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Samedi 28 octobre 2006 6 28 /10 /Oct /2006 02:30

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PARIS (AFP) - Patrick Bloche, premier secrétaire de la fédération socialiste de Paris, la plus importante du parti, a annoncé vendredi qu'il voterait le 16 novembre en faveur de Ségolène Royal, qui "tente de réaliser un rêve abandonné depuis 45 ans, reconquérir l'électorat populaire".

Patrick Bloche, qui avait refusé d'officialiser son soutien avant le débat parisien en dépit de rumeurs insistantes, souligne encore dans une interview au Monde: Ségolène Royal "s'est imposée à moi comme une évidence politique".

 

"Pour empêcher le danger Sarkozy, les socialistes ne peuvent pas se contenter du seul rejet de la politique de la droite", dit-il.

 

Il estime par ailleurs que "pour éviter le spectre du 21 avril 2002, il faut pousser plus loin les feux sur un certain nombre de sujets que ne le fait le projet socialiste", et qu'à cet égard Ségolène Royal "réintroduit la prise de risque dans l'action politique".

 

"Par rapport au procès de populisme qui lui est intenté, elle tente de réaliser un rêve abandonné depuis 45 ans : reconquérir l'électorat populaire", ajoute-t-il.

 

Il fait valoir aussi que "compte tenu de la diversité de la fédération", son positionnement n'est pas "une consigne".

 

Début octobre, il avait également indiqué que "Paqis n'est pas dans une culture où on peut préempter le choix de la fédération par une survalorisation du choix du premier secrétaire fédéral".

 

M. Bloche "regrette" par ailleurs les comportements des militants jeudi soir au Zénith. "C'est inacceptable que Ségolène Royal et dans une moindre mesure Laurent Fabius aient été l'objet de huées et d'invectives", dit-il.

 

 

 
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Les Soutiens de Ségolène
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Mercredi 25 octobre 2006 3 25 /10 /Oct /2006 13:09

             On entend souvent ici et là des questions sur la démocratie participative. Beaucoup se demandent d’où ça vient et si ce n’est pas détruire la démocratie représentative.

 

 

 

            Tout d’abord, la démocratie participative n’est pas une nouvelle lubie de Ségolène Royal. Cette démocratie participative est inscrite dans le projet socialiste et elle est inscrite dans les gènes du Socialisme depuis fort longtemps.

 

 

 

Dans quelques années quand la plupart des écoles nécessaires auront été construites demain, quand les maîtres seront payés par l'État, quand le souvenir des sacrifices consentis par les communes et des droits que ces sacrifices leur conféraient aura disparu, que verrons-nous ? Je le crains : insouciance des communes et arrogante tutelle de l'État. À l'avenir, les programmes seront discutés bien loin des familles, tout contrôle leur échappera et, même, jusqu'à la pensée d'en exercer un. Le peuple sera obligé de subir passivement un enseignement qu'il n'aura pas préparé. Lorsque la commune aura pourvu à toutes ces obligations envers l'État, lorsqu'elle aura créé le nombre d'écoles publiques exigé par celui-ci, qu'elle ait encore le droit, à ses frais et sans sortir de la laïcité, d'instituer des écoles d'expériences ou des programmes nouveaux, que des méthodes nouvelles puissent être essayées, ou des doctrines plus hardies puissent se produire. Laissez au contraire à quelques municipalités la gestion de quelques écoles indépendantes, et les municipalités mettront, tous les jours, les familles en face de l'éducation ! Jean Jaurès, 21 octobre 1886

            Cette citation du grand tribun qui pour la première fois avait réalisé l’unité du mouvement ouvrier en France pose tout le problème du juste équilibre entre la démocratie représentative (celle présente dans nos Institutions) et la démocratie participative.

 

 

 

            A noter que, à l’époque des lois Ferry sur l’instruction obligatoire, si le contenu de la loi était non négociable, on a fait participer les Maires, les Conseils Municipaux et les citoyens ne fût-ce que pour la construction des écoles dans beaucoup de villages (les communes devant les financer). Mais Jaurès savait qu’on était dans un Etat jacobin et qu’une fois que tout reviendrait à l’Etat central une fois le système mis en place.

 

 

 

            Jaurès, parle donc bien de libérer les initiatives locales, il y’a 120 ans !

 

 

 

            Mais ce n’est pas fini, ces jours derniers, Ségolène Royal a fait une proposition courageuse, qui pousse véritablement à réfléchir sur le fonctionnement de notre démocratie : celle des Jurys Citoyens.

 

 

 

            Je vous livre telle que l’explication qu’elle en donne :

 

 

 

« (…) Je suis de prés, depuis quelques années les diverses formes et mécanismes de démocratie participative : les budgets participatifs, les jurys de citoyens, les conférences de consensus à la suédoise. J’organise, à Poitiers, depuis deux ans, un colloque annuel consacré à la démocratie participative. Avec des chercheurs, des praticiens et des chercheurs venus du monde entier.
Tous ces dispositifs de démocratie participative ont en commun de reconnaître la capacité d’expertise légitime des citoyens et de créer les conditions d’une délibération informée.
La démocratie participative ne s’arrête pas à la seule phase “amont” : préparation de la décision, décision, action : “écouter pour agir juste”. Pourquoi ne pas l’utiliser pour évaluer les résultats de l’action publique ?
La responsabilité politique est mise en cause à chaque renouvellement électoral puisque les citoyens peuvent sanctionner les élus qui n'ont pas rempli leurs obligations.
Il n'y a aujourd’hui pas d'évaluation au long cours de l’action publique.
J’ai proposé de créer des jurys de citoyens qui évalueraient les politiques publiques, par rapport à la satisfaction des besoins, ou par rapport au juste diagnostic des difficultés qui se posent, non pas dans un sens de sanction, mais pour améliorer les choses.
Ces jurys de citoyens pourraient être constitués par tirage au sort. Comme dans la Grèce antique. »

 

 

            Ceci démontre que la démocratie participative est un concept beaucoup plus ancien qu’il ne semble et qu’il n’y rien de populiste ou de poujadiste là dedans mais qu’on est bien au cœur des fondamentaux du Socialisme et de la Démocratie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Démocratie Participative
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Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /Oct /2006 10:19

Désirs d'Avenir Hauts-de-Seine a le plaisir de vous convier à la grande réunion de soutien à la candidature de Ségolène Royal.

 

Cette réunion aura lieu en présence d'Arnaud Montebourg, Député de Saône-et-Loire, porte parole de Ségolène Royal.

 

 

 

Mardi 31 octobre 2006, à partir de 20H30

 

Espace Grésillons

 

30-40 rue François Kovac

 

Gennevilliers

 

 

Venez nombreux !

 Arnaud Montebourg est également l’animateur et fondateur du courant « Rénover Maintenant » et l’auteur du livre « Vers une Sixième République ».

