Présentation

Recommander

W3C

  • Flux RSS des articles

Discours de Ségolène Royal

Lundi 29 septembre 2008 1 29 /09 /Sep /2008 23:20

Ségolène Roral - Zénith - Partie II
Vidéo envoyée par segoleneparis

Discours de Ségolène Royal à la fête de la Fraternite - Partie II. www.segoleneparis.fr

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 31 août 2008 7 31 /08 /Août /2008 12:15
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 07:03




Voici le discours prononcé par Ségolène Royal, le 16 mai 2008, à La Bellevilloise, dans le XXè arrondissement de Paris.
 
 
Chers amis,
 
Je voudrais commencer par vous remercier d’être venus si nombreux à cet atelier citoyen organisé par le Pacte rénovateur. Merci à vous David, Dominique, Thomas, pour votre travail, merci à tous ceux qui ont participé à la rédaction des synthèses, et merci enfin à ceux qui se sont exprimés ce soir.
 
La consultation participative pour préparer le congrès est une démarche indispensable et rassembleuse. C'est une démarche de respect. Et les militants méritent ce respect, eux sans qui aucune victoire ne serait possible. On a vu dans les deux synthèses présentées ce soir que vous avez les mots justes.
 
Nous croyons que le débat d’idées et le respect des arguments de chacun est la seule méthode digne de notre idéal, capable de surmonter les épreuves, les discordes, les incompréhensions, les facilités et de nous remettre, comme nous le devons, en ordre de bataille pour proposer demain une alternative à la politique de la droite.
   
C’est parce que nous sommes profondément attachés à notre parti que nous voulons le rendre plus fort, plus attractif, en faire un parti avec de très nombreux adhérents, le parti de toute la société française, ouvert sur la société, engagé dans les luttes de son temps, menant les batailles idéologiques, portant un projet sans double langage, responsable, moderne, capable de faire vivre nos valeurs de justice sociale, de laïcité, de progrès partagé. Ce Congrès, pour nous, doit être un Congrès utile et serein, qui permette une dynamique de rassemblement, de projet, de conquête et de victoire ; d’amitié et de sérénité aussi.
 
La méthode qui consiste à faire vivre le dialogue et la réflexion entre nous, à écrire ensemble notre projet, en associant toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, est la bonne méthode. Parce qu’elle est respectueuse des militants, parce qu’elle ne reproduit pas les anciennes méthodes, parce qu’elle se déroule dans la clarté, parce qu’elle préserve notre unité, parce qu’elle permet de mobiliser l’attention et l’écoute des Françaises et des Français. La démocratie doit être le cœur de notre projet. La gauche, pour gouverner demain, pour conquérir le pouvoir d’abord, a besoin de construire dans la société un vrai pouvoir de conviction.
 
C’est pourquoi nous avons choisi cette méthode, avec toutes celles et tous ceux qui voudront se joindre à nous, pour réfléchir ensemble au nouveau Parti socialiste que nous allons devoir construire tous ensemble, pour être à la hauteur de notre tâche historique dans cette période où les Français sont profondément inquiets. Ce travail, nous l’accomplissons avec les acquis des trois Forums de la rénovation conduits par François Hollande et l’actuelle direction sur le marché, la nation et l’individu.
 
Dans la continuité de l'espérance soulevée dans la campagne présidentielle puis des bons résultats des élections législatives et municipales, les socialistes peuvent et doivent réussir un beau congrès. Je ferai tout pour cela.
 
Et si l'on veut une gauche qui permette à chacun d’être acteur de sa propre vie et donc de la société, parce que les deux vont de pair, alors c'est une gauche qui doit permettre la prise de parole de chacun et qui prend en compte la parole de tous.
 
D'ailleurs nous nous sommes tous sentis socialistes quand un homme a dit un jour, en 1990, dans un discours sur les banlieues : « Sans la participation la plus large de tous, il n'y aura pas d'identité, il n'y aura pas de dignité, jamais non plus il n'y aura de citoyenneté ». Cet homme, c'était François Mitterrand. C'est auprès de lui que j'ai forgé mes convictions, que j'ai appris ce que qu'était la politique, lui qui répétait : la « politique, c'est parler aux gens »
 
Cet homme là, le 13 juin 1971, lors d'un congrès fondateur pour le parti socialiste, à Epinay, cet homme, appuyé par Pierre Mauroy pour réussir la mutation et la modernisation, avait dit aussi ceci : « La démocratie... finit par manquer d'imagination, par confisquer tout cela au citoyen, à l'individu, à celui qui veut lui même être capable, par l'information et par la formation, par le dialogue et aussi par l'organisation des partis de gauche, capable de penser lui-même et de décider. » Que dire de plus pour convaincre ceux qui déforment ou dénigrent la méthode que nous avons choisie.
 
Cette consultation, contrairement à ce que j'entends parfois, ne part pas de rien. Nous y proposons, avant les 10 questions, les valeurs qui nous rassemblent et un diagnostic de la période
 

 Les sept valeurs et objectifs qui nous guident

 
1.Le monde a changé. Le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission.
2.Le bien-être de tous exige que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée au service d’intérêts particuliers.
3.La volonté publique et l’Etat organisent la conciliation de l’intérêt général et des préoccupations des gens, notamment à travers les services publics.
4.La lutte contre toutes les formes d’injustices et de discrimination est au cœur du droit de chacun à la réussite individuelle.
5.Les socialistes doivent participer à la construction d’un ordre économique, social et écologique juste, au niveau mondial comme au niveau national.
6.Au niveau national comme au niveau local, le socialisme défend la complémentarité qui unit la démocratie représentative, la démocratie participative et la démocratie sociale.
7.La laïcité est le fondement de la République et de l’identité française, enrichie par le métissage.
 
- Les dix sources d’inquiétude des Français
1.   un capitalisme qui perd la tête ;
2.   la dégradation du niveau de vie ;
3.   les fragmentations et le descenseur social  à l’intérieur ; la perte de compétitivité de la France à l’extérieur ;
4.   l’affaiblissement de la valeur travail et l’exagération de la valeur du capital ;
5.   le trouble qui pèse sur l’identité française, secouée par les peurs de l’autre ;
6.   le doute sur l’efficacité de l’Etat ;
7.   le scepticisme sur la réalité de l’égalité des chances par l’école ;
8.   l’Europe perçue comme indifférente au sort des citoyens ;
9.   les désordres du monde et les interrogations sur la fin de l’hégémonie occidentale ;
10.      une planète menacée d’autodestruction.
 
Bien sûr que les militants et les Français veulent des réponses ! Mais pas n'importe lesquelles : des réponses efficaces parce que fondées sur une juste perception des attentes du peuple français, des problèmes qu'il affronte, des obstacles qu'ils rencontre.
 
Je crois que s'écouter et échanger entre responsables et citoyens, c'est le contraire du « populisme démagogique ». C'est même le meilleur moyen de lutter contre le populisme qui surfe sur les peurs et les sentiments de ceux qui se sentent délaissés, abandonnés à leur solitude, parfois même méprisés. Vingt-cinq premiers fédéraux ont adhéré à cette démarche, animée par Vincent Peillon. Gérard Collomb, François Rebsamen ont signé un texte de maires. Maxime Bono a lancé un appel ouvert à d’autres élus, déjà une cinquantaine de ma région.
 
Le populisme se méfie comme de la peste des citoyens informés et éclairés capables de se placer du point de vue de l'intérêt général d'un territoire, petit ou grand. Ou d'un parti politique !
 
