Inscrits: 26282Nombre de votants: 15726Nombre d'abstention: 10556Nombre de votes blancs/nuls: 287
Jean-Loup METTON
(AVEC VOUS POUR MONTROUGE Liste de la majorité)
49,51%
Wilfrid VINCENT
(CHANGEONS POUR VIVRE MIEU Liste d union de la gauche)
37,72%
Jean-Eric BRANAA
(MONTROUGE DEMOCRATE Liste centre-MoDem)
9,83%
André WILLI
(LISTE D'UNITE POUR LA DEF Liste divers gauche)
2,94%
Autrement dit, la forte abstention à 42% a profité à la droite mais n'a pas sauvé Jean-Loup Metton d'une mise en ballotage ce qui est une première
depuis 1989.
Si vous -vous mobilisez le 16 mars vous pouvez faire barage à ce sous-marin de Nicolas Sarkozy à Montrouge et mettre une équipe
destinée à agir pour le bien de tous les Montrougiens et non pour le bénéfice des plus riches et des promoteurs.
Parlez en autour de vous, à votre famille, à vos amis. Dites leur bien que pas une voix ne doit manquer le 16 mars à la liste conduite par Wilfrid Vincent "Changeons pour
vivre mieux à Montrouge".
Votre serviteur étant candidat sur la liste
"Changeons pour vivre mieux à Montrouge" et Désirs d'Avenir et Ségolène Royal soutenant clairement les candidats de gauche, nous ne publierons plus rien jusqu'à dimanche soir 20H00. Les
commentaires seront gelés de la même façon.
Votez bien...
Nicolas Gatineau
Coordinateur "Montrouge a du Désir"
Si comme moi vous habitez Montrouge, vous avez du recevoir le programme de Jean-Loup Metton, Maire sortant, dans votre boîte aux lettres. Vous avez sûrement remarqué la
présentation soignée, presque institutionnelle, le gros volume de texte et peut-être vous êtes vous dit que ça montrait le sérieux du premier magistrat de la Ville et que c’était rassurant de
voir qu’il avait encore des choses à proposer.
Mais en creusant un peu, on découvre des choses pour le moins… surprenantes.
Mais d’abord, faisons un détour par le contexte général.
Monsieur Metton nous dit qu’au niveau de la gestion d’une ville, l’orientation politique
n’a aucune importance et qu’il faut prendre les meilleurs et les plus compétents de chaque bord et que pour preuve, 80% des décisions prises par le Conseil Municipal sont votées à l’unanimité.
Si nous étions dans un petit village de 500 habitants, ce que dit Monsieur Metton serait vrai. Or, nous sommes dans une ville de 42.000 habitants où quasiment tout
l’échiquier politique français est représenté et oui, même s’il y’a des gens compétents dans tous les partis dans une ville comme la notre, la différence entre une gestion de gauche et une
gestion de droite commence à se voir.
Oui, 80% des décisions prises en Conseil Municipal sont votées à l’unanimité et
curieusement, c’est dans les 20% qui ne le sont pas que se situe la différence entre une politique de droite et une politique de gauche dans une ville comme la notre. Et curieusement, ces 20% ne
sont pas un détail mais sont capitaux. Vous avez du mal à le croire ? Allez donc sur le site de la ville pour lire les comptes-rendus des Conseils Municipaux, presque tous ceux de la
présente mandature s’y trouvent et vous verrez que la majorité sont des décisions techniques, des votes pour financer les services publics de la Ville, subventionner des Associations enfin des
choses avec lesquelles qu’on soit de gauche ou de droite on ne peut qu’être d’accord. Par exemple, je voudrais bien voir un élu de gauche refuser de financer la remise en état du réseau
d’assainissement (communément appelé égouts) sous prétexte que le Maire est de droite. Ainsi, à Montrouge du PCF au MNR en passant par le PS, l’UMP et l’UDF (à l’époque), c’est l’union sacrée
pour dire que c’est une nécessité vitale que d’évacuer les eaux usées des Montrougiens sans polluer la nappe phréatique.
Pour ne pas demeurer dans des questions terre à terre, on peut aussi parler d’un autre
sujet de consensus qu’est le métro.
La CMP et le département de la Seine prévoyaient déjà en 1928 de prolonger la ligne n°4 du
Métropolitain de la Porte d’Orléans à la Mairie de Montrouge à l’époque où un certain Arthur Auger, un Radical Socialiste était Maire de notre ville.
Et là les plus jeunes de nos lecteurs doivent se dire « mais qu’est ce que c’est que
cette langue qu’il nous cause ? »
Je traduis : La CMP (Compagnie du chemin de fer Métropolitain de Paris) était la plus
importante des deux compagnies privées qui se partageaient la gestion du métro à cette époque. Un Radical Socialiste ne doit pas être confondu avec un Radical de Gauche mais c’est quelque qu’un
qui est républicain et laïque ; un bon exemple est Georges Clémenceau.
Bon et bien tous les Maires de Montrouge qu’ils aient été socialistes comme Emile Cresp ou
Gaston Thil ou de droite comme Henri Ginoux ou Jean-Loup Metton et leurs opposants de même comme les générations de Montrougiens qui se sont suivies depuis 1928 ont ardemment voulu, souhaité,
désiré, convoité le prolongement par la CMP puis par la RATP de la ligne 4 du métro. Alors, quand après moult péripéties ayant retardé le projet (une guerre mondiale avec occupation du territoire
de la Commune par l’ennemi, construction du Boulevard Périphérique en tranchée empêchant les rames Sprague-Thomson de passer en dessous), l’Etat, la Région, et le Département votent les crédits,
s’il se trouvait un élu pour ne pas voter les crédits nécessaires à la partie des travaux incombant à la ville, cet élu là se ferait sortir de la ville avec du goudron et des plumes. Petit détail
amusant pour bien montrer qu’il peut arriver qu’il y’ait un consensus même à plus haut niveau que la Commune : L’Etat à l’époque où les budget pour le métro est attribué dans le contrat de
plan Etat-Région, c’est Jacques Chirac (droite) mais celui qui dirige la politique intérieure, c’est Lionel Jospin (gauche), la Région, c’est Jean-Paul Huchon (gauche), le Département, c’est
Nicolas Sarkozy (droite) et tout ce monde là a réussit à se mettre d’accord pour qu’il y’ait prolongement du métro à Montrouge et à Bagneux pourtant, personne n’ira dire que Lionel Jospin, c’est
la même chose que Nicolas Sarkozy.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est dans les 20% de décision où les avis
divergent que se situe la différence, le clivage entre la droite et la gauche et ce clivage, n’en déplaise à Monsieur Metton, dans une ville de 42.000 habitants ça commence à compter. Ce sont ces
20% qui font qu’on va ouvrir la Maison des Associations et le Forum des Associations à toutes les associations et pas seulement à celles soit qui ne traitent en aucun cas de sujet politiques soit
qui sont inféodées au Maire sortant. Ce sont ces 20% qui vont faire qu’il y’aura de la démocratie participative locale ou pas, ce sont ces 20% qui font qu’il y’a un mieux disant pour l’éducation
ou pas, ce sont ces 20% qui font qu’on livre la ville à l’appétit des promoteurs ou pas, ce sont ces 20% qui font que la ville conservera sa mixité sociale ou pas, ce sont ces 20% qui feront que
la ville deviendra exemplaire en matière d’écologie ou restera continuera à ne pas prendre d’initiatives non encore prévues par la Loi, ce sont ces 20% qui ont empêché la démolition de l’église
Saint Jacques la Majeur et du quartier environnant en vue de leurs remplacement par un centre commercial, ce sont ces 20% qui ont empêché le changement de sens de circulation de l’avenue de la
République, des rue Fénelon et de Saisset sans concertation préalable aucune avec les riverains concernés, ce sont enfin ces 20% qui feront de Montrouge une ville qui saura affronter l’avenir en
gardant son âme de village ouvert à des citoyens de toutes origines ou un dortoir pour riche type Levallois, autrement dit, un Neuilly sans verdure pour parvenus. Et ce n’est pas parce que
Jean-Loup Metton ouvre sa liste à une personne de gauche, ce n’est pas parce que Monsieur André Bergeron le soutien et ce n’est pas parce que Monsieur Metton et tous ces colistiers qui
appartiennent tous à l’UMP, au Nouveau Centre ou au Modem ne veulent pas afficher leur étiquette que les Montrougiens seront dupes : La gestion de Monsieur Metton depuis 14 ans est une
gestion de droite, sa liste est la liste de la droite soutenue par l’UMP, la deuxième de liste de Monsieur Metton est Madame Muriel Gibert, chef de file de l’UMP à Montrouge et si par malheur,
Monsieur Metton était reconduit dans ses fonctions, il continuerait à appliquer une politique de droite.
