Débats Participatifs

Samedi 16 septembre 2006 6 16 /09 /2006 12:41

            A la demande de «Désirs d’Avenir », « Montrouge a du Désir » lance le débat local sur le thème « Comment encourager tous les Français à adhérer à un syndicat ? ».

 

 

         Dans les prochains jours, nous vous indiquerons la date d’un « Café Ségolène »* sur ce thème mais dés aujourd’hui, nous vous invitons à poster vos commentaires sur ce blog afin que nous puissions en transmettre le synthèse des citoyens de Montrouge sur le sujet.

 

 

 

 

         Vous êtes donc invités à débattre sur les questions suivantes :

 

 

 

 

1) Comment encourager l’adhésion syndicale ?

 

 

La France est le 30ème et dernier pays de l’OCDE en termes d’adhésion aux syndicats : le taux de syndicalisation est situé aux alentours de 8% au total (5% dans le secteur privé, 15% dans le secteur public). Le taux de syndicalisation global a quasiment été divisé par deux en 25 ans, même si la tendance est à la stabilisation depuis une dizaine d’années. Les cadres sont plus syndiqués que les catégories intermédiaires, les employés et les ouvriers. Les taux de syndicalisation sont de l’ordre de 80% en Suède ou 60% en Belgique, 30% en Allemagne, Italie ou au Royaume-Uni.
L’aide fiscale à l’adhésion syndicale prend aujourd’hui la forme d’une réduction d’impôts correspondant à 66% du montant de l’adhésion. Donc seuls les adhérents qui paient l’impôt sur le revenu en bénéficient.

 

 

Questions :
- quelles mesures permettraient d’inciter davantage à l’adhésion syndicale ? (transformer la réduction d’impôts en crédit d’impôt pour en faire bénéficier tout le monde, augmenter le taux de la prise en charge par l’Etat de la cotisation, généraliser le « chèque syndical », accorder davantage d’aides publiques aux syndicats pour qu’ils puissent baisser leurs cotisations et disposer d’un financement stable,…)
- est-il souhaitable que les syndicats développent davantage de services pour leurs adhérents comme d’autres pays le pratiquent depuis déjà longtemps : accueil dans l’entreprise, conseil juridique, accompagnement des demandeurs d’emplois, garanties bancaires,  etc. ?
- une réforme du système de relations sociales (cf question n°3) est-elle susceptible de développer les adhésions syndicales ?

 

 

 

 

 

2) Comment renforcer l’implantation syndicale dans les entreprises ? 

 

 

Quasiment généralisée dans les établissements de plus de 500 salariés, la présence syndicale est rare dans les établissements de moins de 50 salariés. Plus de 80% des établissements de 10 à 19 salariés et les deux tiers des établissements de 10 à 49 salariés ne comptent aucune institution représentative du personnel.

 

 

Questions :
- faudrait-il mettre en place des institutions représentatives du personnel spécifiques pour les petites entreprises et lesquelles ?
-faudrait-il davantage protéger les salariés qui se syndiquent dans ces entreprises ?
-comment les syndicats pourraient ils tirer parti des intranets et messageries d'entreprises ? Faut il encadrer (et comment ?) la communication syndicale sur Internet ?

 

 

 

 

 

3) Quelle place réserver à la négociation entre partenaires sociaux ?

 

 

Questions :
- faudrait-il laisser aux partenaires sociaux, avant toute réforme les concernant, un espace de temps pour d’abord négocier entre eux et chercher à parvenir à un accord?
- faudrait-il introduire dans la loi ou la Constitution une obligation de consultation des partenaires sociaux sur les sujets les concernant, par exemple pendant une période de quelques mois ? - si les partenaires sociaux parviennent à un accord, quelle devrait être la latitude donnée au gouvernement et au parlement pour en modifier l’équilibre ?
- faudrait-il laisser aux partenaires sociaux la compétence pleine et entière sur certains sujets, et quelle serait alors la nature et les modalités d’intervention du gouvernement et du parlement sur ces sujets ?
-la loi du 4 mai 2004 a mis en place des règles permettant aux syndicats représentant la majorité des salariés de s’opposer aux accords minoritaires. Comment aller plus loin (notamment en prévoyant que seuls les accords signés par les organisations syndicales représentant la majorité des salariés soient valables) ?
- comment renforcer, au sein des entreprises, les droits des représentants des salariés ?

 

 

 

 

 


Annexe : extraits du projet socialiste sur la négociation collective

 

 

« Notre système de relations sociales doit être profondément reconsidéré. Le rôle des syndicats doit être affirmé, la négociation collective confortée et clarifiée et le droit de l’entreprise repensé pour  rééquilibrer les pouvoirs entre capital et travail.

 

 

A- Une nouvelle négociation collective

 

 

Cette vaste réforme fera l’objet d’une concertation avec les partenaires sociaux pour aboutir à une représentation effective des salariés quelle que soit la taille de l’entreprise. Une négociation de même nature sera menée dans les Fonctions publiques.
-Nous proposerons, dès le début de la mandature, la mise en place d’un mode de financement public transparent et de mesures favorisant la cotisation syndicale. Celles-ci pourraient être examinées à travers et à l’occasion d’une large discussion avec les partenaires sociaux et notamment les organisations syndicales de salariés.
-Nous créerons les conditions concrètes de mise en œuvre d’une concertation entre le gouvernement et les partenaires sociaux pour un bon équilibre entre l’action législative d’un côté et le négociation de l’autre.
-Nous généraliserons le principe de l’accord majoritaire pour la validation des accords collectifs. Nous interdirons qu’un accord d’entreprise puisse déroger à un accord de branche ou au code du travail ; l’accord de branche sera lui-même soumis au code du travail.
-Nous établirons la représentativité nationale des organisations syndicales lors des prochaines élections prud’homales de 2007. L’étape suivante portera sur les élections de représentativité dans les branches professionnelles.

 

 

B- Une nouvelle conception de l’entreprise

 

 

-Nous adopterons une loi pour que les salariés puissent participer à toutes les décisions qui relèvent de l’avenir de l’emploi et des salaires. Ainsi, les salariés auront, par l’intermédiaire de leurs représentants, le droit de vote dans les instances décisionnaires de l’entreprise (conseil d’administration ou conseil de surveillance)
(…) »

 

 

 

 

 

* "Café Ségolène" : Réunion débat avec un intervenant et 10 à 30 participants se tenant dans un café autour d'un verre.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Débats Participatifs
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Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /2006 15:26
"Montrouge a du Désir" met le deuxième débat participatif en ligne. N'hésitez pas à y laisser vos commentaires.
 
En ce début de 21ème siècle, notre planète est frappée par une crise environnementale sans précédent.

Les gaz à effet de serre provoquent déjà des catastrophes, comme la canicule de 2003. Une partie importante de la population de la planète va subir de plein fouet la montée du niveau de la mer, la désertification, au cours des prochaines décennies.

De leur côté, les ressources énergétiques non renouvelables s'épuisent très rapidement, c'est le cas pour le pétrole. Cette question concerne aussi le gaz, et même l'uranium, à moyen terme. Nous devons donc nous préparer à un problème majeur de transition énergétique, et à la hausse des prix de l'énergie qui en résultera.

La ressource en eau est également un problème majeur, allant jusqu'à causer des millions de morts sur la planète. Pression démographique, désertification, déforestation pesticides, irrigation intensives en sont parmi les causes principales, au sud comme au nord.