Alors je le dis ici, je le redis : oui le responsable politique doit décider, trancher, oui il doit prendre ses responsabilités. Parfois d'ailleurs en allant à contre-courant de l'opinion dominante. Mais les conditions dans lesquelles il décide et prend ses responsabilités ont profondément changé. L'heure du politique jupitérien, omniscient et omnipotent, qui décide dans la solitude de son bureau du destin du pays, cette heure est passée. L'heure du politique élu tous les cinq ans, qui décide, entouré d'experts, sans écouter les citoyens et sans évaluer auprès d'eux ses décisions, cette heure-là aussi est dépassée. La première année de présidence de Nicolas Sarkozy ne m'a pas fait changer d'avis sur ce point ! C'est le moins qu'on puisse dire. Chacun constate aujourd'hui les dégâts causés par un pouvoir enfermé dans sa surdité aux malaises et aux colères.
 
Aujourd'hui, non seulement Nicolas Sarkozy n'a pas su rétablir la confiance, mais la défiance est revenue encore plus fortement. Parce qu'il n'a pas mobilisé les acteurs individuels, sociaux, économiques et politiques de la société française. Et de ce fait, le fossé entre les gouvernants et le vécu des Français est revenu bien vite. Là réside une des causes profondes de cette déception. A la racine, il y a une pratique du pouvoir, une conception de l'Etat et de la société qui est erronée, inefficace et qui devient la source de désordres. Ce discours volontariste qui ne s'est appuyé ni sur la démocratie parlementaire, ni sur la démocratie sociale, ni sur la démocratie citoyenne a conduit non seulement à l'abaissement de la fonction présidentielle mais à la révolte sociale comme elle s'est manifestée hier dans toute la France pour défendre les services publics, ciments de la Nation.
 
Fragilité démocratique, faiblesse économique, dureté sociale. Dans ce moment d’inquiétude et d’abaissement national, nous devons avoir une grande ambition collective. La France s’enfonce dans une crise multiforme. Nous devons nous préparer à tracer un chemin. Cela suppose d’oser nous remettre en question, nous remettre en mouvement. Pour préparer la France de demain, il nous faut construire la force politique capable de porter cette exigence et cette dynamique. Le Parti socialiste est cette force. Toute son histoire en témoigne. Il est l’héritier d’une grande tradition de luttes intellectuelles, politiques, sociales, sociétales.
 
Il a su, à chaque moment de son histoire, se transformer. La fidélité à ce que nous sommes, à l’idéal qui est le nôtre, aux combats de nos prédécesseurs, se mesurera à la capacité qui sera la nôtre de leur donner de l’avenir, à recréer le mouvement, à relancer l’espérance, à retracer des perspectives. Exercer notre responsabilité, être à la hauteur de nôtre tâche, c’est proposer une mutation, c’est créer les conditions pour ouvrir tous ensemble un nouveau cycle politique. C’est ce que les Françaises et les Français attendent de nous : ce sera une étape essentielle de la reconquête de leur confiance, ce sera un élément déterminant pour pouvoir réussir notre action lorsque nous aurons à nouveau la responsabilité du destin du pays. Nous pourrons convaincre que nous pourrons demain transformer la société française, la remettre en mouvement, avec efficacité et justice, si nous sommes capables de nous transformer nous-mêmes, sans rester figés, immobiles, avec les mêmes méthodes, les mêmes discours, les mêmes synthèses ! C'est pourquoi je prends ici devant vous cet engagement : dans ce congrès, je parlerai aux militants comme aux Français. Pas de faux débats, de postures théoriques, de formules toutes faites, soi-disant pour flatter les militants. Je ne veux pas flatter les militants, je veux les respecter et les convaincre.
 
Notre démarche, aujourd'hui, ce doit être de relancer la gauche, comme le faisait François Mitterrand il y a 35 ans. A quoi sert le Parti socialiste ? Nous croyons qu'entre la liberté d'entreprendre et la liberté d'écraser, il y a un espace assez vaste où chacun puisse être debout et mouvement.
 
Le congrès socialiste sera utile au pays et aux Français, quand il aura conforté, renouvelé ou complété ses idées et ses propositions, pour que chaque Français puisse être debout et en mouvement. Cela, il le fera à partir des acquis de ses années de combat et de travail, à partir de l’expérience de la campagne présidentielle, à partir des attentes des forces sociales et syndicales et de la prise en compte des profondeurs du pays. Le parti socialiste n'est pas une fin en lui-même, c'est la valeur démocratique dont la France a besoin, pour que la gauche soit en situation crédible d'incarner le changement.
 
Je crois que le Parti socialiste est capable de dépasser des clivages qui l'affaiblissent dans des confrontations. Pour ou contre la mondialisation, réalisme économique ou justice sociale, prévention ou répression, ouverture ou non des frontières aux flux migratoires, j’en oublie : ce n’est pas par un équilibre savamment dosé entre des contraires que nous sommes clairs. Nous sortirons des impasses par l’innovation et la conviction politiques et par le vote des militants sur des lignes politiques assumées : une vision de gauche pour la société réelle, telle qu’elle est aujourd’hui, pour le monde tel qu'il est. Une gauche sûre de ses valeurs – la justice d’abord, mais décomplexée face aux réalités.
 
Le PS est bien à la croisée des chemins, ceux de la renaissance ou du sur-place.
 
Le succès des municipales ne doit pas occulter la montée des abstentions. Nous avons des efforts considérables à faire pour donner envie d'adhérer au PS. Il nous manque en effet des femmes, des jeunes, des employés et des ouvriers, la France métissée qui est venue massivement voter à l'élection présidentielle. Moi je veux que ces électeurs viennent au parti, restent et pèsent sur la transformation de la société.
 
En revanche, là où le parti a su irriguer partout, c'est par ses élus. Et nous devons, en repensant notre organisation, irriguer davantage notre projet national par les actions, les innovations, les réussites, les valeurs mais aussi leurs applications. C’est ce qui nous vaut l'estime des gens.
 
Nous devons tout faire pour garder une partie importante des adhérents venus nous rejoindre Nous n’avons pas su les garder... Parfois même on n'a pas voulu les garder, ces militants différents qui venaient troubler les équilibres savants installés depuis des années ... Mais la diversité des militants il faut la défendre, c'est comme la biodiversité, elle est indispensable à notre survie ! Et comme pour elle, le recul de la diversité serait un signe de  déclin. Le signal de la forte abstention lors des élections municipales ne doit pas nous laisser indifférents.
 
Réussir la mutation du Parti socialiste, c'est se fixer trois obligations:
·       ouvrir le PS et faire évoluer son militantisme ;
·       définir les lignes de forces d'un projet politique pour les quatre prochaines années ;
·       rassembler un parti uni, fort et renouvelé, ce qui permettra d'ailleurs de réussir les échéances électorales si proches des européennes et des régionales et de les aborder de façon offensive.
 
 
-------------
Chers amis, chers camarades
 
Je sillonne la France depuis de longues années maintenant ; cet hiver encore, j’étais sur les routes pour soutenir nos candidats dans les mairies. Et partout le même constat, partout cette impression que l’avenir nous file entre les doigts, partout la blessure de sentir que nous ne sommes plus maître de notre destinée. Je sais que les Français aujourd’hui – et les jeunes surtout – n’ont pas peur de leur avenir ; non, ils ont peur de ne plus avoir d’avenir.
 
