Mercredi 28 février 2007

Le Nouvel Observateur publie, dans son numéro daté jeudi 1er mars, un texte signé par plus de 150 intellectuels qui appellent à voter pour Ségolène Royal, "contre une droite d’arrogance", pour "une gauche d’espérance". Vous pouvez aussi signer cet appel en cliquant ici.

Le texte de l'appel

"Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s’apercevoir que l’élection présidentielle s’est faite sans nous, malgré nous.

Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n’admettons pas que l’on vote à notre place. Nous n’acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n’est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité comme sa franchise, sa féminité comme sa fermeté : tout est prétexte en face à caricature et à moquerie. Tout est bon pour alimenter le mépris social et le dédain sexiste.

Qu’elle prenne le temps d’écouter les Français, et on la soupçonne de n’avoir rien à dire. Qu’elle annonce longuement son pacte présidentiel, et la question du chiffrage vient opportunément occulter le détail de ses engagements. Qu’elle-même ou son entourage soient victimes de procédés de basse police, et on préfère retenir l’air de la calomnie plutôt que de s’alarmer pour la démocratie. Qu’elle assume son identité de socialiste, et on lui reproche de se plier à un appareil. Qu’elle revendique sa part de liberté, et on l’accuse de se méfier de sa famille. Qu’elle réussisse un meeting électoral ou une émission télévisée, et on lui oppose immédiatement des enquêtes d’opinion aussi fluctuantes qu’incertaines.

Nous ne nous laisserons pas intimider. Dès le premier tour, nous voterons pour Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne. Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l’écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n’est pas n’importe quelle droite qui risque de l’emporter.

Jamais candidat de droite n’aura à ce point symbolisé la régression sociale. Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial. Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l’argent. Favorable à un renforcement des pouvoirs présidentiels, il incarne la tentation du césarisme contre l’approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l’actuelle administration américaine, il incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l’affrontement des peuples. C’est le candidat de la peur. Des peurs qu’il exploite – celles de l’avenir, du monde, de l’étranger, des jeunes – mais aussi des peurs qu’il inspire en convoquant l’imaginaire de l’homme fort, du chef vindicatif et exalté, épris du pouvoir et de lui-même.

Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l’espérance. Elle l’a fait naître en défendant une démocratie participative où les citoyens sont reconnus experts de leurs problèmes. Une espérance à la fois sociale et écologique, éthique et démocratique, française et européenne, ne sacrifiant pas les conditions de vie et de travail à la modernisation économique. L’espérance d’une république nouvelle, rompant avec un présidentialisme étouffant pour un parlementarisme vivant. L’espérance d’une démocratie qui ne se réduirait plus à un pouvoir personnel, avec ses courtisaneries, ses impunités et ses privilèges. L’espérance d’une France enfin réconciliée avec son peuple, ses quartiers, ses travailleurs et sa jeunesse dans sa diversité.

Mais l’indifférence peut tuer l’espérance. Depuis 2002, nous sommes prévenus, et nous n’avons plus d’excuse. Nous savons que cette élection sera ce que nous en ferons. Il n’est plus temps de se faire plaisir, en perdant de vue l’enjeu décisif. Nous affirmons qu’il n’est de soutien entier que critique, de loyauté que lucide, de solidarité qu’indépendante, et nous resterons fidèles à cet engagement. Nous disons aussi que le second tour se joue dès le premier tour.

Cette élection n’est pas ordinaire et elle engage, à travers le sort de la France, un peu de l’avenir du monde. C’est pourquoi, contre une droite d’arrogance, nous appelons à choisir, dès le 22 avril, une gauche d’espérance, en votant Ségolène Royal."