Pendant ce temps, sous l'effet du réchauffement climatique, de la déforestation dans les zones équatoriales et de la segmentation des espaces due à l'activité humaine, la biodiversité régresse considérablement, provoquant le début de la 6ème grande extinction des espèces.

Les premières victimes, en France comme partout dans le monde, sont toujours les plus faibles et les plus pauvres, comme la canicule de 2003 et l'ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans l'ont encore démontré. C'est pourquoi, la France doit s'engager résolument, sur son territoire et dans son action européenne et internationale, sur la voie de l'excellence environnementale et dans la préparation de l'après pétrole.

La droite, depuis 2002 s'est contentée de beaux discours alors qu'elle a diminué drastiquement les crédits de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. Elle a aussi supprimé les subventions à la création de lignes de tramway au moment ou le prix de l'essence augmentait, ce qui est une aberration aussi bien écologique, sociale qu'en matière de recherche et d'innovation.

Ainsi, la Suède s'est donné comme objectif « zéro pétrole » en 2025. Le Brésil s'est lancé dans l'utilisation à très grande échelle des biocarburants et notamment de l'E85. Et mêmes certains Etats ou grandes villes des Etats-Unis, répondant à l'appel du Maire démocrate de Seattle, Greg Nickels, se sont résolument engagés, contre G. Bush, en faveur du respect du protocole de Kyoto contre les pollutions et pour le développement de nouvelles technologies propres.

Lorsqu'elle se sera, à son tour, engagée dans la voie de l'excellence environnementale, la France devra entraîner avec elle ses partenaires européens, pour proposer des solutions nouvelles aux pays en développement.

J'ai décidé d'ouvrir un débat participatif sur ce sujet. Je vous propose d'ordonner nos débats autour des quatre questions suivantes :

1.Comment diminuer radicalement nos émissions de gaz à effet de serre ?

2.Comment préparer efficacement l'après pétrole et la transition énergétique ?

3.Comment sauvegarder la biodiversité en France et dans le monde ?

4.Comment lutter plus efficacement contre les pollutions de toute nature ?



Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Débats Participatifs
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Vendredi 8 décembre 2006 5 08 /12 /2006 22:41

 

logoCommuniqué

 

Les socialistes de Nanterre rentrent, de plain-pied, dans la campagne en vue de l’élection de Ségolène ROYAL à la Présidence de la République.

 

Ils lancent leur premier forum participatif permettant à tous les citoyens volontaires de participer à l’élaboration des propositions de Ségolène ROYAL.

 

Le premier forum participatif nanterrien aura pour thème :

 

Lutte contre toutes les formes de violences, sécurité durable.

 

Lundi 11 décembre 2006, de 20 h 30 à 23 h

 

Maison des Associations, (dans le Parc des anciennes mairies)

 

Grande salle du rez-de-chaussée

 

Avec :

 

Delphine BATHO,

 

Secrétaire nationale du Parti Socialiste

 

Chargée des questions de sécurité

 

 

et Marie-Laure MEYER,

 

Maire-adjointe de Nanterre, Conseillère régionale

 

Candidate aux élections législatives sur la circonscription Nanterre-Suresnes

 

Les violences aux personnes ont augmenté de 27 % depuis 2002. Le Gouvernement a réformé, depuis, à quatre reprises l’ordonnance de 1945 sur la délinquance des mineurs sans réussite. Les actions de prévention ont été abandonnées et les associations délaissées.

 

  • Comment prendre en compte cette situation dans les politiques sociales et économiques ?

     

  • Quelles politiques de prévention ?

     

  • Quelles politiques de répression, sur les volets de police et de justice ?

     

Le débat fera l’objet d’un compte-rendu qui sera lui-même mis en débat sur le site internet : www.ps-nanterre.fr. L’ensemble sera transmis à Ségolène ROYAL.

 

Contacts : Didier DEBORD (06.89.35.98.87) ou Philippe LACROIX (06.64.99.92.00)

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Débats Participatifs
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Vendredi 5 janvier 2007 5 05 /01 /2007 18:46

Le premier débat participatif organisé par la Section PS du Plessis-Robinson et par DA Plessis-Robinson aura lieu le 23 Janvier 2007 à 20h30 dans les locaux de la Fédération Socialiste des Hauts de Seine:

45 avenue Edouard Herriot
92350 Le Plessis-Robinson
 
                                Thème: Précarité et Justice Sociale
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Débats Participatifs
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Lundi 8 janvier 2007 1 08 /01 /2007 10:06

Les jeunes parisiens soutiennent Ségolène ROYAL et vous invitent à débattre avec Jean François KAHN (Président de Marianne) et Arnaud MONTEBOURG sur les thèmes : Quelle société après 2007 ? Comment révolutionner la pratique politique ?

Le 9 janvier 2007 à 20 heures, Amphithéâtre LEFEBVRE, Université de la SORBONNE - 75005 PARIS

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Débats Participatifs
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Samedi 13 janvier 2007 6 13 /01 /2007 12:02

Lucile Schmid, Conseiller Régional et 

Laurentpieuchot Laurent Pieuchot, Conseiller Municipal d'Issy-les-Moulineaux, vous invitent à débattre sur le thème:
Quels Changements pour un système scolaire de qualité?

Mardi 23 Janvier, à Vanves, à 20h
Préau de L'école du Centre,
avenue Fratacci.

Evenement organisé par les comités désirs d'avenir Issy-les-Moulineaux et Vanves.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Débats Participatifs
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Vendredi 26 janvier 2007 5 26 /01 /2007 22:33

 

 

 

 

                     Environnement

 

 

 

 

         Dans le cadre de la campagne présidentielle de Ségolène Royal, le Parti Socialiste, le Parti Radical de Gauche, le Mouvement Républicain et Citoyen et le Comité « Montrouge a du Désir » ont le plaisir de vous inviter à un débat participatif sur l’Environnement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce débat sera introduit par Christophe Bombled, Secrétaire de l’Association des Amis de l’EcoZAC de la Place de Rungis*

 

 

 

 

 

 

 

 

Rendez vous donc le

 

 

 

 

Jeudi 8 février 2007 à 20h30

 

 

à la Salle du Tribunal, 2ème étage

 

 

Théâtre de Montrouge

 

 

Place Emile Cresp

 

 

92120 Montrouge

 

 

 

 

            *L’Association des Amis de l’Ecozac de la Place de Rungis est une association apolitique oeuvrant pour la création de la première ZAC écologique parisienne, sur le modèle de ce qui a été réalisé à Fribourg (Allemagne) et BedZED (Londres) par exemple dans le quartier de la Place de Rungis dans le XIIIème arrondissement de Paris.

 

 

 

 

 

 

                     http://psmontrouge.free.fr

 

 

http://www.montrouge-a-du-desir.org

 

 

 

Ma Photo         logo du Parti radical de gauche             logo du Mouvement républicain et citoyen

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Débats Participatifs
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /2007 08:53

Voici le compte-rendu du débat particpatif organisé par la Section PS de Malakoff sur le logement. Jean-Yves Mano, Maire Adjoint au Logement de Paris, Président de l'OPAC en était l'intervenant.

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Antonio OLIVEIRA, secrétaire de section à Malakoff ouvre le débat :
« Bonsoir mes camarades, bonsoir mes amis,
Cette réunion s’inscrit dans le cadre des campagnes présidentielle et législative au niveau de notre circonscription en présence de nos camarades de Montrouge, Bagneux et Malakoff.