Les transitions sont toujours difficiles et inquiétantes entre ce qui n'est déjà plus et ce qui ne semble pas encore être là. C'est mon rôle d'indiquer comment je vois les lignes de force qui se dégagent, et quelles conséquences on peut en tirer pour agir juste et fort. C’est toujours ainsi que j’ai conçu mon rôle de responsable politique : à l’écoute pour mieux éclairer le présent et décider pour l’avenir.
 
Le monde est devenu plus violent, plus inégalitaire, plus risqué, plus contradictoire : nous n’avons jamais été aussi riches et pourtant les destins sociaux n’ont jamais semblé aussi scellés et rigides ; les individualités veulent s’exprimer, parfois dans leur toute puissance, et pourtant le besoin de règles collectives n’a jamais été aussi intense ; les énergies doivent être libérées, mais pas au prix d’un démantèlement des protections et des sécurités sociales ; notre maîtrise technologique est inédite et pourtant nous n’avons jamais été aussi fragiles face aux désordres que nous provoquons (OGM, réchauffement).
 
Les bouleversements de la mondialisation ne sont pas seulement à notre porte, à nos frontières. Ils sont déjà en nous même, car la France ne s’est jamais construite à l’abri du monde. Ce monde qui advient, nous ne pouvons pas l’affronter avec un Parti qui repousserait son rendez-vous avec l'Histoire et cèderait à la tentation d'un ajustement superficiel.
 
Au fond, nous savons tous qu'il faut poser les problèmes différemment si nous voulons, ensemble, pas simplement entre socialistes mais avec tous les Français, sortir par le haut du gâchis d'aujourd'hui et de la France atone que nous laisse Nicolas Sarkozy.
 
Le parti socialiste doit être une envie, une énergie, une rigueur. Le PS doit devenir le parti que l'avenir trouve utile.
 
Alors comment aime t-on un Parti ?
 
On peut aimer une histoire – nous aimons celle de la France,
On peut être fier d'un héritage – nous sommes fiers de celui d’une gauche qui sait gagner quand elle le veut
On peut vouloir s'inscrire dans un grand récit qui a su porter l'espoir et changer vraiment les choses – nous nous inscrivons dans l’histoire socialiste française.
 
On peut aimer les militants qui s'engagent, qui sont portés par leurs convictions, qui consacrent leur temps et parfois leur vie entière à un idéal.
 
On peut aimer ceux qui savent résister dans l'adversité, qui prennent des risques et qui rêvent au-delà des déceptions du présent.
 
Ils sont nombreux au Parti socialiste. J'en connais beaucoup. Je les respecte tous. Et n'oublions jamais ce parti de la base qui fédère autour de lui les espérances, comme à Charléty et dans tous les rassemblements populaires
 
 
Mais je sais aussi que les sentiments ne sont jamais aussi forts que lorsque nous sommes entraînés ensemble dans une dynamique d'avenir. C'est pourquoi avec les milliers de celles et ceux qui ont porté leur pierre à cette consultation, je vous confirme que nous ferons une offre politique aux militants sous forme d'une contribution puis d'une motion qui s'adressera aussi aux Français qui sont à l’écoute de ce que nous faisons et disons.
 
Nous savons tous que le Parti socialiste a besoin d’un leadership et d’une équipe pour le conduire, car un Parti n’est jamais distinct des hommes et des femmes qui le font vivre.  
 
Ma conception du leadership, mon expérience, la réflexion collective, me pousse à dire aux uns comme aux autres, aux socialistes comme aux Français, ce que je crois juste, ce que je crois efficace, ce que je crois conforme à nos valeurs, ce que je crois capable de constituer un guide pour l'action. Il n'y a pas de risque d'affrontement ou de guerre des chefs. Les militants n'en veulent pas. En ce qui me concerne, je l'ai prouvé, le débat sera respectueux et maîtrisé. Le vrai risque ce n'est pas l'affrontement ; c'est que, sous prétexte de l'éviter, rien ne change. Vous ne trouverez jamais non plus jamais dans ma bouche des mots désagréables ou désobligeants pour ceux qui, autour du Premier Secrétaire, conduisent le Parti jusqu’au Congrès en ayant gagné des batailles et protégé notre unité.
 
Nous allons porter ensemble des orientations, une conception du renouveau du socialisme en France. Nous allons défendre l'idée de créer un Parti socialiste, qui soit le centre de gravité pour toute la gauche. Tout cela sera en débat.
 
Les militants et eux seuls apprécieront et voteront. Je veux un congrès intéressant et généreux qui s'élève et qui nous élèvent par le débat d'idées. Et vous pouvez compter sur moi pour le monter d'un cran.
 
Alors, si les militants partagent de manière significative les orientations que nous proposerons, j'assumerai les responsabilités qui en découlent. Pour ces adhérents comme pour nos millions d’électeurs, il ne serait d’ailleurs pas compréhensible que je n’avance pas avec eux. C’est le principe de la sincérité qui depuis l’origine guide mes décisions politiques.
 

C’est pourquoi si les militants en décident ainsi et l’estiment utile pour le PS, j'accepterai avec joie et détermination, d'assumer cette belle mission de chef du parti socialiste.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 7 avril 2008 1 07 /04 /Avr /2008 23:47

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 27 janvier 2008 7 27 /01 /Jan /2008 21:27

Ségolène - Bellevilloise
Vidéo envoyée par segoleneparis

Intervention de Ségolène Royal lors de l'ouverture de l'AG participative de DA à La Bellevilloise. www.segoleneparis.fr

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 22 janvier 2008 2 22 /01 /Jan /2008 22:54
Samedi après midi, devant 750 personnes se tenait la conclusion des travaux du forum organisé par Vincent Peillon. Sont intervenus, Pierre Moscovici, Marisol Touraine, Gaëtan Gorce, André Vallini, Ségolène Royal et Vincent Peillon, l'ensemble modéré par François Rebsamen. Voici des extraits de l'intervention de Ségolène Royal.

Ségolène Royal Extraits Intervention
Vidéo envoyée par segoleneparis

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 19 septembre 2007 3 19 /09 /Sep /2007 22:08
125px-Armes-du-Qu--bec.svg.png

"Quelques raisons de ma venue au Québec"

 
 
1ère raison : Dans la Région que je préside, le 400ème anniversaire de la fondation de Québec a un retentissement particulier car il s’inscrit dans une histoire au long cours :

* parce que Champlain était saintongeais, né à Brouage en Charente-Maritime ;

* parce que beaucoup d’habitants de ma région ont jadis émigré au Québec (et aussi en Acadie) : dans les mémoires familiales et l’histoire des territoires, ce lien transatlantique perdure ;

* parce que la Région Poitou-Charentes est aujourd’hui engagée dans des actions communes et des partenariats avec le Québec auxquels j’attache beaucoup de prix (sujets ?).

Cela suffirait au plaisir que je prends à cette visite et aux rencontres dont elle sera l’occasion.

Mais d’autres raisons poussent aussi la responsable politique nationale que je suis à m’intéresser de près à ce laboratoire de la modernité, imaginatif et pragmatique, qu’est aujourd’hui le Québec.

2ème raison : Notre engagement conjoint dans la francophonie, notre conviction commune que la défendre et la promouvoir, c’est contribuer activement au respect de la diversité des cultures dans une mondialisation qui peut être, selon ce que nous en ferons, une chance riche de nouveaux possibles ou un risque majeur d’uniformisation marchande et d’accentuation des inégalités, toutes choses qui alimenteront les replis apeurés et haineux, les fondamentalismes réactifs et, au bout du compte, les insécurités planétaires.

