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Discours de Ségolène Royal

Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 23:18

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Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /Nov /2006 19:47
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Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
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Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /Nov /2006 20:49

SegjapSégolène Royal, candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle, a demandé aux socialistes lundi soir devant quelque 1500 militants enthousiastes réunis au gymnase Japy (XIe arrondissement) de "ne pas avoir peur des idées neuves".

En pantalon noir et haut fuchsia, Mme Royal a abordé, dans une ambiance exaltée, ses thèmes préférés, des jurys citoyens à la démocratie participative, du syndicalisme de masse à l'ordre juste, avec quelques coups de griffe à ses adversaires, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn.

"A trois jours du vote, je sens comme la montée de quelque chose de fort", je sens comme un parfum de mai 81", a-t-elle lancé, interrompue sans cesse par des vivats.

Avec aplomb, elle a repris un à un des thèmes qui ont suscité la polémique.

"Ce n'est pas perdre sa crédibilité que de dire que les 35h ont eu des effets secondaires pervers qu'on ne pouvait pas prévoir", a-t-elle lancé.

A propos des jurys-citoyens, elle a affirmé en riant : "Mais non, je ne vais pas couper la tête des élus (...) ! Ce n'est pas parce qu'on fait plus de démocratie participative que la démocratie représentative est menacée !".

Evoquant de façon allusive la vidéo d'Angers, où elle s'en prenait aux cours de soutien privés donnés par les enseignants, elle a fait valoir que les enfants devaient pouvoir "recevoir le soutien de cours individuels gratuits, oui, gratuits, car c'est la condition de la réussite scolaire pour tous".

Et critiquant "les formules rabâchées pour effets de tribune", elle s'en est prise à ses "compétiteurs", sans les nommer. Elle a ainsi repris une phrase attribuée à Laurent Fabius par le journal Libération, qui aurait dit à propos de son entrée en campagne : "mais qui va garder les enfants ?".

Elle a accusé Dominique Strauss-Kahn d'avoir dit, après le débat sur les questions internationales, qu'elle "aurait mieux fait de rester chez elle au lieu de lire ses fiches-cuisine".

Toujours sur là même lancée, Ségolène Royal a lancé, tandis que la foule en délire applaudissait à tout rompre : "Mon combat pour la laïcité, c'est pour vous femmes voilées, femmes mutilées, femmes excisées, femmes violées, femmes écrasées (...)"

Toujours sans le nommer, elle a reproché aussi à ce dernier, quand elle était ministre de l'environnement et lui ministre de l'industrie, d'avoir refusé ses demandes d'investissements dans les énergies renouvelables, en disant : "tout ça ce sont des sujets de fille, ce n'est pas très important !".

"De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace !", lui avait lancé en l'accueillant Patrick Bloche, le premier secrétaire fédéral de Paris et député de l'arrondissement, qui a annoncé son ralliement il y a deux semaines.

Les élus parisiens étaient là en nombre : adjoints au maire (Christophe Caresche, Christophe Girard), maires d'arrondissement (Dominique Bertinotti, Roger Madec)...

Ce meeting venait un peu plus de deux semaines après le "débat" entre les trois candidats à l'investiture dans une autre salle parisienne, au Zénith, où elle avait été huée.

Source : AP/Reuters/RTL

Pour écouter un petit extrait sonore : Cliquez ici


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
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Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /Nov /2006 22:02

Dans un soucis de transparence et afin que chaque citoyen et en particuliers, les professeurs qui s’investissent tous les jours dans de forts mauvaises conditions de travail, puisse se faire une opinion sur les projets de Ségolène Royal « Montrouge a du Désir » vous donne le lien vers la vidéo pirate dans sa version non tronquée.

 

http://www.dailymotion.com/video/xmhj2_segolene-royal-a-angers-integrale

 

 

1- Cette déclaration met le doigt sur deux problèmes cruciaux pour la réussite scolaire :

 

 

-         la question d’une prise en charge plus soutenue des collégiens, là où il y a de la difficulté scolaire, au delà des heures de cours, pour leur permettre de faire leurs devoirs dans l’enceinte du collège et de bénéficier d’une assistance personnalisée. L’une des cause des inégalités scolaires tient à ce que tous les élèves n’ont pas, dans leur famille, un cadre et un soutien appropriés pour faire leurs devoirs. Et les risques de décrochage, notamment en 6ème et 5ème sont très grands ;

 

-         la question de la marchandisation de l’enseignement que traduit le développement extraordinaire du soutien scolaire privé, organisé par des entreprises privées qui ont recours à des enseignants du public : 30% des lycéens et 20% des collégiens y ont recours, pour un marché de l’ordre de 2 milliards d’euros. Seules les familles qui en ont les moyens y ont accès, et la déduction fiscale de 50% ne bénéficie bien entendu qu’aux familles qui paient l’impôt sur le revenu.

