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MONTROUGE A DU
DESIR
Le comité local de Désirs
d'Avenir
La colère de Julien Dray [16/11/2008]
Vidéo envoyée par segolene-royal-videos
Invité de la radio Europe 1 ce dimanche 16 novembre 2008, dans le Grand rendez-vous spécial en direct de Reims, Julien Dray, proche de Ségolène Royal, estime qu'une génération doit laisser sa place après l'échec du congrès du PS. Site Officiel de Julien Dray http://juliendray.blogspot.com/ _________________________ http://www.segolene-royal-videos.new.fr http://www.desirsdavenir.org http://www.fiersdetresocialistes.org/ http://www.fiersdetresocialistes95.org/ http://www.segorama.fr/ _________________________ Congrès de Reims (14, 15 et 16 novembre). Présentation de la motion "E", "L'Espoir A Gauche, Fier(e)s d'être Socialistes" présentée par Gérard Collomb, Vincent Peillon, Julien Dray, Delphine Batho, Najat Vallaud Belkacem, Aurélie Filippetti, François Rebsamen, Jean-Noël Guérini, Manuel Valls, Alda Péreira Lemaître, Samia Ghali, Yvettes Roudy, Jean-Louis Bianco, Jean-Pierre Mignard, David Assouline, Dominique Bertinotti et Ségolène Royal.
Depuis vendredi soir, toutes les personnes, touts les amis, touts les membres de ma famille que j’ai pu croiser m’ont posé la même question : « C’est quoi ce bordel au PS ? »
Comme je me doute que vous-vous posez la même question, je vais y répondre mais avant d’aller plus loin, je tiens à préciser que ni Ségolène Royal, ni Martine Aubry qui sont deux femmes dont l’intégrité ne saurait être remise en cause ne sont personnellement responsables de la situation actuelle. La vraie responsabilité en revient à l’organisation systémique du Parti Socialiste. Les statuts du PS ont été conçus pour régler les débats d’idées avant les querelles de personnes. Le mode de scrutin pour le Premier Secrétaire a été prévu pour trancher dés le premier tour entre deux candidats mais n’est pas adapté s’il y’a deux tours ; dans aucune institution démocratique réunissant plus de 200.000 personnes, le second tour n’a lieu le lendemain du premier, sauf au PS. Les militants qui ont voté pour Benoît Hamon ont eu 24 heures pour réfléchir pour le second tour, beaucoup, alors qu’ils votaient Hamon savaient déjà pour qui ils voteraient au second tour.
Et puis, il y a les fraudes. Ces fraudes sont habituellement réduites à quelques Fédérations –dont les Hauts-de-Seine ne font pas partie-. Quand il y’a une majorité claire, ça joue à la marge, ça donne un ou deux pourcents à la marge et ça ne remet pas en cause la sincérité du vote mais quand le résultat est serré, ça change tout. Le problème que le PS a aujourd’hui n’est pas que Martine Aubry ait 42 voix de plus que Ségolène Royal, auquel cas elle aurait toute légitimité à être le Premier Secrétaire du Parti Socialiste mais qu’attendu qu’il y’a eu des fraudes massives dans le Nord, dans la Seine Maritime et dans une moindre mesure en Moselle au bénéfice de Martine Aubry et qu’il y’a eu des fraudes dans les Bouches-du-Rhône, dans l’Hérault, en Guyane et en Guadeloupe au bénéfice de Ségolène Royal. Par ailleurs, les résultats de Nouvelle-Calédonie n’ont pas été pris en compte ce qui profite à Martine Aubry. Le PS est dans la situation la pire qui soit : on a jeté une pièce en l’air et elle est retombée sur la tranche. Si l’une ou l’autre des deux candidates était déclarée gagnante de ce scrutin dans les conditions actuelles, sa légitimité serait remise en cause par l’autre moitié du PS et peut-être par une partie de ses partisans or le PS a besoin d’un leader, que ce soit Ségolène Royal ou Martine Aubry à chacun de faire son choix – le mien est fait, c’est Ségolène Royal – mais le PS a besoin d’un leader qui ait une majorité incontestable fût t’elle d’une voix.
Ségolène Royal et son équipe ont donc raison de dire qu’il faut revoter. Si des fraudes de cette nature avaient eu lieu dans une circonscription, on aurait revoté. C’est un service à rendre à la démocratie, au PS et même à Martine Aubry si c’est elle qui en fin de compte est réellement majoritaire.
Nicolas Gatineau
Coordinateur "Montrouge a du Désir"
En guise de conclusion au processus de Congrès qui fut un débat entre les rénovateurs et les traditionnalistes, nous livrons à votre réflexion un texte de Léon Blum. Il s'agit d'un discours prononcé lors de son dernier Congrès en 1946.
« Vous invoquez la nécessité du renouveau.
Mais plus que de tout le reste, vous avez peur de la nouveauté, vous avez la nostalgie de tout ce qui peut vous rapprocher de ce parti tel que vous l'avez autrefois connu et pratiqué.
Vous avez peur de la nouveauté. Vous n'en voulez pas dans la confection des listes, dans le choix des candidats. Vous n'en voulez pas quand elle se présente comme un apport de forces
fraîches que vous avez accueillies au lendemain de la Libération avec réticence, avec méfiance. Vous avez cette même nostalgie du passé, cette méfiance et presque ce dédain, vis-à-vis des femmes
et des jeunes. Vous ne faites pas place aux femmes sur les listes électorales. Vous ne considérez les jeunes que comme des recrues. Vous avez peur de la nouveauté jusque dans les
alliances politiques.
Je vous remercie d'avoir écouté avec bienveillance ces vérités un peu amères et un peu sévères, mais, vous le voyez, si mal il y a, le mal est en vous ; le mal, c'est le manque d'ardeur, le
manque de courage, le manque de foi. Le vote pour la motion Guy Mollet, savez-vous ce que c'est ? C'est une
espèce d'alibi moral par lequel vous avez cherché à abuser votre mauvaise conscience. Je vous le dis sans amertume, non sans tristesse, comme quelqu'un qui, depuis des jours et des jours,
cherche vainement les moyens de réparer le mal que vous avez fait. Peut-être comptiez-vous sur moi pour cela ?
Quelques mots de Guy Mollet me laissaient croire tout à l'heure qu'il l'espérait, lui-même. J'ai pu le faire en d'autres occasions. Je me sens impuissant aujourd'hui parce que je ne sens devant
moi' rien de défini, rien de saisissable, rien qu'un trouble moral qui ne se guérit que par un effort intellectuel de volonté et non par des paroles ou des formules de motions. Verrons-nous en
retour, comme certains de vous l'espèrent, un choc, une commotion psychologique, un sursaut rendant à notre parti quelque chose de cette foi, de ce courage, de cet esprit d'abnégation qui lui
manquent ?
Ce serait la seule contrepartie, la seule consolation possibles, et je tâche de l'espérer avec eux. Ce que je sais, quant à moi, c'est que pour le socialisme aucune blessure ne peut être mortelle, qu'il sortira de cette crise comme de tant d'autres, et qu'une fois de plus il fera surgir des profondeurs de la nation les forces et les hommes nécessaires à sa victoire. »
Conférence de presse de Vincent Peillon et Manuel Valls
Vidéo envoyée par segolene-royal
Conférence de presse de Vincent Peillon et Manuel Valls, le 5 décembre 2008 à Paris.
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