Cet apport de l’expérience francophone dans un monde globalisé, que le Québec incarne si bien, j’y vois une chance pour civiliser la mondialisation.

Les Québécois savent, eux, ce que défendre une langue, une culture, une histoire, une identité veut dire, pour soi donc aussi pour les autres et en relation avec les autres.

Certaines élites adeptes des conformismes dominants ne voient pas la modernité du message francophone et cette promesse d’avenir contenue dans notre obstination à faire vivre et respecter la langue que nous avons en partage.

J’y vois, moi, les prémisses d’une nouvelle cohabitation planétaire.

3ème raison : Je suis, vous le savez, partisane d’une relation équilibrée entre l’Europe et les Etats-Unis, où l’amitié n’exclue pas la franchise, la liberté de jugement et, le cas échéant, les désaccords. Le Canada anglophone et le Québec ont l’expérience d’un voisinage au long cours sans inféodation. C’est là un sujet sur lequel les échanges entre nous me paraissent utiles et nécessaires.

En particulier au moment où les organismes de ce qu’on appelle, hélas un peu abusivement, « la gouvernance mondiale » peinent à trouver un second souffle, à s’ouvrir aux préoccupations du sud et aux nouvelles puissances émergentes, à un moment où ils doivent trouver une légitimité et une efficacité en phase avec le monde d’aujourd’hui, ses attentes, ses rapports de forces et ses risques inédits.

4ème raison : Dans la lutte contre le réchauffement climatique, le monde a besoin du Canada, directement touché par la fonte de la banquise et engagé dans la « bataille de l’Arctique » qui s’annonce. Je sais que le Canada et la France n’ont pas fait le même choix face au protocole de Kyoto mais, depuis, la prise de conscience écologique s’est partout renforcée. Pour moi qui attache une importance prioritaire à l’excellence et à la sécurité environnementales, ce voyage au Québec est aussi une occasion d’évoquer ces questions et de voir, sur place, des réalisations éco-industrielles exemplaires (comme cette entreprise de construction de maisons à ossature bois que je visiterai à Montmagny).

5ème raison : Enfin, et ça n’est pas le moins important, les questions aujourd’hui en débat au Québec autour de ce qu’on y appelle « les accommodements raisonnables » me paraissent essentielles. Comment assumer la pluralité des origines pour fortifier l’appartenance commune ? Comment lutter efficacement contre les discriminations ? Quels droits et quels devoirs pour les individus et les groupes ? Quelle laïcité ? Comment construire une histoire partagée, accueillante à toutes les mémoires et toutes les trajectoires, qui soit un point d’appui pour se projeter ensemble vers l’avenir ?

Ce sont des questions que se posent toutes les nations, toutes les sociétés que les vagues migratoires, la soif croissante de reconnaissance des individus et les effets de la mondialisation poussent à actualiser leurs valeurs communes et leurs règles de vie.

L’expérience québécoise est particulièrement intéressante car elle est à la fois lutte opiniâtre pour être reconnu dans un environnement majoritairement anglophone et volonté reconnaître toutes les composantes actuelles du Québec. Nos approches et nos outils ne sont pas forcément les mêmes mais nos interrogations sont très voisines et je crois que la confrontation de nos expériences respectives peut être très fructueuse.

6ème raison : J’ajoute que, convaincue que nous devons actualiser un « modèle social » français qui tient mal ses promesses dans le monde d’aujourd’hui, je suis curieuse de voir comment, au Québec, on cherche aussi un nouvel équilibre entre le rôle de l’Etat et celui du marché, entre les adaptations nécessaires et les protections solidaires.

Il me semble que nous avons en commun une culture qui refuse l’effacement de la puissance publique et croit au pouvoir de la volonté politique pour corriger le désordre des choses. C’est, par exemple, le Québec qui, bien avant la France, a mis en place des quotas de chansons en langue française à la radio, mesure de protection et de promotion qui a favorisé l’éclosion des talents et n’est pas étrangère au vif succès des artistes québécois sur la scène internationale. Mais il me semble aussi que ce volontarisme fait bon ménage avec un pragmatisme dont la tradition française est moins familière et qui est pourtant, à mes yeux, une condition de l’efficacité des politiques publiques.

En matière de sécurité, de prévention de la délinquance et de la récidive, en particulier des délinquants sexuels, il y a au Québec des expériences qui font la preuve de leur efficacité car elles ont les moyens de leurs objectifs et se gardent de ce populisme pénal qui, jamais, n’obtient les résultats promis.

Dynamisation économique, protection contre les dérives de la financiarisation, création d’emplois : sur ces sujets aussi, je suis très intéressée par la démarche et les réalisations québécoises.

Comme vous le voyez, l’amitié enracinée dans l’histoire, la curiosité personnelle, les combats partagés et les questionnements communs sont à l’origine d’un voyage dont j’avais depuis longtemps le projet et dont je prends aujourd’hui le temps avec grand plaisir.

Je vais vous faire une confidence : c’est en ouvrant toutes grandes ses portes et ses fenêtres sur l’expérience des autres que la gauche française renouera avec son temps et formulera, à sa manière, une proposition politique en phase avec les attentes actuelles des Français et en prise avec les mutations de notre monde. C’est à cela que je m’emploie.

J’étais il y a quelques jours en Italie et j’y ai vu un bel exemple de démocratie participative associant largement les citoyens au choix des dirigeants et candidats de la gauche.

Je voyage. J’observe. J’écoute. Je regarde ce qui marche et ce qui ne marche pas. Et j’en tire des leçons pour la France.
 
Signature Ségolène Royal
 
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 26 août 2007 7 26 /08 /Août /2007 12:53
Merci pour ces retrouvailles, pour votre confiance, votre fidélité, votre engagement intact.

Certains se demandent pourquoi je prends la parole aujourd’hui à quelques jours de l’université d’été du parti socialiste. J’ai lu certains commentaires : lorsque que les socialistes se taisent, ils n’ont rien à dire, lorsqu’ils parlent, ils sont en compétition. Je vais vous faire une confidence : j’ai quelque chose à vous dire et je ne suis en compétition avec personne et ne recherche rien d’autre que d’assumer mes responsabilités dans le débat d’idées. De toute façon, c’est un travail collectif de longue haleine qui commence. Et, même, ce que je vais vous dire aujourd’hui est le fruit d’un travail collectif, c’est le début d’un processus au long cours.Comme je m’y étais engagée et forte ce que j’ai compris durant cette campagne, je commence aujourd’hui, comme viennent de le faire tous les amis qui se sont exprimés, à mettre ce que j’ai appris au service de tous les socialistes, simplement et sérieusement et, au-delà, de l’action au service de la France. Je souhaite aussi faire monter les nouvelles générations, renouveler celles et ceux qui participent au débat.

Je ne vais pas vous faire un grand discours grandiloquent, un discours de campagne, mais vous présenter quelques idées fortes en complément de ce qui a été dit tout à l’heure. J’ai retrouvé ici une ambiance de travail propice à la réflexion.

Cette réflexion devra déboucher sur une rénovation profonde de nos méthodes et de certaines de nos idées dans la fidélité à nos valeurs.