 

 

 

2 - Ce qui a été coupé par le "Pirate":

 

-         il n’est pas question d’augmenter le temps de travail des enseignants : il s’agit de l’aménager ; et d’ailleurs les enseignants des collèges où la difficulté scolaire est forte sont demandeurs d’une réflexion sur leurs conditions de travail, qui ne leur permettent plus d’assurer correctement la transmission des savoirs ;

 

-         il n’est pas question d’imposer une réforme d’en haut : c’est un « pacte avec les organisations syndicales » qu’il faut rechercher ;

 

-         il n’est pas question d’une mesure générale et uniforme, qui n’aurait pas de sens, tant les situations des collèges sont contrastées : les aménagements seront progressifs, et pourront ne concerner que les « nouvelles générations d’enseignants » et les enseignants volontaires ;

 

-         il n’est pas question de faire travailler gratuitement les enseignants pour du soutien scolaire : c’est pour les familles que le soutien scolaire doit être gratuit.

 

 

 

3 - Cette déclaration est totalement en phase avec le projet socialiste :

 

 

-         « Nous favoriserons l'accompagnement de tous les élèves pour prendre en compte leur diversité par des pédagogies différenciées. Nous renforcerons les dispositifs d'accompagnement scolaire qui permettent d'acquérir les notions de base, dans les premières années de l'Ecole primaire. Nous investirons dans les technologies éducatives pour personnaliser l'enseignement ».

 

-         « Nous développerons toutes les formes d'aide gratuite pour lutter contre la marchandisation de l'école (études encadrées, assistances personnalisées, etc.) en réalisant l'avènement d'une société éducative partagée grâce à la participation de tous les partenaires de l'école : collectivités locales et associations d'éducation populaire ».

 

-         «  Nous ferons évoluer le collège afin qu'il ne soit plus le lieu du tri social : en instaurant une meilleure transition entre l'école élémentaire et le collège, en proposant aux élèves un véritable choix d'orientation ».

 

-         « Nous reverrons le fonctionnement général des Zones d'Education Prioritaires en renforçant les moyens financiers, en diminuant le nombre d'élèves par classe, en formant spécialement les enseignants des ZEP, en leur offrant des perspectives d'évolution de carrière, en leur donnant les moyens de rester davantage dans les établissements (aménagement des locaux) ».

 

-         « Les personnels de l'Education nationale concourent, chacun à leur place, à la réussite scolaire. Les enseignants ont un rôle majeur dans la transmission du savoir et dans l'éducation des futurs citoyens. Les conditions de leur métier ont profondément changé. Il faut en tenir compte. Nous proposons de créer une gestion des ressources humaines (accompagnement des enseignants en difficulté, formation continue, mobilité des carrières…) et de redéfinir les missions des enseignants afin de répondre aux attentes et aux besoins de la société ».

 

           

            Il est à noter, qu’une fois de plus, la déclaration de Ségolène Royal a été coupée au montage et sortie de son contexte. Ce n’est pas une méthode nouvelle de la part de ses détracteurs. Après tout, n’ont-ils pas tenté de faire croire que Ségolène Royal n’avait aucune positions sur l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne ? Il suffisait de lire la réponse dans son entier, sans la coupe faite par les reporters de la Télévision pour constater que Ségolène Royal est pour l’adhésion de la Turquie sous conditions qui sont, entres autres, la reconnaissance de Chypre, les Droits de l’Homme etc…

 

            Si vous êtes socialiste, je vous invite à mesurer ceci : Un débat doit se faire sur les idées et sur les aptitudes d’un candidat pas sur des on dit, des rumeurs et des vidéos pirates. Ségolène Royal veut mettre en place une République du Respect dont le moteur sera la Démocratie Participative et c’est cette idée là qui fait peur à certaines personnes en place.

 

            Le 16 novembre, le premier pas vers notre victoire du 6 mai 2007 sera de voter massivement pour investir Ségolène Royal. 

Demain, nous mettrons en ligne un résumé des autres délcaration de Ségolène Royal sur l'Ecole.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /Oct /2006 15:40

 

 

 

            Afin de rétablir la vérité, Montrouge a du Désir vous apporte la preuve irréfutable que Ségolène Royal a bien une opinion sur l’éventuelle adhésion de la Turquie à l’Union Européenne dans le futur. Il s’agit de la transcription intégrale des  propos tenus à ce sujet lors de la conférence de presse du 11 octobre. Alors que la presse a laissé croire que Ségolène Royal utilisait l’opinion publique comme un paravent, les propos in extenso de Ségolène Royal montrent une réalité différente. A vous de juger !

