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Mercredi 23 avril 2008 3 23 /04 /Avr /2008 23:57

Y aviez-vous pensé ? Si non, Pierrette Fleutiaux, analysant au peigne fin la campagne présidentielle de Ségolène Royal, y a mûrement réfléchi dans son ouvrage « La saison de mon contentement » – ainsi titré à cause de William Shakerpeare qui ouvre la pièce Richard III avec ces mots : The winter of our discontent, bel esthétique des mots. Elle y évalue notamment la fatigue à rester perchée sur de hauts talons derrière un pupitre tandis que ces messieurs évoluent leurs pieds bien à plat. Cela donne le ton.

Cet ouvrage est difficile à classer : ni roman, ni « bric-à-brac dans lequel je vous promène », il s’apparenterait plutôt à une sorte de Journal de la mémoire qui fonctionne à un instant précis – la campagne présidentielle – et va et vient dans le temps sans respect de la chronologie. Seul souci, partager le chemin de La candidate, « la reine de l’échiquier », « chargée de revanche pour ma mère » et tant d’autres femmes, bref une enchanteuse. Un journal, insistons, car P. Fleutiaux s’y livre toute entière dans une spontanéité et une verve qui sont bien les marques du genre : elle réfléchit (tous les chapitres), comptabilise (neuf sur cent quatre, zéro sur vingt-quatre ; le nombre de femmes qui ont eu le prix Goncourt ou ont été présidentes de la République), se souvient (Napoléon, Johnny, Mai 68…), se fait solennelle (Ordre juste), observe les habits (robes, tailleurs, jupes au vent), les sacs (l’absence de sac de La candidate !), rigole doucement (l’astrophysique, « J'en étais aux exoplanètes, cela fait du bien de prendre un peu de hauteur parfois, rien de mieux que le cosmos pour ça », ou bien l’expérience douloureuse des bas que l’on sent filer, « Votre voix pourra parler d'or, là, tout en haut, mais sur les mailles défaites de vos jambes grimperont d'invisibles bestioles de pensées, sorties d'on ne peut savoir quels secrets recoins de ceux qui vous observent, et sur lesquelles vous n'avez aucun pouvoir »).  

Enumération sans fin qui entraîne un incontournable phénomène d’identification. Tout comme elle affirme « Ce visage c’est moi », nous sommes toutes Pierrette, Ségolène et les autres, quel que soit notre âge. C’est pourquoi une sexagénaire poids lourd (67 ans) et une jeune femme qui approche la quarantaine, trouvent également leur « substantifique moelle » dans ce livre aussi riche que généreux et rédigent ensemble une fiche de lecture à quatre mains – clavier oblige.

La plus ancienne apprécie, en particulier, la grande peur de la « fille-mère » qui ne trouvait d’autre solution que « le grand amour » (Dieu sait que nous y avons cru !), une forme d’apologie de l’âge de la femme à la cinquantaine, alors qu’elle est enfin « pleinement elle-même », la « valétude » ou l’impression d’être sous un plafond de verre, les annotations sur l’écriture et le roman assimilé à une « arrière-chambre secrète »… La seconde partage… « le grand amour » (pas nécessairement le premier, nous le savons toutes), la colère sur la mysoginie des femmes, « J’ai mis longtemps à accepter que les femmes, c’est moi » – ne nous mettons-nous pas à ressembler à un homme observant ces pauvres femmes, comble de l’auto-mysoginie, n’est-ce pas ? – , un sentiment de force, « Je suis gaie, pleine d’une audace nouvelle », la nostalgie d’un temps qui fut comme « a suspension of disbelief ».