Je me sens entièrement mobilisée et animée d’une volonté très solide et du bonheur qui nous rassemble. Contrairement à ce que je lis ici ou là, je n’ai aucun esprit de rancune, de revanche, aucune amertume, y compris envers ceux dont la chaude affection littéraire m’entoure dans cette rentrée. Je ne suis animée que par une énergie positive, plus renforcée par les épreuves et les bonheurs vécus au cours de cette année écoulée.

Le renouveau, ce sera aussi une nouvelle manière pour nous les socialistes de travailler ensemble entre nous et une nouvelle manière de dialoguer avec les autres forces politiques parce que les besoins sont urgents et que les solutions ne peuvent pas attendre, que les Français sont impatients. Nous sommes aujourd’hui dans l’opposition mais ce qu’attendent de nous des millions de gens c’est que nous nous comportions comme si nous étions en responsabilité pour nous mettre, là où nous sommes, parti, parlement, syndicats, laboratoires, entreprises, associations, régions, départements communes, au service de la nécessaire transformation des structures économiques et sociales du pays en agissant pour que ces mutations indispensables et difficiles ne se fassent pas au profit de quelques-uns uns et aux dépends du plus grand nombre.

Nous devons avoir la même attitude intellectuelle que celle d’un chercheur devant un problème nouveau : modestie mais obstination, esprit de curiosité et d’inventivité, rassemblement des intelligences, invention de nouvelles façons de faire, de se parler et de réfléchir.

Quelques leçons de l’élection présidentielle

L’élection présidentielle nous a fourni des leçons précieuses. Je ne serai pas exhaustive ici, bien sûr, ce serait trop long.

Tout d’abord, quelle année riche d’expériences, de rencontres, d’espérances, avec ses joies et bien sûr ses peines, sa déception dans le résultat mais quelle année formatrice pour les prochaines batailles et nos prochaines victoires !

Qu’avons-nous fait ensemble ?

A la fin de ces campagnes présidentielle et législative, nous avons commencé à inventer le socialisme du 21ème siècle, nous avons fait vivre à une échelle inédite et avec intensité, cette démocratie qui rend aux Français la parole et, avec elle, le pouvoir de proposer et de peser.

Nous avons redonné à nos concitoyens le goût de la chose publique et du débat politique, et notamment aux jeunes.

Nous n’avons abandonné à la droite aucun terrain, car il n’y a pas des sujets de gauche et des sujets de droite mais des problèmes que vivent les Français, notamment la baisse du pouvoir d’achat en cette rentrée. Par contre, il y a des manières de gauche et des manières de droite d’apporter des réponses à ces problèmes et aussi des dépassements et des convergences au-delà de l’affrontement bloc contre bloc.

Nous avons rencontré tant de gens dans tout le pays qui ont soif de progrès.

Tant de gens qui refusent l’assistanat mais veulent des solidarités vraies, efficaces, respectueuses de la dignité due à chacun.

Et pourtant, nous avons perdu.

Pourquoi ?

Il y a, en effet, parmi d’autres raisons, deux chantiers essentiels que nous n’avons pas eu le temps de conduire à leur terme et pour lesquels il faut reprendre l’ouvrage :

* actualiser complètement nos réponses, nos propositions pour qu’elles soient en prise directe sur la société et les attentes d’aujourd’hui. Il nous faut voir le monde tel qu’il est et moi-même je l’avoue, j’ai parfois improvisé à cause du temps qui était compté.Mais regarder les choses en face ne suffit pas : il nous faut aussi être inventifs, créatifs, ne pas déplorer ce qui n’est plus : repérer et comprendre les prémisses d’autres possibles, penser les menaces mais aussi les opportunités nouvelles du monde d’aujourd’hui, pour mieux protéger de ses risques et se saisir de ses chances.

* le temps nous a aussi manqué collectivement pour nous organiser en un grand parti moderne, portes et fenêtres largement ouvertes sur la société, efficace, tirant dans le même sens, mobilisant au mieux les réserves d’intelligence collective et d’engagement de ses militants et de ses sympathisants dont j’ai pris la mesure pendant cette campagne. Un grand parti moderne qui prenne pleinement appui sur cette force de propositions dont les milliers de contributions ont montré la richesse, de l’entreprise à l’école en passant par l’excellence écologique, le logement, les retraites et tous ces grands chantiers que nous allons prendre à bras le corps en partant d’une analyse sans œillères des choses telles qu’elles sont et des attentes fondamentales que partagent les Français quels qu’aient été leurs votes.

La bonne nouvelle = ce temps qui nous a manqué, nous allons le prendre.

Je vous en fais la promesse.

Et nous achèverons le travail.

Collectivement. Fraternellement. Obstinément. Et surtout, tous ensemble.

Mais ce que nous avons été nombreux, dans les étapes, à voir c’est qu’il faut se méfier des faux débats qui déconcertent nos électeurs. Je prendrai deux exemples. Le marché et la place de l’individu dans notre société.

Est-on pour ou contre le marché ? Question singulière pour un parti qui ne professe plus depuis bien longtemps l’étatisation des moyens de production.

Le marché nous est aussi naturel que l’air que l’on respire ou que l’eau que l’on boit. Il s’agit là d’un jeu d’enfoncement de portes ouvertes. Mais l’eau peut être polluée et l’air vicié et c’est là que le débat politique trouve sa pertinence.

Nous inscrivons bien évidement notre action dans le cadre des économies de marché et s’il faut l’écrire, écrivons-le une fois pour toutes. Mais nous ne faisons pas confiance au marché pour assurer la justice sociale et la cohésion démocratique des sociétés, et s’il faut le dire disons-le. Le marché se dirige spontanément vers là où il y a du pouvoir d’achat. Il n’est pas, contrairement à une gentille comptine des théoriciens libéraux, lucides sur les nouvelles demandes sociales, les souffrances, les carences. Il s’y engouffrera quand l’action politique et les évolutions de la société auront créé le mouvement et le mouvement, le besoin. Par exemple, l’industrie pharmaceutique et l’industrie du tourisme ont connu hier un boom grâce aux lois sur les congés payés et la sécurité sociale. Cette même logique se vérifiera demain avec la sécurité environnementale. Le marché doit avoir sa place, toute sa place, rien que sa place. Les socialistes allemands ont une devise, le marché chaque fois que cela est possible, l’Etat chaque fois que cela est nécessaire. Nous, socialistes français, nous pouvons y ajouter la juste place des services publics.

Je suis convaincue qu’un Etat et des collectivités locales en symbiose avec la société sont la canne d’aveugle du marché. Ce qui veut dire des pouvoirs publics performants et une société agissante, participative, et par-dessus le marché une économie dynamique.

Seconde leçon et autre faux débat,l’individualisme.

Nous, socialistes, ne serions pas au clair quant à la place de l’individu. Je suis assez sidérée que nous ayons peur de l’affirmation de l’individu qui est dans nos textes juridiques fondateurs celle de la personne humaine. Depuis l’Habeas corpus, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la convention européenne des droits de l’homme, la liberté de conscience et d’expression de chaque être humain, et je n’oublie pas les droits de la femme et de l’enfant, tout le progrès de la civilisation fut d’attribuer des droits nouveaux à chaque humain : le droit à un travail, à une famille à un logement, au savoir, à la santé. Le rôle éminent de l’individu a commencé là et soyons en fiers d’y avoir contribué.

Notre objectif est donc de favoriser le plein épanouissement de chacun et nous sommes de gauche précisément en ce que nous affirmons que chacun recèle des talents propres et que chaque être humain est singulier dans l’humanité plurielle.