Maintenant, attaquons nous au vif du sujet : le programme de Monsieur Metton :
I/ Urbanisme et cadre de vie :
Il est à noter que dans cette section de son programme comme dans toutes les suivantes,
Jean-Loup Metton découpe en deux parties : ce qu’il a fait et ce qu’il veut faire s’il est réélu.
Dans son bilan, Monsieur Metton oublie de nous dire qu’il a fait adopter un PLU (Plan Local
d’Urbanisme) sujet à discussion car présentant une vision très particulière de Montrouge (résidentiel haut standing à caractère parisien composé d’ilots bâtis en front bâti continu sur une
hauteur d’une dizaine d’étages avec des jardins en cœur d’ilots, le tout entouré par des activités cantonnées aux bordures de la ville le long de grands axes de circulation et ponctué par un
grand axe commerçant au centre). Ce PLU a été voté par la majorité de droite suite à une concertation réduite au minimum.
Mais tournons nous vers le futur.
Monsieur Metton nous dit qu’il entend achever la ZAC des portes de Montrouge (qui est
située Porte de Chatillon pour simplifier la vie des passants qui seraient perdus dans Montrouge) autour d’une école maternelle. Et bien oui, ça c’est de la vision, ça c’est un projet :
terminer quelque chose qui a été commencé. Ca va peut-être vous surprendre mais je vous prédis que quelque soit le résultat des élections des 9 et 16 mars, cette ZAC sera achevée. Oui, elle sera
achevée quelque soit le nom du nouveau Maire. Une ZAC est un projet qui engage la Ville envers plusieurs partenaires dont le Département et la Région. Par conséquent, mettre dans son programme
qu’on va achever une ZAC est un non sens car toute ZAC commencée doit être achevée que ce soit le Maire sortant ou un nouveau Maire qui le fasse.
C’est encore plus vrai pour le métro. Il ne faut pas croire une seule seconde qui si la
Municipalité changeait de camp, que si Wilfrid Vincent devenait Maire de Montrouge, les travaux du métro s’arrêteraient ; ils continueraient de même pour la raison précise que j’ai expliquée
en introduction de cet article.
Quant a la transformation de l’ancien Centre Administratif (vous savez, le beau bâtiment en
brique rouges muni d’un beffroi du plus bel effet face à la Mairie) en Centre Culturel et de Congrès, les travaux préparatoires sont déjà commencés et le budget a été voté l’an dernier. Ce n’est
donc pas un nouveau projet, c’est un projet en cours, tout bêtement.
Idem pour l’agrandissement de la place Emile Cresp et la construction d’une galerie
commerciale pour réimplanter les commerces actuellement sur le site (autrement dit au pied des deux immeubles qui vont être démolis pour libérer de l’espace pour les ascenseurs du métro). Ce
projet a été voté en 2006 à l’unanimité vu que c’est pour permettre aux personnes handicapées de prendre le métro, autrement dit, c’est une condition sine qua non pour que le métro arrive. C’est
là encore un projet en cours.
Sur ces trois points, Jean-Loup Metton aurait pu économiser de l’encre ou le mettre dans
une section « projets en cours ».
En ce qui concerne la requalification de l’Avenue Aristide Briand, autrement dit, la
Nationale 20, véritable autoroute urbaine isolant le quartier est du reste de la ville, c’est quelque chose qui dépend de l’Etat qui cède la RN 20 et du Département. Or le Département n’est pas
géré par le Conseil Municipal de Montrouge mais par le Conseil Général. La Ville peut demander des choses mais ce projet sera réalisé par le Département, en concertation avec les villes
(Montrouge, Bagneux, Arcueil, Gentilly et… Paris) ainsi qu’avec les départements limitrophes du notre. Pour ce projet, il convient donc de s’adresser au Conseiller Général du Canton que Jean-Loup
Metton connaît très bien vu que c’est lui-même. Le fait que Jean-Loup Metton confonde ainsi ses deux mandats montre s’il en était besoin les problèmes que pose le cumul des mandats.
Pour le logement, Monsieur Metton nous annonce qu’il veut construire des logements sociaux
pour maintenir le ratio actuel. Ah… ? Il n’en a pas construit un seul sauf dans les ZAC parce qu’il y’a une loi qui n’est pas la fameuse loi SRU qui stipule qu’il faut 20% de logements
sociaux dans une ZAC. Bon sang, mais c’est bien sûr ! La ZAC des portes de Montrouge, c’est là qu’on va construire des logements sociaux, pas parce que c’est une volonté politique mais parce
que c’est l’application de la Loi. En plus, on peut faire des logements pour des fonctionnaires ou des employés logés par des organismes privés ne logeant pas de Montrougiens. Pour les familles
modestes et les jeunes Montrougiens débutant dans la vie : rien, que dalle, nib de nib à l’OPHLM.
Autre proposition, l’achèvement du programme de rénovation et d’embellissement des rues.
Là, la beauté est une notion très subjective qui dépend du goût d’un seul homme : Jean-Loup Metton. Si on peut à juste titre se réjouir du fleurissement de nos rues, on peut en revanche
s’interroger sur la démolition progressive de tous les bâtiments qui ne sont pas de la « bonne » hauteur ou pas au « bon » alignement.
La transformation de la rue Sadi Carnot en rue semi piétonne en rue des métiers d’arts
semi-piétonne me semble une bonne idée mais il manque le fait qu’il serait sans doute bon afin d’en faire un lieu de convivialité nocturne que les cafés présents dans cette rue aient le droit
d’ouvrir après 23H00, les week-ends en particuliers. Il serait aussi nécessaire que la chose se fasse en concertation et avec la participation des riverains. Enfin, il serait bon que de tels axes
de convivialité puissent être réalisés, sur d’autres thèmes, au sud-ouest et à l’est de la ville.
L’emplacement du nouveau parking en centre ville peut être sujet à discussion. En effet,
l’augmentation de la population n’a pas touché que le centre ville et de nombreux Montrougiens ont des problèmes pour garer leur véhicule. Il serait mieux que le nouveau parking soit
décentré.
L’avant-dernière proposition prête à rire. Ceux qui connaissent la station de taxi face à
la Mairie savent que les seuls taxis qui s’y arrêtent sont ceux dont les chauffeurs viennent manger là. La borne ne fonctionne plus (j’ai essayé). La station était avant face à un café qui se
situait à l’emplacement où se trouve aujourd’hui le Rubeo-Monte a été déplacé il y’a une quinzaine d’années. Comme cette station ne concerne que les Montrougiens, là où elle est située, si un
taxi se posait là et prenait une course, il devrait aller à la Porte de Montrouge, tourner à droite et revenir dans Montrouge par l’avenue Henri Ginoux. Bilan, plus aucun taxi ne fréquente cette
station. Il est heureux de voir que le Maire sortant pense enfin à la déplacer. Mieux vaut tard que jamais !