 

 

 

 

            Nous sommes donc au moment où Ségolène Royal vient de terminer son introduction et de développer ses idées pour l’Europe de demain.

 

 

 

 

            Un journaliste pose une première question :

 

 

 

 

 

 

Journaliste 1 : Est-ce que vous êtes pour ou contre, Madame Royal, la Turquie dans l’Union Européenne ? Réponse, courte, ce n’est pas nécessaire d’être longue.

 

 

 

 

S. Royal : Mais, rien n’est simpliste. Vous le savez, le processus est engagé. Il se terminera par un référendum, c’est ce qui est prévu. Un  certain nombre de conditions doivent être remplies et dans le cadre que je disais tout à l’heure, à la fois par rapport à l’inquiétude des opinions sur la stabilité des frontières de l’Europe, cette question sera débattue. Puisqu’il y’aura un référendum, la parole sera donnée au peuple français et ces questions là seront débattues. Il faudra sans doute, pour que le peuple français se prononce, avoir entre temps apporté un certain nombre de garanties.

 

 

 

Journaliste 1 : Je demande votre opinion, mais pas l’opinion du peuple français.

 

 

 

 

S. Royal : Mais je vous l’ai donnée. Mon opinion est celle du peuple français puisque c’est le peuple français qui doit se prononcer. Le processus doit se dérouler normalement. Le référendum ne sera pas facile, compte tenu de tout ce que j’ai dit tout à l’heure et à l’aspiration à une stabilité des frontières de l’Europe, mais il n’y a aucune raison de le stopper parce que la crédibilité de la parole publique est importante mais je crois qu’il va falloir beaucoup de travail, d’évolution pour que le peuple français se prononce positivement et ce travail est entre les mains de tous.

 

 

 

 

 

Journaliste 2 : J’ai une question liée à ce thème là. Vous avez annoncé que vous étiez favorable à cette proposition de loi que le Parti Socialiste va déposer demain, qui pénalise la négation du génocide arménien. Est-ce que cela veut dire que pour vous la Turquie doit d’abord reconnaître l’existence de ce génocide avant d’intégrer l’Europe ?

 

 

 

 

S. Royal : Je crois que c’est lié. La question de la reconnaissance de son Histoire a été aussi parfois douloureuse pour la France. La France a mis beaucoup de temps avant de reconnaître la torture en Algérie. La France a même essayé par l’intermédiaire de certains parlementaires de droite de faire voter une loi reconnaissant les effets positifs de la colonisation. Heureusement, cette loi a tourné court. C’est vous dire qu’en toute modestie, il faut reconnaître que ce n’est pas facile pour un pays de reconnaître un certain nombre d’exactions ou d’épisodes qui sont totalement contraires au respect de la dignité humaine. Dans les conditions qui sont posées à la Turquie par rapport aux droits de la personne humaine, la reconnaissance de la réalité de son Histoire en fait partie. Maintenant, on n’est pas obligé de le faire de façon brutale, provocatrice, donneuse de leçon, c’est pour cela que j’ai évoqué les leçons que la France a du tirer d’un certain nombre de choses. On pourrait en rajouter d’autres, elle a mis beaucoup de temps la France pour prononcer des excuses sur la rafle du Vel d’Hiv. Je crois qu’on n’a pas de leçons à donner aux autres. En même temps, il faut que les choses se fassent. Quand on a la possibilité de dire oui, il faut le faire aussi dans une logique à l’égard de laquelle les pays d’Europe doivent reconnaître la réalité de leur Histoire et apaiser les souffrances en posant des mots sur celles-ci par rapport à ceux qui les ont vécues. Je pense que c’est une bonne chose.

 

 

 

Journaliste 3 :Vous dites qu’il faut changer de méthode pour construire l’Europe. Or c’est vrai que vis-à-vis de la Turquie, on a l’impression d’une politique de volte face permanente de la part de la France, des socialistes d’ailleurs, comme de la droite. En 1999, tout le monde acceptait que la Turquie ait vocation à devenir membre de l’Union

 

 

Européenne. Depuis, les choses ont changé. Aujourd’hui, le vote de cette proposition

 

 

de loi apparaît, c’est vrai, comme une façon de montrer à la Turquie qu’elle n’a pas

 

 

vocation à devenir membre de l’Union Européenne. Est-ce que c’est là le sens de votre

 

 

message en votant cette proposition de loi, demain ?