Je remercie ceux que nous ne connaissons pas de s’inscrire sur la liste de présence à l’entrée. Je vous transmets mes vœux de santé, de bonheur et nous souhaiter de futures victoires dans le cadre des campagnes présidentielle et législative.

Notre débat participatif de ce soir porte sur le thème du logement et avant de vous exposer les orientations directrices, je vais d’abord vous présenter notre invité, Jean Yves MANO, Maire-adjoint au logement de la ville de paris, Président de l’OPAC et ancien sénateur.

Jean-Yves a été élu en 1995 le 1er conseiller d’arrondissement socialiste dans le 16ième arrondissement, ensuite il a été réélu brillamment une seconde fois et Bertrand DELANOE lui a confié les fonctions de Maire-Adjoint au logement et Président de l’OPAC, il a été sénateur en 2001 et depuis il est sous les feux de l’actualité en permanence, compte tenu de l’importance de ce thème très médiatique.
Il travaille depuis 25 ans sur les problèmes de logements et connaît parfaitement ce sujet.

Qu’en est-il de notre débat ?

Voici donc quelques questions qui ne sont pas exhaustives :

Comment favoriser l’accès à des jeunes aux locations ?
Comment garantir l’accès à des locations décentes pour ceux qui n’ont ni accès au logement social ni les moyens de devenir propriétaires ?
Quelle place pour les logements sociaux, en quelle proportion ?

Un débat participatif c’est quoi et son but ?

- Il s’agit tout d’abord de réconcilier les français avec la politique :
La campagne des élections présidentielles va permettre de refonder le pacte républicain et d’apporter la preuve que la parole sera tenue.
Il nous faut ensuite faire appel à votre expertise.
Beaucoup de français souhaitent ne plus être tenus à l’écart des décisions politiques. Ils souhaitent que la prise de parole soit utile.
Nous vous donnerons la parole et vous écouterons sans avoir peur des idées neuves.

- Il s’agit de participer puis de devenir acteur car nous sommes tous socialistes et que nous croyons à l’être humain et non au marché.

- Nous voulons du concret et encore du concret.

- Il s’agit d’écouter et d’entendre pour agir autrement.

La section de Malakoff a décidé de choisir comme thème de débat participatif le logement. Ces dernières années, le principal facteur de la cherté de la vie a trait au coût des logements. Cette dérive est constatée tant pour l’achat que pour la location (l’indice de référence des loyers a connu au deuxième trimestre 2006 sa deuxième plus forte hausse depuis 2001). Les dépenses consacrées au logement représentent une part croissante du revenu des ménages (pour atteindre aujourd’hui leur plus haut niveau depuis 20ans).

Jean-Yves MANO : « Le thème du logement est un sujet d’actualité et sera un des sujets importants de la campagne. »

Quels sont les faits : 1 million et demi de personnes sont inscrites pour des logements sociaux et même 2 à 3 millions si l’on en croit les associations.

Plusieurs causes déterminent cette situation :
- nous n’avons pas assez construit de logements sociaux ou privés et les besoins sont supérieurs à toutes les prévisions,
- l’allongement de la durée de la vie qui entraîne moins de rotations,
- les séparations de couples. Une demande sur quatre est la conséquence d’une séparation de couple.

Il y a en Ile de France un déficit de 20 000 logements par an.

Au-delà de ces causes, l’abandon de l’aide à la pierre pour l’aide à la personne en 1977 a fortement influencé la situation (aujourd’hui 12 milliards sont affectés à l’aide à la personne et 400 millions pour l’aide à la pierre ?). Le système est à bout de souffle et il faut revenir à l’aide à la pierre.

La réalité aujourd’hui c’est qu’il faudrait la mise sur le marché des logements à 2 euros et demi le m2 ce que peut payer le citoyen alors qu’on met sur le marché des logements au coût de 9 à 15 euros le m2 que le citoyen ne peut payer !

Un autre paradoxe c’est qu’il y a plus d’argent sur l’aide fiscale (déduction fiscale pour investisseurs privés) que sur le logement social et il faut rééquilibrer cela vers le logement social.

On peut dire que l’Ile de France est une zone de pénurie, par exemple à Paris, il faut douze ans d’attente en moyenne pour un F5 et 4 ans pour un studio.

De plus en plus de demandeurs ont un emploi précaire et sont des travailleurs pauvres.

70% des habitants de l’Ile de France ont droit au logement social (des plus pauvres aux couches moyennes).

Il y a une dynamique en place en Ile de France car il y a une volonté politique.

Certaines questions importantes se posent en termes d’urbanisation à savoir quelle ville veut-on constituer, pourquoi construire des logements sociaux à tel endroit et pas à tel autre. Cela touche à la physionomie des villes et si l’on ne construit pas des logements sociaux et du parc locatif, il n’y aura que des accessions à la propriété et les villes perdent de leur dynamisme.

Au-delà du droit de préemption qui nous permet d’acheter et de réhabiliter ou de transformer, nous avons sur la ville de Paris mis en place plusieurs mesures pour le logement social :

= Si une opération immobilière développe plus de 800 m2 de construction neuve, nous imposons 25% de logements sociaux. A Paris dans des programmes de logement à 5 à 6000 euros le mètre, il y aura donc des logements sociaux. Cette règle a d’ailleurs été reprise dans sa loi par Jean Louis BORLOO.

= Nous achetons pour contrer les aides à la découpe et ce même dans des quartiers très bien placés. Nous transformons en logements sociaux au fur et à mesure des départs et cela permet un rééquilibrage dans les quartiers dépourvus.

= nous construisons aussi des logements neufs et par exemple, à partir de 2008-2009, nous construirons Porte d’Auteuil 300 logements sociaux.

Il nous faut aussi parler du problème de l’insalubrité, problème auquel on s’est également attaqué. Il faut savoir qu’il y a encore des gens installés dans des immeubles d’un autre siècle. Nous avons à Paris un plan sur 1000 immeubles. Nous démolissons et restructurons des espaces qui contenaient 30 cellules en 4 à 5 appartements.

Si je vous dis tout cela, c’est pour vous montrer que si la loi SRU prévoit 20% de logement sociaux, il faut aussi que les collectivités expriment une volonté. Certains maires disent qu’ils n’ont pas de place ou que les citoyens n’en veulent pas.

Il faut faire de la pédagogie et mettre en place des équilibres sociologiques.

Tout le monde a sa place et il faut mélanger le balayeur des rues, les infirmières et les chefs d’entreprises. Personne ne doit pas faire plusieurs heures de déplacement pour aller au travail.

Le paradoxe et je vais finir là-dessus, c’est que le droit au logement opposable ne veut rien dire s’il n’y a pas de produit à proposer.

On est obligé de reloger au moins 50% de gens qui n’ont pas de moyens et on a inventé le droit au logement ! La loi évoque « tout citoyen français ou étranger avec une carte de séjour depuis au moins 10 ans ». Je pose la question : Que va-t-on faire des autres ? Cela me gêne. Ces citoyens-là sont prioritaires et l’on ne sait plus qui est prioritaire alors qu’on a déjà des gens qui attendent depuis 10 ans. Ces gens-là vont passer devant ceux qui attendent depuis 10 ans ?

On a fait, avec cette loi, espérer à des citoyens, des choses qu’on ne pourra pas assurer. C’est ma conclusion.


Questions de la salle.

Bernard (Bagneux) = vous avez parlé de gens qui ont été obligés de partir. Je suis dans un appartement et si par hasard un jour on me dit de partir, ou d’acheter, comment puis je me défendre ?