II/ Environnement, Développement durable et espaces verts :
Dans cette section, nous pouvons découvrir quelques choses amusantes.
Première chose, il est probable que vous ne sachiez pas où se trouve les nouveaux squares
cités dans la partie bilan de Monsieur Metton. C’est normal, ces squares sont enserrés au milieu d’ilots récents. Ainsi, le Jardin des Oliviers (pas celui où Judas trahit le Christ, mais celui
situé dans l’ilot situé juste derrière le buste d’Henri Ginoux, est il une sorte de place plantée au milieu des immeubles. Pour y accéder, on doit fournir un porche et passer sous des logements.
Si on ne sait pas que ces jardins sont là ou si on n’a pas un plan de Montrouge, il est impossible de découvrir leur existence.
La deuxième, ce sont les pistes cyclables. La première, avenue de la Marne est la seule
effectivement réalisée par la Municipalité. Mais elle pose plusieurs petits problèmes surtout si on est cycliste :
La piste cyclable avenue de la Marne : Pas de connexion avec le reste du réseau routier, des pieds d’arbres fleuris mordant sur la bande de
roulement, une signalisation aberrante, des barrières de séparations dangereuses, une mauvaise signalisation pour les piétons traversant la piste…
Et oui, tout cela fait que mis à part pour apprendre à ses enfants à faire du vélo (et
encore) cette piste en l’état ne sert à rien.
Quant à la soit disant piste cyclable partielle à l’entrée nord de la ville sur l’avenue
Henri Ginoux, il s’agit d’une bande de bus élargie où les vélos peuvent circuler en sécurité mais c’est une réalisation que le Maire sortant ne peut en aucun cas s’approprier vu que l’Avenue
Henri Ginoux est la Départementale 128 et que donc les travaux sur cette voie relèvent du Conseil Général des Hauts-de-Seine.
Le fait que la Maire parle des zones 30 nous amène à quelque chose de très amusant
concernant l’interprétation très particulière que Monsieur Metton fait du code de la route et des zones 30.
Selon le code de la route, une zone 30, de Lille à Marseille et de Strasbourg à Brest (et
même au de là de nos frontières, ça commence comme ça :
Et ça se termine comme ça :
Mais pour Jean-Loup Metton… mais plutôt que vous abreuver de longs discours, je vous
propose un petit documentaire sur les limitations de vitesse dans la rue Arthur Auger.
Les promesses de Monsieur Metton en matière d’environnement sont au tout venant. On va de
la création de promenades à thème dans nos jardins jusqu’aux panneaux solaires sur les édifices publics.
Je m’arrête juste sur quelques mesures :
-La création de promenades à thèmes dans nos jardins… Il peut être effectivement passionnant de se promener dans un espace vert dont la perspective est bouchée et enserrée
d’immeubles comme celui-ci :
-La création d’un maillage de pistes cyclables sur les routes départementales… Comme leur nom l’indique, les routes départementales sont gérées par le Département et non par la
Ville.
-La mise en place avec ou sans la Ville de Paris d’un système de vélos en libre service… Sans la ville de Paris, on aurait un « MontrougeLib’ » fort utile pour aller de la Place
Jean-Jaurès à la Maire ou de la Place Jules Ferry à la Porte de Montrouge, face à la station Vélib’ parisienne pour assurer la correspondance. Soyons sérieux, sans la Ville de Paris, un tel
projet est irréalisable pour une ville comme la notre ou alors, pourrait être viable à l’échelle d’une intercommunalité (mais vu la totale incohérence géographique de la Communauté de Communes
Châtillon-Montrouge, là encore, il y’a un problème) ou alors du département mais là, ça ne dépendrait plus de la Ville.
-L’installation de parcs à vélos près des bâtiments publics… Ca, Monsieur Metton nous le promettait déjà il y’a 7 ans. Et oui, Monsieur Metton a eu une année de rab pour mettre en
œuvre son programme et pourtant, point de parc à vélos, point de gymnase, point d’école… J’y reviendrai car ces trois choses qu’il n’a pas faites en sept ans alors qu’il les avait promises, il
nous les ressert dans son programme de cette année. Je suis obligé de dire que je ne crois pas d’avantage que Monsieur Metton fera ces choses d’avantage qu’il les a faites durant les sept
dernières années.
-La création de citernes d’eau de pluie et pour la vidange de la piscine pour nettoyer les rues (et salir bagnoles et vitrines)… C’est une très bonne idée qui nous vient
d’Allemagne. Ca permet de réaliser de vraies économies d’eau. On peut aussi arroser les plantes des jardins avec l’eau de pluie. Je pense aussi que chaque Montrougien qui bénéficie d’une maison
individuelle avec jardin devrait être encouragé à avoir sa propre citerne mais cette proposition sous la plume de Monsieur Metton c’est du grand, c’est du très grand ! Avant même d’avoir
réussi à remplir la piscine qui est à sec depuis près de 3 ans, il réfléchit à comment la vider ! Or, suivant toute logique, pour vider un récipient (aussi gros soit t’il) il faut qu’il
soit plein or la piscine de Montrouge est vide comme le crane que Hamlet tient à la main, comme les bouteilles dans les conteneurs de la collecte sélective, comme les couilles du taureau après la
saillie. Ceux qui ont lu le dernier numéro de la « Lettre de Socialistes de Montrouge » savent que ce sujet me tient à cœur. Qu’à t’on répondu (avec talent et humour d’ailleurs) à mon
article du côté de la majorité sortante ? Que je fais « plouf » ! Et bien là est justement mon problème avec notre piscine municipale : Je voudrais ardemment faire plouf
(mes lombaires en auraient bien besoin) mais je ne peux pas… sauf en vacances au bord de la mer ou en week-end à Chevreuse où le Maire a réussi à créer un véritable complexe aquatique et un
nouveau bassin à huit lignes d’eau… sans un seul jour de fermeture de l’établissement. Oui, je sais, pour être juste, il n’y avait pas d’amiante dans la piscine de Chevreuse. Chez nous, il y’en
avait et il fallait obligatoirement fermer la piscine quelques mois mais pas trois ans.
A noter enfin que cette idée de réservoirs destinés à recueillir les eaux de pluies et à vidanger la piscine a été votée lors du dernier Conseil Municipale et s’appliquera donc
quelque soit le Maire élu à l’issu du prochain scrutin municipal. Idem pour les panneaux solaires, idem pour la fin de rénovation du réseau d’assainissement.
III/ Jeunesse et Enseignement :
A noter qu’il y’a sept ans, Monsieur Metton appelait cette section de son programme
« Jeunesse et Prévention ». Il y’avait même un service à la Mairie qui portait cet intitulé. Comme si la jeunesse était un risque alors qu’elle est notre avenir et notre chance et
qu’elle fait face à tous les risques. Oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, les premières victimes d’agressions et de violences, sont les jeunes. Ceux qui font le plus face au chômage, ce
sont les jeunes. Ceux qui ont le plus de mal à ce soigner et qui sont le plus mal informés sur la santé devinez… ce sont les jeunes. Quels sont ceux qui ont du mal à rester à Montrouge quand ils
entrent dans la vie active ? Et oui, c’est encore eux, les jeunes.
Dans la partie bilan, le Maire présente des choses positives mais très insuffisantes au vu
des enjeux. La rénovation de la salle de cinéma de l’Espace Michel Colucci aurait fort bien pu être classée dans la section culture.
En tant que tenant de la démocratie participative, je dois intervenir ici concernant le
Conseil Municipal des Jeunes. Dans son dernier tract, Monsieur Metton reproche à l’opposition de proposer des choses qui existent déjà comme un Comité Consultatif de la Jeunesse et il dit que ça
existe déjà vu que c’est le Conseil Municipal des Jeunes.