 

 

S. Royal : Je pense que les deux choses ne sont pas liées mais je pense en même temps

 

 

qu’il ne faut pas en rabattre sur un certain nombre de valeurs, et donc il faut poser très

 

 

clairement les choses mais dans un esprit qui consiste à aider les pays à évoluer plutôt

 

 

qu’à leur donner des leçons. Il faut ni en rabattre sur les valeurs, ni fermer les yeux, ni

 

 

brutaliser les pays. C’est évident que si la Turquie doit un jour confirmer sa

 

 

candidature et entrer dans l’Europe, c’est évident qu’il faut qu’elle reconnaisse le

 

 

génocide arménien. Mais il y a bien d’autres sujets sur la question des convergences de

 

 

nos valeurs.

 

 

 

Journaliste 4 :Est-ce que l’arsenal juridique en France a besoin d’une telle démarche (proposition de loi visant à sanctionner la négation du génocide) ?

 

 

 

 

S. Royal : J’ai la chance d’avoir le Président du groupe socialiste à mes côtés qui peut

 

 

apporter son éclairage.

 

 

 

 

J-M Ayrault : La France a déjà reconnu le génocide arménien par une loi de 2001. On

 

 

fait comme si on découvrait que nous avions déjà proclamé solennellement par la voie

 

 

parlementaire cette situation historique douloureuse e encore une fois, il s’agit

 

 

simplement de compléter demain par un texte qui tient compte des risques de

 

 

négationnisme par rapport à ce que la loi précédente avait proclamé. Il ne s’agit de rien

 

 

d’autre et comme Madame Royal vient de vous le dire, on n’est pas là dans un acte

 

 

d’inimitié à l’égard de la Turquie, mais entre amis, il faut se parler franchement. Je

 

 

crois que les valeurs sont des valeurs communes à l’Union Européenne et qui donne de

 

 

la force au projet européen. Lorsque les circonstances s’y prêtent, à des amis comme la

 

 

Turquie, on dit les choses et ce n’est pas un irrespect à leur égard, mais au contraire un

 

 

acte de respect. (...)

N'hésitez pas à m'envoyer un mail si vous désirez recevoir le texte entier de la conférence de presse au format PDF.

 

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
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Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /Oct /2006 14:51

    Vendredi soir, avec une très grande simplicité et avec des arguments très forts, Ségolène Royal a déclaré sa candidature à la candidature.

     Nous reproduisons ici l'intégralité de son intervention à Vitrolles, ville reprise en 2001 à l'Extrême Droite.

     Vous pouvez aussi cliquer sur le lien ci-dessous pour visionner la vidéo.

http://www.segoleneroyal2007.net/article-4004410.html

 

 

Seule, je ne peux rien, mais si nous sommes de plus en plus nombreux, alors tout devient possible !

Chers amis, chers camarades,

Merci d’abord pour le bonheur de votre présence.
Merci aux organisateurs de cette soirée, Eugène Caselli et Patrick Menucci, les artisans inlassables d’un soutien des premiers jours qui n’a jamais manqué.

 

Merci pour la présence de nombreux élus d’ici, de ce département, et d’ailleurs, que je reconnais dans la salle.

Et puis merci à toi, Jean-Noël, dont les mots justes et forts viennent de faire écho à ceux de Pierre Mauroy et de nombreux élus et militants du Nord qui m’ont rejointe hier. Beau symbole : le Nord et le Sud en mouvement pour nous entraîner vers 2007.

Vous m’avez déjà accueillie ici, il y a six mois, avec Guy Obino, le maire de Vitrolles, le 24 mars dernier. Et déjà : cet incroyable accueil, cette chaleur incomparable, cette énergie militante et fraternelle.

Ces retrouvailles avec les Bouches du Rhône interviennent tout près du vote au sein du Parti Socialiste. Dans quelques semaines, les militants désigneront celui ou celle qui aura le devoir de victoire. Pour faire gagner la gauche et faire avancer la France.

J’entends ces appels dont Jean-Noël a parlé.
Je ferai tout pour en être à la hauteur.
Je mesure, dans ces soutiens, l’honneur qui m’est fait.
Je n’en tire aucune gloire personnelle.
Seule, je ne peux rien, mais si nous sommes de plus en plus nombreux, alors tout devient possible !

Depuis des mois que je parcours la France et ma région, je vois ces foules sentimentales et joyeuses, comme ce soir, j’aperçois beaucoup, beaucoup de femmes, j’apprécie cette alliance entre les anciens et les jeunes, de nombreux, très nombreux jeunes : vous êtes notre avenir et avec vous, nous définirons une nouvelle donne.