La confusion réside ailleurs. Cette charge contre l’individualisme révèle notre difficulté à élaborer des formes nouvelles et adaptées de délibération collective.

Nos concitoyens sont informés et ils demandent encore plus d’information, ils cherchent les lieux de confrontation, comment prétendre le contraire après ce que nous avons vécu durant la campagne présidentielle ?

La Parti Socialiste du 21ème siècle doit être à la fois un lieu de connaissance, un lieu de délibération, d’élaboration, enfin un outil de combat collectif. Il ne peut l’être que s’il vit en osmose avec les citoyens dont il est une des représentations.

Ses réunions doivent être ouvertes, les mouvements de société doivent lui être associés, les forums doivent nourrir ses propositions en amont, l’usage d’Internet doivent lui permettre d’être en contact quotidien avec ses millions d’électeurs.

Nos congrès doivent obéir à cette nouvelle logique. Plutôt que d’être le camp clos d’affrontements parfois obscurs, les positions des uns et des autres doivent avoir été validées par des débats qui leur donneront leur légitimité. Il faut que notre fonctionnement favorise les vrais débats et pas la prolifération des motions qui donnent souvent lieu à des règlements de compte inutilement brutaux suivis de synthèse parfaitement illisibles. Les Français se détournent de cette manière de faire de la politique. Ils sont au-delà et pas en deçà, Ne nous y trompons pas ce malentendu sera fatal au Ps s’il n’est pas levé, et vite.

Enfin, si nous sommes ensemble, c’est pour ne pas se désunir à la première contrariété d’ambitions. Notre nouveau fonctionnement devra être clair là dessus aussi.

Ceci signifie que la vie interne doit tenir compte des échéances institutionnelles. Le programme ne doit pas être un programme de tactique interne mais un programme pour convaincre et gagner et pour faire progresser notre pays en réhabilitant justice et efficacité.

Le Parti socialiste est un grand parti, mais c’est aussi aujourd’hui un parti qui doute. C’est fructueux, le doute, c’est se poser des questions sur ce que l’on est, sur ce que l’on pense. C’est un mouvement nécessaire, je dirai même salutaire : car j’y vois la marque de ceux qui savent se mettre en question pour avancer.

On nous dit que la gauche dans son ensemble est aujourd’hui affaiblie par une accusation à laquelle elle n’a pas répondu avec suffisamment de force.

La gauche est suspectée de faire du collectif la mesure de toute chose. Accusée de faire des situations individuelles le seul résultat d’inerties sociales, de reproductions.

Suspectée de déresponsabiliser nos concitoyens, aussi, et de ne parler que de droits, quand il faudrait parler de devoirs et de contreparties.

Accusée d’oublier la flamme qui anime tous ceux qui, chaque matin, se rendent à leur travail pour nourrir leur famille et se bâtir une vie digne.

Nous ne devons pas seulement répondre à cette suspicion, mais reprendre l’offensive parce que c’est seule une bonne articulation de l’individuel et du collectif qui permettra d’affronter les mutations du monde et les légitimes aspirations à la réussite individuelle.

Etre socialiste, c’est penser en effet que le collectif vient en soutien de chaque foyer, de chaque personne insuffisamment armée pour affronter les difficultés de la vie.

Etre socialiste, ce n’est donc pas nier le potentiel de l’individu mais comprendre que l’individu isolé est faible, que sa volonté, aussi forte soit-elle est parfois insuffisante.

Etre socialiste, c’est faire en sorte que chacun bénéficie de garanties collectives pour retremper ses ambitions et se créer de nouvelles opportunités.

Etre socialiste, finalement, c’est penser la complémentarité profonde qui existe entre l’individu et la société et refuser l’opposition caricaturale que certains en font.

Une sécurité sociale efficace, des services collectifs dans tous les territoires, une école et une formation dignes de ce nom, un accompagnement personnalisé vers l’emploi, c’est cela qui, pour nous à gauche, permet aux individus d’affirmer leurs choix et leur liberté, de s’affranchir d’un destin tracé d’avance.

Aujourd’hui, c’est l’idéal socialiste qui est au service du progrès de chaque personne, de toutes les femmes et de tous les hommes de ce pays. Et c’est la droite, qui tout en mettant en avant la responsabilité et la liberté de chacun, dissimule son engagement au côté des réseaux, des rentiers, des gens de pouvoir et d’influence.

La complémentarité entre le collectif et l’individuel me permet de dire avec force qu’il n’y a pas de droits sans devoirs. Parce que chacun d’entre nous est comptable des moyens collectifs mis à sa disposition. Cet équilibre, la gauche a donné le sentiment qu’elle l’oubliait. Cela ne doit plus jamais arriver.

Je pense également que la notion de responsabilité est fondamentale. Et nous autres, socialistes, ne devons pas avoir peur de le dire car cette éthique de la responsabilité est ancrée au plus profond de notre patrimoine, chez Jean Jaurès comme chez Léon Blum.

La responsabilité de chacun vient du fait que nous vivons dans une communauté de citoyens. Lorsque je suis soigné, d’autres contribuent aux soins que je reçois. Alors il est normal que je rende des comptes, il est normal que je ne dise pas simplement « c’est mon droit ».

C’est cette conviction aussi qui nous conduit à souhaiter un Etat performant, capable de faire une juste utilisation des deniers publics. L’Etat ne peut pas se permettre de dilapider l’argent des impôts de manière inconsidérée ; l’Etat a le devoir à chaque instant d’évaluer son action.

Vous l’avez compris, équilibre des droits et des devoirs, éthique de la responsabilité, efficacité de l’action publique, autant de valeurs que la gauche et le Parti socialiste doivent à nouveau faire entendre, approfondir, et accompagner de propositions innovantes. Cette liste n’est pas exhaustive, car il y aurait plein d’autres sujets à évoquer à l’échelle nationale comme internationale. A commencer bien sûr par celle, majeure à mes yeux, de l’excellence écologique, que j’aborderai dans quelques jours, notamment à l’Université d’été de La Rochelle.

Et que dire aujourd’hui de la politique conduite dans le pays sans caricaturer le pouvoir. Je crois que la nouvelle politique à gauche doit reconnaître qu’il y a dans ce nouveau pouvoir une sincère volonté de réforme, un mouvement même frénétique, une réactivité du chef de l’Etat et qu’aujourd’hui la majorité de nos concitoyens le reconnaissent.

Mais annoncer la réforme, ce n’est pas l’accomplir et c’est ce que là que la critique est légitime et que pour aider à faire avancer la France, nous devons dire ce qui ne va pas et proposer les réformes de bon sens, dans le parti, à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Et paradoxalement, face à ce mouvement perpétuel, ce qui menace la France aujourd’hui, en plus des injustices fiscales, du nouvel impôt en préparation, c’est l’immobilisme. De vieilles méthodes ressurgissent : empilement de lois, mis en place de commissions tous azimuts. La dernière en date, la commission Attali sur les freins à la croissance, fait suite à une commission Camdessus sur le même sujet de 2004 qui proposait au ministre des finances de l’époque Nicolas Sarkozy, 110 propositions pour lever les freins à la croissance.

Ce n’est pas une bonne gouvernance. Notre pays prend du retard.

Prenons trois exemples : sur la justice on aggrave les peines sur les récidives. On froisse au passage quelques principes mais surtout on ne donne pas plus de moyens au juge pour suivre l’application des peines et surtout on n’a pas les moyens d’augmenter la place et les conditions de dignité humaine dans les prisons. Le nombre de personnels soignants est notoirement insuffisant en prison.