Alors je dois préciser ici la différence entre ce qu’est un Conseil Municipal Jeunes et un
Comité Consultatif de la Jeunesse sans vouloir une seule seconde dénigrer les travaux des jeunes participant au CMJ. Cette différence est essentielle à comprendre car dans un cas on est dans une
action d’instruction civique et dans l’autre, dans une démarche de démocratie participative.
Un Conseil Municipal Jeunes est calqué sur ce qu’est un Conseil
Municipal des Enfants. Il s’agit de jeunes recrutés sur cooptation de la Direction des Collèges parmi des élèves représentatifs et méritants des classes de 3ème. Leur mandat est de
deux ans. Ils participent à des réunions plénières du CMJ avec des élus municipaux de la majorité dont le Maire. Ils assistent à des réunions de commissions. Ils organisent des projets, tels que
des expositions, des bals ou participent à l’organisation du Téléthon.
Le Comité Consultatif de la Jeunesse tel que nous l’entendons à Désirs d’Avenir est un
Comité participatif permanent réunissant des jeunes de 15 à 26 ans désignés soit par leur volonté et leur engagement à participer soit par tirage au sort. Ce comité serait consulté à chaque fois
qu’une décision majeure concernerait les jeunes et son avis serait porté à la connaissance du Conseil Municipal en séance plénière ce qui fait que les élus de la majorité et de l’opposition
auraient matière à décider en connaissance de cause. Wilfrid Vincent, même s’il préfère parler de démocratie locale, l’explique exactement comme ça aux jeunes qu’ils rencontrent régulièrement.
Monsieur Metton ayant une conception très spéciale des Conseils de Quartier, je le mets au défi, si par malheur pour notre ville il était réélu, de mettre en place un véritable Comité Consultatif
de la Jeunesse. Mais je sais déjà ce qu’il fera : il a toujours exercé un pouvoir solitaire. S’il est prêt à mettre en place des actions éducatives, Jean-Loup Metton ne mettra jamais en
place de démocratie participative locale.
Passons au projet. Je vous livre telles que les deux premières
phrases de ce que Monsieur Metton veut faire dans l’avenir :
« -La construction dans la ZAC des Portes de Montrouge d’une nouvelle école maternelle
-Si besoin est, la construction d’une nouvelle école primaire proche de cette école maternelle »
Alors là, il est très fort ! Il y’a une dizaine d’années, il nous avait promis une
nouvelle école dans la ZAC François Ory. Y’a-t-il une école dans ce quartier ? Non… Après, il l’a projetée dans la ZAC Messier puis il s’est demandé s’il ne pourrait pas faire une tentative
du côté des terrains de Schlumberger et maintenant… cette école atterrit dans la ZAC des Portes de Montrouge (face à la Porte de Châtillon comme son nom l’indique) et encore, l’école primaire est
devenue maternelle, l’école primaire étant hypothétique. Le fait est que Monsieur Metton a inventé un concept intéressant, une nouvelle sorte de serpent de mer montrougien peut-être destiné à
remplacer l’arrivée du métro attendue depuis 1928 dans les conversations de bistrots montrougiennes : l’EVM (l’Ecole Virtuelle Mobile) et encore, on est passé du primaire à la maternelle,
comme une sorte de régression. (Pour la suite cliquez ici)
Mais l’école primaire aussitôt enterrée semble renaître un instant de ses cendres comme une utopie inaccessible : « -Si besoin est, la
construction d’une nouvelle école primaire proche de cette école maternelle »
Autrement dit : « Ptêt ben qu’si y fait beau, ptêt ben qu’si le vent est bon,
ptêt ben que si les Montrougiens continuent de se reproduire comme ils le font depuis 2000, ptêt ben que si j’peux point faire autrement, ptêt ben que je construirai une école enfin… si j’ai
gardé le terrain qu’il faut pour et si j’ai réussi à mettre de l’eau dans la piscine. »
Alors, attention : baissez la lumière, lisez bien la phrase si dessous, méditez là et
écoutez la bande son de la vidéo ci-dessous et vous aurez une idée de ce qu’il va advenir de cette école dont le besoin se fait sentir ici et maintenant d’ici 2014 si Monsieur Metton rempile pour
un nouveau mandat :
« -Si besoin est, la construction d’une nouvelle école primaire proche de cette école maternelle »
Pour le reste de son programme pour la jeunesse et l’éducation, ses actes passés parleront suffisamment aux jeunes Montrougiens pour qu’ils sachent qu’ils ne pourront pas compter
sur lui pour améliorer leur sort ni celui de leurs petits frères et petites sœurs.
IV/ Petite enfance :
Dans le bilan du Maire sortant, nous ne retiendrons qu’une seule chose : les 60 places
achetées dans des crèches d’entreprises. Dans un de ses tracts, il dit à juste titre que ces crèches pratiquent des horaires aménagés. C’est nettement insuffisant au regard des besoins.
Les propositions du Maire sortant semblent pourtant aller dans le bon sens mais elles ne
répondent pas à la question de la transparence dans l’attribution des places ni à la satisfaction des besoins des touts petits Montrougiens. Le programme proposé par Wilfrid Vincent et son équipe
est beaucoup plus ambitieux dans ce domaine.
V/ Solidarité, Convivialité :
Qui peut être contre la solidarité et la convivialité ?
Au niveau de son bilan, Monsieur Metton présente dans un même paquet (en marketing on
dirait « package ») les actions (utiles et nécessaires) à destinations des personnes âgées mais aussi la reconstruction des ateliers municipaux et la construction du nouveau Centre
Administratif dont on se demande ce qu’ils viennent faire dans cette rubrique. En effet, je n’ai pas vu qu’on organise des bals populaires ou des banquets au Centre Administratif pas plus que je
n’ai vu de distribution de soupes à destination des SDF dans les Ateliers Municipaux.
En parlant de SDF, le grand esprit de solidarité de Jean-Loup Metton le pousse depuis des
années à pousser le SAMU Social de Paris situé sur l’avenue Pierre Brossolette dans une sorte d’enclave dans la ZAC des Portes de Montrouge (vous savez, celle qui est près de la Porte de
Châtillon pour savoir où on est) arguant du fait que ces SDF sont parisiens alors que par définition, un SDF peut venir de n’importe où. Oui, ce n’est pas très agréable d’avoir des SDF à sa
porte. Mais bon, il est encore plus inacceptable qu’il y’en ait. Et là, soyons humbles deux secondes : ni la droite, ni la gauche n’ont encore su éradiquer la pauvreté. Alors, le moins qu’on
puisse faire, c’est de se souvenir du troisième mot souvent oublié de notre devise nationale –Fraternité- et de les aider du mieux que nous pouvons en étant conscient que nous, Montrougiens
sommes part intégrante d’une communauté plus grande que Montrouge : la République Française.
Les mesures proposées par le Maire sortant à destination des personnes âgées et handicapées
sont utiles et nécessaires mais envers les accidentés de la vie, les victimes de la perte d’emploi, rien. Si vous êtes au chômage et que votre travail huit heures par jour est de chercher du
travail vous en savez quelque chose : Vos enfants n’ont pas accès aux cantines scolaire.
VI/ Culture :
Etant moi-même un acteur du monde culturel, je ne ferai que trois remarques.
La première est que Montrouge a de vrais atouts au niveau culturel mais qu’elle ne les met
pas assez en valeur. Ainsi, le Salon d’Art Contemporain de Montrouge est t’il un rendez-vous prisé par les plus grands artistes actuels (et je parle au niveau mondial) et par les amateurs d’art
mais pas du grand public et paradoxalement peu des Montrougiens. Regardez le MOCMA à Vitry. Des jeunes de la ville y vont ; des gens de la région y vont ; des gens de la France entière
y vont. Pourquoi… ? Parce que le Département du Val de Marne en a fait correctement la promotion.
Monsieur Metton parle d’exporter cet évènement majeur. Ce Salon est à l’Art moderne ce que Cannes est au Cinéma mais il bénéficie d’une communication digne de la Foire au Boudin de
Mortagne-au-Perche (avec tout le respect du à cet évènement). Songez, un seul passage sur une chaîne nationale (« L’Assiette Anglaise » Antenne 2) en 30 ans d’existence !
Avant d’exporter cet évènement majeur, il faudrait d’abord le faire connaître en en parlant à la radio, dans la presse, à la télévision, faire venir des visiteurs, faire des
partenariats avec des hôtels, des agences de voyage… Il faudrait aussi y faire participer les Montrougiens en faisant de cet évènement une sorte de festival convivial de l’Art
contemporain.
La seconde porte sur le « Centre de Culture et de Congrès ». Si pour un centre
culturel destiné à une ville comme la notre, une jauge à 730 places est très correcte, pour un centre de congrès, c’est trop petit. En effet seules les grandes entreprises organisent des congrès.
Je ne travaille pas sur la commune mais si on devait réunir en même temps tous les salariés qui travaillent sur mon site, il faudrait 900 places. La salle du Théâtre sera donc trop grande pour
servir de salle de réunion pour la « feuille de route » d’une PME mais trop petite pour une grande entreprise. Cet équipement risque donc fortement de très peu servir à des Congrès. Il
est donc inutile et couteux de l’équiper à cet effet. Ca évitera de gaspiller l’argent du contribuable montrougien.
La troisième est que la programmation souvent de bonne qualité concerne très peu les
jeunes. Une plus grande part de la programmation devrait leur être consacrée. Oui aux Ballets Ukrainiens, oui à l’Opérette, oui à la musique de la Police Nationale, mais oui aussi au R&B, au
Rap au rock et au slam !
VII/ Le Sport :
Côté Bilan, le Maire sortant commence par nous mettre en avant plusieurs réalisations comme
la construction d’un terrain polyvalent sur un terrain privé, celui du CAM (tiens… ?), le chantier de la piscine « qui touche à sa fin »… qui touche le fonds oui ! Enfin
j’arrête ici sur la piscine car je ne veux pas donner l’impression de tirer sur une ambulance.
Puis Monsieur Metton nous annonce la poursuite du programme de rénovation des gymnases (Maurice Arnoux, Piscine)… Bon, puisqu’il insiste… J'en remets une couche.
Voici où en est la piscine :
Mais quel est ce panneau à droite ? :
C’est le panneau qui annonce la nature des travaux avec leur date de début et leur date de fin. Avez-vous remarqué la présence d’un ruban adhésif blanc en dessous de la date de
début des travaux ?
Approchons nous plus près :
Oui, ce ruban sert à cacher au passant le fait que ces travaux devaient être achevés en octobre 2006. Sur la partie arrachée du panneau il était écrit qu’il y’aurait deux périodes de fermeture de
trois mois et une période de fermeture d’un an soit total cumulé, un an et demi. Il n’aura pas échappé à votre attention que nous sommes en mars 2008. La piscine étant fermée depuis fin juin
2005, cela fait presque 3 ans de fermeture alors qu’elle aurait du être fermée un an et demi. Le temps des travaux a été multiplié par deux et la fin des travaux souffre d’un retard d’un an et
quatre mois. Songez à cela, l’homme qui accuse ses principaux concurrents d’erreurs ou de mensonges est le même qui cache la vérité avec un morceau de ruban adhésif blanc !
Malheureusement pour lui, le ruban a déteint. La vérité cachée finit toujours par refaire surface.
Passons aux projets :
-La Construction d’une tribune au Stade Jean Lézer : Si par négligence, Monsieur Metton n’avait loupé une subvention du Conseil Régional, il y’a longtemps que ce serait fait
et les équipes de foot de Montrouge pourraient recevoir les supporters des équipes invitées dans des conditions dignes.
-La construction d’un gymnase dans le quartier est de Montrouge : encore un serpent de mer sauf que lui n’est pas aussi mobile que l’école
-Un gymnase au collège du Haut-Mesnil par le Conseil Général : C’est le Département, pas la Ville… Il faut en parler aux cantonales dans deux ans, pas aux municipales
-Un gymnase au Lycée Jean Monnet par le Conseil Régional : Merci Jean-Paul Huchon, Président de Région (PS) pas Jean-Loup Metton !
-Installation de défibrillateurs dans les stades et sur la voie publique : On est prié d’avoir le bon goût de faire son infarctus du myocarde au pied du défibrillateur !
Plus sérieusement, si chacun était formé aux gestes qui sauvent, ce serait plus efficace.
VIII/ Emploi et développement économique :
Des thèses entières pourraient être écrites sur le néo-libéralisme. La gestion du domaine
économique par le Maire sortant en est un exemple patent. Il déclare souvent en différents lieu que c’est le marché qui commande et qu’il ne choisi pas l’arrivée ou le départ de nouvelles
entreprises.
Il nous dit : « Nous avons réalisé l’arrivée de nouvelles entreprises (Sanofi,
Cadbury, Altadis etc.) » Jusqu’à preuve du contraire, ce sont les entreprises qui choisissent de s’implanter quelque part. Une Ville peut juste créer des conditions favorables à
l’implantation. Ce que Jean-Loup Metton ne dit pas, c’est le départ de Schlumberger, d’Orange, de Thalès et maintenant d’Areva.
Monsieur Metton nous dit aussi : « Nous avons réalisé l’implantation ou la
réinstallation de 40 commerces. ». Et les pieds d’immeubles désespérément vides et ces vitrines murées avenue Henri Ginoux, avenue de la République, place Jean Jaurès et ces commerçants qui
nous disent que parce que les clients ne peuvent pas s’arrêter ou se garer leurs commerces ne marchent pas bien, les Montrougiens les rêvent t’ils ? Combien de commerces ont t’ils faits
faillite parce que les baux commerciaux sont trop chers dans les immeubles de haut standing construits en masse depuis 14 ans au détriment de l’identité même de la Montrouge ? Nul ne le sait
mais une réponse que nous pouvons donner est beaucoup, beaucoup trop !
Au niveau projets, le Maire sortant veut « installer » de nouvelles entreprises.
Les grandes entreprises, c’est bien mais quand l’une d’entre elle part, c’est une catastrophe pour l’économie locale. Sans rien avoir contre la présence de grands sièges sociaux, on aurait pu
favoriser davantage les PME et l’artisanat, c'est-à-dire là où est la force économique de la France. Si Ségolène Royal insistait tant lors de sa campagne présidentielle sur les PME c’est
précisément pour cette raison. S’il n’y a que six ou sept grandes entreprises dans une ville, si elles partent toutes, la taxe professionnelle ne rentre plus et ce sont les habitants qui
trinquent au niveau fiscal. Oui, la revue « Challenges » donnent trois étoiles à Montrouge pour sa gestion vu que le taux d’endettement de la dette est très bas mais c’est oublier que
comme les PME et les commerçants sont fragilisés sur notre commune par une politique favorisant la spéculation immobilière une épée de Damoclès est suspendue au dessus de nos têtes et au dessus
de celle de nos enfants.
Pour tenter de corriger les effets de sa politique favorisant la spéculation immobilière,
Jean-Loup Metton a déjà commencé à faire racheter par la ville des pieds d’immeubles vide… au frais du contribuable qui paye aussi des loyers ou des crédits élevés conséquences directes de sa
politique.
La dernière proposition est à hurler de rire : la reconstruction du marché avenue de
la Marne (vous savez, le truc qui ressemble à un élevage de poulets en batteries) dans le bâtiment prévu pour le nouveau commissariat.
On peut imaginer la scène suivante :
-Le Commissaire : Où tu l’as caché l’argent. Allez, dis le moi, si tu parles, tu sors dans 2 ans ; un an avec les remises de peine. Si tu craches pas le morceau, t’en
prends pour dix piges.
