scolaire doit permettre la mixité sociale), c’est de permettre le libre choix entre deux ou trois écoles, collèges, lycées, c'est-à-dire d’élargir la sectorisation. (…) Cela donnera à la République l’obligation d’investir massivement dans les écoles [les moins attractives], (…) d’y mettre de bons enseignants chevronnés, d’y mettre des moyens, de réduire le nombre d’élèves par classe, d’y mettre des activités d’excellence. »
Les 4 vérités sur France 2, 7 septembre 2006


L’éducation ne constitue qu’un premier niveau d’action ; l’Etat doit aussi investir massivement dans les débouchés professionnels pour les jeunes :

« Nous avons mis en place des bourses tremplins en Poitou-Charentes  pour celles et ceux qui veulent créer leur activité et leur emploi. En regardant le détail des premières attributions, je me suis aperçue que les jeunes des quartiers populaires n’en faisaient pas partie : l’information n’était pas parvenue jusqu’à eux ou, quand c’était le cas, ils n’osaient pas franchir le pas ; nous avons décidé que c’était à la Région d’abolir la distance et d’aller vers eux pour qu’ils puissent, eux aussi, bénéficier d’un dispositif dont ils pensaient qu’il n’était pas fait pour eux. Nous avons aujourd’hui une tente itinérante qui fait étape dans les quartiers et rend effectivement accessible à tous l’aide apportée par la Région. »
Ouverture de l’Université d’été d’Attac, 25 Août 2006


Enfin, il faut travailler à améliorer les conditions de vie dans les quartiers :

« Il y a des quartiers entiers qui n’ont plus de médecins, généralistes, ni spécialistes, Il faut réinventer de nouvelles structures de santé dans les quartiers. Je pense qu’il y a des médecins qui seraient favorables à un statut de salarié pour offrir la médecine au long cours, gratuite, pour les actes les plus élémentaires de la vie, et notamment pour la médecine des enfants. Je crois qu’il faut une médecine gratuite de proximité dans ce qu’on appelait autrefois des dispensaires. »
Premier débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat, 17 octobre 2006



 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Ce que j'ai dit...
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Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /Nov /2006 23:20

La France doit affirmer « une ambition sans arrogance et conforme à ses actes »

« La France est inaudible parce qu'elle ne met en oeuvre ni chez elle ni dans sa politique étrangère ce qu'elle proclame à l'extérieur. Les beaux discours de Jacques Chirac sur les Droits de l'Homme ou sur l'environnement ne sont pas appliqués. Cela ridiculise notre pays et ruine sa crédibilité. Avec François Mitterrand, la France tenait son rang parce qu'on la créditait encore d'une vision en phase avec son histoire et avec l'état du monde. Il faut redonner à la France une voix qui porte. Elle l'aura si elle est capable d'éclairer sans passéisme les transformations que nous vivons, si elle affirme une ambition sans arrogance et conforme ses actes. »
Le Monde, 22 juin 2006


Si elle met ses actes en conformité avec ses paroles, la France retrouvera sa place dans le monde et dans l’Europe :

« Je veux, avec vous, une France forte, qui retrouve sa place dans le monde et dans l’Europe. Parce que la France a besoin d’Europe pour mieux faire face aux dérives de la mondialisation. La France a besoin d’Europe pour être en paix à l’intérieur et sereine à l’extérieur, sans agressivité mais sans concession non plus sur ce que doit être son rôle.
Je m’oppose à une diplomatie rhétoricienne, sans crédit. Je veux une diplomatie du partenariat exigeant, libre dans sa parole parce qu’un allié authentique est quelqu’un à qui on peut dire la vérité.
Je veux une France juste à l’extérieur de ses frontières car, dans un monde qui se déchire, hanté par les conflits de civilisation, la justice est ce à quoi nous aspirons tous à l’échelle de la planète, de Bagdad à Kaboul ou à Guantanamo. »
Discours de Vitrolles, 29 septembre 2006


« Il faut redéfinir tous ces enjeux de façon plus démocratique »

« Il faut redéfinir tous ces enjeux de façon plus démocratique. Aujourd'hui, le Parlement est très peu associé à la politique étrangère. Les Français sont passionnés de politique. Ils ne sont, contrairement à ce qu'on dit, pas indifférents aux questions internationales. Les grands choix diplomatiques, ça les regarde. »
Le Monde, 22 juin 2006