Alors ici, au milieu des militants et des Français,
je réponds à ta question, Jean-Noël.
Avec simplicité. Avec gravité aussi.
Consciente du poids des mots et de l'importance de l'acte.
Oui, j'accepte d'assumer cette mission de conquête pour la France
et les épreuves qui vont avec, dont je veux protéger ma famille.
Et donc de me présenter au vote des socialistes,
puis, je l'espère, au jugement des Français
en gagnant, par le mérite, leur confiance en avril 2007.
Accomplir le changement profond espéré, incarner la nation, puis bien faire fonctionner l'Etat, telle est la tâche qui nous attend.

J’apprécie de m’adresser à vous dans cette ville, symbole de la reconquête républicaine par la gauche, pour vous parler de la nation qui tient fermement debout, de la République pour tous et de l’autorité d’un Etat efficace.

Vous le savez mieux que personne, Vitrolles a vécu le pire : l’arrêt brutal des solidarités municipales, la guerre déclarée à la culture et au mouvement associatif, les quartiers populaires mis à l’index, la tentative d’instaurer une politique familiale discriminatoire, le racket des contribuables et des usagers et, pour couronner le tout, la faillite financière ! Ce devait être le laboratoire de l’extrême-droite. Ce fut le révélateur de son incompétence haineuse.

Il faut que les Français le sachent : ce n’est pas en les dressant les uns contre les autres que l’on redresse le pays.
Ce n’est pas trahissant la République qu’on relève la nation.
Au contraire.

L’élection présidentielle va à l’essentiel :
la possibilité de choisir son destin
et de le maîtriser dans les turbulences du monde d’aujourd’hui.
Oui, la France peut reprendre la main !
Oui, elle peut se protéger efficacement contre les désordres qui l’assaillent. Croire suffisamment en elle, renouer avec le meilleur de son histoire, se projeter à nouveau dans l’avenir et construire un avenir commun.

Car les questions qui se posent aux Français nous les connaissons.
La pauvreté et la précarité sont-elles une fatalité ? Non !
Ces risques inédits, ces inégalités qui se creusent, ces fragilités qui déstabilisent même ceux qui se croyaient à l’abri, est-ce là le visage inéluctable de la modernité ? Non plus !
Ces jeunes qui désespèrent de pouvoir vivre un jour de leur travail,
ces salariés qu’on pousse vers la sortie bien avant l’âge de la retraite,
ces familles qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, à se loger correctement, à élever leurs enfants, et qui s’endettent pour faire face aux dépenses courantes,
est-ce cela la condition promise aux millions d’ouvriers, d’employés, de salariés mais aussi d’artisans, de commerçants, de petits agriculteurs qui forment l’immense majorité du peuple français ?
La mondialisation sonne-t-elle le glas du rôle de l’Etat et condamne-t-elle la nation ? La globalisation financière met-elle forcément à bas les protections sociales ? Non !
Les socialistes ne le veulent pas et ce sont là les combats qu’il faudra mener.

Ce désir de France que nous gardons au cœur n’est pas condamné à dépérir : il constitue un atout pour les combats d’aujourd’hui.
Et cette « passion de l’égalité », constitutive de notre identité, reste de nos jours le meilleur guide pour l’action.

Quand on demande aux Français ce qui, pour eux, symbolise le mieux la France, ce qui vient en premier ce ne sont ni les frontières ni la langue, c’est le drapeau tricolore et la sécurité sociale. L’emblème de la République et les outils de la solidarité : voilà ce qui cimente en premier l’appartenance commune.

Mais plus les insécurités sociales quotidiennes et la précarité gagnent du terrain, plus les Français ont mal à la France. Et plus ils s’inquiètent de la pérennité de la nation, moins ils sont portés à la vouloir généreuse avec les siens et hospitalière aux autres. Car, chez nous, on le sait, le social et le national marchent ensemble et c’est l’Etat qui est garant de leur alliance. Ce pacte républicain est aujourd’hui malmené, affaibli, parfois même frontalement remis en cause. Or les Français y sont attachés mais se demandent s’il est encore viable, et si oui, comment l’actualiser. Au nom de quelles valeurs, pour quelles sécurités nouvelles, en vue de quels équilibres ?

Je vous le dis : la campagne des élections présidentielles va permettre de refonder ce pacte républicain et d’apporter la preuve que la parole sera tenue. C’est pourquoi cette campagne devra être participative. Parce que ce pacte républicain doit être redéfini avec tous les Français. C’est parce que nous arriverons à faire lever leur parole pendant cette campagne que nous aurons ensuite l’obligation de respecter la parole donnée, qui a si souvent manqué au peuple français.

