Dans un soucis de transparence et afin que chaque citoyen et en particuliers, les professeurs qui s’investissent tous les jours dans de forts mauvaises conditions de travail, puisse se faire une opinion sur les projets de Ségolène Royal « Montrouge a du Désir » vous donne le lien vers la vidéo pirate dans sa version non tronquée.
http://www.dailymotion.com/video/xmhj2_segolene-royal-a-angers-integrale
1- Cette déclaration met le doigt sur deux problèmes cruciaux pour la réussite scolaire :
- la question d’une prise en charge plus soutenue des collégiens, là où il y a de la difficulté scolaire, au delà des heures de cours, pour leur permettre de faire leurs devoirs dans l’enceinte du collège et de bénéficier d’une assistance personnalisée. L’une des cause des inégalités scolaires tient à ce que tous les élèves n’ont pas, dans leur famille, un cadre et un soutien appropriés pour faire leurs devoirs. Et les risques de décrochage, notamment en 6ème et 5ème sont très grands ;
- la question de la marchandisation de l’enseignement que traduit le développement extraordinaire du soutien scolaire privé, organisé par des entreprises privées qui ont recours à des enseignants du public : 30% des lycéens et 20% des collégiens y ont recours, pour un marché de l’ordre de 2 milliards d’euros. Seules les familles qui en ont les moyens y ont accès, et la déduction fiscale de 50% ne bénéficie bien entendu qu’aux familles qui paient l’impôt sur le revenu.
2 - Ce qui a été coupé par le "Pirate":
- il n’est pas question d’augmenter le temps de travail des enseignants : il s’agit de l’aménager ; et d’ailleurs les enseignants des collèges où la difficulté scolaire est forte sont demandeurs d’une réflexion sur leurs conditions de travail, qui ne leur permettent plus d’assurer correctement la transmission des savoirs ;
- il n’est pas question d’imposer une réforme d’en haut : c’est un « pacte avec les organisations syndicales » qu’il faut rechercher ;
- il n’est pas question d’une mesure générale et uniforme, qui n’aurait pas de sens, tant les situations des collèges sont contrastées : les aménagements seront progressifs, et pourront ne concerner que les « nouvelles générations d’enseignants » et les enseignants volontaires ;
- il n’est pas question de faire travailler gratuitement les enseignants pour du soutien scolaire : c’est pour les familles que le soutien scolaire doit être gratuit.
3 - Cette déclaration est totalement en phase avec le projet socialiste :
- « Nous favoriserons l'accompagnement de tous les élèves pour prendre en compte leur diversité par des pédagogies différenciées. Nous renforcerons les dispositifs d'accompagnement scolaire qui permettent d'acquérir les notions de base, dans les premières années de l'Ecole primaire. Nous investirons dans les technologies éducatives pour personnaliser l'enseignement ».
- « Nous développerons toutes les formes d'aide gratuite pour lutter contre la marchandisation de l'école (études encadrées, assistances personnalisées, etc.) en réalisant l'avènement d'une société éducative partagée grâce à la participation de tous les partenaires de l'école : collectivités locales et associations d'éducation populaire ».
- « Nous ferons évoluer le collège afin qu'il ne soit plus le lieu du tri social : en instaurant une meilleure transition entre l'école élémentaire et le collège, en proposant aux élèves un véritable choix d'orientation ».
- « Nous reverrons le fonctionnement général des Zones d'Education Prioritaires en renforçant les moyens financiers, en diminuant le nombre d'élèves par classe, en formant spécialement les enseignants des ZEP, en leur offrant des perspectives d'évolution de carrière, en leur donnant les moyens de rester davantage dans les établissements (aménagement des locaux) ».
- « Les personnels de l'Education nationale concourent, chacun à leur place, à la réussite scolaire. Les enseignants ont un rôle majeur dans la transmission du savoir et dans l'éducation des futurs citoyens. Les conditions de leur métier ont profondément changé. Il faut en tenir compte. Nous proposons de créer une gestion des ressources humaines (accompagnement des enseignants en difficulté, formation continue, mobilité des carrières…) et de redéfinir les missions des enseignants afin de répondre aux attentes et aux besoins de la société ».