La liste des signataires

Marc Abélès, anthropologue. Laure Adler, journaliste. Elisabeth Alles, anthropologue. Paul Allies, politiste. Mathieu Arnoux, historien. Pierre Arnoux, mathématicien. Jacques Audiard, réalisateur. Jean-Pierre Azéma, historien. Muriel Badet, historienne de l’art. Sébastien Balibar, physicien. Nicolas Bancel, historien. François Barat, cinéaste. Michel Barak, historien. Dominique Barella, magistrat. Christian Baudelot, sociologue. Anna Bellavitis, historienne. Yehezkel Ben-Ari, biologiste. Samuel Benchetrit, écrivain. Michel Bénichou, avocat. Carmen Bernand, anthropologue. Arno Bertina, écrivaine. Dominique Besnehard, producteur. Philippe Besson, écrivain. Didier Bezace, metteur en scène. Sylvie Blocher, artiste. Bernard Bobe, chimiste. Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe. Daniel Bougnoux, philosophe. Seloua Luste Boulbina, philosophe. Jean-Claude Bourbault, comédien. William Bourdon, avocat. Jean-Pierre Brigaudiot, plasticien. Geneviève Brisac, écrivaine-éditrice. Michel Broué, mathématicien. André Burguière, historien. Marilyne Canto, cinéaste. Pierre Cartier, mathématicien. Claude Chambard, écrivain. Marc Chaperon, mathématicien. Noëlle Châtelet, écrivaine. Monique Chemillier-Gendreau, juriste. Patrice Chéreau, metteur en scène. Jean-Claude Chevallier, linguiste. Hélène Cixous, écrivain. Olivier Cohen, éditeur. Annie Cohen, écrivaine. Catherine Corsini, réalisatrice. Marie Coulais , éditrice de musique. Marlène Coullomb, universitaire. Pierre-Louis Curien, mathématicien-informaticien. Paule Darmon, écrivaine. Robert Delpire, éditeur. Erwan Diantelli, anthropologue. François Dubet, sociologue. Jean-Michel Ducomte, avocat. Alain Ehrenberg, sociologue. Bernard Faivre d’Arcier. Betty Felenbok, biologiste. Marc Ferro, historien. Cynthia Fleury, philosophe. Alain Forest, historien. Antoinette Fouque, psychanalyste. Anne-Marie Garat, écrivaine. Françoise Gaspard, sociologue. Jean-Pierre Gattegno, écrivain. Marie-France Giret, pianiste. Maurice Godelier, anthropologue. Anouk Grinberg, comédienne. Martial Guédron, historien de l’art. Jean Guiloineau, écrivain-traducteur. Gérard Haller, écrivain. Karen Hansen, artiste. Alain Hélissen, écrivain-chroniqueur. Françoise Héritier, anthropologue. Denis Herlin, musicologue. Serge Jakobowicz. Jean Jamin, anthropologue. Catherine Jeandel, géochimiste. Louis Joinet, magistrat. Pierre Joliot, biologiste. Geneviève Joutard, historienne. Philippe Joutard, historien. Jean Kehayan, journaliste. Jacques Julliard, historien. Christiane Klapisch-Zuber, historienne. Julia Kristeva, universitaire-psychanalyste. Jean Labib, producteur. Guy Lacour, universitaire.Nicole Lapierre, sociologue. Françoise Lavocat, littérature comparée. Armelle Le Bras-Chopard, politologue. Michèle Leduc, physicienne. Jean-Paul Lévy, avocat. Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien. Daniel Lindenberg, historien. Dyssia Loubatière, assistante à la mise en scène. Michèle Manceaux, écrivain-journaliste. Frédéric Martel, sociologue. François Marthouret, comédien. Mireille Martin, mathématicienne. Dominique Méda, philosophe. Khaled Melhaa, journaliste-producteur. Eric Michaud, historien de l'art. Yves Michaud, philosophe. Jean-Pierre Mignard, avocat. Philippe Minard, historien. Ariane Mnouchkine, metteur en scène. Sarah Moon, photographe. Jean-Paul Moreigne, psychiatre-psychanalyste. Janine Mossuz-Lavau, politologue. El Mouhoub Mouhoud, économiste. Bernard Murat, directeur de théâtre. Roland Nadaus, écrivain. Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue. Pap Ndiaye, historien. Monique Nemer, écrivaine-éditrice. Alain Omont, astrophysicien. Alfredo Pena Vega, sociologue. Michel Piccoli, comédien.. Martyne Perrot, sociologue. Michelle Perrot, historienne. Thomas Piketty, économiste. Etienne Pion, président d’un mouvement laïque .Evelyne Pisier, juriste. Emmanuel Poisson, historien. Christophe Prochasson, historien. Pierre Raterron, artiste-auteur. Elisabeth Roudinesco, historienne-psychanalyste. Roland Rappaport, avocat. Yannick Ripa, historienne. Joël Roman, philosophe-éditeur. Jean-Paul Scarpitta , metteur en scène. Leïla Sebbar , écrivain. Claude Servan-Schreiber, écrivaine. Fabienne Servan-Schreiber, productrice. Emmanuelle Sibeud, historienne. Philippe Sollers, écrivain. Maria Stavrinaki, historienne. Benjamin Stora, historien. Martine Storti, écrivaine. Irène Théry, sociologue. Pierre Tambourin, biologiste. Philippe Torreton, comédien. Pierre Tournier, historien. Jacques Treiner, physicien. Lucette Valensi, historienne. Agnès Verlet, écrivaine. Daniel Vigne, metteur en scène. Jean Viard, sociologue-éditeur. Fabienne Vonier, productrice-distributrice. Emmanuel Wallon, sociologue. Catherine Weinzaepflen, écrivain.


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Les Soutiens de Ségolène
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Mercredi 28 février 2007

Photographie satellite de l'EuropeRemontée des débats

 

 

Le constat est unanime : La France ne réussira pas seule. Elle doit s’appuyer sur l’Europe, mais pas sur n’importe quelle Europe. Reconstruire une Europe politique est la priorité pour beaucoup. Certains souhaitent le renforcement d’une diplomatie et d’une politique de défense européenne.

 

 

« Arrêtons le pessimisme ». « Il faut croire en la France et en ses capacités ». « Il faut une France sûre d’elle-même, capable d’agir pour l’intérêt européen et mondial. » « Nous voulons une France intégrée et ouverte». « Si la France offrait à nouveau une image d’ouverture et de modernité, elle deviendrait plus crédible et utile pour le monde ».

 

 

Les citoyens veulent une France solidaire des pays en développement, qui construise cette solidarité avec ces pays. De nombreux contributeurs souhaitent enfin « que l’ONU revienne au centre du jeu ».

 

 

S’agissant de l’immigration, « il faut agir avec tolérance, humanité et sans démagogie ». Les questions d’immigrations sont perçues comme intimement liées aux questions d’intégration et de respect.

 

 

Les citoyens s’accordent sur la nécessité d’adopter une approche globale de l’immigration, centrée sur l’intégration des immigrés en France (leurs conditions d’accueil sont jugées déplorables et humiliantes) et le co-développement avec les pays d’origine. « Il est nécessaire de maintenir un niveau suffisant d’immigration de travail ». « L’immigration choisie est profondément opportuniste et injuste à l’égard des pays d’origine ».

 

 

Enjeux

 

 

L’Europe est en panne et la voix de la France dans le monde est affaiblie. Or le monde a besoin de l’Europe et les Français aussi.

 

 

Propositions

 

 

-          Redonner un nouveau souffle à l’Europe

 

 

1-      Construire une Europe plus protectrice et plus en phase avec les besoins de ses citoyens : mettre en place rapidement des politiques communes ambitieuses sur les enjeux majeurs : recherche/innovation, énergie, environnement ; préserver, par une directive-cadre le développement de services publics de qualité.

 

 

2-      Inscrire dans les statuts de la Banque centrale européenne l’objectif de croissance-emploi  ; créer un gouvernement de la zone euro.

 

 

3-      Tirer vers le haut le niveau de vie et la protection sociale dans tous les pays européens  grâce à un protocole social.

 

 

4-      Négocier un traité institutionnel soumis à  référendum pour que l’Europe fonctionne de manière plus démocratique et plus efficace.

 

 

5-      Lancer avec nos partenaires européens une initiative pour une Conférence internationale de paix et de sécurité au Proche Orient.

 

 

-          Assurer la sécurité de la France

 

 

6-      Doter notre défense nationale de moyens à la hauteur des risques nouveaux auxquels nous sommes confrontés. Notre capacité de dissuasion nucléaire doit être préservée.

 

 

7-      Inscrire notre effort de défense dans une politique européenne de sécurité, avec des coopérations en matière de recherche/innovation et d’équipements. L’objectif est à la fois de renforcer notre sécurité et de rationaliser nos dépenses.

 

 

-          La France active pour la paix dans le monde

 

 

8-      Maîtriser la mondialisation en oeuvrant à une plus grande transparence et efficacité des instruments de régulation : introduire à l’OMC une hiérarchie des normes qui équilibre les mesures de nature commerciale par le respect des normes sociales et environnementales ; réformer profondément le FMI et la Banque mondiale pour en faire des instruments au service du développement  humain ; mettre en place une taxe sur les flux financiers de type Tobin.

 

 

9-      Réviser notre politique d’aide au développement : passer à un véritable co-développement en favorisant les projets concrets associant directement les bénéficiaires.

 

 

10-  Relancer  la coopération euroméditerranéenne.

 

 

-          Immigration

 

 

11-  Instituer un visa permettant des aller-retour multiples sur plusieurs années, afin que les migrations s’adaptent aux besoins réels du marché du travail.

 

 

12-  Rétablir la règle des 10 ans comme critère de régularisation.

 

 

13-        Régulariser les sans papiers à partir de critères fondés sur la durée de présence en France, la scolarisation des enfants et la possession ou la promesse d’un contrat de travail.

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Pacte Présidentiel
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Mardi 27 février 2007

Allégorie de la République à Paris, France.Remontée des débats

 

 

Les citoyens veulent prendre la parole plus souvent et plus directement pour décider eux-mêmes. « Référendum ou proposition d’initiative citoyenne », « droit de pétition », voire « référendum perpétuel », etc. Ttous les outils de la démocratie participative ont été explorés.

 

 

Ils veulent rapprocher le citoyen de l’élu, et être consultés et associés aux décisions. Il s’agit de restaurer la confiance et de renouveler les termes du débat public pour réconcilier les Français avec la politique. Les débatteurs aspirent à des élus qui ressemblent aux citoyens. Ils sont très nombreux à préconiser une plus stricte limitation du cumul des mandats.

 

 

En matière de modernisation des institutions, les participants évoquent notamment : l’instauration de la proportionnelle, le vote obligatoire, la reconnaissance du vote blanc, etc.

 

 

De nombreuses idées sont avancées pour repenser l’organisation territoriale, et notamment la simplifier. Les débatteurs aspirent à des services publics plus efficaces : « Nous voulons un Etat réformé, plus efficace et plus juste ».

 

 

Qu’on l’imagine obligatoire ou facultatif, d’une durée de quelques semaines ou de plusieurs mois, organisé dans un cadre strict ou sur la base d’un projet personnel, le service civique trouve un écho indéniable auprès des participants aux débats.

 

 

Les débats ont suscité de nombreux témoignages douloureux sur les discriminations liées au sexe, à l’âge pour les « presque seniors », à la religion, au quartier d’origine, au handicap, etc. L’homophobie dans le monde du travail a souvent  été évoquée.

 

 

Enjeux

 

 

Trop de citoyens se sont éloignés de la politique et réfugiés dans l’abstention parce qu’ils avaient le sentiment, souvent justifié, qu’ils n’étaient ni écoutés ni considérés. La démocratie française a besoin d’eux et nous devons donc construire ensemble une République nouvelle.

 

 

Propositions

 

 

-          Démocratiser les institutions

 

 

1-      Instaurer le non cumul des mandats pour les parlementaires.

 

 

2-      Introduire une part de proportionnelle pour l’élection des députés et modifier le mode de scrutin pour l’élection des sénateurs.

 

 

3-      Revaloriser le rôle du Parlement : le Premier ministre sollicitera dès sa nomination la confiance du Parlement, le vote bloqué et le 49-3 seront supprimés pour les lois ordinaires. La présidence des Commission des finances sera confiée à un membre de l’opposition.

 

 

4-      Supprimer le droit de veto du Sénat en matière constitutionnelle.

 

 

5-      Introduire la démocratie participative dans toutes les collectivités publiques (jurys citoyens, budgets participatifs, etc.). Des citoyens ayant recueilli un million de signatures pourront demander au Parlement l’examen d’une proposition de loi.

 

 

6-      Refuser toute remise en cause  de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat, et intégrer à la Constitution une charte de la laïcité.

 

 

7-      Donner le droit de vote pour les élections locales aux  étrangers séjournant régulièrement en France depuis plus de cinq ans.

 

 

-          Revivifier la démocratie sociale

 

 

8-      Organiser systématiquement la concertation et la négociation préalablement à toute réforme en matière sociale, en fondant la représentativité des organisations sur l’élection et en généralisant le principe de l’accord majoritaire pour la validation des accords collectifs.

 

 

9-      Promouvoir un syndicalisme de masse par un financement public transparent et en instituant une information systématique sur le droit syndical et les modalités d’adhésion lors de la signature du contrat de travail. Un crédit d’impôt sera accordé pour les cotisations syndicales.

 

 

 

10-  Instaurer un service civique pour les jeunes.

 

 

-           Protéger le pluralisme des médias

 

 

11-  Etablir une Haute autorité du pluralisme dont les membres seront désignés par le Parlement à une majorité des 3/5èmes.

 

 

12-  Renforcer les mesures anti-concentration.

 

 

13-  Taxer les recettes publicitaires des chaînes privées en faveur de l’audiovisuel public.

 

 

-          Les Outre-mers : assurer l’égalité, respecter la diversité

 

 

14-  Garantir la continuité territoriale en imposant aux compagnies aériennes des obligations renforcées de service public.

 

 

15-  Introduire un enseignement sur l’outre-mer dans les programmes scolaires, notamment sur l’histoire de l’esclavage.

 

 

16-  Appliquer aux Outre-mers les principes de l’excellence environnementale et notamment de la  protection de la biodiversité.

 

 

-          Lutter contre les discriminations

 

 

17-  Faire respecter l’égalité hommes-femmes, notamment au travail :

 

- Elaboration d’une charte pour l’égalité d’accès et l’égalité de traitement, ouverte à l’adhésion des entreprises et des services publics.

 

- Engagement de l’Etat pour une promotion égale des femmes et des hommes pour les emplois de responsabilité.

 

 

18-  Renforcer les moyens de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations (HALDE).

 

 

19-  Garantir l’égalité des droits pour les couples de même sexe

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Pacte Présidentiel
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Dimanche 25 février 2007

Remontée des débats

 

 

Les intervenants sont soucieux de la gravité de la crise écologique, et particulièrement préoccupés par les risques liés au changement climatique. Plusieurs se sont interrogés sur les limites de la croissance : « Il faut produire moins et mieux » et « réduire notre train de vie pour tendre vers un modèle économique plus écologique », car « croire à une croissance infinie est croire à un mythe ».

 

 

Ce constat s’accompagne dans le même temps de l’idée que le changement est possible. « Si systématiquement tous les projets comportent un volet environnement, on peut faire assez rapidement changer les choses ».

 

 

Il faut des politiques publiques fortes, mais chacun doit aussi prendre ses responsabilités. De nombreux contributeurs invitent les pouvoirs publics à  favoriser les éco-technologies durables et toutes les techniques dont l’emploi est moins néfaste à l’environnement.

 

 

Enfin l’environnement est perçu comme un secteur porteur pour le développement de nouveaux métiers, nouveaux services, et donc de nouveaux emplois durables.

 

 

Enjeux

 

 

Le réchauffement climatique impose un changement radical de nos comportements. Mais la sauvegarde de notre planète est aussi une chance pour la croissance économique et l’emploi. Nous pouvons donc choisir sereinement un nouveau modèle de développement.

 

Propositions

 

 

1-      Préparer l’après pétrole :

 

-         Anticiper l’épuisement du pétrole en soutenant massivement les énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation en 2020, ce qui permettra de créer 70 000 emplois et de réduire la part du nucléaire.

 

-         Créer un pôle public de l’énergie entre EDF et GDF.

 

 

2-      Lutter contre le changement climatique :

 

-         Généraliser l’isolation et les économies d’énergie dans le logement, ce qui permettra de créer 80 000 emplois.

 

-         Développer les  transports collectifs grâce à un prélèvement exceptionnel sur les superprofits des sociétés pétrolières.

 

-         Appliquer le principe pollueur-payeur en organisant la responsabilité des entreprises responsables d’atteintes à l’environnement.

 

-         Instaurer la vérité des coûts du transport de marchandises par la route en négociant une éco-redevance pour décourager le transport par camion et transférer le fret vers le rail, comme dans d’autres pays européens.

 

 


3-      Développer la valeur ajoutée environnementale :

 

-         Conditionner les nouveaux permis de construire à l’adoption d’objectifs HQE (Haute qualité environnementale) dans la totalité du parc immobilier public.

 

-         Encourager les éco-industries par une TVA tendant vers zéro.

 

 

4-      Mobiliser toute la société au service de l’excellence environnementale :

 

-         Créer un poste de vice-Premier ministre chargé du développement durable. La compétence du  vice-Premier ministre sera élargie à la responsabilité de l’aménagement du territoire.

-         Transformer le Conseil économique et social en Conseil économique, social et environnemental (CESE).

 

5-      Promouvoir la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement (OME).