Nous en sommes au moins à six lois, peu ou pas évaluées. Et toutes vouées à l’échec par défaut de moyens.

Il est temps de rompre avec ce cycle infernal de lois sans moyens qui ne protègent pas les victimes et qui à la fin décrédibilise et ignore tous les rapports déjà rendus sur ce sujet dont le dernier en acte, celui de la commission Robert, recommande des moyens humains nouveaux et surtout pas de lois nouvelles.

Autre exemple, un premier pas a été fait sur l’autonomie des universités qui est une bonne chose en soi. Seulement cette autonomie ne peut marcher qu’à deux conditions. Première condition c’est que les décisions des présidents d’universités ne soient pas discrétionnaires.

Mais surtout, l’autonomie ne conduit à l’excellence que si elle en a des moyens. La loi est muette sur ce point. Le problème des 40% d’échec en premier cycle n’a pas été pris à bras le corps. On est au milieu du gué.

Autre exemple encore, au lieu de polémiquer sur la question du service minimum, il faudrait s’occuper des retards dans les transports qui constituent les principales nuisances pour le quotidien des usagers et des familles.

Au lieu de faire, allons, disons-le, une loi sans effet pour faire plaisir à son électorat, on aurait pu utilement s’inspirer de la RATP où les syndicats et la direction ont trouvé une forme tout à fait moderne et adapté d’anticipation des conflits.

Se trouve posée la question de la morale de l’action politique : ne plus faire croire par des annonces ou des lois que les problèmes sont réglés, car l’exaspération populaire pourrait venir plus vite que prévu.

La croissance ne sera pas au rendez-vous sans les réformes indispensables qui permettraient de muscler notre appareil productif. Sans ces réformes, les facilités fiscales d’aujourd’hui seront lourdement compensées demain. Et les plus fragiles d’aujourd’hui seront plus exposés demain et les familles à revenu moyen seront ceux qui paieront la facture de la croissance non retrouvée.

Nos inquiétudes sur la mauvaise utilisation des fonds publics sont attisées par la crise boursière et les mauvaises performances de croissance du mois dernier. D’ailleurs le gouvernement est en train d’étudier la création d’un nouvel impôt, qui n’était pas au programme la TVA sociale. Finalement ce paquet fiscal, qui est déjà incompris de nos partenaires européens, le sera encore moins demain des Français. Je demande, et c’est bien le minimum, que le gouvernement procède à une évaluation loyale et transparente devant les Français, du double impact de la crise financière et du paquet fiscal.

Quel est le bilan aujourd’hui de la politique conduite ? On donne beaucoup à ceux qui ont beaucoup, un peu à ceux qui ont un peu et rien à ceux qui n’ont rien. Surtout, c'est une politique qui, pour l’instant, ne prépare pas la France et les Français à relever le défi de la croissance et de la mondialisation.

- Quelle est la réalité de notre situation économique? Nous sommes lourdement endettés: plus de 20 000€ par Français. Et en même temps nous devrions investir dans l'avenir, justement pour générer la croissance qui nous permettra entre autre de rétablir l'équilibre de nos comptes.

La France doit investir en priorité dans l'enseignement supérieur et la recherche. En dépit de nombreux atouts (un excellent système de formation primaire et secondaire, une sécurité sociale que le monde nous envie), la France est en effet mal préparée pour affronter les défis de l'économie de la connaissance et de la mondialisation. Un chiffre seulement résume tout: nous investissons chaque année moins de 1% du PIB dans l'enseignement supérieur, alors que les pays d'Europe du Nord et les Etats-Unis investissent près de trois points de PIB, soit trois fois plus!

Ensuite, la France doit investir dans les réformes structurelles : ouvrir les professions fermées, libéraliser le secteur de la distribution, établir un véritable « Small business act » pour les PME, mettre en place une véritable flexsécurité à la française avec un service de l'emploi efficace disposant des moyens nécessaires en matière de formation professionnelle: ces réformes sont coûteuses dans le court terme, on le sait, et pourtant indispensables pour générer une croissance forte et durable.

- Dans ces conditions, les responsables politiques doivent fixer des priorités, et expliquer aux Français qu'il n'est pas possible de tout faire en même temps. En tant que femme politique responsable, je veux dire qu'il n'est pas raisonnable de promettre aujourd'hui des baisses massives de prélèvements obligatoires. Tant qu’on n’a pas dit comment on allait régler le problème de la dette et surtout quand on sait que le gouvernement met à l’étude un nouvel impôt, la TVA sociale.

Surtout, on le sait, il faut affecter l'intégralité des ressources à ce qui relance la croissance en dynamisant tous les secteurs de l'économie. Croissance par l'investissement dans l'enseignement supérieur, la formation professionnelle, la recherche et l'innovation. Pour préparer les salariés et les nouvelles générations à relever les défis de la mondialisation, je veux que les salariés français soient les mieux formés et les plus productifs du monde. Et pour cela il faut tenir au pays un discours de vérité.

La croissance, comme le disent tous les économistes, les experts et les chefs d’entreprises, cela nécessite le pilotage sérieux de réformes sérieuses. Il faut préparer un véritable agenda des reformes, avec un calendrier précis des dépenses sur les différents secteurs. Il faut être très clair sur ce qu'on peut et ce qu'on ne peut pas financer à chaque étape. C'est cela qui redonnera à la France sa crédibilité économique auprès de ses partenaires européens, crédibilité qui nous fait cruellement défaut. C’est cela aussi respecter les Français.

- Or, le pouvoir actuel n’a t-il pas fait tout le contraire d'une politique sérieuse ? Il a distribué sans compter des cadeaux fiscaux pour des montants considérables: au total plus de 15 milliards d'euros en année pleine pour le paquet fiscal, soit l'équivalent d'une hausse de deux points de TVA sans avouer qu'en l'absence de croissance forte ces décisions vont conduire inexorablement à des dépenses injustes : de nouvelles franchises médicales, le projet de création d’une TVA dite sociale, un alourdissement de la dette, et l'impossibilité de financer des réformes de croissance véritables, celles que plusieurs de nos voisins européens ont entreprises. Un système dangereux est à l’œuvre pour notre économie. Surtout, les nouvelles dépenses de 15 milliards ne sont pas des investissements d’avenir. Croit-on vraiment préparer les Français à relever les défis de la mondialisation en dépensant des sommes importantes uniquement sur les heures supplémentaires ?

En revanche, et comme nous l’avions proposé, le renforcement du crédit d’impôt recherche annoncé hier va dans la bonne direction.

La politique étrangère soulève aujourd’hui beaucoup de questions.

La France se distinguait par une certaine cohérence de sa diplomatie. Quel spectacle donne-t-elle depuis deux mois ? En Afrique celle d’un président qui donne au Sénégal des leçons de gouvernance à l’Afrique et qui ose tenir des propos humiliants « l’homme africain qui aurait manqué son rendez-vous avec l’histoire » et qui, le lendemain, s’affiche au Gabon avec un chef d’Etat, archétype d’une vieille histoire. Où est la cohérence, où est le message, où est la dignité ?