-Dédé la Bricole : Ben M’sieur le Commissaire, je vais tout vous dire…
-La marchande de légumes : Elle est belle ma salade, elle est belle, 3 euro 20 la laitue, 3 euro 10 la frisée.
-Le poissonnier : Il est frais mon poisson, il est frais !
Pour peu qu’il y’ait un volailler qui se mette à crier : « Il est bien cuit mon poulet, il est cuit ! » On frise la faute de goût.
IX/ Communication et échanges :
Dans cette rubrique, on trouve les Conseils de quartiers. A Montrouge, ce sont des cahiers
de doléance. Une simple séance de questions-réponses sans réel débat entre les participants. Vous voulez un brise-vitesse ? On vous le donne. Vous voulez un feu ? On vous le donne.
Votre voisin n’en veut plus un an après ? On le retire. Vous en avez assez de voir passer des corbillards à longueur de journée par ce que votre rue donne sur le cimetière parisien de
Bagneux ? On barre la rue ; les morts parisiens ne passerons plus… tant pis si les voisins n’ont plus de place pour se garer. La moitié des habitants d’une rue du sud ouest de la ville
veut quelque chose dont l’autre moitié ne veut pas ? On ne fait rien.
Bilan : On dresse les gens les uns contre les autres et on ne résout rien.
Songez qu’en d’autres lieux, des inconscients, des rêveurs, ont fait participer des lycéens
à la constitution du budget de leurs lycées au pays du Chabichou et des huîtres. Songez que juste de l’autre côté du périphérique un utopiste a lancé un grand débat ouvert à tous sur avec quoi on
allait boucher le trou des halles, autrement dit rendre son âme à un quartier central de Paris qui l’a perdue le jour où on a démonté les pavillons des Halles. Songez qu’à Berlin, des fous
furieux ont confié un budget aux habitants pour refaire leur quartier. Et songez que le pire est que ça marche ! Quand on implique les citoyens, sans rien enlever à la responsabilité des
élus les citoyens prennent le projet au sérieux et restent dans les marques qui leurs sont posées au départ et le élus sont pris au sérieux car les citoyens ont une vision précise et transparente
de la bonne gestion des projets menés par la ville. Comme je le disais plus haut, cette démocratie participative locale, Jean-Loup Metton ne la fera jamais car sa vision du pouvoir est celle d’un
pouvoir solitaire de technocrates faisant le bonheur des gens malgré eux et ne leur demandant leur avis, le véritable, sur sa gestion des affaires de la Ville qu’une fois tous les six ans.
En parlant de démocratie locale, savez-vous que certaines associations ou certaines
antennes d’associations présentes sur la commune sont interdites de Maison des Associations et de Forum des Associations au motif que ce sont des « associations politiques ». La FCPE
par exemple n’a pu aller au dernier Forum des Associations alors que la PEEP oui. ATTAC subit le même sort. Et en écrivant ces lignes, je sais que je condamne, si ce n’est déjà fait, le Comité
« Montrouge a du Désir » au même sort à moins qu’un Maire ayant un sens réel de la démocratie ne soit élu le 9 ou le 16 mars prochain.
X/ Sécurité :
Vous avez remarqué quelque chose ? Jean-Loup Metton ne parle pas de son bilan en cette
matière. Lui qui se vantait que Montrouge soit une des villes les plus sûres du département ne le dit plus. Curieux pour un homme de droite non… ? La raison est simple, elle tient en 4
mots : Son bilan est mauvais.
Au si on prend le nombre d’agressions par 1000 habitants, Montrouge est désormais en
16ème position derrière… Bagneux. La surveillance de certains endroits de la Ville par des caméras appelée du terme politiquement correct de « vidéo-protection », le couvre
feu imposé aux jeunes dans la rue, l’expulsion des habitants de HLM possédant des chiens soi disant dangereux (alors que ce sont simplement certains propriétaires qui les rendent tels), la
fermeture de tous les cafés à 23h00 n’y a rien fait (et a probablement aggravé les choses). C’est l’échec patent d’une politique 100% répressive et sécuritaire tant par Jean-Loup Metton que par
Nicolas Sarkozy alors qu’il était Ministre de l’Intérieur. Montrouge, comme d’autres villes a besoin d’une police proximité et d’une Police Municipale dont les agents seraient plus motivés à
rester en poste dans notre ville qu’ils ne le sont actuellement.
Montrouge a aussi besoin de retrouver un esprit de convivialité qu’elle avait auparavant,
le fameux « esprit village ». Un jeune qui a des repères, qui a une place dans la société et qui a des lieux pour s’éclater avec ses copains ne va pas trainer au bas des immeubles où
des malfaisants lui vendront de la came ou l’initieront à une certaine forme de délinquance. On ne dit pas à un jeune de 16 ans « Bonne nuit les petits, le marchand de sable est passé,
couché 23H00 ». La convivialité, nouer un contrat de confiance avec les jeunes, les impliquer dans la vie de la cité, ça n’empêchera pas des gens extérieurs à la ville de venir braquer une
banque ou un magasin mais au moins, ça aura évité à des jeunes Montrougiens qui sont notre futur de plonger. En ayant rencontré quelques uns ces dernières semaines, je crois qu’ils sont prêts à
entrer dans la citoyenneté. Il suffisait de venir leur parler, ce que Monsieur Metton n’a jamais fait nous ont t’ils dit.
XI/ Fiscalité :
« Par respect pour le contribuable », Jean-Loup Metton nous promet d’augmenter
les recettes de la Taxe Professionnelle par l’arrivée de nouvelles entreprises (alors que le lecteur ou auditeur assidu des séances du Conseil Municipal sait bien –surtout s’il relit les trois
derniers- que les départs d’Orange et de Schlumberger on laissé comme un gros vide dans la colonne recette du budget communal).
Cette promesse… comment expliquer… ? J’ai trouvé ! Je laisse donc le mot de la
fin à Jean de la Fontaine.
La Laitière et le pot au lait
Perrette, sur sa tête ayant un pot au lait
Bien posé sur un coussinet,
Prétendait arriver sans encombre à la ville,
Légère et court vêtue, elle allait à grands pas,
Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,
Cotillon simple et souliers plats.
Notre laitière ainsi troussée
Comptait déjà dans sa pensée
Tout le prix de son lait, en employait l'argent,
Achetait un cent d'oeufs, faisait triple couvée :
La chose allait à bien par son soin diligent.
« Il m'est, disait-elle, facile
D'élever des poulets autour de ma maison :
Le renard sera bien habile
S'il ne m'en laisse assez pour avoir un cochon.
Le porc à s'engraisser coûtera peu de son ;
Il était, quand je l'eus, de grosseur raisonnable :
J'aurai, le revendant, de l'argent bel et bon.
Et qui m'empêchera de mettre en notre étable,
Vu le prix dont il est, une vache et son veau,
Que je verrai sauter au milieu du troupeau ? »
Perrette là-dessus saute aussi, transportée :
Le lait tombe; adieu veau, vache, cochon, couvée.
La dame de ces biens, quittant d'un oeil marri
Sa fortune ainsi répandue,
Va s'excuser à son mari,
En grand danger d'être battue.
Le récit en farce en fut fait ;
On l'appela le Pot au lait.
Quel esprit ne bat la campagne ?
Qui ne fait châteaux en Espagne ?
Picrochole, Pyrrhus, la Laitière, enfin tous,
Autant les sages que les fous ?
Chacun songe en veillant, il n'est rien de plus doux :
Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes :
Tout le bien du monde est à nous,
Tous les honneurs, toutes les femmes.
Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;
Je m'écarte, je vais détrôner le Sophi ;
On m'élit roi, mon peuple m'aime ;
Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :
Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;
Journal de campagne, suite… Ségolène Royal en campagne apporte son soutien aux candidats socialistes et aux équipes de gauche
pour les municipales et les cantonales. Et rencontre également celles et ceux qui se battent pour leur entreprise, leur famille, leur pouvoir d’achat, leur quartier. Sur la
dernière ligne droite, les déplacements se multiplient et l’espoir se renforce.