Claire (Bagneux) = Je voudrais évoquer les processus de « déconventionnement ». Je suis dans une situation difficile. Certains organismes de loyers modérés mettent en place des choses assez dures ?

Luc (Malakoff) = Qui est ce qui paye leM2 de logement social à Neuilly ?

Nicolas (Montrouge) = Le problème, c’est la spéculation. Des collègues utilisent 60% de leur salaire pour le logement. Il y a dix ans c’était 1/3 du salaire. Il y a aussi le cas des logements qui prennent de la valeur et les occupants payent l’impôt sur la fortune alors que leurs revenus n’ont pas augmenté.

Michel (Malakoff) = Je ne pense pas qu’on doive tous devenir propriétaire. Il n’y a pas de règle qui dit que si on a un peu plus de pouvoir d’achat on doit acheter des trucs de plus en plus cher. Je suis affolé de voir des gens pas extrêmement riches qui prennent des crédits sur 25/30 ans. La pénurie de logements favorise les gens qui spéculent et qui vendent des logements. La loi pour le logement opposable, c’est la mairie volontaire qui l’appliquera. Qui va le faire dans le 92 c’est Malakoff ou Neuilly ?
De gros propriétaires institutionnels de logements ne les mettent pas sur le marché pour leur donner de la valeur.

Marc (Bagneux) = J’habite dans une copropriété dont fait partie l’OPAC de Paris.
Il y a un mélange d’HLM et de copropriétaires. En terme de gestion sur une période de 30 ans, mon point de vue est que cela ne fonctionne pas, car les responsables changent tout le temps.

Jean Yves MANO =
Ventes à la découpe = la personne qui occupe doit soit acheter (et elle a une priorité pour cela) soit partir. Dans le cas d’un petit propriétaire qui vend, il y a peu de réponse. Dans le cas de gros propriétaires institutionnels comme les banques ou les compagnies d’assurances, on peut s’en sortir s’il y a une forte mobilisation.
Il faut intervenir tout de suite et la mobilisation des habitants est indispensable. Il faut aussi que la Ville ait la volonté d’intervenir pour contacter le promoteur et se poser en acquéreur. Celui-ci, s’il rencontre des problèmes qui bloquent son projet initial, à intérêt à revendre à la ville et celle-ci peut à ce moment-là faire du logement social.
Acquisition de logement social = le bonheur absolu est-il d’acquérir un logement social ? Si on se lance dans la vente des logements sociaux et on commence à réduire le parc social que fait-on des mal logés ? Il faut garder le logement social et ne pas le vendre. Le devenir du logement social doit être guidé par une vision sociale et pas par une vision financière.

Spéculation = 25% des acquéreurs à Paris et en proche couronne viennent de l’étranger et vont monter les coûts d’acquisition. En ce qui concerne les loyers il faut bloquer les loyers. Là où un quatre pièces est 18 euros le M2, un studio peut atteindre 35 à 40 euros. Le blocage des loyers (cf. loi de 1948) est une mesure exceptionnelle. Mais la crise que nous connaissons n’est-elle pas exceptionnelle ?

Logements vacants = 110 000 annoncés à Paris. La réalité est plus prés de 16 000. S’il y des garanties sur le paiement des loyers, cela aidera les gens à louer.

Réquisition = C’est plus un coup politique et médiatique et pas une solution de longue durée. C’est quantitativement limité et ne concerne que des gros propriétaires.


Encore des questions.

Annliese = Est ce que toutes les communes de France ont le pouvoir de s’occuper du logement ? Il lui est répondu oui.
Nicole (Malakoff) = Il y a une crise dramatique. Le blocage des loyers est une idée. Que pensez-vous de l’agence publique pour le logement. Il faut prendre des mesures strictes et dissuasives et fortes.

Joëlle (Montrouge) = Je voudrais évoquer la rotation dans les HLM et le cas où certaines évolutions de situation personnelle ne justifie plus l’occupation d’HLM. Autre question = Que peut-on faire d’un occupant d’HLM propriétaire d’un logement extérieur ? /3ème point = Qu’en est-t-il de la règle du « loyer d’acquisition » qui donnait la propriété au bout de 25 à 30 ans ? Cela existait autrefois.

Maurice (Malakoff) = Il y a à Malakoff un immeuble dans un état d’insalubrité et de délabrement intérieur absolument abominable. Le ménage qui est ici à mes côtés occupe 15 M2 avec 3 enfants et les wc et toilettes sont à l’extérieur. C’est inadmissible aux portes de Paris. Cela coûte 410 euros pour un 6ème étage sans ascenseur. Que peut-on faire ? Ces gens attendent un logement social et je voudrais aussi connaître les critères de sélection.

Loïc (Malakoff) = Je travaille à Paris dans le secteur du logement social. Derrière tous les problèmes évoqués, le truc majeur c’est de réussir à produire des logements sociaux. Vous avez fait beaucoup plus que les anciens de la mairie de Paris et ce n’est encore pas assez. Quelles sont les idées fortes pour les années à venir ? Qu’en est-il de l’idée de dissocier le foncier du bâti ?

Catherine PICARD évoque les questions posées sur les problèmes de la circonscription = à Bagneux, il a 51% de logements sociaux, 40% à Malakoff et 20% à Montrouge. Il y a des communes qui ne construisent plus de logements sociaux.
On a aussi besoin d’entretenir le logement social et il ne faut pas oublier cet aspect d’entretien qui est un vrai problème.
Au sujet du problème d’insalubrité présenté par Maurice une étude est en cours sur ce périmètre de la ville qui n’est pas encore aboutie. Il faut trouver les propriétaires et il faut préempter et cela prend du temps. L’exemple cité par Maurice est un exemple qui saute aux yeux mais il y a d’autres endroits à réhabiliter. On n’a pas nécessairement besoin de construire des grands ensembles et rénover permettrait de donner un peu d’air.

Antonio OLIVEIRA donne des éléments au titre de sa participation à la commission municipale d’attribution de logements sociaux à Malakoff.
Chaque office a ses propres critères. Sur 3 900 logements à Malakoff, 280 changent tous les ans avec un maximum de 4 à 5 grands appartements (F4 - F5) dans l’année. Les dossiers sont gérés par l’administration municipale qui propose deux choix par attribution en fonction de critères fixés par la commission en interne pour les reloger. On fait de la mixité sociale. Nous avons actuellement 1 200 dossiers en attente.

Jean Yves MANO = Je suis d’accord par rapport à la création d’un service public de l’habitat. Le préfet doit pouvoir reprendre le pouvoir aux communes qui refusent l’application de la loi. Nous avons aussi à Paris comme ailleurs et peut-être plus qu’ailleurs des contraintes d’urbanisme comme la hauteur maximale des immeubles. On refuse des initiatives de logements sociaux parce qu’on ne peut monter un étage supplémentaire en étage au nom de l’histoire de Paris. Pourquoi est-on contre les immeubles de grande hauteur ? Lorsqu’il y a la place pour des immeubles de grande hauteur, il faut pouvoir les construire sur la valeur de la solidarité de l’espace que nous devons aux autres.