Les Etats-Unis. Voilà un pays qui est touché par une crise d’identité, qui se cherche un rôle dans l’après guerre froide. L’Amérique est impliquée dans une remise en cause profonde de sa politique étrangère et nul ne peut ignorer le remarquable rapport James Baker, qui prône une nouvelle approche basée sur le dialogue plutôt que sur le rapport de force militaire. Le doute traverse le parti républicain lui-même et le peuple américain a validé cette nouvelle approche lors des élections au congrès et la présidence de Nancy Pelosi dont chacun se souvient des positions fermes et courageuses. A contre-courant de ce formidable mouvement, pourquoi le président de la République française s’est-il cru obligé de rencontrer le seul Georges bush et ensuite de dépêcher son ministre des affaires Etrangères dans une visite en Irak, si peu préparée, qu’elle n’a été saluée que par George Bush et que la proposition de conférence a été sèchement refusée par le gouvernement irakien. Où est la cohérence, où est le message, où est la dignité ?

Au même moment, nous constatons que Gordon Brown se démarque habilement et sans esbroufe de la politique néo-conservatrice de l’administration Bush.

Le monde attend autre chose de la France et je suis sûre que tôt ou tard les Français demanderont autre chose à leurs gouvernants. Cela m’amène naturellement à parler du renouveau de la gauche et de notre idéal socialiste.

Nous avons un travail politique passionnant à accomplir, parce que nous croyons à notre mission et que nous devons comprendre la France et le monde.

Le parti socialiste est à la fois un lieu de connaissance, de délibération, un laboratoire d’idées, enfin un outil de combats collectifs. Il le sera complètement s’il vit en osmose avec les citoyens dont il procède. Ses réunions doivent être ouvertes, les mouvements de société doivent être associés aux solutions qu’il élabore, les débats doivent nourrir ses propositions en amont, l’usage d’internet doivent lui permettre d’être au contact quotidien avec des millions de citoyens, pour faire partager son travail et ses valeurs. La participation massive de jeunes citoyens à l’élection présidentielle ou d’électeurs qui s’en étaient détournés constitue une injonction à changer à laquelle nous ne pouvons plus dorénavant nous dérober. C’est par centaines de milliers que ces électeurs qui ont partagé notre espérance doivent nous rejoindre car nous avons besoin d’eux pour accomplir la transformation nécessaire.

A ceux qui y verraient une utopie, je rappellerai que des centaines de milliers d’adhérents, c’est le droit commun des grands partis socialistes et socio-démocrates en Europe. Un parti rénové devra le permettre. C’est le défi de la rénovation. Au-delà de toutes les qualités du parti socialiste où nous nous sentons bien, de ses militants et de ses cadres, de ses dirigeants, dont je veux ici une nouvelle fois souligner avec force, l’incroyable, l’exceptionnelle, la fabuleuse mobilisation pendant la campagne.

Au-delà de toutes ces qualités, qu’est-ce qui ne peut plus durer au parti socialiste ?

* les champs clos d’affrontements obscurs

* des règlements de compte inutilement brutaux

* une violence verbale incompatible avec l’idéal socialiste

* parfois de la désinvolture alors que le vote des militants devrait être respecté par tous

* des luttes de place et de courants qui étouffent le débat d’idées et qui assèchent les sections.

On pourrait continuer longtemps la liste de ce dont nous sommes collectivement responsables. Constatons le gâchis de talent qui n’est plus possible face à une alternance. Le renouveau du parti socialiste doit aussi conjuguer efficacité politique, éthique du débat et des comportements.

Je n’hésite pas à le dire : il faut un parti réuni, amical et discipliné. Les phrases désobligeantes, outre leur vulgarité, font un mal terrible à l’œuvre collective. Changer de méthode, c’est ce qui fera aussi la crédibilité des propositions des socialistes car les Français sauront sur quoi ils peuvent compter.

De la qualité de notre rénovation dépendra celle de notre inscription dans la vie politique nationale.

Je vous appelle tous et toutes à vous emparer de ces débats qui s’ouvrent. J’appelle le plus grand nombre de citoyens à nous rejoindre et à tous les adhérents de Désirs d’Avenir à venir au PS. Je souhaite que tous les mouvements et sensibilités de progrès y soient associés le plus tôt possible. Les socialistes ne doivent pas rester entre eux. Nous avons vocation par la dynamique des débats au service des problèmes des gens que nous impulseront à favoriser les convergences de toute la gauche, des communistes, des radicaux, des écologistes et, s’il le souhaite, avec le Modem. Notre stratégie de projets municipaux doit être cohérente et éclairée par nos débats d’idées nationaux. Sinon, nos alliances seront indéchiffrables et il y aurait un risque évident de dispersion du parti.

Il y a une urgence de réforme. Oui, à droite, il y a non seulement des injustices qui se creusent, il y a un risque d’immobilisme. Nicolas Sarkozy et son gouvernement, au-delà des annonces et des lois sans moyens, doivent maintenant prendre leurs responsabilités et réformer en profondeur pour faire revenir la croissance. Le rôle de la gauche c’est de pousser à agir et dans le bon sens sans tarder. D’où l’urgence de définir une stratégie, de mettre en oeuvre de nouvelles formes d’organisation et d‘action et d’imposer nos idées et nos propositions dans le débat public. Elles s’imposeront par leur excellence d’autant plus naturellement qu’auront été mobilisées les plus grandes compétences et qu’elles auront été validées par le plus grand nombre.

Nous avons tous été témoins de l’immense désir d’avancer des Français. Ce pays est prêt pour les réformes mais sans celles-ci, il régressera très rapidement à l’échelle planétaire car d’autres pays et d’autres continents vont de l’avant et nous dépassent. La mission historique de la gauche et des socialistes, c’est de moderniser la France à la lumière de la justice et du progrès et d’être la voix de ceux qui n’ont pas de voix.

C’est pour cela qu’il faut être debout, être le lieu où convergent, avec bonheur et fraternité, toutes les intelligences collectives et continuer à se battre ensemble. 
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 18 juin 2007 1 18 /06 /Juin /2007 23:01

 


Royal
Vidéo envoyée par lefigaro
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /Juin /2007 09:39
Sego-foulard.jpg
Pour voir la vidéo : cliquez ici

Il faut une gauche qui surveille, mais aussi une gauche qui propose, une gauche qui va reconstruire et préparer la prochaine alternance.

Je voudrais dire aux 17 millions d'électeurs qui ont porté leurs suffrages sur moi le 6 mai de venir voter.

Je sais pourquoi un certain nombre d'entre vous ne sont pas venus voter : il y a eu une forme de fatalisme, ils sont déçus, tristes.

Les urnes ont parlé mais d'autres urnes peuvent parler dimanche prochain, la République a besoin de vous car la République a besoin de respirer, la démocratie a besoin de vous car la démocratie a besoin d'une grande force à gauche qui va veiller en appui sur ses valeurs fondamentales à ce qu'il n'y ait pas d'abus de pouvoir, de creusement des inégalités, des précarités, des dérapages de la dette, que les promesses fiscales ne soient pas payées par le plus grand nombre et par les catégories moyennes

Vous devez venir voter pour vous-mêmes d'abord, vous les jeunes, qui êtes restés chez vous alors que souvent vous vous étiez inscrits pour la première fois sur les listes électorales.

Je ne vous accable pas, bien sûr, mais je vous dis de venir voter en vous rappelant qu'il y a dans le monde des hommes et des femmes qui risquent leur vie pour avoir le droit de vote.

Venez voter, venez pour vous. Venez pour la République, la France, la justice sociale. Venez pour nous aider à reconstruire demain une gauche neuve qui ira de l'avant et qui se préparera aux victoires de demain.

Nous avons besoin de votre énergie, nous avons besoin de votre présence
".
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés