Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /2008 08:19

Message de Ségolène Royal, le 25 novembre 2008
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Message de Ségolène Royal, le 25 novembre 2008.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Communiqué
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Comme son nom l'indique, un plan de relance sert à faire repartir la croissance. Les Etats peuvent adopter plusieurs politiques différentes. Soit injecter directement de l'argent dans l'économie en augmentant les dépenses, par exemple pour financer des grands travaux d'infrastructure.

Soit se priver de certaines recettes pour que les agents économiques aient davantage d'argent à leur disposition. Les ménages sont censés consommer davantage et les entreprises incitées à investir, ce qui a un impact positif sur le PIB.

"Mais le vocable 'plan de relance' recouvre beaucoup de choses très différentes, avertit Xavier Timbeau, économiste à l'OFCE. Il ne faut pas confondre les plans de relance qui sont adoptés en ce moment avec le 'fine tuning', qui consiste à utiliser la politique budgétaire pour éviter les à-coups de la conjoncture. Aujourd'hui, nous sommes dans un schéma différent : il s'agit d'atténuer l'impact de la récession pour éviter l'enchaînement de mécanismes irréversibles, comme la hausse du chômage ou la déflation"

Quel est le contenu du plan de relance présenté par la Commission européenne?
Le plan préconisé par Bruxelles est d'un montant de 200 milliards d'euros. Ça paraît beaucoup, mais c'est beaucoup moins qu'aux Etats-Unis. Les autorités américaines ont elles en effet annoncé en début de semaine un ensemble de mesures destinées à soutenir le crédit à la consommation et le marché immobilier, pour 800 milliards de dollars. Et le président élu Barack Obama envisage une enveloppe de 700 milliards de dollars pour relancer une économie aux abois.

Le plan présenté par Bruxelles représente une enveloppe d'1,5% du PIB des Vingt-Sept. Surtout, c'est essentiellement une addition des plans de relance qui ont déjà été décidés, ou qui vont l'être, dans chacun des Etats membres. Il sera donc supporté par ces derniers, qui devront faire un réel effort budgétaire et mettre, avec l'aval de la Commission, les critères de Maastricht entre parenthèse.

Comme l'écrit le journaliste Jean Quatremer, spécialiste des questions européennes, sur son blog, il s'agit simplement de "donner un label communautaire à une série de plans nationaux, dont la plupart ont déjà été annoncés".

La Commission européenne fait aussi des propositions d'actions concertées aux différents gouvernements nationaux:

- augmenter temporairement les allocations chômage, accroître les transferts sociaux aux foyers les moins favorisés, et d'abaisser la taxation sur les bas revenus.

- accorder des prêts à taux bonifiés ou des garanties de crédit pour les entreprises.

- diminuer temporairement les taux de TVA pour soutenir la consommation, et adopter d'ici à mi-mars 2009 une proposition de la Commission sur la baisse des taux de TVA dans les services à forte intensité de main-d'oeuvre, comme la restauration.

Ce sont les Etats membres qui payent, alors?
Le financement reste en effet essentiellement à la charge des Etats membres. "Le budget européen est très contraint, explique à LEXPRESS.fr Nicolas Véron, économiste au centre de recherche Bruegel. L'UE a des ressources propres très  limitées et une capacité d'emprunt de facto inexistante. Elle n'a pas la capacité de faire ce que font les gouvernements, et de mener une politique budgétaire expansionniste".

Une partie du plan de Bruxelles sera toutefois financées par l'Europe elle même:

- 5 milliards d'euros seront pris sur du budget de l'UE, tirés de fonds qui ne seront pas dépensés en 2009 et 2010, aux infrastructures de transport et à l'amélioration de l'accès à internet à haut débit.

- le déblocage des fonds destinés aux régions les plus pauvres de l'UE sera accéléré, de même que celui du Fonds social européen, avec respectivement 4,5 milliards d'euros et 1,8 milliard d'euros mis à disposition plus vite que prévu en 2009.              

- les règles d'attribution des enveloppes du Fonds d'ajustement à la mondialisation vont être ajustées, afin qu'il puisse intervenir plus rapidement dans des secteurs clefs, comme l'automobile.  

Comment le plan se décline-t-il, pays par pays?
Ça va un peu dans tous les sens...La Grande-Bretagne a dévoilé une série de mesures chiffrées à 15 milliards de livres, soit 18 milliards d'euros, en donnant un signal très fort pour booster la consommation : la baisse de la TVA de deux points.

Impensable en Allemagne. "Les contraintes politiques sont très différentes d'un pays à l'autre, explique Nicolas Véron. Le premier acte d'Angela Merkel en arrivant au pouvoir avait été d'augmenter la TVA et cela a joué un grand rôle dans la formation de son identité politique". Berlin a quand même d'offres et déjà mis 32 milliards d'euros sur la table, privilégiant une quinzaine de mesures ciblées : exonération de la taxe sur les voitures neuves, renforcement des aides au financement des PME, augmentation des allocations pour les jeunes enfants... L'Italie, elle, chiffre à 80 milliards le stimulus budgétaire qu'elle s'apprête à provoquer. Elle va ainsi mettre directement de l'argent dans la poches des ménages les plus modestes et octroyer des déductions fiscales aux entreprises. Pour lire le détail des plans anti-crise pays par pays, c'est ici
Commentaire n°1 posté par mandelkorn le 28/11/2008 à 16h48

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