 

Les deux considèrent que Pierrette Fleutiaux fait de la candidate le centre de gravité d’une réflexion sur la modernité du féminin qui s’assume pleinement : « Le féminin, un territoire toujours à explorer, mais trop souvent escamoté, et que la candidate, de par sa seule présence à la présidentielle et aussi sa personnalité propre, a contribué à ramener au jour », avec : maman, investissement professionnel, crèche, robe, pensée du bijou qui ira bien avec ladite robe, particularisme, web, excision, la maternité, vies affectives, donner le sein, audaces politiques, défense démocratique, travail associatif, sans oublier le fameux « polygone de sustentation »… Tout cela est politique : la phrase « Elle joue trop de sa féminité », proférée par des femmes !, suscite le commentaire désabusé : « Je vois un rapprochement à faire avec les fondamentalistes musulmans ». La candidate est normalement féminine. Sa réussite politique est là. L’explication du sourire rue de Solférino aussi.

 

L’auteure fait part de son exigence à l’égard de nos femmes et hommes politiques : « L'individu le plus modeste peut lutter pour des idées plus grandes que ses intérêts individuels immédiats. Savent-ils, nos dirigeants, que l'esprit des individus a besoin aussi d'être nourri ». Cette phrase-là est aussi bien féminine que masculine.  Tout comme le sont les développements sur les phrases longues, « où les subordonnées enflent, retombent, reprennent, on se demande si elles trouveront leur point de chute », à la manière de cette invite : « Entrez avec moi dans l'océan des complexités, nageons ensemble, repérons les bons courants, gardons-nous des rivages à première vue attirants, gardons-nous des écueils cachés qui les entourent, nageons plus loin s'il le faut. » Tout comme le sont également ces valeurs fondamentales : la vie, la liberté, l’égalité et le respect, celui des autres et de soi-même. Pierrette Fleutiaux, qui a écrit un roman intitulé « Des phrases courtes ma chérie », fait ici l’éloge de phrases joliment longues dans une écriture parfaitement maîtrisée sur la démocratie, le féminin et la politique.

Marie Godfard Dominique

Céline Mounier


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Livres à lire
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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 00:00

Prophétie

là où l'aventure garde les yeux clairs
là où les femmes rayonnent de langage
là où la mort est belle dans la main comme un oiseau
     saison de lait
là où le souterrain cueille de sa propre génuflexion un luxe
     de prunelles plus violent que des chenilles
là où la merveille agile fait flèche et feu de tout bois

là où la nuit vigoureuse saigne une vitesse de purs végétaux

là où les abeilles des étoiles piquent le ciel d'une ruche
     plus ardente que la nuit
là où le bruit de mes talons remplit l'espace et lève
     à rebours la face du temps
là où l'arc-en-ciel de ma parole est chargé d'unir demain
     à l'espoir et l'infant à la reine,

d'avoir injurié mes maîtres mordu les soldats du sultan
d'avoir gémi dans le désert
d'avoir crié vers mes gardiens
d'avoir supplié les chacals et les hyènes pasteurs de caravanes

je regarde
la fumée se précipite en cheval sauvage sur le devant
     de la scène ourle un instant la lave de sa fragile queue
     de paon puis se déchirant la chemise s'ouvre d'un coup
     la poitrine et je la regarde en îles britanniques en îlots
     en rochers déchiquetés se fondre peu à peu dans la mer
     lucide de l'air
où baignent prophétiques
ma gueule
          ma révolte
               mon nom.

Aimé Césaire (1913-2008)
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Hommage
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /Avr /2008 11:10

Grande nouvelle : le site est ouvert !

 

En voici l’adresse : http://www.congresutileetserein.com/

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Consultation Participative en vue du Congrès du PS
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Lundi 7 avril 2008 1 07 /04 /Avr /2008 23:47

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Discours de Ségolène Royal
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 17:34

 

 

Consultation participative :

comment le Congrès du PS peut-il être utile aux Français ?

 

 

 

 

Chères amies, Chers amis,

Je vous prie de trouver ci-joint l'initiative que nous prenons, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, utile aux Français. Le texte en a été publié aujourd'hui.

Je compte sur vous pour nous rejoindre et apporter vos idées sur le site qui sera spécialement créé pour vous accueillir. Elles nous permettront d'aboutir à une belle contribution dont nous seront toutes et tous coauteurs.