 

 

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Réunions Publiques et Meetings
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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /Oct /2006 15:40

 

 

 

            Afin de rétablir la vérité, Montrouge a du Désir vous apporte la preuve irréfutable que Ségolène Royal a bien une opinion sur l’éventuelle adhésion de la Turquie à l’Union Européenne dans le futur. Il s’agit de la transcription intégrale des  propos tenus à ce sujet lors de la conférence de presse du 11 octobre. Alors que la presse a laissé croire que Ségolène Royal utilisait l’opinion publique comme un paravent, les propos in extenso de Ségolène Royal montrent une réalité différente. A vous de juger !

 

 

 

 

            Nous sommes donc au moment où Ségolène Royal vient de terminer son introduction et de développer ses idées pour l’Europe de demain.

 

 

 

 

            Un journaliste pose une première question :

 

 

 

 

 

 

Journaliste 1 : Est-ce que vous êtes pour ou contre, Madame Royal, la Turquie dans l’Union Européenne ? Réponse, courte, ce n’est pas nécessaire d’être longue.

 

 

 

 

S. Royal : Mais, rien n’est simpliste. Vous le savez, le processus est engagé. Il se terminera par un référendum, c’est ce qui est prévu. Un  certain nombre de conditions doivent être remplies et dans le cadre que je disais tout à l’heure, à la fois par rapport à l’inquiétude des opinions sur la stabilité des frontières de l’Europe, cette question sera débattue. Puisqu’il y’aura un référendum, la parole sera donnée au peuple français et ces questions là seront débattues. Il faudra sans doute, pour que le peuple français se prononce, avoir entre temps apporté un certain nombre de garanties.

 

 

 

Journaliste 1 : Je demande votre opinion, mais pas l’opinion du peuple français.

 

 

 

 

S. Royal : Mais je vous l’ai donnée. Mon opinion est celle du peuple français puisque c’est le peuple français qui doit se prononcer. Le processus doit se dérouler normalement. Le référendum ne sera pas facile, compte tenu de tout ce que j’ai dit tout à l’heure et à l’aspiration à une stabilité des frontières de l’Europe, mais il n’y a aucune raison de le stopper parce que la crédibilité de la parole publique est importante mais je crois qu’il va falloir beaucoup de travail, d’évolution pour que le peuple français se prononce positivement et ce travail est entre les mains de tous.

 

 

 

 

 

Journaliste 2 : J’ai une question liée à ce thème là. Vous avez annoncé que vous étiez favorable à cette proposition de loi que le Parti Socialiste va déposer demain, qui pénalise la négation du génocide arménien. Est-ce que cela veut dire que pour vous la Turquie doit d’abord reconnaître l’existence de ce génocide avant d’intégrer l’Europe ?

 

 

 

 

S. Royal : Je crois que c’est lié. La question de la reconnaissance de son Histoire a été aussi parfois douloureuse pour la France. La France a mis beaucoup de temps avant de reconnaître la torture en Algérie. La France a même essayé par l’intermédiaire de certains parlementaires de droite de faire voter une loi reconnaissant les effets positifs de la colonisation. Heureusement, cette loi a tourné court. C’est vous dire qu’en toute modestie, il faut reconnaître que ce n’est pas facile pour un pays de reconnaître un certain nombre d’exactions ou d’épisodes qui sont totalement contraires au respect de la dignité humaine. Dans les conditions qui sont posées à la Turquie par rapport aux droits de la personne humaine, la reconnaissance de la réalité de son Histoire en fait partie. Maintenant, on n’est pas obligé de le faire de façon brutale, provocatrice, donneuse de leçon, c’est pour cela que j’ai évoqué les leçons que la France a du tirer d’un certain nombre de choses. On pourrait en rajouter d’autres, elle a mis beaucoup de temps la France pour prononcer des excuses sur la rafle du Vel d’Hiv. Je crois qu’on n’a pas de leçons à donner aux autres. En même temps, il faut que les choses se fassent. Quand on a la possibilité de dire oui, il faut le faire aussi dans une logique à l’égard de laquelle les pays d’Europe doivent reconnaître la réalité de leur Histoire et apaiser les souffrances en posant des mots sur celles-ci par rapport à ceux qui les ont vécues. Je pense que c’est une bonne chose.

 

 

 

Journaliste 3 :Vous dites qu’il faut changer de méthode pour construire l’Europe. Or c’est vrai que vis-à-vis de la Turquie, on a l’impression d’une politique de volte face permanente de la part de la France, des socialistes d’ailleurs, comme de la droite. En 1999, tout le monde acceptait que la Turquie ait vocation à devenir membre de l’Union

 

 

Européenne. Depuis, les choses ont changé. Aujourd’hui, le vote de cette proposition

 

 

de loi apparaît, c’est vrai, comme une façon de montrer à la Turquie qu’elle n’a pas

 

 

vocation à devenir membre de l’Union Européenne. Est-ce que c’est là le sens de votre

 

 

message en votant cette proposition de loi, demain ?

 

 

S. Royal : Je pense que les deux choses ne sont pas liées mais je pense en même temps

 

 

qu’il ne faut pas en rabattre sur un certain nombre de valeurs, et donc il faut poser très

 

 

clairement les choses mais dans un esprit qui consiste à aider les pays à évoluer plutôt

 

 

qu’à leur donner des leçons. Il faut ni en rabattre sur les valeurs, ni fermer les yeux, ni

 

 

brutaliser les pays. C’est évident que si la Turquie doit un jour confirmer sa

 

 

candidature et entrer dans l’Europe, c’est évident qu’il faut qu’elle reconnaisse le

 

 

génocide arménien. Mais il y a bien d’autres sujets sur la question des convergences de

 

 

nos valeurs.

 

 

 

Journaliste 4 :Est-ce que l’arsenal juridique en France a besoin d’une telle démarche (proposition de loi visant à sanctionner la négation du génocide) ?

 

 

 

 

S. Royal : J’ai la chance d’avoir le Président du groupe socialiste à mes côtés qui peut

 

 

apporter son éclairage.

 

 

 

 

J-M Ayrault : La France a déjà reconnu le génocide arménien par une loi de 2001. On

 

 

fait comme si on découvrait que nous avions déjà proclamé solennellement par la voie

 

 

parlementaire cette situation historique douloureuse e encore une fois, il s’agit

 

 

simplement de compléter demain par un texte qui tient compte des risques de

 

 

négationnisme par rapport à ce que la loi précédente avait proclamé. Il ne s’agit de rien

 

 

d’autre et comme Madame Royal vient de vous le dire, on n’est pas là dans un acte

 

 

d’inimitié à l’égard de la Turquie, mais entre amis, il faut se parler franchement. Je

 

 

crois que les valeurs sont des valeurs communes à l’Union Européenne et qui donne de

 

 

la force au projet européen. Lorsque les circonstances s’y prêtent, à des amis comme la

 

 

Turquie, on dit les choses et ce n’est pas un irrespect à leur égard, mais au contraire un

 

 

acte de respect. (...)

N'hésitez pas à m'envoyer un mail si vous désirez recevoir le texte entier de la conférence de presse au format PDF.

 

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
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Vendredi 13 octobre 2006 5 13 /10 /Oct /2006 00:51

Et bien décidément, on va zouker pendant cette campagne !

 

            Après Classe Affaire et son « Ségolène » dont nous avons déjà parlé sur ce site, après « Strauss-Kahn y va gagner » sur l’air de « Zidane il a Tapé », voici un autre zouk en faveur de Ségolène Royal : « Ségolène Royal Mix » par « les Gars de la Royal » sur une musique de David Martial d’après « Célimène » de Gilles Sommaire et David Martial.

 

            Le score au zouk est donc :

 

 

-Ségolène Royal : 2

-Dominique Strauss-Kahn : 1

 

            Nous sommes toujours en attente du zouk de Laurent Fabius.

 

Pour écouter ce zouk, voir la vidéo et même avoir les paroles pour vos karaokés du samedi soir, cliquez sur le lien ci-dessous.

http://www.lesgarsdelaroyal.com/index.php/2006/10/10/32-c-est-pour-quoi
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Original et Amusant
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Vendredi 13 octobre 2006 5 13 /10 /Oct /2006 00:11
 

GuillemetsChères, chers camarades,

Au moment où je soumets ma candidature à vos suffrages, je voudrais vous dire à quel point je ressens ce mélange de gravité et de bonheur.

En effet, si vous en décidez ainsi, vous me confierez la plus belle des missions, celle d’incarner le changement et l’ardent devoir de victoire, en donnant aux Français un désir d’avenir.

Ce sont les socialistes qui peuvent accomplir l’audacieuse révolution de porter une femme à la tête de l’Etat et de parachever ainsi leur idéal de parité et de modernité.

La campagne sera victorieuse si nous le méritons. Beaucoup de Français ont le sentiment de ne plus être ni écoutés ni compris. La rénovation des méthodes, l’exigence d’écoute et de participation, les réformes précises et crédibles, les réponses apportées aux inquiétudes des catégories populaires détermineront non seulement le résultat pour gagner, mais surtout la confiance pour réussir.

Forts de nos convictions socialistes, nous sommes capables de rassembler toute la gauche et de mobiliser les Français.

Nous croyons, nous socialistes, que la globalisation financière appelle le renforcement de l’Etat : c’est la droite qui fait le choix de son désengagement et de la paupérisation des services publics.

Nous croyons, nous socialistes, que l’angoisse du lendemain et la précarité ne sont pas une fatalité : c’est la droite qui, par ses choix, fabrique de l’insécurité sociale.

Nous croyons, nous socialistes, que la société de la méfiance, des ghettos et des communautés rivales n’est pas une fatalité : c’est la droite qui affaiblit la République et porte atteinte au pacte social et à la laïcité.

Nous croyons, nous socialistes, que l’arrogance de gouvernement, le mensonge d’Etat et le mépris des citoyens ne sont pas une fatalité : c’est la droite qui fait le choix de l’autoritarisme, de la confusion et de l’irresponsabilité des pouvoirs, attisant la crise démocratique.

« Refuser le cercle de fatalité, le cercle de fer » disait Jaurès. C’est d’abord cela, le socialisme : s’arracher à la pesanteur des habitudes, porter une exigence de justice et de transformation sociale, garder au cœur une révolte vive.

Avant d’embrasser l’idéal socialiste, chacune et chacun d’entre nous s’est élevé contre une injustice qui lui semblait insupportable. Notre passion de l’égalité se nourrit de la flamme de ces refus.

Pour moi, ce fut le rejet de la place assignée aux femmes par la tradition qui m’a ouvert les yeux et a forgé à jamais mon engagement. De la maîtrise par la femme de son corps jusqu’au combat encore inachevé pour l’égalité professionnelle et politique, sans oublier le sort fait aux femmes asservies dans trop de pays du monde, ce combat illustre tous les autres. Mon adhésion au socialisme s’est aussi nourrie du spectacle révoltant d’une hiérarchie sociale où le privilège de quelques-uns l’emportait sur le droit de tous.

Et ce double refus m’a amenée à la certitude que l’émancipation passait par l’école et par la lutte jamais achevée pour une juste répartition des richesses.

Me présentant à vos suffrages, je crois honnête de vous dire quelques mots de ce que m’a appris l’expérience politique.

Je n’oublierai jamais l’allégresse de la campagne de 1981. J’ai eu la chance d’y participer, puis de travailler à l’Elysée tout au long du premier septennat de François Mitterrand.

Elue députée sans discontinuer depuis 1988 d’une circonscription rurale, je me suis battue pour l’égalité des territoires, affrontant le poids des conservatismes.

Dans mes fonctions ministérielles, je crois avoir démontré ce que signifie la morale de l’action et de l’efficacité.

Ministre de l’Environnement, j’ai agi avec fermeté contre les lobbys (loi sur l’eau et sur les déchets), mené des négociations âpres, notamment au Sommet de la Terre de Rio, et déjà soutenu les énergies renouvelables.

A l’Enseignement scolaire, dans le gouvernement de Lionel Jospin, je me suis battue pour une école plus juste, contre les violences scolaires, pour l’accès gratuit à la pilule du lendemain et pour l’intégration des enfants handicapés.

A la Famille, j’ai refondé une politique de gauche, réformé l’accouchement sous X, reconnu l’association des parents gays et lesbiens et favorisé la parité entre les deux parents, avec le congé de paternité

Présidente de Région, après avoir battu l’équipe de Jean-Pierre Raffarin, j’agis avec une majorité de gauche pour renforcer les solidarités, libérer les énergies et faire vivre une démocratie participative. Et j’en tire chaque jour la conviction qu’il faudra aller jusqu’au bout de la décentralisation.

Aujourd’hui, nous avons un grand rendez-vous démocratique.
Je sais la dureté du combat qui s’annonce.
Je ne la crains pas.
Car, je mesure l’espérance qui se lève dans le pays.
J’ai confiance dans notre capacité à joindre nos forces et à rassembler la gauche.
Ensemble, nous mériterons la confiance des Français et nous accomplirons ce changement profond qu’ils attendent : un pays créatif et accueillant à tous les siens et fier de sa diversité ; un Etat au service des citoyens garant d’un ordre social juste et de sécurités durables.

Le projet socialiste fixe les axes de notre politique pour la France et précise les engagements du prochain quinquennat. C’est notre projet, c’est notre bien commun.