Mardi 26 février, Toulon (Var) - Comme Saint-Maur-des-Fossés,
Neuilly-sur-Seine, Hyères et Nice « Toulon est sur la liste noire de la fondation Emmaüs », souligne Ségolène dans la ville chef-lieu du Var, aux côtés de Robert
Alfonsi, candidat aux municipales. La Fondation Abbé Pierre a en effet publié à la mi-février un palmarès des communes soumises aux obligations légales en matière de logement
social (loi SRU) qui place Toulon parmi les plus mauvais élèves de France. « Il faut respecter cette loi, construire des logements pour ceux que la vie chère frappe le plus », a
rappelé Ségolène.
Mardi 26 février, Bordeaux, Talence et Gradignan (Gironde) – Après une
visite de soutien en compagnie de Vincent Feltesse (Président de la Communauté Urbaine de Bordeaux) à Blanquefort aux salariés de Ford au chômage technique qui réclament la
pérennisation de près de 2.000 emplois après 2010, Ségolène et Alain Rousset rejoignent Bordeaux. Sur la place Saint-Michel, au cœur de la capitale aquitaine, elle appelle à la
mobilisation autour d’Alain Rousset et dans chaque commune pour « un vote d'avertissement au pouvoir en place ». Une journée qui aura continué sur des rencontres
chaleureuses avec Anne-Marie Keiser, Gilles Savary et leurs équipes, respectivement candidats à Gradignan et Talence. L’occasion également d’affirmer que « L'enjeu, dans
les collectivités territoriales, c'est d'amortir les chocs que la mauvaise politique de Nicolas Sarkozy fait subir au pays, en particulier la vie chère, la précarité qui
augmente, les salaires qui baissent, les impôts nouveaux - 6 nouveaux impôts en 8 mois - la dégradation de l'accès aux soins ».
Lundi 25 février, Périgueux (Dordogne) – Venue soutenir amicalement devant un
millier de personnes Michel Moyrand qui est bien parti pour prendre la mairie de Périgueux, Ségolène déclare que « toute élection a un sens national. C'est au niveau des
villes qu'on va pouvoir résister à tout ce qui se délite au niveau national ». Signe des temps ? Dans le journal de campagne de maire-ministre Xavier Darcos,
« sur la photo, le président de la République a disparu… »
Samedi 23 février, Nice (Alpes-Maritimes) - « Il est temps de changer
d’ère » : à Nice où avec Patrick Allemand et son équipe pour les municipales, Ségolène appelle avec force au changement. Parce que les élections municipales et
cantonales peuvent ramener au bon sens un Président et un Gouvernement qui « multiplient les promesses et les annonces non tenues. Hausse des prix, vie trop chère,
hausse du prix de l'essence, de l'alimentation, impôts, promesses non tenues : on n'en peut plus . Trop de familles sont dans les difficultés. On en a assez de cette
politique d'improvisation, de désinvolture, d'annonces nouvelles au quotidien sans doute pour faire oublier celles de la veille". La gauche porte l’espoir. L’espoir également, à
Nice, d’en finir avec l’affairisme et les batailles claniques au sein de la droite.
Vendredi 22 février, Montpellier (Herault) - Visite du quartier de la Paillade, du
marché : vendredi 22 février, Ségolène à Montpellier est aux côtés d'Hélène Mandroux, une des seules femmes maire de grande ville, candidate à sa réélection.
Ce même jour, Cités d'avenir, déclinaison de Désirs d'avenir dans les quartiers, a vu le jour à Montpellier où sera basé son siège social. L’association fédérera les initiatives
de quelque 200 associations de toute la France, avec un conseil d'administration représentatif de toutes les régions et se veut une force de propositions."On veut continuer sur
la dynamique de l'élection présidentielle », explique un des fondateurs de Cité d'avenirs, Brahim Abbou.
Jeudi 21 février, Charente-Maritime – Une journée dans des cantons ruraux du
département pour faire basculer à gauche le Conseil général qui n’en n’a jamais été aussi près.
Mercredi 20 février, Caen (Calvados)- « Je me reconnais dans la façon dont Philippe Duron fait de la
politique, dans la parole donnée qui sera suivie d’effet. » Lors d’un meeting devant 800 personnes à Mondeville, Ségolène est venue encourager Philippe Duron parti pour
conquérir Caen. Soutien chaleureux également à l’ensemble des candidats socialistes dans un appel à la mobilisation de tous : « mettons-nous en
mouvement ! ».
Mardi 19 février, Metz (Moselle) – Dans la ville chef-lieu mosellane et lorraine,
Ségolène, en compagnie de Jean-Marc todeschini, Sénateur et 1er fédéral, soutient la liste conduite par Dominique Gros ainsi que les candidats aux cantonales Sébastien Koenig et
Jean-Michel Toulouze. Un meeting pour appuyer le désir de faire de Metz une ville « écologique, innovante, solidaire, européenne et démocrate » et offrir à la Moselle
un « changement politique et un nouvel élan ».
Lundi 18 février, Charente et Vienne – Un détour par Confolens pour soutenir
Madeleine Ngombet et par Châtellerault en appui de Joël Tondusson, tous deux têtes de liste aux municipales.
Dimanche 17 février, Pontoise (Val
d’Oise)– Des sourires, des fleurs, des ballons,
le soleil... Ségolène rencontre les habitants de Pontoise, dans le quartier de Marcouville, pour soutenir Didier Peyrat et les membres de la liste Pontoise Ensemble
« issus de la société civile et de toute la gauche ». Leur projet pour Pontoise : « bâtir une ville enfin rassemblée, mieux équilibrée, plus solidaire et
écologique et rénover la démocratie municipale à Pontoise. »
Dimanche 17 février, Levallois-Perret (Haut-de-Seine) - Ségolène se fait à
Levallois-Perret l’avocate de la " morale républicaine " lors d'une visite de soutien au candidat PS à la mairie, Thierry David, escortée par des militants socialistes mais
aussi de nombreux partisans du maire. « Personne n'est propriétaire de terres. On n'est plus dans une monarchie, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est curieux, la résurgence
d'un vocabulaire d'un autre âge ! « , s'est-elle exclamée, alors qu'on lui demandait si elle venait "défier M. Balkany sur ses terres. Cette visite est un soutien tout
simple à un excellent candidat, un besoin d'alternance sur un territoire. Il y a une morale républicaine qui peut être incarnée par le candidat socialiste, Thierry David. »
--- Source : « Paris d’Avenir, un autre regard », le blog du comité parisien Désirs d’Avenir
Samedi 16 février, Blois (Loir-et-Cher) - En fin de journée, arrivée à Blois
dans une salle comble et enthousiaste pour un meeting en soutien à Marc Gricourt, candidat à la mairie et Christophe Degruelle, postulant à la présidence de l’agglomération : un
« tandem » emblématique de la volonté de ne pas cumuler et d’avancer en transparence. « Attachés à des valeurs de solidarité, d'humanisme, de convictions et de respect de
celles-ci », ils appellent à une « forte mobilisation, pour choisir une équipe municipale innvante et protectrice, et pour ne pas accepter le plan de rigueur de Nicolas Sarkozy
et de tout ceux qui le soutiennent à Blois. »
Samedi 16 février, Deux-Sèvres (Loir-et-Cher) – Le Département des Deux-Sèvres peut
basculer à gauche : Ségolène apporter un soutien plein d’espoir et amical à Jean-Claude Sillon (canton de Chef-Boutonne), Christian Goyer (Brioux-sur-Boutonne), Sébastien
Dugleux (Mauzé-sur-le-Mignon), Joël Misbert (Frontenay Rohan Rohan), en présence de Françoise Billiy, première fédérale, et de Delphine Batho. Au cœur d’un Marais Poitevin
auquel le Gouvernement refusera scandaleusement, pour des raisons de politique politicienne, le label PNR quelques jours plus tard, soutien également à Yann Hélary, candidat
Vert aux cantonales en Vendée villiériste.