« Il faut de la transparence »

« Trop longtemps la politique étrangère et la politique d’aide au développement ont été confisquées par quelques experts. Il faudra de la transparence, il faudra débattre publiquement de ces questions car les Français ont le droit de savoir et de participer aux décisions qui les concernent. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


Notamment sur la politique d’aide au développement

« Il faudra revoir de fond en comble notre politique d’aide au développement et en débattre avec tous les Français car ces choix les concernent. Ils ont le droit de savoir où va cet argent, comment il est utilisé, avec quelles garanties contre les gaspillages, contre la corruption et contre le détournement des aides. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« Il n’y a plus que Bush pour penser que le monde est plus sûr »

« Le monde actuel est instable et dangereux. La fin de la guerre froide ne l’a pas pacifié.
La guerre du Liban et les menaces terroristes nous le rappellent. La recrudescence des inégalités nourrit le ressentiment, les haines nationalistes et les fièvres identitaires attisent bien des brasiers. Les guerres préventives aggravent les problèmes qu’elles prétendent traiter. Il n’y a plus que Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l’occupation de l’Irak. Et le conflit au Liban vient de confirmer l’expérience d’une certaine impuissance de la force. »
20 août 2006 Fête de la Rose de Frangy en Bresse


« Le premier facteur de déstabilisation du monde, c’est la misère »

« La France doit le dire haut et fort : le premier facteur de déstabilisation du monde, c’est la misère, ce sont les inégalités qui se creusent, c’est l’humiliation de ceux qui sont bafoués ; c’est d’abord cela qui pousse à la violence et permet toutes les manipulations. »
20 août 2006 Fête de la Rose de Frangy en Bresse


« Dans ce monde-là, la France n’a pas le droit de jouer un rôle effacé »

« Dans ce monde-là, la France n’a pas le droit de jouer un rôle effacé. Elle est membre permanent du Conseil de Sécurité. Sa géographie et son histoire la mettent au contact de l’Afrique, de l’Asie et du Moyen-Orient, d’où viennent certes des menaces mais aussi de solides amitiés, des attentes fortes et un formidable potentiel de développement.
Dans ce monde-là, ni la peur ni le simplisme comme la théorie de « l’axe du Mal » ne sont bons conseillers. Raison de plus pour être réalistes mais créatifs, pour faire preuve de sang-froid et préférer le pouvoir de convaincre à l’étalage de l’arrogance. Regardons où sont les chances de notre pays, quels droits déniés nous pouvons utilement défendre, quelle contribution efficace nous pouvons apporter à la résolution de certains conflits. Ne nous résignons pas à une certaine impuissance de l’Europe qui, loin de renforcer la France, l’affaiblit mais assumons aussi, si nous voulons être crédibles, notre part de responsabilité. »
20 août 2006 Fête de la Rose de Frangy en Bresse


« Mettre le développement, la santé et l’éducation au cœur de notre politique étrangère »

« Pour agir efficacement pour la paix et la sécurité dans le monde, pour agir contre la faillite des Etats et contre les trafics de toutes sortes, il faut mettre le développement, la santé et l’éducation au cœur de notre politique étrangère. »
Discours de Vitrolles, 29 septembre 2006


« L’Europe est le seul acteur qui puisse équilibrer les relations internationales dans le sens de la paix »

« La paix. On dit que cet objectif ne correspond plus à la réalité. C’est faux. Certes, il ne s’agit plus de réconcilier la France et l’Allemagne. Mais, à l’Est de l’Europe, la perspective de rentrer dans l’Union européenne a joué un rôle décisif pour apaiser les vieilles haines nationales, toujours promptes à se réveiller, comme l’a montré le contre-exemple yougoslave. Aujourd’hui, on le voit au Liban, le monde a besoin de l’Europe, seule puissance pacifique capable de représenter une alternative à l’hyper puissance américaine. (…) Il est dans la nature d’une puissance solitaire et sans contrepoids de décider unilatéralement et d’être tentée par l’usage de la force. L’ordre international a besoin d’équilibre. (…)
L’Europe est le seul acteur qui puisse équilibrer les relations internationales dans le sens de la paix. Il ne faut donc pas se résigner à l’impuissance et aux divisions actuelles même si celles-ci sont enracinées dans des années d’histoire diplomatique. Le Moyen Orient, l’Afrique, la Russie sont nos voisins : l’Europe doit définir sa politique à leur égard. La France doit sans relâche œuvrer à faire émerger des positions communes à 25 et, si c’est impossible, se donner les moyens d’agir avec le plus grand nombre d’Etats décidés à défendre les mêmes valeurs et le même souci de paix et d’équilibre. »