De toutes les perspectives exigeantes qu’il ouvre, je retiendrai ici celles qui sont à mes yeux essentielles et que je porterai avec mes mots et mes convictions :

- Pour l’emploi : seule la gauche est capable de relancer la croissance et la confiance en augmentant le pouvoir d’achat car la justice sociale n’est pas un handicap mais un facteur de compétitivité, en investissant dans la Recherche et l’innovation, en choisissant résolument l’excellence environnementale, riche d’activités et de métiers nouveaux.

- Pour le pouvoir d’achat : les socialistes doivent moins taxer le travail que le capital. Pourquoi, sinon, se proclamer socialistes ? La gauche ouvrira donc une conférence salariale qui, au-delà de la nécessaire et évidente augmentation du SMIC, confortera tous les salariés, et notamment les plus modestes, dans leur travail et renforcera aussi notre économie. Le succès de cette conférence les incitera puissamment à adhérer au syndicat de leur choix. Mon objectif, c’est qu’avec un syndicalisme de masse, une démocratie sociale fondée sur des règles se mettra en place.

- Pour l’école : l’égalité réelle, c’est de tenir pour tous ses élèves la promesse républicaine de réussite. C’est une offre scolaire de qualité sur tout le territoire, c’est le refus que la ségrégation scolaire redouble la ségrégation spatiale et urbaine. C’est le service public de la petite enfance, la lutte contre le décrochage scolaire, des moyens renforcés pour ceux qui en ont le plus besoin, un soutien scolaire individuel et gratuit, l’augmentation de la présence adulte dans les établissements. La France doit aimer tous ses enfants, d’où qu’ils viennent, où qu’ils aient grandi, dans la diversité de leurs talents. Les jeunes sont notre avenir, et je ne me résignerai jamais à regarder un enfant ou un adolescent, quoi qu’il ait fait, comme perdu à jamais. Il nous revient, à nous adultes, de leur rendre confiance lorsqu’ils la perdent, de les remettre sur le chemin lorsqu’ils dévissent. Fermement et affectueusement.

- Pour l’excellence environnementale : je veux faire de la France un pays exemplaire en Europe et dans le monde dans la lutte contre le réchauffement de la planète, la gestion de l’eau, la priorité aux énergies renouvelables, le développement des transports propres, le traitement des déchets et la mise en place d’une véritable fiscalité écologique.

- Contre la violence : nous devons être lucides et implacables contre toutes les délinquances et contre toutes les causes qui conduisent aux comportements délinquants. Ce sont nos concitoyens les plus démunis qui en sont les principales victimes ; ceux qui souffrent ne doivent plus être abandonnés à leur sort.

Avec vous, je veux une France qui retrouve sa place en Europe et dans le monde.

Quels qu’aient été nos votes lors du referendum de l’an dernier, nous voulons une Europe plus concrète, plus protectrice, et donc moins libérale : une fiscalité écologique, un vrai gouvernement économique qui ne soit plus soumis à la Banque centrale européenne, une régionalisation de la PAC, une réforme du Pacte de stabilité.

Dans un monde instable où le terrorisme et le risque de dissémination nucléaire menacent la paix, alors que les peuples aspirent à la justice et à la dignité, la France doit renforcer son rôle. Aider les pays pauvres à vaincre la misère en les traitant comme des partenaires égaux et en conduisant avec eux un co-développement efficace : cette utopie concrète est à notre portée et la France doit en donner l’exemple, pour construire ainsi, également, une politique d’immigration partagée.

Pour assurer le succès de notre projet, nous avons besoin d’une nouvelle République qui s’appuie sur une démocratie représentative rénovée, et la fin du cumul des mandats, sur une démocratie plus participative, et sur une décentralisation aboutie. Décider aujourd’hui, et notamment au plus niveau de la République, c’est assumer pleinement sa responsabilité, partager le pouvoir, l’organiser démocratiquement et reconnaître à chacun un droit égal à s’occuper des affaires communes.

Voilà ce que je vous propose de réaliser ensemble.

Voilà le sens du combat que je suis prête à conduire avec vous.

Fidèlement.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Profession de Foi
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Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /Oct /2006 14:51

    Vendredi soir, avec une très grande simplicité et avec des arguments très forts, Ségolène Royal a déclaré sa candidature à la candidature.

     Nous reproduisons ici l'intégralité de son intervention à Vitrolles, ville reprise en 2001 à l'Extrême Droite.

     Vous pouvez aussi cliquer sur le lien ci-dessous pour visionner la vidéo.

http://www.segoleneroyal2007.net/article-4004410.html

 

 

Seule, je ne peux rien, mais si nous sommes de plus en plus nombreux, alors tout devient possible !

Chers amis, chers camarades,

Merci d’abord pour le bonheur de votre présence.
Merci aux organisateurs de cette soirée, Eugène Caselli et Patrick Menucci, les artisans inlassables d’un soutien des premiers jours qui n’a jamais manqué.

 

Merci pour la présence de nombreux élus d’ici, de ce département, et d’ailleurs, que je reconnais dans la salle.

Et puis merci à toi, Jean-Noël, dont les mots justes et forts viennent de faire écho à ceux de Pierre Mauroy et de nombreux élus et militants du Nord qui m’ont rejointe hier. Beau symbole : le Nord et le Sud en mouvement pour nous entraîner vers 2007.

Vous m’avez déjà accueillie ici, il y a six mois, avec Guy Obino, le maire de Vitrolles, le 24 mars dernier. Et déjà : cet incroyable accueil, cette chaleur incomparable, cette énergie militante et fraternelle.

Ces retrouvailles avec les Bouches du Rhône interviennent tout près du vote au sein du Parti Socialiste. Dans quelques semaines, les militants désigneront celui ou celle qui aura le devoir de victoire. Pour faire gagner la gauche et faire avancer la France.

J’entends ces appels dont Jean-Noël a parlé.
Je ferai tout pour en être à la hauteur.
Je mesure, dans ces soutiens, l’honneur qui m’est fait.
Je n’en tire aucune gloire personnelle.
Seule, je ne peux rien, mais si nous sommes de plus en plus nombreux, alors tout devient possible !

Depuis des mois que je parcours la France et ma région, je vois ces foules sentimentales et joyeuses, comme ce soir, j’aperçois beaucoup, beaucoup de femmes, j’apprécie cette alliance entre les anciens et les jeunes, de nombreux, très nombreux jeunes : vous êtes notre avenir et avec vous, nous définirons une nouvelle donne.

Alors ici, au milieu des militants et des Français,
je réponds à ta question, Jean-Noël.
Avec simplicité. Avec gravité aussi.
Consciente du poids des mots et de l'importance de l'acte.
Oui, j'accepte d'assumer cette mission de conquête pour la France
et les épreuves qui vont avec, dont je veux protéger ma famille.
Et donc de me présenter au vote des socialistes,
puis, je l'espère, au jugement des Français
en gagnant, par le mérite, leur confiance en avril 2007.
Accomplir le changement profond espéré, incarner la nation, puis bien faire fonctionner l'Etat, telle est la tâche qui nous attend.