 

 

A toutes ces questions et à bien d’autres qui tenaillent les Français, à tous ces problèmes qui ne sont ni de droite ni de gauche – ce sont des problèmes, tout simplement - il y a bien des réponses de droite et des réponses de gauche.

Sur l’emploi stable, sur l’avenir de l’école, sur l’avenir des retraites, sur la santé, l’environnement, les conditions de travail, le logement, les transports, la culture, la sécurité publique et la lutte contre toutes les formes d’insécurité et de violence, dont le niveau jamais atteint est la marque de la faillite de la droite, oui, il y a des réponses efficaces et de gauche !

Le clivage droite-gauche n’a jamais été aussi pertinent qu’aujourd’hui, jamais aussi actuel. C’est à nous, à l’écoute des inquiétudes et des espoirs des Français, de construire avec eux et forts des orientations de notre projet socialiste l’alternative crédible à la politique de la droite dont le pays a besoin. Car les Français ne veulent pas d’une fausse rupture. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un vrai changement, appuyé sur un impérieux devoir d’invention, afin de construire le progrès pour tous et le respect pour chacun.

 

La droite et la gauche, cela vient de loin : de la naissance de la République. Cela structure de longue date deux visions du monde, deux attitudes opposées face au désordre des choses et aux injustices, deux conceptions du rôle de la puissance publique.

Pour la droite, au fond, les inégalités sont naturelles, elles sont le prix à payer pour le dynamisme du marché et chacun, d’où qu’il parte, est seul responsable de son point d’arrivée.
Pour nous, l’égalité ne se borne pas aux droits théoriques des citoyens devant la loi : le combat contre l’inégalité des chances et contre sa reproduction héréditaire est au cœur de notre engagement. Pour nous, « il faut subordonner , comme l’écrivait Jaurès, les lois brutales de la concurrence aux lois supérieures de la vie » et donner à chacun les moyens de prendre effectivement son existence en main. Voilà pourquoi, pour nous, la liberté et la responsabilité individuelle, qui sont aussi des valeurs de gauche quoique parfois trop délaissées, appellent le renforcement des solidarités et des garanties collectives et non pas leur affaiblissement. C’est cela qui nous distingue de la droite.

Le socialisme, c’est une histoire et une mémoire que nous avons reçues en héritage.
C’est une lignée dont nous sommes fiers.
Nous savons ce que les conquêtes sociales doivent aux luttes du mouvement ouvrier. Nous savons ce qu’il en a coûté de courage, de ténacité et de solidarités pour arracher une à une les premières lois sociales et aussi ce droit de grève, désormais garanti, mais qu’on voudrait, à droite et sous les acclamations du Medef, remettre en cause.

Ces luttes, si elles ont changé d’objectif, sont toujours d’actualité et plus que jamais nécessaires à l’échelle de la planète.

En célébrant cette année l’anniversaire du Front Populaire, nous nous souvenons de l’immense espoir de dignité et de vie meilleure qui souleva alors la France du travail. Une certaine droite de l’époque s’indigna des bals improvisés dans les usines. Mais le combat n’est pas moins respectable ou moins juste quand le plaisir et la fête sont aussi de la partie !

Pour nous, socialistes, un fil solide relie les espérances d’hier à celles d’aujourd’hui, ce qui n’empêche pas, comme le disaient les rappeurs marseillais d’IAM, «d’inventer le futur plutôt que sampler le passé ».

Bien sûr, le monde a changé.
Bien sûr, des questions nouvelles sont apparues depuis.
Etre fidèles au patrimoine vivant du socialisme, c’est faire dans le temps qui est le nôtre ce que nos prédécesseurs surent faire : ouvrir des droits nouveaux, créer des protections nécessaires, tenir ferme le cap du progrès social et inventer des libertés neuves.

Forts de leurs valeurs, nos grands anciens n’ont pas craint de porter sur leur époque un regard neuf car c’est aussi cela être socialiste : « le socialisme n’est pas une momie enveloppée de bandelettes doctrinales. Nous avons des idées directrices mais nous sommes un parti vivant, nous poursuivons notre œuvre de justice non dans le vide mais au travers des réalités multiples et diverses de la société présente ».
En regardant la réalité de la vie quotidienne.
Pour aller à contre-courant des pesanteurs et des frilosités.
François Mitterrand nous a rappelé que le socialisme n’est pas un dogme figé mais une méthode vivante.
Et nous sommes fiers, nous socialistes, de commémorer ces jours-ci le vingt-cinquième anniversaire de l’abolition de la peine de mort.