Il est à noter, qu’une fois de plus, la déclaration de Ségolène Royal a été coupée au montage et sortie de son contexte. Ce n’est pas une méthode nouvelle de la part de ses détracteurs. Après tout, n’ont-ils pas tenté de faire croire que Ségolène Royal n’avait aucune positions sur l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne ? Il suffisait de lire la réponse dans son entier, sans la coupe faite par les reporters de la Télévision pour constater que Ségolène Royal est pour l’adhésion de la Turquie sous conditions qui sont, entres autres, la reconnaissance de Chypre, les Droits de l’Homme etc…
Si vous êtes socialiste, je vous invite à mesurer ceci : Un débat doit se faire sur les idées et sur les aptitudes d’un candidat pas sur des on dit, des rumeurs et des vidéos pirates. Ségolène Royal veut mettre en place une République du Respect dont le moteur sera la Démocratie Participative et c’est cette idée là qui fait peur à certaines personnes en place.
Le 16 novembre, le premier pas vers notre victoire du 6 mai 2007 sera de voter massivement pour investir Ségolène Royal.
Demain, nous mettrons en ligne un résumé des autres délcaration de Ségolène Royal sur l'Ecole.
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MONTROUGE A DU
DESIR
« Cette droite s'est faite sur le thème de la sécurité ; c'est la faillite sur toute la ligne. Il n'y a jamais eu autant d'agressions sur les personnes, jamais autant d'agressions sur les biens. Jamais autant d'insécurité au quotidien, notamment dans les quartiers les plus sensibles. Aucun problème n'est d'ailleurs réglé actuellement dans les cités. »
« Il y a d'abord une montée très grave des insécurités, et même un système de production de délinquance de masse avec ce ministre de l'Intérieur. Ce système-là est en faillite, parce qu'il ne joue que sur la répression. Il faut de la répression juste, mais encore faut-il que lorsque les policiers et lorsque les juges font leur travail, qu'ils aient des outils de placement de ces mineurs. Aujourd'hui lorsqu'un policier a fait son travail, interpellé un mineur délinquant, lorsque le juge fait son travail et a sanctionné un mineur délinquant, où met-il ce mineur ? La droite avait promis la construction de centres éducatifs fermés. Il y en a eu 1 de construit. Aujourd'hui, lorsqu'un policier voit que son travail n'a servi à rien, lorsqu'un juge voit qu'il faut attendre 8, 9, 10 mois avant que sa décision soit appliquée, c'est le service public qui est bafoué. »
« Il y a trois formes de violence. Il y a la violence qui est l'expression d'une émotivité parce qu'on est humilié, il y a la violence qui est l'expression d'une déstructuration de l'identité et puis il y a la violence prédatrice, celle du délinquant, sur laquelle il n'y a aucune espèce de complaisance à avoir, mais sur les deux premières la République elle peut agir. »
« La tentation de l’extrême-droite est très forte car trop de gens ont le sentiment d’être tirés vers le bas. Il y a aujourd’hui une attente exaspérée pour stopper le sentiment d’être rétrogradé. Le vécu quotidien de la violence est devenu trop prégnant. Il y a une forme de saturation, de vigilance permanente. Trop de gens sont exposés au qui-vive permanent : à l’école, dans les quartiers, dans les familles… Et qui sentent, même quand ils s’en défendent (et il y a ici une partie de notre électorat), parce qu’ils sont exaspérés par cette violence quotidienne, cette agressivité verbale, que, petit a petit, ils sont tirés, malgré eux, vers le rejet des autres. »
« C'est insupportable la façon dont sont traités les jeunes. (…) Il faudra nouer un nouveau contrat avec les jeunes de ce pays pour leur dire qu'on a besoin d'eux. On a besoin de tous ceux qui sont dans les cités, dans les quartiers avec 60% de taux de chômage, qui ont des compétences, qui ont des talents, qui ont de la vitalité, qui ont de l'énergie à revendre. La France, c'est aussi tous ces jeunes et il faudra leur donner leur place, non pas parce que c'est un droit pour eux et c'est déjà beaucoup de leur donner leurs droits, mais parce que c'est la chance de la France, c'est l'avenir de la France. Cet avenir, nous le construirons ensemble. »
« Il y a des quartiers entiers qui n’ont plus de médecins, généralistes, ni spécialistes, Il faut réinventer de nouvelles structures de santé dans les quartiers. Je pense qu’il y a des médecins qui seraient favorables à un statut de salarié pour offrir la médecine au long cours, gratuite, pour les actes les plus élémentaires de la vie, et notamment pour la médecine des enfants. Je crois qu’il faut une médecine gratuite de proximité dans ce qu’on appelait autrefois des dispensaires. »
« La France est inaudible parce qu'elle ne met en oeuvre ni chez elle ni dans sa politique étrangère ce qu'elle proclame à l'extérieur. Les beaux discours de Jacques Chirac sur les Droits de l'Homme ou sur l'environnement ne sont pas appliqués. Cela ridiculise notre pays et ruine sa crédibilité. Avec François Mitterrand, la France tenait son rang parce qu'on la créditait encore d'une vision en phase avec son histoire et avec l'état du monde. Il faut redonner à la France une voix qui porte. Elle l'aura si elle est capable d'éclairer sans passéisme les transformations que nous vivons, si elle affirme une ambition sans arrogance et conforme ses actes. »
« Je veux, avec vous, une France forte, qui retrouve sa place dans le monde et dans l’Europe. Parce que la France a besoin d’Europe pour mieux faire face aux dérives de la mondialisation. La France a besoin d’Europe pour être en paix à l’intérieur et sereine à l’extérieur, sans agressivité mais sans concession non plus sur ce que doit être son rôle.
« Le monde actuel est instable et dangereux. La fin de la guerre froide ne l’a pas pacifié.
« Je souhaite que l’Europe prenne l’initiative de proposer une conférence internationale pour la paix au moyen orient, dans le même esprit dans le même esprit que la conférence tenue à Madrid en 1991. »
« Elle est là l’utopie réalisable de ce siècle : que les pays pauvres et notamment ceux d’Afrique sortent de la misère grâce à un co-développement mieux pensé, plus solidaire et plus efficace. C’est là que se situe la vraie réponse au problème des migrations de la misère. C’est là qu’il faut remettre de la morale universelle. »
« Il faut repenser de fond en comble la coopération et l'aide au développement, en se concentrant sur quatre enjeux majeurs : l'eau, l'école, l'environnement, la santé, et en favorisant les micros-crédits. Les femmes sont aux avant-postes de ces sujets. En Afrique, elles assurent 98 % du travail de la terre mais bénéficient seulement de 5 % des aides. Il faut court-circuiter les Etats corrompus et aller directement vers les sociétés, notamment les réseaux de femmes. C'est une utopie réalisable. »
« Il faudra aussi cesser de plaquer sur les autres pays des modèles de développement dépassés dont nous ne voulons plus chez nous. Pourquoi, par exemple, l’énergie solaire est-elle si peu utilisée au Sud ? Au nom de quoi imposer des modèles basés sur les énergies fossiles alors que ces pays pauvres ont une énergie gratuite ? »
« La question de l'immigration ne peut pas être déconnectée de la question du co-développement. C'est par le droit des familles à vivre dignement dans leur pays d'origine que l'on mettra fin à l'immigration clandestine. Pour cela, il faut réussir le développement des pays pauvres. »
« Il serait grand temps d'engager les changements radicaux qui s'imposent en matière de politique énergétique pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre […] »
« Non seulement, il faut appliquer ce principe, mais aussi accélérer la mutation de l’agriculture vers l’agriculture biologique. Aujourd’hui, c’est un créneau assez étroit. La région Poitou-Charentes s’est massivement engagée dans l’agriculture biologique. Il faut sortir d’une agriculture subventionnée sur des critères de productivité ».
« Au nom du principe de précaution, et parce que la dissémination des OGM a un impact qui n’est pas totalement maîtrisé. Il peut y avoir aujourd’hui des cultures OMG en plein champ, sans même que les maires ou les habitants en soient informés. En revanche, il ne faut pas tomber dans l’obscurantisme qui consiste à arrêter toutes les recherches. Il faut aussi poser la question de l’impact de l’utilisation des OGM sur les rapports Nord-Sud ».
A compter de ce jour et jusqu’au jour du vote des militants socialistes, Montrouge a du Désir publie les condensés des verbatims de Ségolène Royal intitulés « Ce que j’ai dit… ». Dés aujourd’hui, nous mettons en ligne celui sur l’Europe.
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