J’apprécie de m’adresser à vous dans cette ville, symbole de la reconquête républicaine par la gauche, pour vous parler de la nation qui tient fermement debout, de la République pour tous et de l’autorité d’un Etat efficace.

Vous le savez mieux que personne, Vitrolles a vécu le pire : l’arrêt brutal des solidarités municipales, la guerre déclarée à la culture et au mouvement associatif, les quartiers populaires mis à l’index, la tentative d’instaurer une politique familiale discriminatoire, le racket des contribuables et des usagers et, pour couronner le tout, la faillite financière ! Ce devait être le laboratoire de l’extrême-droite. Ce fut le révélateur de son incompétence haineuse.

Il faut que les Français le sachent : ce n’est pas en les dressant les uns contre les autres que l’on redresse le pays.
Ce n’est pas trahissant la République qu’on relève la nation.
Au contraire.

L’élection présidentielle va à l’essentiel :
la possibilité de choisir son destin
et de le maîtriser dans les turbulences du monde d’aujourd’hui.
Oui, la France peut reprendre la main !
Oui, elle peut se protéger efficacement contre les désordres qui l’assaillent. Croire suffisamment en elle, renouer avec le meilleur de son histoire, se projeter à nouveau dans l’avenir et construire un avenir commun.

Car les questions qui se posent aux Français nous les connaissons.
La pauvreté et la précarité sont-elles une fatalité ? Non !
Ces risques inédits, ces inégalités qui se creusent, ces fragilités qui déstabilisent même ceux qui se croyaient à l’abri, est-ce là le visage inéluctable de la modernité ? Non plus !
Ces jeunes qui désespèrent de pouvoir vivre un jour de leur travail,
ces salariés qu’on pousse vers la sortie bien avant l’âge de la retraite,
ces familles qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, à se loger correctement, à élever leurs enfants, et qui s’endettent pour faire face aux dépenses courantes,
est-ce cela la condition promise aux millions d’ouvriers, d’employés, de salariés mais aussi d’artisans, de commerçants, de petits agriculteurs qui forment l’immense majorité du peuple français ?
La mondialisation sonne-t-elle le glas du rôle de l’Etat et condamne-t-elle la nation ? La globalisation financière met-elle forcément à bas les protections sociales ? Non !
Les socialistes ne le veulent pas et ce sont là les combats qu’il faudra mener.

Ce désir de France que nous gardons au cœur n’est pas condamné à dépérir : il constitue un atout pour les combats d’aujourd’hui.
Et cette « passion de l’égalité », constitutive de notre identité, reste de nos jours le meilleur guide pour l’action.

Quand on demande aux Français ce qui, pour eux, symbolise le mieux la France, ce qui vient en premier ce ne sont ni les frontières ni la langue, c’est le drapeau tricolore et la sécurité sociale. L’emblème de la République et les outils de la solidarité : voilà ce qui cimente en premier l’appartenance commune.

Mais plus les insécurités sociales quotidiennes et la précarité gagnent du terrain, plus les Français ont mal à la France. Et plus ils s’inquiètent de la pérennité de la nation, moins ils sont portés à la vouloir généreuse avec les siens et hospitalière aux autres. Car, chez nous, on le sait, le social et le national marchent ensemble et c’est l’Etat qui est garant de leur alliance. Ce pacte républicain est aujourd’hui malmené, affaibli, parfois même frontalement remis en cause. Or les Français y sont attachés mais se demandent s’il est encore viable, et si oui, comment l’actualiser. Au nom de quelles valeurs, pour quelles sécurités nouvelles, en vue de quels équilibres ?

Je vous le dis : la campagne des élections présidentielles va permettre de refonder ce pacte républicain et d’apporter la preuve que la parole sera tenue. C’est pourquoi cette campagne devra être participative. Parce que ce pacte républicain doit être redéfini avec tous les Français. C’est parce que nous arriverons à faire lever leur parole pendant cette campagne que nous aurons ensuite l’obligation de respecter la parole donnée, qui a si souvent manqué au peuple français.

 

 

A toutes ces questions et à bien d’autres qui tenaillent les Français, à tous ces problèmes qui ne sont ni de droite ni de gauche – ce sont des problèmes, tout simplement - il y a bien des réponses de droite et des réponses de gauche.

Sur l’emploi stable, sur l’avenir de l’école, sur l’avenir des retraites, sur la santé, l’environnement, les conditions de travail, le logement, les transports, la culture, la sécurité publique et la lutte contre toutes les formes d’insécurité et de violence, dont le niveau jamais atteint est la marque de la faillite de la droite, oui, il y a des réponses efficaces et de gauche !

Le clivage droite-gauche n’a jamais été aussi pertinent qu’aujourd’hui, jamais aussi actuel. C’est à nous, à l’écoute des inquiétudes et des espoirs des Français, de construire avec eux et forts des orientations de notre projet socialiste l’alternative crédible à la politique de la droite dont le pays a besoin. Car les Français ne veulent pas d’une fausse rupture. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un vrai changement, appuyé sur un impérieux devoir d’invention, afin de construire le progrès pour tous et le respect pour chacun.

 

La droite et la gauche, cela vient de loin : de la naissance de la République. Cela structure de longue date deux visions du monde, deux attitudes opposées face au désordre des choses et aux injustices, deux conceptions du rôle de la puissance publique.

Pour la droite, au fond, les inégalités sont naturelles, elles sont le prix à payer pour le dynamisme du marché et chacun, d’où qu’il parte, est seul responsable de son point d’arrivée.
Pour nous, l’égalité ne se borne pas aux droits théoriques des citoyens devant la loi : le combat contre l’inégalité des chances et contre sa reproduction héréditaire est au cœur de notre engagement. Pour nous, « il faut subordonner , comme l’écrivait Jaurès, les lois brutales de la concurrence aux lois supérieures de la vie » et donner à chacun les moyens de prendre effectivement son existence en main. Voilà pourquoi, pour nous, la liberté et la responsabilité individuelle, qui sont aussi des valeurs de gauche quoique parfois trop délaissées, appellent le renforcement des solidarités et des garanties collectives et non pas leur affaiblissement. C’est cela qui nous distingue de la droite.

Le socialisme, c’est une histoire et une mémoire que nous avons reçues en héritage.
C’est une lignée dont nous sommes fiers.
Nous savons ce que les conquêtes sociales doivent aux luttes du mouvement ouvrier. Nous savons ce qu’il en a coûté de courage, de ténacité et de solidarités pour arracher une à une les premières lois sociales et aussi ce droit de grève, désormais garanti, mais qu’on voudrait, à droite et sous les acclamations du Medef, remettre en cause.