Peut-on réformer le logement social qui n’est plus social si les gens restent à vie et ont des moyens beaucoup plus importants que lorsqu’ils sont rentrés ?
En ce qui concerne la rotation et le maintien de privilèges des « anciens » qui occupent un nombre de pièces dont ils n’ont plus besoin. Ce serait un suicide politique que d’imposer aux occupants en sous occupation un appartement plus petit. Le taux de rotation est de plus en plus faible et il y a beaucoup trop de droit de suite mais il faut trouver les moyens de les faire passer dans des espaces compatibles et plus restreints et maintenir le prix du loyer au M2. On est dans une démarche de conviction et pas dans une démarche de contrainte.
Ceux qui ont des hauts revenus payent des surloyers et il faut les garder si on parle de mixité sociale. Le vrai problème est ceux qui ont des résidences secondaires. Il faut prouver qu’ils n’habitent pas là. Il faut le prouver et c’est quasi impossible. La loi ne le permet pas et il faut modifier la loi.

Marie Emmanuelle (Malakoff) = que veut dire « droit au logement opposable » Comment la gauche va-t-elle réagir à ça ?

Bernard (Montrouge) = Je souhaite évoquer le problème des personnes dépendantes et du manque cruel de places dans les maisons de retraites.
Dans les Hauts de Seine, les projets ne sont que des projets de promoteurs privés et donc une grosse majorité de projets lucratifs. Le prix de la journée se situe de 100 à 130 euros et je me demande qui va pouvoir payer ? Vu l’allongement de la durée de vie on se prépare un horizon à 10 ou 20 ans avec de très gros problèmes. Un autre sujet les logements foyers qui risquent de disparaître car trop de travaux à effectuer.

Jean Michel (Montrouge) = est-ce que les surloyers dans les HLM sont reversés à l’état ?

Annliese = que peut-on faire pour les étudiants SDF ? Il faut que vous fassiez remonter à la candidate s’il vous plaît, qu’elle doit être plus claire et plus précise dans son programme car on va dans le mur.

Catherine (Montrouge) = les jeunes travailleurs ou les jeunes cadres n’arrivent pas à trouver de logement. On ne veut pas d’eux dans le parc privé et ce qui me frappe est que même avec un salaire décent et la caution des parents, cela puisse ne pas être suffisant. Il y a maintenant des agences qui demandent 4 trois années ? de loyers d’avance sur un compte en banque et c’est profondément scandaleux. Commencer dans la vie avec un travail et un logement est essentiel.

Nicolas (Montrouge) = un de mes collègues au bureau vit dans un studio avec sa fille à Montrouge. Est-ce possible de bénéficier d’un logement décent à prix abordable ? Il a fait les démarches à Montrouge, mais la mairie n’aide pas. Comment peut-on faire ?

Daniel (Malakoff) = je trouve très bonne l’idée de reprise en main par le Préfet, dans le cas où le maire ne respecte pas l’obligation de 20% de logement sociaux dans sa commune.
L’autre bonne idée est celle du bouclier-logement et du loyer qui ne doit pas dépasser 25% des revenus.

Corinne (Malakoff) = le manque de réponse immédiate aux SDF entraîne le logement dans des hôtels et je voudrais savoir combien cela coûte à la ville de Paris ?

Jean Yves MANO = en ce qui concerne les hébergements dans les hôtels, la seule cause est qu’il y a trop de monde et on ne peut construire suffisamment vite. Il y a une rotation permanente et les réponses demandent du temps.

Jeune et étudiants = il faut en faire beaucoup plus. Mais il faut être prudent et bien étudier les effets des mesures que l’on met en place. Si on prend l’exemple de l’allocation logement pour les étudiants, on se rend compte que plus on aide, plus le marché augmente ses coûts.

Wilfrid VINCENT = un mot sur les Hauts de Seine. Il y a 2,7% de logement sociaux à Neuilly. Neuilly reçoit pour un appartement 6 fois plus que Meudon ou Montrouge à cause du prix du m2 et ce sont les villes pauvres qui payent pour qu’on construise des logements sociaux à Neuilly.
Il faut aussi accepter d’avoir des logements sociaux à coté de chez soi et cela nous concerne tous. A Montrouge, les préfets font leur boulot, l’état fait son boulot et la réaction de la population est oui à la mixité et même au Samu Social puisque qu’on est favorable à conserver celui qui est installé sur notre ville.

Catherine PICARD remercie Jean Yves MANO d’être venu.

Catherine PICARD = de nombreuses questions restent en suspend. Nous sommes conscients de ces problèmes et l’on essaie dans nos villes de gauche d’améliorer la situation. C’est un sujet au cœur de la campagne sur lequel nous aurons de nombreuses occasions de revenir. On va faire remonter tout ce qu’on a dit ce soir par l’intermédiaire des blogs.

Trois autres débats auront lieu, le 1er à Montrouge sur l’environnement, le 2 ème à Bagneux sur le thème du pouvoir d’achat et des petites retraites, le 3ème le10 février à Malakoff sur l’insécurité. Il y a aussi un « Café Ségo » le 26 janvier à Vanves.
Vous pouvez cliquer sur les blogs désirsd’avenir92, desirsdavenirmalakoff.com et sur mon blog www.catherinepicard.net pour avoir les dates et les lieux pour ces prochaines rencontres.
Merci à toutes et tous d’être venu.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Débats Participatifs
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Dimanche 11 février 2007 7 11 /02 /2007 18:48

            En attendant le compte-rendu détaillé du débat participatif de Montrouge sur l’Environnement qui a eu lieu le jeudi 8 février 2007, voici la vidéo réalisée par Patrick Profit, coordinateur du Comité Désirs d’Avenir de Clamart.

Pour voir la vidéo : cliquez ici

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Débats Participatifs
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Mardi 17 avril 2007 2 17 /04 /2007 23:32
Bon, on a mis le temps mais voici enfin le compte-rendu du débat participatif qui a eu lieu le 8 février 2007 au Théâtre de Montrouge.

Séverin Prené (Secrétaire de la Section PS de Montrouge) : Merci à Christophe Bombled, Secrétaire de l’Association de l’EcoZAC de la Place de Rungis. La présence de Christophe Bombled ici ne signifie pas que ni lui, ni son association soutient la campagne de Ségolène Royal. Je Remercie Nicolas Gatineau qui est à l’initiative du débat, et tous les militants socialistes qui ont diffusé 15000 tracts pour préparer cette rencontre et  je salue la présence de Catherine Picard, candidate socialiste à l’élection législative.

Le principe du débat : les débats sont en train de se terminer, une première synthèse a eu lieu au niveau départemental. La synthèse finale aura lieu dimanche à l’occasion du meeting de Ségolène Royal à Villepinte. Il est important de faire ce débat ce soir ; un débat sur une actualité riche, la conférence de Paris de Jacques Chirac et sa volonté de créer une organisation des nations unies pour l’environnement, le geste symbolique d’éteindre la lumière pendant 5 mn la semaine dernière, le texte acté par une centaine de pays qui dit une fois pour toute que c’est bien l’Homme qui est responsable du réchauffement de la planète avec les conséquences qu’on imagine, désertification, répercussion sur la production agricole, sur les conflits, raréfaction des ressources. L’environnement c’est aussi dans la vie quotidienne des comportements individuels, tri sélectif, comportement de consommation qui sont interrogés par la question environnementale. Ce n’est pas la cerise sur le gâteau du politique, mais toutes les données d’un contexte social, économique, culturel qui posent  des questions : Comment concilier respecter environnement avec progrès scientifique et avec confort de vie ? C’est un sujet complexe. L’urgence est là. Entre responsabilité collective et comportement individuel, l’EcoZAC propose une action.