« Rétablir immédiatement les aides européennes aux palestiniens »

« Je pense qu’il faut rétablir immédiatement les aides européennes aux palestiniens. Si le désespoir s’installe, la guerre civile aussi. Compter sur cette perspective pour éliminer le Hamas est irresponsable. Je suis au demeurant convaincue que les peuples israéliens et palestiniens veulent la paix. »

« Une conférence internationale pour la paix au moyen orient »

« Je souhaite que l’Europe prenne l’initiative de proposer une conférence internationale pour la paix au moyen orient, dans le même esprit dans le même esprit que la conférence tenue à Madrid en 1991. »

« L’Europe doit continuer ses efforts diplomatiques pour contrer les dangers du nucléaire militaire iranien »

« L’Europe doit continuer ses efforts diplomatiques pour contrer les dangers du nucléaire militaire iranien. Les menaces explicites contre Israël et les provocations verbales sont intolérables. La voie de la diplomatie avec l’Iran repose aussi sur la reconnaissance du rôle de ce pays dans la région. »

« La lutte contre le terrorisme doit être une priorité de l’Union Européenne »

« La lutte contre le terrorisme doit être une priorité de l’Union Européenne. Beaucoup de chose ont été faites notamment dans le cadre d’Eurojust et l’Interpole qui mériteraient de recevoir davantage de moyens. Je souhaite, pour mieux coordonner les moyens judiciaires, la mise en place d’un parquet européen. »
L’Europe par la preuve, conférence de presse du 11 octobre 2006


cf. « Ce que j’ai dit sur… l’Europe » (http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=ceque&id=205)


« L’utopie réalisable de ce siècle : que les pays pauvres et notamment ceux d’Afrique sortent de la misère grâce à un co-développement mieux pensé »

« Elle est là l’utopie réalisable de ce siècle : que les pays pauvres et notamment ceux d’Afrique sortent de la misère grâce à un co-développement mieux pensé, plus solidaire et plus efficace. C’est là que se situe la vraie réponse au problème des migrations de la misère. C’est là qu’il faut remettre de la morale universelle. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« La France doit donner l’exemple » …

« Dans un monde instable où le terrorisme et le risque de dissémination nucléaire menacent la paix, alors que les peuples aspirent à la justice et à la dignité, la France doit renforcer son rôle. Aider les pays pauvres à vaincre la misère en les traitant comme des partenaires égaux et en conduisant avec eux un co-développement efficace : cette utopie concrète est à notre portée et la France doit en donner l’exemple, pour construire ainsi, également, une politique d’immigration partagée. »
Profession de foi, candidature à l’investiture du Parti socialiste, 11 octobre 2006


… en coordination avec ses partenaires européens

« France, Italie, Espagne : nous sommes tous confrontés à une immigration en provenance d'Afrique et nous devons mettre en place des coopérations, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, et en même temps, penser les problèmes de co-développement avec l'Afrique de façon coordonnée. »
17 septembre 2006, Madrid 


cf. « Ce que j’ai dit sur… le co-développement » (http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=ceque&id=122)


L’environnement : « un enjeu géostratégique qui rend possibles des guerres de l'énergie dévastatrices »

« Une fois l'histoire écrite, il arrive que ceux d'après s'étonnent de l'inconscience de ceux d'avant : comment ont-ils pu ne pas comprendre, ne pas agir à temps ? Pour le pétrole, nous n'aurons pas l'excuse de l'ignorance : nous savons. Les réserves s'épuisent. Avec la rareté vient la cherté. La concurrence pour la maîtrise des approvisionnements, avivée par l'appétit des pays émergents, devient un enjeu géostratégique qui rend possibles des guerres de l'énergie dévastatrices. Les émissions de gaz à effet de serre menacent directement la survie de l'humanité. Raréfaction de la ressource, indépendance énergétique, catastrophes climatiques, sanitaires et sociales, sécurité du monde : la préparation de l'après-pétrole est une urgence politique. »
Les Echos, 9 octobre 2006, Il faut sortir des demi-mesures pour réussir la mutation énergétique


cf. « Ce que j’ai dit sur… l’environnement » (http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=ceque&id=161)