C’est parce que nous avons le courage de regarder la réalité en face que je crois, moi, la gauche plus capable que la droite d’assurer la sécurité des biens et des personnes tout en offrant aux jeunes qui dérapent autre chose que la prison pour les recadrer. C’est l’ordre juste et la sécurité durable.

Je crois, moi, que la gauche est plus capable que la droite de préparer l’avenir du pays, de faire éclore les activités et les emplois de demain en investissant massivement dans la formation, dans la recherche et dans l’innovation, qui ont été dramatiquement délaissées.

Je crois, moi, que la gauche est plus capable que la droite d’instaurer un ordre économique juste fondé sur un pacte à trois – entre les entreprises, les salariés et les pouvoirs publics – qui soutienne la compétitivité en misant sur le facteur humain, sur la formation professionnelle tout au long de la vie, sur la sécurité sociale professionnelle et sur l’excellence environnementale.

Je crois, moi, que la gauche est la seule capable de remettre l’éducation au cœur de tout, de remettre l’école d’aplomb, de remettre de la culture partout, sur tout le territoire, de donner à chaque enfant le droit à la culture et à une ambition scolaire ainsi qu’à la récompense de l’effort.

Je crois, mes chers camarades, que nous pouvons être des socialistes la tête haute, fiers de notre identité, sans sectarisme mais sans complexe.

Le parti socialiste devient - et deviendra pendant cette campagne - « un de ces lieux d’exception où l’on sait remettre en chantier l’examen du réel ». La feuille de route me convient. A vous aussi, j’en suis sûre.

Alors, quelle est elle notre responsabilité ?
C’est redresser le pays et lui redonner toutes ses chances.
Lui donner cette fierté sans arrogance qui l’aidera à rassembler ses forces et à écrire, avec tous les siens, une nouvelle page de l’histoire.

Car nous croyons à la France, à ses talents, à son potentiel, à sa jeunesse, à son goût d’entreprendre et à la solidité toujours actuelle de la nation, de l’Etat et de la République.

La France, je la vois créative, innovante mais bridée de trop de lourdeurs bureaucratiques et fragilisée par un Etat qui se désengage.

Je la sens en avance sur ceux qui la gouvernent et se plaignent injustement de son immobilisme. Non, les Français ne sont pas hostiles au changement ! Ils l’attendent même désespérément. Mais ils ne sont pas disposés, et ils ont bien raison, à accepter des décisions qu’on leur impose sans les y associer. Ils ne sont pas partants pour des sacrifices mal compris et mal repartis, qui pèsent toujours sur les mêmes. C’est pourquoi la démocratie participative est une façon de répondre à la crise démocratique.

La droite a le toupet d’appeler « réforme » - les mots n’ont plus de sens ! - le démantèlement des protections sociales et l’avènement d’une société du précariat, avec le CNE et sa tentative de CPE.
Mais cela, les Français n’en veulent pas et ils ont bien raison !
Car ce n’est pas moderniser le pays : c’est défaire la France.

Ils nous répètent que le pouvoir échappe à la nation,
que la volonté politique ne peut plus grand chose,
que ce n’est plus l’Etat-Providence mais l’Etat-minimal, faiblement protecteur, qui serait dans le sens de l’histoire.
Nous ne sommes pas d’accord !

Ils nous disent que la mondialisation a disqualifié la nation
et que l’aspiration croissante à l’autonomie individuelle
se ferait forcément au détriment du collectif national.
Nous ne sommes pas d’accord !

Ma conviction est à l’inverse de cette idéologie insidieuse :
c’est en restant au service des valeurs de justice et de progrès que nous pourrons résister le plus efficacement aux vents mauvais d’un libéralisme sans foi ni loi et saisir ensemble les opportunités d’une mondialisation qui porte dans ses flancs le pire comme le meilleur, selon ce que nous saurons en faire.

Je crois que la nation, dans le monde d’aujourd’hui, est protectrice des individus et doit apporter à chacun le renfort dont il a besoin pour maîtriser sa vie.

Cette nation remplissant son devoir à l’égard de tous ses membres, je ne la veux pas frileuse, apeurée, défensive, doutant d’elle-même, mais au contraire, porteuse d’un projet collectif et solidaire, d’un devoir d’invention qui lui donne tout son sens et tout son allant !

Imaginer la France, c’est vrai, ne va plus de soi et nous devrons le faire ensemble. Mais ne lui renvoyer que l’image de son déclin et la sommer sans cesse de renoncer à son « exception » pour se banaliser et s’aligner sur les pays où, paraît-il, le marché sans entrave pourvoirait au bonheur de tous, c’est rendre à la France un bien mauvais service et attiser l’exaspération des Français.