Ces luttes, si elles ont changé d’objectif, sont toujours d’actualité et plus que jamais nécessaires à l’échelle de la planète.

En célébrant cette année l’anniversaire du Front Populaire, nous nous souvenons de l’immense espoir de dignité et de vie meilleure qui souleva alors la France du travail. Une certaine droite de l’époque s’indigna des bals improvisés dans les usines. Mais le combat n’est pas moins respectable ou moins juste quand le plaisir et la fête sont aussi de la partie !

Pour nous, socialistes, un fil solide relie les espérances d’hier à celles d’aujourd’hui, ce qui n’empêche pas, comme le disaient les rappeurs marseillais d’IAM, «d’inventer le futur plutôt que sampler le passé ».

Bien sûr, le monde a changé.
Bien sûr, des questions nouvelles sont apparues depuis.
Etre fidèles au patrimoine vivant du socialisme, c’est faire dans le temps qui est le nôtre ce que nos prédécesseurs surent faire : ouvrir des droits nouveaux, créer des protections nécessaires, tenir ferme le cap du progrès social et inventer des libertés neuves.

Forts de leurs valeurs, nos grands anciens n’ont pas craint de porter sur leur époque un regard neuf car c’est aussi cela être socialiste : « le socialisme n’est pas une momie enveloppée de bandelettes doctrinales. Nous avons des idées directrices mais nous sommes un parti vivant, nous poursuivons notre œuvre de justice non dans le vide mais au travers des réalités multiples et diverses de la société présente ».
En regardant la réalité de la vie quotidienne.
Pour aller à contre-courant des pesanteurs et des frilosités.
François Mitterrand nous a rappelé que le socialisme n’est pas un dogme figé mais une méthode vivante.
Et nous sommes fiers, nous socialistes, de commémorer ces jours-ci le vingt-cinquième anniversaire de l’abolition de la peine de mort.

C’est parce que nous avons le courage de regarder la réalité en face que je crois, moi, la gauche plus capable que la droite d’assurer la sécurité des biens et des personnes tout en offrant aux jeunes qui dérapent autre chose que la prison pour les recadrer. C’est l’ordre juste et la sécurité durable.

Je crois, moi, que la gauche est plus capable que la droite de préparer l’avenir du pays, de faire éclore les activités et les emplois de demain en investissant massivement dans la formation, dans la recherche et dans l’innovation, qui ont été dramatiquement délaissées.

Je crois, moi, que la gauche est plus capable que la droite d’instaurer un ordre économique juste fondé sur un pacte à trois – entre les entreprises, les salariés et les pouvoirs publics – qui soutienne la compétitivité en misant sur le facteur humain, sur la formation professionnelle tout au long de la vie, sur la sécurité sociale professionnelle et sur l’excellence environnementale.

Je crois, moi, que la gauche est la seule capable de remettre l’éducation au cœur de tout, de remettre l’école d’aplomb, de remettre de la culture partout, sur tout le territoire, de donner à chaque enfant le droit à la culture et à une ambition scolaire ainsi qu’à la récompense de l’effort.

Je crois, mes chers camarades, que nous pouvons être des socialistes la tête haute, fiers de notre identité, sans sectarisme mais sans complexe.

Le parti socialiste devient - et deviendra pendant cette campagne - « un de ces lieux d’exception où l’on sait remettre en chantier l’examen du réel ». La feuille de route me convient. A vous aussi, j’en suis sûre.

Alors, quelle est elle notre responsabilité ?
C’est redresser le pays et lui redonner toutes ses chances.
Lui donner cette fierté sans arrogance qui l’aidera à rassembler ses forces et à écrire, avec tous les siens, une nouvelle page de l’histoire.

Car nous croyons à la France, à ses talents, à son potentiel, à sa jeunesse, à son goût d’entreprendre et à la solidité toujours actuelle de la nation, de l’Etat et de la République.

La France, je la vois créative, innovante mais bridée de trop de lourdeurs bureaucratiques et fragilisée par un Etat qui se désengage.

Je la sens en avance sur ceux qui la gouvernent et se plaignent injustement de son immobilisme. Non, les Français ne sont pas hostiles au changement ! Ils l’attendent même désespérément. Mais ils ne sont pas disposés, et ils ont bien raison, à accepter des décisions qu’on leur impose sans les y associer. Ils ne sont pas partants pour des sacrifices mal compris et mal repartis, qui pèsent toujours sur les mêmes. C’est pourquoi la démocratie participative est une façon de répondre à la crise démocratique.

La droite a le toupet d’appeler « réforme » - les mots n’ont plus de sens ! - le démantèlement des protections sociales et l’avènement d’une société du précariat, avec le CNE et sa tentative de CPE.
Mais cela, les Français n’en veulent pas et ils ont bien raison !
Car ce n’est pas moderniser le pays : c’est défaire la France.

Ils nous répètent que le pouvoir échappe à la nation,
que la volonté politique ne peut plus grand chose,
que ce n’est plus l’Etat-Providence mais l’Etat-minimal, faiblement protecteur, qui serait dans le sens de l’histoire.
Nous ne sommes pas d’accord !

Ils nous disent que la mondialisation a disqualifié la nation
et que l’aspiration croissante à l’autonomie individuelle
se ferait forcément au détriment du collectif national.
Nous ne sommes pas d’accord !

Ma conviction est à l’inverse de cette idéologie insidieuse :
c’est en restant au service des valeurs de justice et de progrès que nous pourrons résister le plus efficacement aux vents mauvais d’un libéralisme sans foi ni loi et saisir ensemble les opportunités d’une mondialisation qui porte dans ses flancs le pire comme le meilleur, selon ce que nous saurons en faire.

Je crois que la nation, dans le monde d’aujourd’hui, est protectrice des individus et doit apporter à chacun le renfort dont il a besoin pour maîtriser sa vie.

Cette nation remplissant son devoir à l’égard de tous ses membres, je ne la veux pas frileuse, apeurée, défensive, doutant d’elle-même, mais au contraire, porteuse d’un projet collectif et solidaire, d’un devoir d’invention qui lui donne tout son sens et tout son allant !

Imaginer la France, c’est vrai, ne va plus de soi et nous devrons le faire ensemble. Mais ne lui renvoyer que l’image de son déclin et la sommer sans cesse de renoncer à son « exception » pour se banaliser et s’aligner sur les pays où, paraît-il, le marché sans entrave pourvoirait au bonheur de tous, c’est rendre à la France un bien mauvais service et attiser l’exaspération des Français.

Je crois qu’il y a beaucoup à corriger dans le fonctionnement de nos systèmes de solidarité mais certainement pas pour les amoindrir : pour les rendre plus efficaces et plus justes. Je crois que nous devons incarner l’ambition d’une France économiquement dynamique et socialement plus solidaire.