Jeudi 14 février, Villeurbanne et Vaulx-en-Velin (Rhône) – Ségolène accompagnée par
Jean-Jack Queyranne soutient Hélène Geoffroy, candidate à la mairie de Vaulx, et Jean-Paul Bret, candidat à sa propre succession à la mairie de Villeurbanne. L’occasion de
saluer le travail des équipes municipales de gauche dans les quartiers populaires en pointant du doigt « le plan quartier du Gouvernement annoncé par Nicolas Sarkozy non
pas dans les quartiers mais sous les ors de l’Elysée ». Et d’insister sur la nécessité de favoriser concrètement « l’accès au premier emploi et à
l’éducation ». --
Une campagne sous le signe de la courtoisieOlivier Bureau | Le Parisien | 18.02.2008 | 07h00
LA COURTOISIE doit être à
Montrouge ce que la douceur est à Angers : une marque defabrique. Si la campagne a bien commencé, si chaque
candidat y va de ses arguments et de ses critiques, tout semble, pour l’instant du moins, se dérouler entre gens biens élevés.
A l’heure actuelle, trois hommes sont sur la ligne de départ. Le sortant, son rival historique et le petit
nouveau.
Dans l’ordre, Jean-Loup Metton (Nouveau Centre) et ses treize ans de mandat, Wilfrid Vincent, élu PS d’opposition
depuis dix-huit ans et Jean-Eric Branaa, le candidat membre du MoDem mais qui n’a pas encore été investi par son parti. « A Montrouge, on est toujours courtois, au conseil municipal comme
ailleurs, assure Jean-Loup Metton. On se connaît, on bosse ensemble. Les excès ne font rien avancer… »
« L’agressivité n’est pas la pratique courante »
« Il n’y a pas de raison que ce soit autrement, renchérit Wilfrid Vincent. Ici, l’agressivité n’est pas la pratique
courante. Je suis l’opposant n o 1 à la politique du maire sortant, pas à l’homme. » « Les deux se ressemblent finalement, estime Jean-Eric Branaa. Ils ont le même manque d’entrain !
» Peu importent les accusations d’indolence, d’avoir fait de Montrouge « une ville pépère » ou de manque d’ambition, aujourd’hui, Jean-Loup Metton énumère d’une voix sereine les points forts de
son bilan : davantage d’écoles, de places d’accueil pour les enfants, 40 commerces supplémentaires en trois ans, une population en constante augmentation, etc. A ses yeux, une année doit
marquer le prochain mandat. En 2012, le métro est censé arriver à Montrouge et le nouveau pôle culturel devrait être achevé, après une refonte totale de l’actuel théâtre. « La ville
s’uniformise, riposte Wilfrid Vincent. M. Metton exerce un pouvoir très solitaire. Si je suis élu, nous reverrons financièrement l’opération du théâtre à la baisse. On fera aussi réviser
immédiatement le plan local d’urbanisme. »
Jean-Eric Branaa a également un projet pour le théâtre : le démanteler. « Il y a déjà un théâtre à Malakoff qui
fonctionne très bien. En avoir un ici est une ineptie, assène-t-il. Ce site, je veux en faire un lieu consacré à l’écrit, depuis les tout débuts jusqu’aux artistes émergents sur le Web. Ce
serait une cité de l’écrit comme il y a une cité de la musique ! » Quitte à prendre une partie de l’électorat à rebrousse-poil, le candidat orange envisage de transformer des habitations
privées du centre-ville en logements sociaux afin d’éviter de faire de Montrouge « un petit Neuilly. » « La ville est au centre, assure-t-il. Metton a été élu au centre avant de rejoindre
Sarkozy. Aujourd’hui, le centre c’est nous ! »
Les têtes de liste
Jean-Loup METTON (NC)
Wilfrid VINCENT (PS)
Jean-Eric Branaa (SE)
Elu conseiller municipal UDF en 1983, Jean-Loup Metton prend les rênes de la commune onze ans plus tard, à la mort du maire, Henri
Ginoux. Consultant en organisation commerciale de 58 ans, désormais encarté au Nouveau Centre, il passe six ans au conseil régional entre 1998 et 2004, date à laquelle il est élu au
conseil général. Petite particularité, ce maire d’une ville de plus de 30 000 âmes continue à exercer son activité professionnelle en plus de sa fonction d’édile : « le
prix de (sa) liberté ».
Le candidat socialiste connaît bien Montrouge. Depuis dix-huit ans, il représente le PS au conseil municipal. Aujourd’hui âgé de 53 ans,
Wilfrid VINCENT, économiste de profession, a également siégé au conseil général de 1998 à 2004. Déjà candidat aux municipales de 2001, il se présente comme le premier opposant à la
politique du maire sortant. Le 31 janvier, il a reçu le soutien appuyé d’Harlem Désir, député européen PS et fondateur de SOS Racisme.
Ce maître de conférence en droit britannique et américain à l’université de Paris II est conseiller national au sein du MoDem. La
quasi-totalité de ses colistiers sont aussi membres du parti de François Bayrou… mais Jean-Eric Branaa n’a pas encore reçu l’investiture officielle de son chef. A 44 ans, c’est la
première fois que l’ancien candidat Génération Ecologie (aux législatives, à Paris) dispute la mairie de Montrouge.
Tous unis et tous impuissants devant la mort d’Areva T&D
Le Parisien | 18.02.2008 | 07h00
S’IL EST un dossier qui cimente les candidats, c’est bien celui d’Areva T&D. Cette entreprise de 89 salariés doit
fermer en août prochain. La direction invoque des pertes financières trop lourdes.
Depuis octobre, plusieurs grèves et blocages du site ont secoué cette société sur le point de mourir. Tous les élus
ont apporté, tôt ou tard, leur soutien aux personnels. Leur capacité d’action est pourtant proche du néant. « Il s’agit de politique d’entreprise, soupire Jean-Loup Metton. Nous avons beau
intervenir et recevoir les employés, nous ne sommes jamais que spectateurs. » « Ce départ est le symbole de la désindustrialisation, analyse Wilfrid Vincent. C’est d’autant plus scandaleux que
le groupe Areva engrange les bénéfices. »
Jean-Eric Branaa fait quant à lui dans l’empathie : « Comme citoyen, je souffre avec eux. S’il y a un moyen de les
aider je suis preneur mais les élus n’y peuvent rien… »
La lutte des Areva T&D c’est un peu un mauvais film dont on connaît la triste fin dès les premières minutes. Tandis que les candidats s’affrontent pour le fauteuil de maire de Montrouge,
les salariés, eux, se battent pour s’en sortir le moins mal possible.
NDLR : C'est vrai que quand on compare avec ce qu'il se passe dans d'autres villes du département, l'ambiance reste courtoise. Je me suis amusé à changer la photo de
l'ancien Centre Administratif et futur Centre Culturel et de Congrès si vous votez Metton, futur Théâtre si vous votez Vincent ou future Cité de l'Ecrit si vous votez Branaa (les gens qui me
connaissent bien ont déja deviné que je préfère la seconde solution). Les lecteurs ayant le sens de l'observation auront remarqué le trottoir et la rue pavée devant le bâtiment. Il s'agit en
effet d'une photo datant de 1933, année de l'inauguration de l'édifice.
Lundi 25 février 2008 à 20h30, au Centre de Loisirs Maurice Arnoux, Yves Cochet (Député de Paris), Marie-Hélène Amiable (Député de la Circonscription et Maire de Bagneux),
Philippe Kaltenbach (Maire de Clamart), viendront soutenir Wilfrid Vincent et parler avec les Montrougiens des liens entre villes dans le cadre d’une intercommunalité.
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