 

Christophe Bombled (Secrétaire de l’Association de l’EcoZAC de la place de Rungis): Nous sommes une association de quartier apolitique, dont le but est de sensibiliser le public sur les questions environnementales. On a été contactés par l’UDF, les Verts, le PS à Paris et si l’UMP veut nous rencontrer, on ira les voir…. Dans notre association il y’a des gens de tous les partis politiques. Association de quartier dans le 13ème arrondissement pour la création d’un quartier respectueux de l’environnement à paris, un quartier construit avec des bâtiments économes en énergie, construit avec des matériaux écolo et un quartier avec une place importante pour tous les transports doux. Un éco quartier : 25% des gaz à effet de serre résultent de l’habitat. Il est important de travailler sur l’habitat. Pourquoi place de Rungis ? : Il y’a un projet de ZAC où vont être construits 40000m2 de bâtiments avec une crèche HQE, des locaux associatifs et un jardin public. Le président est un journaliste spécialisé dans l’environnement qui travaille sur les éco quartiers européens. La norme HQE n’est pas la panacée ; il peut y  avoir HQE avec clim’. L’association s’est montée autour d’une plateforme de propositions : construire un quartier pour réduire empreinte écologique du quartier, construire des bâtiments économes en énergie à l’exemple de  l’Allemagne où dans certaines constructions, on consomme 15kwh par m2 et par an, réduire consommation énergétique des bâtiments, réduire la place de l’auto dans le quartier, profiter du tramway, récupérer les eaux de pluie pour alimenter les besoins en eau des jardins, développer la végétalisation des toits (isolation, évite trop plein d’eau dans les égouts, évite aux stations d’épuration de travailler trop brutalement),  action socio économique, faire de cet endroit un lieu de formation pour corps de métier (plombier, électricien, maçons) en les formant à de nouvelles méthodes écologiques tout en faisant un travail de réinsertion,  faire un quartier qui développe le lien social, où la voiture n’occupe plus 90% de l’espace commun, où les gens peuvent se rencontrer, où on peut développer les commerces de proximité, refaire un jardin… Ce n’est pas qu’environnemental, nous voulons également intégrer l’Homme et créer du lien social. D’une association de quartier nous sommes passés à une renommée internationale grâce à internet. Avec 130 adhérents, on a rapidement décidé de s’organiser en association de lobbying. Nous avons la possibilité de peser sur le débat si quelqu’un est employé à temps plein pour le lobbying afin qu’un cahier des charges soit imposé au constructeur de la ZAC au niveau des bâtiments. On a fini par être accueillis par premier adjoint au maire socialiste dans le 13ème, il a écouté. Nous l’avons emmené à l’étranger pour visiter d’autres quartiers, comme à Londres, Fribourg en Allemagne. Là bas l’énergie est plus chère qu’en France et à quatre dans une famille ils arrivent dans ce genre de quartier à se chauffer et à vivre dans des conditions normales de confort (télévision, lumière, électroménager) en ne consommant 150 euros par an d’énergie !  Nous aimons faire découvrir à des gens qui n’ont pas les connaissances en matière d’habitat écologique et leur faire franchir le pas. Comment on agit : On a cherché des parrains prestigieux, personnalités (Hubert Reeves, Jean-Louis Etienne) et associations (Greenpeace…). On s’est donné de la visibilité, création d’un logo efficace qui nous permette de communiquer. Nous allons dans les salons, faisons du tractage dans la rue, participons à des émissions de télé, avons un site internet. On fait parler de nous, participent aux réunions de quartier. Nous avons un groupe de bénévoles (une vingtaine) pour insuffler nos idées qui réussissent à emmener des gens du quartier à venir voir, afin de changer les idées. Nous avons fait une opération d’encouragement avec cartes postales en direction du Maire. Nous organisons des voyages avec des  élus parisiens qui peuvent ainsi se former. Nous avons deux salariés qui agissent. Le résultat: sur la question énergétique, victoire, il est aujourd’hui acté que les bâtiments de la ZAC devront être construits à la norme de consommation énergétique de 50kwh/m2/année, ce qui est deux fois mieux que minimum légal. On pourrait faire mieux en théorie. Il y’aura du solaire thermique, les immeubles de bureau ne seront pas climatisé grâce à la géothermie et à la végétalisation des toits. Le seul point faible aujourd’hui c’est les transports à cause de la  place de la voiture ; il est  très difficile de faire passer l’idée qu’il d’autres moyens possibles de se déplacer, idée de la voiture partagée : parking de voiture partagée sur place. Aujourd’hui nous continuons de faire pression pour faire un lieu sans voiture. Trois objectifs : construction ZAC , programme de rénovation du bâtiment , créer une fédération  vers les Batignolles.

 

Didier : Je connais ce dont vous parlé par une émission de télé.

J’ai suivi toutes les émissions : On peut construire une maison de trois étage avec un budget de 75000 euros. Une solution à étudier est celle des  toits végétalisés, si 150 l d’eau tombent, il ne reste que 8 l d’eau par terre et en plus,  c’est joli grâce aux fleurs et aux plantes. Ce qui m’interpelle, c’est  le manque de solaire en France, sachant qu’on a de Bordeaux jusqu’à Nice, une ligne où soleil brille souvent. Il y’a une économie substantielle à faire dans ce domaine là. Au niveau des impôts il y’a quelque chose de prévu, mais vu état planète l’énergie solaire devrait devenir obligatoire.

 

Michel : Je suis socialiste de Malakoff, j’ai été membre des verts avec  d’importantes responsabilités. Pourquoi y’a t’il beaucoup de choses qu’on veut faire et qu’on ne fait pas ? Il y’a des gens qui vivent de la pollution, qui sont bien organisés. Par exemple, le lobby de l’amiante : Depuis 1906 on sait qu’elle est cancérigène. Il y’a eu un comité qui s’est réunit pendant des années pour dire que amiante pas dangereuse. On avait d’un côté des gens  qui risquaient de perdre leur  emploi, alors que amiante va provoquer le mort de 100.000 personnes. Sur le nucléaire, il n’y eu aucun débat à l’Assemblée Nationale, il n’y a pas de prise de position des politiques. Aujourd’hui il y’a une association « le vent de la tempête », opposée à construction d’éoliennes qui fait pression pour qu’on ne construise  pas d’éolienne,  et ceci avec le soutien des populations locales et celui des ingénieurs d’EDF. Pourquoi l’industrie solaire est si peu développée ? EDF fait une politique de lobbying pour se favoriser. Dans la mairie où je travaillais tout le monde était partisan de l’écologie. On a fait des propositions de remplacer les ampoules classiques par des ampoules basse consommation, de chauffer les HLM avec du solaire, ça ne s’est pas fait. De la même manière aujourd’hui, tout le monde bien conscient, il y’a une conférence  internationale sur méfait des transports, mais on continue à construire des bureaux à la défense sans que les gens y habitent. On a décidé de construire la Défense sur le modèle de la City à Londres parce qu’il fallait que les sièges sociaux soient à la Défense pour que gens prennent l’avion à Roissy. Il est temps qu’une décision politique soit prise.

 

Hervé : Je me fais l’avocat du diable. Pour les constructions écolos, de combien  est le surcoût? Par rapport au solaire, la  libéralisation du marché de l’électricité au niveau des particuliers, rendra l’électricité plus  chère et va pousser les gens à s’équiper en solaire. J’ai visité au Havre, des bâtiments équipés en solaire. Le  projet a été démantelé en cours de route car l’opération était déficitaire.