Imaginer la France ne va plus de soi parce qu’elle s’est beaucoup transformée, pluralisée, diversifiée et colorée sans encore admettre totalement ce qu’elle est devenue.
Pour en tirer parti et fierté, la France, je vous le dis, doit achever de reconnaître comme ses enfants légitimes ceux dont les familles sont venues d’ailleurs et qui sont aujourd’hui des Français à part entière quoique toujours exposés aux discriminations.
Oui, la France doit non seulement les reconnaître comme ses enfants légitimes, mais s’appuyer sur eux comme sur tous ses enfants.
La France doit écouter ce qu’ils lui disent, notamment les moins nantis. Elle doit même comprendre ce qu’ils ne lui disent pas.

Jusqu'à quand parlera-t-on de 2ème, de 3ème ou de 4ème génération pour certains descendants d’immigrés alors qu’on ne le fait jamais pour ceux dont les parents sont originaires d’Europe ?
Jusqu’à quand parlera-t-on de Français « de souche » comme si les autres étaient… de feuillage ou de branchage ?
C’est cela aussi la tâche de la gauche : aider la France à se reconnaître comme elle est et à se reconnaître dans cette diversité humaine, une formidable chance pour nous tous.

L’honneur de la République, la fidélité de la France à ses idéaux, c’est aussi la lucidité d’une histoire partagée, dans une France respectueuse de toutes les mémoires, et accueillante à tous les siens, nés ici ou ailleurs.
C’est une France qui reconnaît, en 2001, l’esclavage comme crime contre l’humanité.
C’est une France qui demande, à juste titre, pardon pour la Rafle du Vel d’Hiv’ et le régime de Vichy.
C’est une France qui refuse de reconnaître des « aspects positifs » dans la colonisation, système de domination et d’asservissement.

Ce n’est jamais quand elle oublie ses valeurs mais, au contraire, quand elle les prend au mot et reste fidèle à elle-même que la France peut aussi, au-delà de ses frontières, parler du monde et au monde.
Car la Nation, pour la gauche, est indissociable d’une perspective plus large.
Car nous sommes de ce pays, la France, où l’on « vota la liberté du monde », où l’on fit une Constitution en pensant à l’univers entier.
Car «c’est en donnant aux peuples l’exemple et le signal de la justice » que la France se ressemble et se rassemble.

Je veux, avec vous, une France forte, qui retrouve sa place dans le monde et dans l’Europe. Parce que la France a besoin d’Europe pour mieux faire face aux dérives de la mondialisation. La France a besoin d’Europe pour être en paix à l’intérieur et sereine à l’extérieur, sans agressivité mais sans concession non plus sur ce que doit être son rôle.

Je m’oppose à une diplomatie rhétoricienne, sans crédit.
Je veux une diplomatie du partenariat exigeant, libre dans sa parole parce qu’un allié authentique est quelqu’un à qui on peut dire la vérité.

Je veux une France juste à l’extérieur de ses frontières car, dans un monde qui se déchire, hanté par les conflits de civilisation, la justice est ce à quoi nous aspirons tous à l’échelle de la planète, de Badgad à Kaboul ou à Guantanamo.
Pour agir efficacement pour la paix et la sécurité dans le monde,
pour agir contre la faillite des Etats et contre les trafics de toutes sortes,
il faut mettre le développement, la santé et l’éducation au cœur de notre politique étrangère.

Chers amis, chers camarades, le chemin sera long jusqu’à la victoire,
même si, somme toute, six mois c’est assez vite passé.
Mais c’est aujourd’hui un beau jour pour partir vers cette victoire,
portés par une cause plus grande que nous.

Rassemblons-nous,rassemblons la gauche,mobilisons-nous,
demandons nous ce que nous pouvons faire pour notre pays,
imaginons une France qui aura le courage d’affronter les mutations
sans renoncer à son idéal de liberté, d’égalité, de fraternité et de solidarité, pour un ordre juste, des énergies positives et des libertés nouvelles.

Pour tirer le pays vers le haut, il faut bien sûr comprendre les changements du monde alentours, mais il faut d’abord aimer la France, afin que les Français se retrouvent, heureux, en elle, avec un vrai désir d’avenir.

C’est à cela que je vous invite.
Tous ensemble, volonté et courage, en avant !

Vitrolles
 29 septembre 2006


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
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Samedi 16 septembre 2006 6 16 /09 /Sep /2006 12:41

            A la demande de «Désirs d’Avenir », « Montrouge a du Désir » lance le débat local sur le thème « Comment encourager tous les Français à adhérer à un syndicat ? ».

 

 

         Dans les prochains jours, nous vous indiquerons la date d’un « Café Ségolène »* sur ce thème mais dés aujourd’hui, nous vous invitons à poster vos commentaires sur ce blog afin que nous puissions en transmettre le synthèse des citoyens de Montrouge sur le sujet.

 

 

 

 

         Vous êtes donc invités à débattre sur les questions suivantes :

 

 

 

 

1) Comment encourager l’adhésion syndicale ?

 

 

La France est le 30ème et dernier pays de l’OCDE en termes d’adhésion aux syndicats : le taux de syndicalisation est situé aux alentours de 8% au total (5% dans le secteur privé, 15% dans le secteur public). Le taux de syndicalisation global a quasiment été divisé par deux en 25 ans, même si la tendance est à la stabilisation depuis une dizaine d’années. Les cadres sont plus syndiqués que les catégories intermédiaires, les employés et les ouvriers. Les taux de syndicalisation sont de l’ordre de 80% en Suède ou 60% en Belgique, 30% en Allemagne, Italie ou au Royaume-Uni.
L’aide fiscale à l’adhésion syndicale prend aujourd’hui la forme d’une réduction d’impôts correspondant à 66% du montant de l’adhésion. Donc seuls les adhérents qui paient l’impôt sur le revenu en bénéficient.

 

 

Questions :
- quelles mesures permettraient d’inciter davantage à l’adhésion syndicale ? (transformer la réduction d’impôts en crédit d’impôt pour en faire bénéficier tout le monde, augmenter le taux de la prise en charge par l’Etat de la cotisation, généraliser le « chèque syndical », accorder davantage d’aides publiques aux syndicats pour qu’ils puissent baisser leurs cotisations et disposer d’un financement stable,…)
- est-il souhaitable que les syndicats développent davantage de services pour leurs adhérents comme d’autres pays le pratiquent depuis déjà longtemps : accueil dans l’entreprise, conseil juridique, accompagnement des demandeurs d’emplois, garanties bancaires,  etc. ?
- une réforme du système de relations sociales (cf question n°3) est-elle susceptible de développer les adhésions syndicales ?

 

 

 

 

 

2) Comment renforcer l’implantation syndicale dans les entreprises ? 