Amitiés

 

Ségolène

 

 

 


Dans un monde qui se transforme à vive allure et dans une France où même ceux qui se croyaient à l’abri sont en proie à l’inquiétude, les socialistes doivent répondre à de nouvelles questions.

Aujourd’hui la précarité envahit tout, l’initiative économique est en panne, les inégalités n’ont jamais été aussi insolentes, l’incertitude pèse sur le rôle de la France dans le monde. Nous devons apporter la preuve de l’efficacité de l’action politique et la mettre au service de notre idéal commun.

Nous lançons cette consultation participative dans la cohérence des valeurs bâties pendant la campagne présidentielle et dans la volonté de prolonger les voies tracées par les Forums de la rénovation du PS.

Sachant que les questions bien posées permettent les réponses pertinentes, nous pensons utiles de prendre un temps pour bien formuler les questions à trancher (3), en s’appuyant sur les sources d’inquiétudes des Français (1) et sur nos valeurs (2).

C’est pourquoi ce document propose, sur cette base, de lancer des discussions et de susciter des réactions : vous pouvez modifier ou compléter la formulation des thèmes qui vous sont proposés. Un site Internet sera spécialement ouvert pour cela.

Ce questionnaire est une étape très importante pour structurer le travail de fond qui, enrichi par ces échanges, aboutira à une proposition prenant la forme d’une contribution au Congrès du PS.

La consultation s’adresse aux militants du PS, en lien avec les sympathisants et les forces vives qui attendent beaucoup de nous face aux dégradations de toutes sortes commises par la droite.

L’une des questions majeures autour de laquelle s’organise notre réflexion est la suivante : définir les droits et les devoirs des responsables politiques, de la société et des personnes, de telle sorte que la liberté de réussir sa vie ne soit pas le privilège de quelques uns mais l’ambition garantie à tous.

 


 

Premiers coauteurs de ce document : les membres du conseil politique, qui se réunit le mardi autour de Ségolène Royal, les responsables des groupes de travail (par exemple sur la santé), des présidents de régions et élus qui suivent et participent aux réunions. Cette liste est ouverte à toutes celles et tous ceux qui voudraient participer à l'initiative que nous lançons.

 


Ségolène Royal

François Rebsamen

Vincent Peillon

Jean Louis Bianco

Manuel Valls

Gilles Pargneaux

Delphine Batho

David Assouline

Guillaume Garot

Aurélie Fillipetti

Michel Sapin

Jean-Pierre Mignard

Jean-Jack Queyranne

Jacques Auxiette

Nadjat Belkacem

Pascal Terrasse

Dominique Bertinotti

Michèle Delaunay

Jean Guerard



 


- Les dix sources d’inquiétude des Français

 

1.     un capitalisme qui perd la tête ;

2.     la dégradation du niveau de vie ;

3.     les fragmentations et le descenseur social  à l’intérieur ; la perte de compétitivité de la France à l’extérieur ;

4.     l’affaiblissement de la valeur travail et l’exagération de la valeur du capital ;

5.     le trouble qui pèse sur l’identité française, secouée par les peurs de l’autre ;

6.     le doute sur l’efficacité de l’Etat ;

7.     le scepticisme sur la réalité de l’égalité des chances par l’école ;

8.     l’Europe perçue comme indifférente au sort des citoyens ;

9.     les désordres du monde et les interrogations sur la fin de l’hégémonie occidentale ;

10. une planète menacée d’autodestruction.

 

 

- Les sept valeurs et objectifs qui nous guident

 

1.     Le monde a changé. Le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission.

2.     Le bien-être de tous exige que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée au service d’intérêts particuliers.

3.     La volonté publique et l’Etat organisent la conciliation de l’intérêt général et des préoccupations des gens, notamment à travers les services publics.

4.     La lutte contre toutes les formes d’injustices et de discrimination est au cœur du droit de chacun à la réussite individuelle.

5.     Les socialistes doivent participer à la construction d’un ordre économique, social et écologique juste, au niveau mondial comme au niveau national.