 

Christophe Bombled : Le surcoût est amorti en dix ans, c’est une bonne affaire. Le surcoût est du au fait que la technologie n’est pas assez développée. Un parking entraîne aussi un surcoût mais personne ne le discute. Quand vous dépensez peu d’argent en matière énergétique, les locataires sont plus solvables. Il y’a un intérêt pour les personnes à faibles revenus. Le surcoût du a été évalué à 5% en Suisse.

 Sur l’électricité, photovoltaïque ce n’est pas ce qu’il y’a de plus efficace. Je  crois plus au solaire thermique qui lui donne la possibilité de faire des économies d’électricité  massives. Le meilleur kWh est  celui qui n’est pas consommé. Ensuite on réfléchit comment on satisfait les besoins restants : C’est la bonne démarche.

Pour en revenir au solaire, la  technologie est assez simple, si ce n’était pas au point au Havre, c’est que c’était les différents intervenants qui n’étaient  pas au point mais en soi, ce n’est pas plus compliqué. On sait fabriquer des centrales nucléaires, on saura construire du solaire thermique. Le problème est celui de la mise en œuvre de la conception.

 

Wilfrid Vincent (Conseiller Municipal et Conseiller Communautaire) : Sur les surcoût, en France, on l’a estimé à 10-15%. Les élus ont fait au mieux le choix des bâtiments HQE. Ils ne pouvaient pas imposer aux promoteurs privés ces normes. Aujourd’hui, il est possible avec PLU, d’imposer des normes. Par exemple dans les HLM mais les résidents peuvent être réticents. Quand on installe un ascenseur, ça entraîne un surcoût, idem pour l’isolation thermique. Les gens ne font pas suffisamment attention pour voir l’amortissement à long terme. Des expériences montrent que amortissement intervient au bout de 10 ans. Question : Est-ce que ce n’est pas à la collectivité de prendre en charge surcoûts et surtout, supprimer ce surcoût une fois l’installation amortie ?

 

Carmélina de Pablo (Responsable des Verts à Montrouge) : Je me réjouis que mes amis du Parti Socialiste aient su profiter de la taille de leur section pour organiser un débat sur l’environnement à Montrouge. Je veux parler de la Belgique à propos des économies d’énergie : On fait des isolations extérieures au lieu d’intérieures dans les habitations. En comparaison, à Montrouge on ne se préoccupe pas de l’isolation. En Belgique lors de la construction d’une HLM, l’architecte  doit réfléchir aux économies d’énergie réalisables. Il s’agit de rendre les  appartements  et les parties communes les plus claires possibles. On peut rendre compatibles qualité de vie et économies d’énergie, y compris dans les quartiers populaires. Les appartements en rez-de-chaussée sont aménagés pour que familles puissent laisser leurs vélos et poussettes elles peuvent ainsi éviter d’avoir voiture. C’est un exemple à étudier.

 

Catherine Levert :  Il y’a une procédure d’obligation vis-à-vis des promoteurs privés. Après le premier choc pétrolier on est arrivé à imposer des normes, c’est dans la loi, loi respectée au niveau du permis de construire avec des normes accès PMR très contraignantes. Les surfaces habitables plus importantes. Pourquoi ne pas imposer  dans le POS des normes d’énergie solaire au niveau des permis de construire ?

 

Wilfrid Vincent : les élus locaux n’avaient pas l’instrument pour faire cela il y a 10 ans. Aujourd’hui avec le PLU il est  possible d’imposer un certain nombre de choses.

 

Catherine Picard (Maire Adjoint de Malakoff) : On peut imposer des lois qui permettront de développer ces construction. Mais il vaudrait mieux inciter. A Malakoff ont a refait la Maison des Associations, construite avec une réflexion sur la décoration, les  systèmes  internes,  le réseau thermique,  les panneaux solaires photovoltaïques. On est satisfait pour notre premier hiver, nous avions des inquiétudes sur le fonctionnement mais ça marche ; le soir on a chaud pendant les réunions. Les bâtiments en normes HQE sont des endroits incitatifs, les premiers lieux d’un fonctionnement pour inciter le privé a fonctionner comme ça, possibilité d’avoir un vrai essor économique ce sur quoi l’information  n’est pas faite dans ce domaine là. Par exemple dans la communauté d’agglomération on a mis en place des bacs composteur et la récupération des eaux pluviales. La question était de savoir où on allait pouvoir proposer aux habitants de pouvoir composter leurs  feuilles et comment récupérer les  eaux de pluie pour arroser son jardin et alimenter les chasses d’eau et les machines à laver. Nous avons eu de grandes difficultés à trouver où on allait se fournir en matériel, bacs de compostage et de récupération d’eau ? Nous avons du  beaucoup à travailler sur nos terrains, mais les élus sont de plus en plus à l’écoute. Mais plus proche d’ici, le maire de Clamart a décidé de faire tout un quartier sans de voiture avec des éco constructions ce qui a été annoncé dans le dernier numéro du bulletin municipal de clamart. Un petit bémol, c’est la place de la voiture ; c’est un vrai problème. Si Ségolène Royal devient présidente, j’espère qu’on continuera ce débat participatif. On ne peut pas prendre de décision aujourd’hui sans une levée de boucliers énorme par rapport à ce problème là. Il faut être conscient que c’est un vrai problème individuel.

 

Séverin Prené : Je m’interroge, il y’a plein d’expériences et de choses qui se font. Comment faire pour que ces expériences ne restent pas réservées à une élite éclairée. L’écologie concerne d’abord pauvres mais ce ne sont  pas les pauvres qui mettent en place des  actions. Il y’a un « gap » entre les pauvres qui pâtissent des problèmes d’environnement et les catégories  favorisée qui eux font la démarche de contribuer à améliorer l’environnement.

 

Paul Allettru (Secrétaire d’ATTAC section Montrouge) : Il faut traiter la question du transport. La France s’est engagée à diviser par 4 ses émissions de gaz à effet de serre. Ça n’a l’air de rien, ça ne coûte pas cher de prendre un engagement  mais c’est  très ambitieux et difficile à faire et entièrement nécessaire. Le problème est tel que si ça continue, il faudrait trois planètes pour y faire face. Il faut que les plus riches fassent plus d’économies  que les plus pauvres pour que les plus pauvres puissent se développer. L’association Néga Watt fait des scénarios intéressants et montre que c’est ambitieux et difficile à faire. La question des transports : Pour les  transports individuels  comme voiture, notamment pour les trajets domicile-travail, il existe des solutions comme le télétravail. Pour beaucoup de gens c’est possible. Des accords qui commencent à se faire pour éviter que des gens fassent tous les jours 1h de transports aller et retour. Les transports de marchandise : Actuellement la plupart des produits manufacturés viennent de Chine ; ça fait beaucoup de transports par bateau et par camion… Pour ce qui est transporté par des camions, il faut le remettre sur des rails . Il faut re-localiser l’économie, c'est-à-dire produire localement. Il faut aussi faire des économies pour l’agriculture. Des choses nécessaires et ambitieuses mais très créatrices d’emploi doivent être faites. Il y’a un lien à trouver entre écologie et social. Que des débats participatifs se poursuivent. Il nous faut Changer de mode de vie.  Des décisions  sont à prendre à tous les niveaux : niveau international, français  -il faut reparler de planification, autrefois on parlait du plan, des organisations syndicales, des représentants des forces vives de la nation qui se réunissaient pour imaginer la France dans 10-20 ans- et de chaque commune.