 

 

Quasiment généralisée dans les établissements de plus de 500 salariés, la présence syndicale est rare dans les établissements de moins de 50 salariés. Plus de 80% des établissements de 10 à 19 salariés et les deux tiers des établissements de 10 à 49 salariés ne comptent aucune institution représentative du personnel.

 

 

Questions :
- faudrait-il mettre en place des institutions représentatives du personnel spécifiques pour les petites entreprises et lesquelles ?
-faudrait-il davantage protéger les salariés qui se syndiquent dans ces entreprises ?
-comment les syndicats pourraient ils tirer parti des intranets et messageries d'entreprises ? Faut il encadrer (et comment ?) la communication syndicale sur Internet ?

 

 

 

 

 

3) Quelle place réserver à la négociation entre partenaires sociaux ?

 

 

Questions :
- faudrait-il laisser aux partenaires sociaux, avant toute réforme les concernant, un espace de temps pour d’abord négocier entre eux et chercher à parvenir à un accord?
- faudrait-il introduire dans la loi ou la Constitution une obligation de consultation des partenaires sociaux sur les sujets les concernant, par exemple pendant une période de quelques mois ? - si les partenaires sociaux parviennent à un accord, quelle devrait être la latitude donnée au gouvernement et au parlement pour en modifier l’équilibre ?
- faudrait-il laisser aux partenaires sociaux la compétence pleine et entière sur certains sujets, et quelle serait alors la nature et les modalités d’intervention du gouvernement et du parlement sur ces sujets ?
-la loi du 4 mai 2004 a mis en place des règles permettant aux syndicats représentant la majorité des salariés de s’opposer aux accords minoritaires. Comment aller plus loin (notamment en prévoyant que seuls les accords signés par les organisations syndicales représentant la majorité des salariés soient valables) ?
- comment renforcer, au sein des entreprises, les droits des représentants des salariés ?

 

 

 

 

 


Annexe : extraits du projet socialiste sur la négociation collective

 

 

« Notre système de relations sociales doit être profondément reconsidéré. Le rôle des syndicats doit être affirmé, la négociation collective confortée et clarifiée et le droit de l’entreprise repensé pour  rééquilibrer les pouvoirs entre capital et travail.

 

 

A- Une nouvelle négociation collective

 

 

Cette vaste réforme fera l’objet d’une concertation avec les partenaires sociaux pour aboutir à une représentation effective des salariés quelle que soit la taille de l’entreprise. Une négociation de même nature sera menée dans les Fonctions publiques.
-Nous proposerons, dès le début de la mandature, la mise en place d’un mode de financement public transparent et de mesures favorisant la cotisation syndicale. Celles-ci pourraient être examinées à travers et à l’occasion d’une large discussion avec les partenaires sociaux et notamment les organisations syndicales de salariés.
-Nous créerons les conditions concrètes de mise en œuvre d’une concertation entre le gouvernement et les partenaires sociaux pour un bon équilibre entre l’action législative d’un côté et le négociation de l’autre.
-Nous généraliserons le principe de l’accord majoritaire pour la validation des accords collectifs. Nous interdirons qu’un accord d’entreprise puisse déroger à un accord de branche ou au code du travail ; l’accord de branche sera lui-même soumis au code du travail.
-Nous établirons la représentativité nationale des organisations syndicales lors des prochaines élections prud’homales de 2007. L’étape suivante portera sur les élections de représentativité dans les branches professionnelles.

 

 

B- Une nouvelle conception de l’entreprise

 

 

-Nous adopterons une loi pour que les salariés puissent participer à toutes les décisions qui relèvent de l’avenir de l’emploi et des salaires. Ainsi, les salariés auront, par l’intermédiaire de leurs représentants, le droit de vote dans les instances décisionnaires de l’entreprise (conseil d’administration ou conseil de surveillance)
(…) »

 

 

 

 

 

* "Café Ségolène" : Réunion débat avec un intervenant et 10 à 30 participants se tenant dans un café autour d'un verre.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Débats Participatifs
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Mercredi 13 septembre 2006 3 13 /09 /Sep /2006 23:23

Décidément, l’année 2006 aura été riche en chansons surfant sur l’actualité ! Après « Sarko Kayé », après « Zidane y va Marquer », après « Coup de Boule », voici « Ségolène ».

 

 

 

            La chanson est écrite et interprétée par trois jeunes Antillaises, inspirées par le zouk, le coupé-décalé et le R&B.

 

 

 

            Le refrain fait penser à « Célimène » ou je me trompe ?

 

 

 

            Pour écouter la chanson, cliquez sur le lien ci-dessous, montez le son de l’ordinateur à fond et zoukez !

 

 

 

classe-affaires.oldiblog.com/

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Original et Amusant
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Samedi 26 août 2006 6 26 /08 /Août /2006 23:40

2007 : UNE ANNEE IMPORTANTE

 

 

 

 

            Comme vous le savez, en 2007, nous aurons à choisir celui ou celle qui sera notre Président pour les cinq prochaines années.

 

 

 

            2002 fût une année de non choix où les Français, qu’ils fussent de droite ou de gauche ne pouvaient faire autrement que de voter pour Jacques Chirac – ou plutôt, contre Le Pen.

 

 

 

            2007 sera une année du choix ; l’année du choix entre une conception de progrès, de solidarité et de justice, où le succès de la collectivité bénéficie à chacun et une conception ultra-libérale de la société où le profit est le maître suprême, où les plus riches deviennent encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres, où le travail ne rapporte rien à celui qui travaille mais rapporte énormément aux actionnaires, où l’on privatise l’espace publique et où l’Etat abandonne ses missions régaliennes au profit d’organisations privées.

 

 

 

            Cette politique ultra-libérale, c’est celle que nous subissons depuis 2002 avec Chirac, Raffarin, Villepin, sans oublier Sarkozy.

Un pouvoir d’achat en baisse, y compris pour les classes moyennes ; une dette multipliée par deux en seulement cinq ans ;  les impôts des plus riches baissés tandis que les impôts locaux ont explosé à cause d’une décentralisation dévoyée ; une Europe en panne… Voilà une petite partie du triste bilan de la Droite.

 

 

 

-Parce que nous voulons une autre société

 

 

-Parce que nous voulons laisser une France plus juste à nos enfants

 

 

-Parce que nous voulons leur assurer un avenir

 

 

-Parce que nous ne voulons plus avoir peur de l’avenir mais que nous désirons un autre avenir

 

 

-Parce que nous voulons un nouveau mode de fonctionnement pour la République

 

 

-Parce que nous croyons que rien ne peut plus se faire sans les citoyens

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous soutenons la candidature de Ségolène Royal !

 

 

 

 

            Si comme nous, vous voulez aider Ségolène Royal à « être en situation », que soyez socialiste ou pas, n’hésitez pas à nous contacter !

 

 

 

 

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Montrouge a du Désir
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