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Ce que j'ai dit...
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Lundi 6 novembre 2006 1 06 /11 /Nov /2006 23:50

« Elle est là l’utopie réalisable de ce siècle : que les pays pauvres et notamment ceux d’Afrique sortent de la misère grâce à un co-développement mieux pensé, plus solidaire et plus efficace. C’est là que se situe la vraie réponse au problème des migrations de la misère. C’est là qu’il faut remettre de la morale universelle. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« Il faut repenser de fond en comble la coopération et l'aide au développement »

« Il faut repenser de fond en comble la coopération et l'aide au développement, en se concentrant sur quatre enjeux majeurs : l'eau, l'école, l'environnement, la santé, et en favorisant les micros-crédits. Les femmes sont aux avant-postes de ces sujets. En Afrique, elles assurent 98 % du travail de la terre mais bénéficient seulement de 5 % des aides. Il faut court-circuiter les Etats corrompus et aller directement vers les sociétés, notamment les réseaux de femmes. C'est une utopie réalisable. »
Le Monde, 22-23  juin 2006


Le principe de transparence vaut aussi en France :

« Trop longtemps la politique étrangère et la politique d’aide au développement ont été confisquées par quelques experts. Il faudra de la transparence, il faudra débattre publiquement de ces questions car les Français ont le droit de savoir et de participer aux décisions qui les concernent. Ils ont le droit de savoir où va cet argent, comment il est utilisé, avec quelles garanties contre les gaspillages, contre la corruption et contre le détournement des aides. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« Il faudra cesser de plaquer sur les autres pays des modèles de développement dépassés dont nous ne voulons plus chez nous »

« Il faudra aussi cesser de plaquer sur les autres pays des modèles de développement dépassés dont nous ne voulons plus chez nous. Pourquoi, par exemple, l’énergie solaire est-elle si peu utilisée au Sud ? Au nom de quoi imposer des modèles basés sur les énergies fossiles alors que ces pays pauvres ont une énergie gratuite ? »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


Même raisonnement pour les circuits de l’aide :

« Il y a des choses intelligentes à faire en direct avec les gens, avec des circuits courts. Le concept du circuit court est applicable partout. Il est applicable en France. On le fait (…) dans nos régions en termes d'aides agricoles avec circuit court, directement avec les agriculteurs, pour l'agriculture biologique, pour les mutations agricoles. C'est pareil dans les pays pauvres ; les aides au circuit court, c'est tellement important que l'aide des pays riches arrive directement aux gens qui en ont besoin. »
Rennes, 29 juin 


Les femmes ont un rôle moteur à jouer :

« Le co-développement doit respecter le potentiel de ces régions et associer directement les populations concernées, en s’appuyant en particulier sur les femmes qui, dans certains pays, accomplissent 90% du travail de la terre mais n’ont droit qu’à 5% des crédits bancaires. Comment peuvent-elles se débrouiller ? Il faudra favoriser les micro-crédits, les partenariats directs, les circuits courts et leur contrôle, pour que l’argent aille là où il est bien utilisé, là où il est utile pour construire des écoles, pour réaliser des adduction d’eau, pour doter les villages et les familles d’équipements comme les réchauds fonctionnant à l’énergie solaire qui permettent de faire reculer la déforestation qui aggrave la sécheresse et la pauvreté. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« La question de l'immigration ne peut pas être déconnectée de la question du co-développement »

« La question de l'immigration ne peut pas être déconnectée de la question du co-développement. C'est par le droit des familles à vivre dignement dans leur pays d'origine que l'on mettra fin à l'immigration clandestine. Pour cela, il  faut réussir le développement des pays pauvres. »
Forum mondial des droits de l'Homme, Nantes, 10/13 juillet 2006


On ne peut pas célébrer le co-développement d’un côté et réclamer une « immigration choisie » de l’autre :