6.     Au niveau national comme au niveau local, le socialisme défend la complémentarité qui unit la démocratie représentative, la démocratie participative et la démocratie sociale.

7.     La laïcité est le fondement de la République et de l’identité française, enrichie par le métissage.

 

 

- Les dix questions à trancher

 

1.     Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l’opposition et un conformisme économique  au pouvoir : de quelle façon ?

2.     Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la richesse ?

3.     Que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter ?

4.     Il faut pousser l’agilité des entreprises, le goût du risque et l’esprit d’entreprendre, tout en améliorant la situation des salariés et leurs sécurités sociales. Avec quel compromis ?

5.     Il faut rééquilibrer le rapport de force entre le travail et le capital par une meilleure répartition du profit. Quels contre-pouvoirs dans l’entreprise ?

6.     Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s’attaquer aux injustices sociales ?

7.     Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays ?

8.     Les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient  victimes du protectionnisme. Avec quelles nouvelles règles ?

9.     Les Etats et le marché doivent assurer la sauvegarde écologique de la planète : quel nouveau modèle de développement ?

10. Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ?

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Consultation Participative en vue du Congrès du PS
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 17:31

 

Vendredi 4 avril 2008

Une défense européenne, vite !
Le retour dans le commandement militaire de l'OTAN, pour quoi faire ?


26 avril 2007 : le candidat Sarkozy estime que la présence à long terme des troupes françaises en Afghanistan n'est pas décisive. Il se déclare même prêt à poursuivre la politique de rapatriement de nos soldats, alors engagée par Jacques Chirac. 27 mars 2008, soit onze mois plus tard : en voyage officiel à Londres, Nicolas Sarkozy annonce l'envoi de 1 000 hommes supplémentaires à ceux qui sont déjà présents en Afghanistan.

Je me suis prononcée contre cette fuite en avant. Car les risques d'enlisement sont  trop forts ; car les objectifs n'en sont pas définis ; car on ne peut risquer la vie de nos soldats sans savoir quels sont les objectifs de leur mission ; car il faut en priorité donner au gouvernement d'Hamid Karzaï les moyens d'assurer la stabilité de l'Afghanistan.

Et puis Nicolas Sarkozy oublie sciemment qu'en 1991, François Mitterrand avait souhaité un vote du Parlement sur la présence des forces françaises en Irak… La réforme des institutions et le renforcement du rôle du Parlement promis par le candidat Sarkozy sont clairement jetés aux oubliettes.

Plus grave encore, lors du Sommet de Bucarest, Nicolas Sarkozy a fait prendre à la politique étrangère de la France un virage périlleux. En réintégrant le commandement militaire de l'OTAN, il prétend ainsi redéfinir notre rapport à l'Alliance atlantique et, en même temps, renforcer l'Europe de la défense.

Mais où est passé le « Livre blanc de la Défense », en préparation depuis plusieurs mois et qui devait être soumis au Parlement ? Personne ne l'a encore vu… et lorsqu'on débattra de ses orientations, il sera déjà trop tard. Car entre temps, c'est toute notre politique depuis 1966 qui aura été remise en cause.

Le degré de notre participation à l'Otan est une question fondamentale qui ne doit pas être taboue et dont nous pouvons tout à fait débattre. Mais la France a-t-elle intérêt à se ranger dans le camp atlantiste, sans garantie d'obtenir quelque chose en retour ? La France est-elle attendue et bienvenue dans un commandement militaire qui s'est fait sans nous depuis 42 ans ? Un retour actif à l'Otan permettra-t-il véritablement de renforcer la PESD ?

Sous couvert de préparer la présidence française de l'Union européenne et d'amorcer le développement de la défense commune, Nicolas Sarkozy ne vise, en réalité, qu'une chose : réintégrer pleinement l'OTAN pour inscrire sans réserve notre pays dans «  le camp occidental » et satisfaire son « obsession atlantiste », comme l'a formulé Jean-Marc Ayrault, le 1er avril à l'Assemblée nationale. Une option idéologique dangereuse, selon moi, à l'heure où certains poussent au conflit des civilisations. Et alors que les Etats-Unis ne semblent pas disposés, en matière de défense, à déléguer leur autorité. Ce faisant, Nicolas Sarkozy affaiblit la position européenne au sein de l'Otan.