Je crois qu’il y a beaucoup à corriger dans le fonctionnement de nos systèmes de solidarité mais certainement pas pour les amoindrir : pour les rendre plus efficaces et plus justes. Je crois que nous devons incarner l’ambition d’une France économiquement dynamique et socialement plus solidaire.

Imaginer la France ne va plus de soi parce qu’elle s’est beaucoup transformée, pluralisée, diversifiée et colorée sans encore admettre totalement ce qu’elle est devenue.
Pour en tirer parti et fierté, la France, je vous le dis, doit achever de reconnaître comme ses enfants légitimes ceux dont les familles sont venues d’ailleurs et qui sont aujourd’hui des Français à part entière quoique toujours exposés aux discriminations.
Oui, la France doit non seulement les reconnaître comme ses enfants légitimes, mais s’appuyer sur eux comme sur tous ses enfants.
La France doit écouter ce qu’ils lui disent, notamment les moins nantis. Elle doit même comprendre ce qu’ils ne lui disent pas.

Jusqu'à quand parlera-t-on de 2ème, de 3ème ou de 4ème génération pour certains descendants d’immigrés alors qu’on ne le fait jamais pour ceux dont les parents sont originaires d’Europe ?
Jusqu’à quand parlera-t-on de Français « de souche » comme si les autres étaient… de feuillage ou de branchage ?
C’est cela aussi la tâche de la gauche : aider la France à se reconnaître comme elle est et à se reconnaître dans cette diversité humaine, une formidable chance pour nous tous.

L’honneur de la République, la fidélité de la France à ses idéaux, c’est aussi la lucidité d’une histoire partagée, dans une France respectueuse de toutes les mémoires, et accueillante à tous les siens, nés ici ou ailleurs.
C’est une France qui reconnaît, en 2001, l’esclavage comme crime contre l’humanité.
C’est une France qui demande, à juste titre, pardon pour la Rafle du Vel d’Hiv’ et le régime de Vichy.
C’est une France qui refuse de reconnaître des « aspects positifs » dans la colonisation, système de domination et d’asservissement.

Ce n’est jamais quand elle oublie ses valeurs mais, au contraire, quand elle les prend au mot et reste fidèle à elle-même que la France peut aussi, au-delà de ses frontières, parler du monde et au monde.
Car la Nation, pour la gauche, est indissociable d’une perspective plus large.
Car nous sommes de ce pays, la France, où l’on « vota la liberté du monde », où l’on fit une Constitution en pensant à l’univers entier.
Car «c’est en donnant aux peuples l’exemple et le signal de la justice » que la France se ressemble et se rassemble.

Je veux, avec vous, une France forte, qui retrouve sa place dans le monde et dans l’Europe. Parce que la France a besoin d’Europe pour mieux faire face aux dérives de la mondialisation. La France a besoin d’Europe pour être en paix à l’intérieur et sereine à l’extérieur, sans agressivité mais sans concession non plus sur ce que doit être son rôle.

Je m’oppose à une diplomatie rhétoricienne, sans crédit.
Je veux une diplomatie du partenariat exigeant, libre dans sa parole parce qu’un allié authentique est quelqu’un à qui on peut dire la vérité.

Je veux une France juste à l’extérieur de ses frontières car, dans un monde qui se déchire, hanté par les conflits de civilisation, la justice est ce à quoi nous aspirons tous à l’échelle de la planète, de Badgad à Kaboul ou à Guantanamo.
Pour agir efficacement pour la paix et la sécurité dans le monde,
pour agir contre la faillite des Etats et contre les trafics de toutes sortes,
il faut mettre le développement, la santé et l’éducation au cœur de notre politique étrangère.

Chers amis, chers camarades, le chemin sera long jusqu’à la victoire,
même si, somme toute, six mois c’est assez vite passé.
Mais c’est aujourd’hui un beau jour pour partir vers cette victoire,
portés par une cause plus grande que nous.

Rassemblons-nous,rassemblons la gauche,mobilisons-nous,
demandons nous ce que nous pouvons faire pour notre pays,
imaginons une France qui aura le courage d’affronter les mutations
sans renoncer à son idéal de liberté, d’égalité, de fraternité et de solidarité, pour un ordre juste, des énergies positives et des libertés nouvelles.

Pour tirer le pays vers le haut, il faut bien sûr comprendre les changements du monde alentours, mais il faut d’abord aimer la France, afin que les Français se retrouvent, heureux, en elle, avec un vrai désir d’avenir.

C’est à cela que je vous invite.
Tous ensemble, volonté et courage, en avant !

Vitrolles
 29 septembre 2006


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
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