« Immigration choisie. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? On irait piller les cerveaux des anciennes colonies françaises après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières ? Ce n’est pas acceptable. L’intérêt de ces pays et le nôtre, c’est un co-développement fondé sur le respect de ce qu’ils sont, de leurs savoir faire, et sur le respect de nos obligations. C’est ainsi que nous pourrons négocier sereinement avec eux une politique de régulation des migrations internationales. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


La coordination européenne est aussi importante pour le co-développement que pour la réponse aux flux migratoires :

« France, Italie, Espagne : nous sommes tous confrontés à une immigration en provenance d'Afrique et nous devons mettre en place des coopérations, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, et en même temps, penser les problèmes de co-développement avec l'Afrique de façon coordonnée. »
17 septembre 2006, Madrid 


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Ce que j'ai dit...
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Lundi 6 novembre 2006 1 06 /11 /Nov /2006 16:28

« Il serait grand temps d'engager les changements radicaux qui s'imposent »

« Il serait grand temps d'engager les changements radicaux qui s'imposent en matière de politique énergétique pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre […] »
Le Monde, « Canicule, les vraies causes », 2 août 2006

Le gouvernement de la droite est trop laxiste :

« Les récentes propositions [gouvernementales] d'allocation de quotas d'émission de CO2 aux différents secteurs industriels pour la période 2008-2012 (plan national d'allocation des quotas) marquent une augmentation par rapport au premier plan (2005-2007) […] alors qu'en toute logique, il fallait imposer une réduction pour contribuer à limiter les changements climatiques dont la canicule n'est qu'un symptôme. De nombreux experts avaient pourtant démontré qu'une réduction de 13 % de ces autorisations d'émission était tout à fait possible ! […]  Pour sortir de ce cercle vicieux, les citoyens et les collectivités locales attendent des mesures concrètes de promotion de l'habitat bioclimatique et des bâtiments de haute qualité environnementale (HQE), un soutien déterminant aux économies d'énergie et à la promotion des énergies renouvelables qui peuvent offrir le confort auquel chacun aspire en évitant d'aggraver les perturbations du climat de la planète.
Le Monde, « Canicule, les vraies causes », 2 août 2006


Un vice-Premier ministre chargé du développement durable ?

« Ce n'est pas en réglant des problèmes de structure gouvernementale que l'on règle des problèmes planétaires de cette importance. C'est dans une volonté politique globale au plus haut niveau, avec une volonté de rupture. Il faut imaginer dès maintenant la question de l'après-pétrole ; c'est-à-dire comment allons-nous vivre dans une société où il y aura moins d'énergie où il faut économiser cette énergie ? »
RTL, 2 août


« Il faut anticiper plutôt que subir les mutations, et faire le choix du développement économique : investir dans la recherche, créer de nouveaux métiers »

« Il faut anticiper plutôt que subir les mutations, et faire le choix du développement économique : investir dans la recherche, créer de nouveaux métiers… Ce défi  doit être vu comme une chance, et non pas  comme un handicap supplémentaire. La priorité, ce sont les économies d’énergie. Nous gaspillons environ 40% de l’énergie consommée dans une maison : 40%, c’est considérable. Là encore, les pays nordiques montrent l’exemple. Leurs maisons ne gaspillent pas d’énergie. Dans les industries, tout est recyclé, et cela, depuis très longtemps. Imaginez qu’en France, on en est encore à construire des incinérateurs. Dans l’Europe du Nord ou en Allemagne, c’est  terminé ».
Ikono, juillet 2006


L’Europe doit être moteur :