L'intérêt et la sécurité de la France passent sans conteste par la mise en œuvre d'une vraie PESD, tout en continuant de travailler étroitement avec nos alliés. Au sein de l'Alliance, lourde et grosse machine, la France seule ne pourra jamais peser sur les orientations et les décisions stratégiques. Nous devons donc absolument profiter de notre autonomie pour rassembler nos partenaires européens autour d'une Europe de la défense cohérente et efficace, et avoir ensuite voix au chapitre au sein de l'Otan.  À nous aussi de faire preuve d'exemplarité dans notre engagement en Europe, afin de vaincre les réticences de nos partenaires.


Ségolène Royal








































 


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Communiqué
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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 21:36
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews
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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /Mars /2008 00:14
    Suite aux insultes racistes dont on fait l'objet hier sur une banderolle déployée par une bande d'abrutis situés dans le virage Boulogne du Parc des Princes, comme toujours.
      Par solidarité envers les gens du Nord-Pas-de-Calais, nous vous proposons une traduction en Chti de votre blog préféré en cliquant sur le lien cî-dessous.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Brèves
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Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /Mars /2008 02:10

   

MUNICIPALES DE Montrouge
Conseil élu. Inscrits 26282    
Votants 15569 59,2%
Exprimés 15241 58,0%
Abstention 11041 40,8%
Sièges à pourvoir 43     élus
Liste VINCENT (PS) 7092 46,5% 10
Liste METTON (NC-MoDem) 8149 53,5% 33


       
C’est une grande déception pour la gauche et pour les nombreux Montrougiens qui ne veulent plus de Monsieur Metton mais les électeurs ont parlé.

 

 

 

            Toutefois, il est à noter que 46,6% des Montrougiens ont exprimé leur rejet de la politique menée par le Maire de Montrouge depuis 14 ans.

 

 

 

            -Les jeunes d’abord qui se sentent rejetés de la vie de la Cité et qui ne voient pas comment ils pourront faire leur vie à Montrouge

 

            -Des Montrougiens de longue date qui voient leur ville perdre son âme

 

            -Des électeurs du Centre qui dans certains bureaux se sont abstenus ou ont voté contre Metton parce qu’ils partagent les inquiétudes des deux premiers groupes que j’ai cité ou qu’ils n’ont pas supporté la tambouille et le reniement que constitue la fusion des listes de Messieurs Metton et Branaa

 

            -Des électeurs de droite pour les mêmes motifs

 

 

 

            La Gauche progresse à Montrouge grâce à ces consciences qui se sont réveillées.

 

 

 

            A ceux qui seraient tentés de croire que rien ne pourra jamais bouger à Montrouge, je dis qu’il ne faut pas perdre l’espoir car quoiqu’il puisse faire ou en penser, Monsieur Metton ne doit plus croire que Montrouge est son fief et qu’il en est le maître incontesté. Monsieur Metton et sa méthode sont contestés y compris dans son propre camp.

 

 

 

            Ce sont dix élus de gauche qui seront présents au Conseil Municipal pour porter vos espoirs, votre critique du système Metton, le désir d’un autre avenir pour Montrouge. Il aura en face de lui des gens qui s’opposeront à sa volonté de changer Montrouge en ce qu’elle n’est pas.

 

 

 

            Monsieur Metton, ne vous en déplaise, une ville c’est avant tout ses habitants et les Montrougiens sont en majorité des gens ouverts et tolérants qui ne rejettent pas leurs voisins parce que la vie a été moins généreuse envers eux. Il y’a à Montrouge une contestation qui s’est faite jour. Une vague puissante va monter jusqu’au jour pas si lointain où il se trouvera une majorité de Montrougiens pour penser qu’ils en ont assez de vous et que vous devez partir.