 

 

6-      Promouvoir une agriculture qui assure une alimentation de qualité,  respectueuse de l’environnement :

 

-         Favoriser la valeur ajoutée de nos produits agricoles afin d’améliorer les revenus et de favoriser l’installation des jeunes,

 

-         Promouvoir la réorientation de la PAC vers les aides agro-environnementales, et assurer la transparence et une meilleure répartition des aides,

 

-         Transférer aux Régions la gestion des aides directes à l’agriculture,

 

-         Encourager les contributions des agriculteurs à la fourniture d’énergie (biomasse, agro-carburants, biogaz, fermes éoliennes).

 

 

7-      Arrêter les essais des OGM en plein champ, dans l’attente des résultats d’un grand débat public qui définira la politique à mettre en œuvre pour ne pas handicaper les cultures conventionnelles et préserver le développement de l’agriculture biologique.

 

 

8-      Prévenir l’impact des pollutions sur la santé :

 

-         Encourager, par des incitations fiscales, les industries qui s’engageront à éliminer les composés toxiques au-delà des contraintes imposées par le règlement européen REACH.

-         Mettre en œuvre un programme national de réduction de l’utilisation des pesticides.

 

-         Atteindre l’objectif de zéro déchet industriel d’ici 2012.

 

9-      Promouvoir l’idée d’une « PAC mondiale » pour organiser les marchés de manière plus équilibrée et donner une vraie chance à l’agriculture des pays en développement.

 

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Pacte Présidentiel
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Jeudi 22 février 2007

           

  La presse s’est faite écho de gaffes, lapsus, faux pas, réels ou supposés de notre candidate. Bien évidemment, un lapsus ou une gaffe étant bien évidemment une preuve d’incompétence aux yeux du microcosme parisien. « Montrouge a du Désir » tient donc à faire avec humour la démonstration que l’erreur est humaine et qu’un lapsus ou qu’une gaffe n’est pas nécessairement une preuve d’incompétence et que si on doit mesurer l'incompétence d’un candidat à ses gaffes, Nicolas Sarkozy n’est pas en reste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Co-co-co-comme des Connards… !

 

 

 

 

 

« Je suis entouré d’une bande de connards ! Maihaignerie  aurait du se taire. Ce centriste mou parle trop ! C’est vrai que ça va être difficile et même quasi impossible de tout faire mais il ne fallait pas le dire. C’est toujours comme ça une campagne : on promet pour être élu et après on déçoit mais en dopant la croissance, on peut arriver à tout financer. Heureusement que la Ségolène est nulle et que sa campagne ne prend pas, sinon, c’est moi qui serait dans la merde aujourd’hui. » La Réunion – 16 février 2007

 

 

 

Des baignoires à nettoyer au Kärcher à chaque Aïd…

 

 

 

 

 

«Je ne veux plus de fille excisée, plus de fille mariée de force, plus de moutons égorgés dans les baignoires» TF1 – 5 février 2007

 

 

 

Photographie de Valéry Giscard d’Estaing

Giscard, ce grand oublié…

 

 

« Il y’a quelques années, François Mitterrand dans une réplique superbe disait : -vous n’avez pas le monopole du cœur-. » Mont Saint Michel – 30 janvier 2007

 

 

 

Autobus standard Renault Agora €2, à Limoges, FranceSi t’as plus de moyens pour construire les écoles à cause du bouclier fiscal, tu peux toujours faire classe dans un bus :

 

 

 

 

 

« Jeter un pavé dans la classe d’un bus ou mettre le feu dans un bus, ça mérite 30 ans de prison » Décembre 2006

 

 

 

Charles de Gaulle à Montréal, en
1967Vive le Québec… ! Vive le Québec Libre… !

 

 

 

 

 

« Pour moi, la Corse n'est pas un sujet de plaisanterie, spécialement quand je parle avec un Premier ministre d'un autre pays. »  Janvier 2007 NB : Ce que Nicolas Sarkozy appelle pays est bien le Québec à propos duquel l’humoriste Gérald Dahan qui avait réussit à se faire passer pour le Premier Ministre du Québec auprès de Ségolène Royal la veille dit fort bien : « Monsieur Sarkozy, le Québec, ce n’est pas un pays, c’est une province. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon, pour continuer à rire, je vous conseille d’aller voir le bêtisier politique de France 24 en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://www.france24.com/france24Public/fr/dossiers/20061226-nouvel-an.html

 

 

 

 

 

Errare humanum est...!

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Original et Amusant
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