« Comment peut-on continuer à accepter que l’Europe ne respecte pas ses obligations inscrites dans le protocole de Kyoto ? Comment ne pas voir que c’est en unissant nos compétences et nos forces que nous pourrons préparer le plus rapidement possible l’après-pétrole et le passage aux énergies renouvelables ? Comment ne pas voir que, dans tous les pays européens, nous sommes confrontés aux mêmes problèmes de santé, souvent liés d’ailleurs à la dégradation de l’environnement ? Comment ne pas voir la crise avicole, les menaces sur la qualité et la sécurité alimentaires, les risques sanitaires qui en résultent ? Comment tolérer que, dans nos pays développés, une femme sur dix soit désormais frappée par le cancer du sein ? Et nous n’aurions pas la capacité, avec nos chercheurs et nos équipes de médecins, de mettre en commun nos moyens pour combattre les dangers qui pèsent sur notre environnement, pour faire reculer ces maladies souvent directement liées à la présence de pesticides dans l’alimentation ?
Mais si, nous en avons la capacité ! […] Nous avons une responsabilité d’autant plus grande que l’Europe dispose de beaucoup de moyens scientifiques et que l’on sait à quel point le réchauffement climatique creuse encore les écarts et les inégalités entre les pays : ceux qui souffrent déjà de la chaleur et de la sécheresse vont souffrir encore davantage. Et si nous n’y prenons pas garde, ces problèmes d’environnement seront demain des menaces supplémentaires pour la sécurité du monde. Voilà à quoi doit répondre l’Europe et nous y répondrons ».
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« La France pourrait devenir le pays de l'excellence environnementale »



« La France pourrait devenir le pays de l'excellence environnementale. Si des décisions rapides étaient prises dans le domaine de la fiscalité écologique, la France pourrait monter plus vite en puissance sur le plan environnemental. C’est dans les éco-industries que sont les emplois du futur. »
Poitiers, 14 septembre 2006, Expérimentation de TER fonctionnant avec 30% de diester


Appliquer systématiquement le principe pollueur/payeur :

« Non seulement, il faut appliquer ce principe, mais aussi accélérer la mutation de l’agriculture vers l’agriculture biologique. Aujourd’hui, c’est un créneau assez étroit. La région Poitou-Charentes s’est massivement engagée dans l’agriculture biologique. Il faut sortir d’une agriculture subventionnée sur des  critères de productivité ».
Ikono, juillet 2006


Interdire la culture des OGM à l’air libre :

« Au nom du principe de précaution, et parce que la dissémination des OGM a un impact qui n’est pas totalement maîtrisé. Il peut y avoir aujourd’hui des cultures OMG en plein champ, sans même que les maires ou les habitants en soient informés. En revanche, il ne faut pas tomber dans l’obscurantisme qui consiste à arrêter toutes les recherches. Il faut aussi poser la  question de l’impact de l’utilisation des OGM sur les rapports Nord-Sud ».  
Ikono, juillet 2006


« Notre opposition aux essais d’OGM en plein champ (…) ne procède naturellement d’aucun obscurantisme hostile à la science mais d’un principe de responsabilité à la fois alimentaire et économique… Dans ce domaine comme dans d’autres, la droite, qui diffère d’année en année la transposition d’une directive européenne de bon sens, préfère malheureusement le culte du secret au choix de la transparence. Pourtant, de nos jours, la candeur scientiste du 19ème siècle n’est plus de mise et la vraie modernité consiste à se poser à temps les bonnes questions en n’abandonnant pas aux experts et aux lobbys le monopole de décisions qui concernent toute la société ».
Université d’été d’Attac, 25 août 2006

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Ce que j'ai dit...
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Lundi 6 novembre 2006 1 06 /11 /Nov /2006 00:24

      Lors du journal télévisé de 20h00 sur TF1, Jack Lang, Député du Pas de Calais, ancien Ministre de l’Education Nationale, ancien Ministre de la Culture a déclaré son soutien à la candidature de Ségolène Royal lors d’une interview accordée à Claire Chazal.

 

            Il s’est dit guidé par la seule volonté de battre la Droite, Sarkozy et Le Pen. « Ségolène est celle qui est en mesure de conduire la bataille et de l’emporter dès le premier tour lors du scrutin interne » a-t-il aussi déclaré ajoutant qu’une femme à l’Elysée serait une source de rayonnement pour la France.

 

            Il est à noter que Jack Lang avait été un proche de Laurent Fabius mais que les deux hommes s’étaient éloignés suite à leurs différences de vues au sujet du référendum sur le Traité Constitutionnel.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Les Soutiens de Ségolène
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Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /Nov /2006 16:05

     Dans une lettre envoyé aux militants socialistes de la 5ème circonscription de notre département, Gilles Catoire, Maire de Clichy-la-Garenne et Conseiller Général, indique pourquoi il votera pour Ségolène Royal le 16 novembre.

 

 

 

 

                « Dans le contexte actuel de crise urbaine que connaît notre pays, l’électorat populaire attend les des Socialistes un message clair dont le contenu est celui du projet socialiste. Mais pour gagner la bataille nous avons besoin d’un décodeur performant doté d’un amplificateur puissant. »

 

 

 

 

                Gilles Catoire réaffirme son estime pour chacun des candidats et qu’il soutiendra celui ou celle que les Socialistes choisiront comme candidat à la Présidentielle. Il sait que quelque soit le candidat socialiste choisi, il ou elle ne sera pas encensé par les médias du département soumis aux « faux-semblants de la politique de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité » et à « l’hypocrisie de Villepin en matière sociale ». Il indique aussi qu’il se reconnaît tout à fait dans la priorité donnée à la démocratie participative.

 

 

 

 

                « Ségolène Royal est aujourd’hui la mieux placée pour faire passer notre message socialiste. »

 

 

 

 

                Gilles Catoire conclue en écrivant ceci : « Après la victoire des Socialistes en Autriche et la réélection de Lula au Brésil, la bataille que nous allons mener en France prendra aussi une dimension internationale sur notre planète menacée par des risques de guerre et le réchauffement climatique ».

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Les Soutiens de Ségolène
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Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /Nov /2006 14:45

 

A compter de ce jour et jusqu’au jour du vote des militants socialistes, Montrouge a du Désir publie les condensés des verbatims de Ségolène Royal intitulés « Ce que j’ai dit… ». Dés aujourd’hui, nous mettons en ligne celui sur l’Europe.

 

 

Ce que j’ai dit sur l’Europe…

 

 

« L’Europe est le seul acteur qui puisse équilibrer les relations internationales dans le sens de la paix »

« La paix. On dit que cet objectif ne correspond plus à la réalité. C’est faux. Certes, il ne s’agit plus de réconcilier la France et l’Allemagne. Mais, à l’Est de l’Europe, la perspective de rentrer dans l’Union européenne a joué un rôle décisif pour apaiser les vieilles haines nationales, toujours promptes à se réveiller, comme l’a montré le contre-exemple yougoslave. Aujourd’hui, on le voit au Liban, le monde a besoin de l’Europe, seule puissance pacifique capable de représenter une alternative à l’hyper puissance américaine. (…) Il est dans la nature d’une puissance solitaire et sans contrepoids de décider unilatéralement et d’être tentée par l’usage de la force. L’ordre international a besoin d’équilibre. (…)
L’Europe est le seul acteur qui puisse équilibrer les relations internationales dans le sens de la paix. Il ne faut donc pas se résigner à l’impuissance et aux divisions actuelles même si celles-ci sont enracinées dans des années d’histoire diplomatique. Le Moyen Orient, l’Afrique, la Russie sont nos voisins : l’Europe doit définir sa politique à leur égard. La France doit sans relâche œuvrer à faire émerger des positions communes à 25 et, si c’est impossible, se donner les moyens d’agir avec le plus grand nombre d’Etats décidés à défendre les mêmes valeurs et le même souci de paix et d’équilibre. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale


« Rétablir immédiatement les aides européennes aux palestiniens »

« Je pense qu’il faut rétablir immédiatement les aides européennes aux palestiniens. Si le désespoir s’installe, la guerre civile aussi. Compter sur cette perspective pour éliminer le Hamas est irresponsable. Je suis au demeurant convaincue que les peuples israéliens et palestiniens veulent la paix. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale


« Une conférence internationale pour la paix au moyen orient »

« Je souhaite que l’Europe prenne l’initiative de proposer une conférence internationale pour la paix au moyen orient, dans le même esprit dans le même esprit que la conférence tenue à Madrid en 1991. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale


«  Les Européens ne veulent pas d’une compétition entre les Etats membres »

« Les Européens ne veulent pas d’une compétition entre les Etats membres à travers les instruments de la fiscalité et du droit social, ou plutôt de l’absence de droits sociaux. Ils ne veulent pas d’un modèle européen qui soit la lutte de tous contre tous. Le résultat serait non pas le triomphe de quelques pays mais l’enrichissement d’un petit nombre d’individus et, partout l’affaiblissement des capacités de redistribution et de solidarité, au détriment des plus faibles et de la cohésion sociale. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale


« Desserrer le carcan budgétaire »

« Il faut desserrer le carcan budgétaire pour que les investissements qui préparent l'avenir n'entrent pas dans le calcul des déficits. Quand la Suède, dans les années 1990, était en pleine crise avec un chômage massif, elle a investi dans la recherche et le développement. Pendant deux ans, cela a fait des déficits provisoires, mais ils sont sortis de la crise et ont maintenant moins de 5 % de chômage. »
Le Monde, 23 juin 2006


« L’Europe par la preuve »

« Plus encore que de règles techniques, c'est d'une vraie volonté politique dont nous avons besoin pour construire ce que j'appelle l'Europe par la preuve, qui conjugue l'émulation (stimulante), l'harmonisation (sociale et fiscale) et la mutualisation (champions industriels, programmes de recherche, bonnes pratiques managériales et sociales). »
Le Monde, 23 juin 2006


« Un programme européen d’investissement massif en faveur des énergies renouvelables »

« Nous pouvons nous rassembler sur l’urgence d’assurer la sécurité et la diversité des approvisionnements, l’importance des économies d’énergie et la nécessité de peser ensemble dans des négociations avec les pays producteurs. En outre, un programme européen d’investissement massif en faveur des énergies renouvelables doit être rapidement élaboré, débattu et mis en œuvre.»
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale


« Stimuler l’Europe de la recherche »

« Stimuler l’Europe de la recherche. L’Europe continue à avoir du retard sur les Etats-Unis en matière de recherche-développement. Or, la recherche est l’élément clé pour assurer la compétitivité de l’Europe et une croissance durable comme cela a été bien souligné dans la stratégie de Lisbonne. L’éparpillement des budgets et souvent leur faiblesse dans les Etats membres, la mise en concurrence des équipes alors que des synergies seraient plus efficaces sont responsables des faiblesses actuelles. Il faut promouvoir et renforcer, lorsqu’elle existe, une logique de réseaux entre équipes de recherche, et augmenter très fortement le budget de la recherche dans le prochain budget européen. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale


« Réorienter la PAC vers la qualité, la protection de l’eau, le maintien des territoires »

« La PAC ne freine pas aujourd’hui la destruction de l’environnement et accélère la désertification. Proposition : il faut réorienter la PAC vers la qualité, la protection de l’eau, le maintien des territoires. La régionalisation des aides est l’un des moyens. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale


« Le modèle social européen »

« Un niveau de vie amélioré, une sécurité renforcée dans la vie professionnelle, le droit à une formation de qualité tout au long de la vie, le strict respect des libertés syndicales, voilà des éléments essentiels de ce que doit être le modèle social européen (…). Proposition : il faut porter l’idée de minima sociaux dans tous les pays européens (…). Nous devrions mettre en place des critères de convergence sociale pour mesurer les progrès réalisés en matière de salaires, d’emploi, de conditions de travail, d’égalité hommes/femmes, d’accès à la formation professionnelle et de santé au travail. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale


Immigration : « mettre en place des coopérations et penser les problèmes de co-développement avec l'Afrique de façon coordonnée »

« Cette question extrêmement difficile devrait être réglée en coopération avec les pays du Sud de l'Europe : France, Italie, Espagne. Nous sommes tous confrontés à une immigration en provenance d'Afrique et nous devons mettre en place des coopérations, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, et en même temps, penser les problèmes de co-développement avec l'Afrique de façon coordonnée. On ne règlera pas l'émigration de la misère en laissant de côté la question du co-développement. »
RTL, 14 septembre 2006


« Une réforme institutionnelle permettant à l’Europe de fonctionner à 27 est nécessaire »

« Le traité est caduc. Une réforme institutionnelle permettant à l’Europe de fonctionner à 27 est nécessaire. Chacun sait bien, toutefois, que ni les Français ni les Néerlandais ne revoteront sur le traité constitutionnel (…). L’idéal serait : réussir l’Europe par la preuve, (puis lancer) un débat sur les objectifs de l’Europe sous présidence allemande (…). La présidence française lancerait une convention chargée de rédiger le texte de la réforme institutionnelle qui serait présenté aux peuples, le même jour, suivant la procédure que chaque pays aura choisie. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale

 

 

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Ce que j'ai dit...
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Jeudi 2 novembre 2006 4 02 /11 /Nov /2006 14:48

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Réunions Publiques et Meetings
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