 

 

 

            Hélas, comme si le fait d’avoir un « Calife » tout puissant ne suffisait pas à Montrouge, Monsieur Metton fait entrer tel un cheval de Troie, un « Iznogoud » en herbe qui voudrait bien prendre sa place, un homme dont on entendait presque les dents rayer le plancher à l’annonce des résultats tant elles sont longues : Jean-Eric Branaa.

 

            Voila un personnage à surveiller de près. Il a critiqué, à fort juste titre d’ailleurs, la méthode Metton pendant toute sa campagne du premier tour puis s’est rallié dés potron-minet à son adversaire parvenant à faire éjecter ceux des militants du MoDem qui avaient soutenu en toute sincérité le Maire dés le début de la campagne et trahissant la confiance de nombre de ses colistiers qui ne veulent plus de Metton et de la majorité de ses électeurs qui eux non-plus ne veulent plus de Metton. Et oui, si notre « Iznogoud » en herbe avait été suivi, Metton aurait fait 60% des voix. Etant donné que Jean-Eric Branaa possède un charisme indéniable, ça ne va pas être facile tous les jours pour Jean-Loup Metton de gérer une forte tête qui risque de lui faire de l’ombre. Ce n’est surtout pas parce que je suis socialiste que je vais me réjouir d’une telle situation néfaste pour notre ville.

 

 

 

            Quant à Wilfrid Vincent, je tiens à lui redire ici toute mon estime et mon amitié. Il a fait une très belle campagne. Le programme que nous proposions (je dis nous parce que des membres de notre Comité ont participé au travail de préparation du programme et à la liste « Changeons pour vivre mieux à Montrouge ») était un vrai programme qui allait vers plus de démocratie locale, une volonté affichée de faire Montrouge la ville de l’exellence environnementale, de vraies propositions pour l’éducation et pour la jeunesse. En vers les Montrougiens, vers les Associations dont Monsieur Metton conteste la légitimité et les jeunes auxquels Monsieur Metton ne parle jamais, Wilfrid Vincent a réussit avec l’équipe qui l’entourait le tour de force d’intéresser des gens qui croyaient que le rapport de force ne pouvait pas changer à Montrouge aux questions de politique locales, il a réussit, avec l’aide de Sarah Ben Rehouma, responsable du MJS et Paul-André Mouly, responsable du PRG à Montrouge, à faire comprendre à de nombreux jeunes que s’ils voulaient que leur ville change, ça passait par le vote et l’implication citoyenne.

 

            Enfin, et ce n’est pas rien, il a réussit à rendre l’espoir à des militants de gauche qui étaient depuis de trop nombreuses années dans un cercle mental de défaite que Montrouge peut un jour basculer à gauche. Cette campagne est à mon avis la plus belle que la gauche ait faite à Montrouge depuis des années et la droite n’avait pas été mise en ballotage sur une municipale depuis 1989.

 

            Malheureusement, ça n’a pas suffit pour convaincre une majorité de Montrougiens de nous faire confiance. La gauche montrougienne va devoir à présent faire un travail d’analyse afin de comprendre ce qui n’a pas marché de façon à faire mieux en 2014, à savoir gagner l’élection municipale. Comme à son habitude, notre Comité local en débattra et livrera ses propositions à la section PS de Montrouge dans un esprit constructif. Notre mot d’ordre sera : « Montrouge doit basculer à gauche ».

 

 

 

            Je ne puis terminer ce billet sans adresser mes plus chaleureuses félicitations à Fatma Bouvet de la Maisonneuve, membre émérite de notre Comité pour son élection au Conseil Municipal en tant qu’élue d’opposition et je lui adresse tous mes vœux de succès et courage face au travail qui l’attend.

 

 

 

Nicolas Gatineau

 

Coordinateur « Montrouge a du Désir »

 

Coordinateur « Désirs d’Avenir Hauts-de-Seine »

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Des nouvelles de Montrouge
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Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /Mars /2008 19:59
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Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Montrouge a du Désir
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