 

Christophe Bombled : Sur la formation des professionnels du bâtiment à l’écologie : c’est d’abord un projet porté par les citoyens, ce ne sont pas les politiques qui sont en avant-garde mais nous qui faisons le boulot. On rencontre La SEMAPA société mixte qui aménage le site de la ZAC de la Place de Rungis. J’ai rencontré le responsables du projet, il a commencé en disant « Vous me faites chier !  Ce que vous me dites c’est du bon sens, j’ai 50 ans et vous me forcez à sortir de mon train-train, je n’ai pas les compétences pour faire ce que vous voulez faire, je ne sais pas faire. Aujourd’hui,  je suis obligé de me remettre en cause. Je ne sais pas comment je vérifie que ce que je fais est efficace. ».  Nous lui avons  donné des noms de cabinets spécialisés.

 Sur les gaz à e effet de serre, 25% viennent des transports, 25% des bâtiments, 25% viennent de  l’agriculture et de l’industrie. Tout ce qui touche à l’alimentation émet beaucoup de  gaz à effet  de serre (beaucoup de viande, des fruits et légumes pas de saison et pas produit localement). Il y’a  des actions simples, réduire sa consommation de viande de bovins en particulier. Il faut  14 Kg de CO2 pour produire 1 Kg de veau,  2T CO2 pour  un Paris – New York Aller et Retour, 1k de bœuf, c’est  4kg de CO2. Si chacun veut réduire ses émissions de gaz à effet de serre, il faut manger des produits de saison produits localement. J’ai découvert les AMAP : ça pré finance la récolte d’agriculteur, vous prenez le risque avec eux, ça permet aux paysans de se maintenir dans activité. La plupart produisent bio. C’est produit localement, c’est des produits de saisons. AMAP est très intéressante, travail de réinsertion et  d’accompagnement du  retour à l’emploi de certaines personnes.

 

Sophie : Sur paris les AMAP sont dépassées par la demande. C’est vraiment un réseau de solidarité. Il faut que les gens s’engagent mais sur la région parisienne, il n’y a pas assez d’infrastructures.

 

Hervé : Par rapport aux effets de serre, on parlait d’une taxe carbone, je voudrais savoir ce que vous en pensez. Il parait qu’il y’a un  procédé de séquestration de carbone qui consiste à  le stocker sous terre, c’est  peut être plus dangereux à terme qu’autre chose.

 

Sabrina : Il faut revenir sur la question du coût, un des points de blocage les plus forts. Il y’a une AMAP à vanves. L’AMAP, c’est cher, 15 euros pour 5kg de légume, tout le monde ne peut pas se le payer. Il y’a un point fort de clivage économique : Qui prend en charge ce surcoût ? Est-ce que c’est à l’Etat de prendre en charge ?  J’attend les propositions de notre candidate. Un autre clivage c’est le clivage  nord-sud. Les pays développés souhaitent leur imposer des normes internationales. Qui peut prendre en charge ce coût  afin qu’ils aient droit au même développement que  nous ? Nos politiques ne s’y attellent pas assez.

 

Christophe Bombled : L’alimentation a toujours coûté cher. Avant, on payait  juste des aliments, son logement, ses vêtements.  Aujourd’hui, on a un éventail de consommation plus important, tout le monde est obligé d’arbitrer et souvent, arbitre sur l’alimentation. 15 euros par semaine pour 5 kg ça crée des emplois ça respecte l’environnement, c’est pas très cher pour ce que c’est. J’ai fait un autre choix de vie :  Je consomme peu.

 

Sabrina : La limite est que si on ne généralise pas le système tout le monde ne pourra pas se le payer.

 

Christophe Bombled : Je suis favorable à la taxe carbone. L’idée est d’augmenter chaque année de 3% le coût de l’énergie fossile, de dégager de l’argent injecté dans l’économie pour permettre de vivre dans un monde sans pétrole. On prévoit le coup, on anticipe, on augmente progressivement ce  qui permet de dégager de l’argent sans pénaliser brutalement les utilisateurs pour, par exemple, mettre dans transport en commun, c’est de la politique intelligente qui nous évite d’aller droit dans le mur quand les gros problèmes vont se présenter.

 

Christophe : J’ai participé au débat chez les verts sur transports en commun. Il y’a des données intéressantes : Si on prend l’Ile de France, plus on est proche du centre de paris, moins les gens utilisent les transports individuels. Il y’a ¾ des déplacements qui se font en transports collectifs  à Paris. En grande banlieue, c’est 3/4 de voiture individuelles et ¼ de transport en commun. Les transports en commun ne sont pas suffisants. On parle toujours des déplacements domicile travail, mais ça ne représente que 1/3 des déplacements. Il faut se poser le problème localement. En ce qui concerne l’emploi et le logement, il faut volonté politique, chaque commune ne va pas décider ce quelle veut. On peut citer en exemple une commune qui pavillonnaire qui ne veut pas des immeubles collectifs.

 

L’agriculture biologique est chère. Le maïs cultivé à côté du marais poitevin détruit l’environnement et on en n’a pas besoin. Ce maïs n’est pas encore OGM mais c’est pour bientôt. J’ai bien connu le remembrement, il faut savoir que dans  une commune, pour que remembrement, il fallait que trois agriculteurs soient d’accord. Pour les OGM, c’est pareil, mais comme l’Europe a décidé que les OGM, c’est bien, on est obligé de les prendre. La culture à outrance avec arrosage massif nous donne quelque chose à revoir, comment faire ? Je n’ai pas de solution à donner.

 

C’est une question du partage des expériences, chose importante pour toucher élu, il faut présenter autres élus ce qui est une expérience réussie. Pour ce qui concerne l’aménagement de l’espace, c’est compliqué. Il y’a des modes de financement pas toujours très clairs, une communication pas très franche, même d’élus à élus. Si on veut que ça marche, c’est ça qu’il faut proposer. Il suffit de trouver un élu qui veuille se former, que les techniciens municipaux fassent cet effort et puissent ensuite intervenir auprès d’autres municipalités et trouver des réseaux d’élus pour témoigner. Il est possible de mener des opérations avec les élus dans une plus grande confiance, idem pour les professionnels de la construction. C’est de personne à personne qu’on arrive à soutenir le travail d’association.

 

Christophe Bombled : C’est ce qu’on a fait. Quand on emmène les élus à l’étranger, ils rencontrent d’autres élus et se comprennent car ils parlent le même langage, y compris du point de vue financier. Peut être que l’idéal est trouver des élus du même bord politique que ceux qu’on emmène. Si un élu ne sait pas combien ça coûte, il a des réticences à prendre des risques.

 

Nicolas 2 : En ce qui concerne les OGM, j’ai peur que sur ce thème, on est une mauvaise bonne illustration que  c’est un peu dangereux. Sur les OGM on n’est pas arrivé à prouver d’inconvénient majeur pour la santé. Il y’a l’enjeu de recherche, un risque pour la France d’être en retard dans ce domaine. On dit parfois que les OGM sont un outil de la puissance américaine mais en France il y’a beaucoup de coopératives agricoles OGM. Compagrain investit dans la recherche et on voit José Bové qui va arracher les plans qui auraient pu donner des résultats à la recherche. N’y a-t-il pas un risque de laisser monopole d’une avancée technologique à un seul pays ? Il faut faire attention à ce que l’environnement ne devienne pas rempart des conservatismes et des peurs.

 

Président de « Malakoff Environnement » : On n’a pas entendu parler de décroissance et si on veut que qualité de vie reste bonne, la décroissance est obligatoire.

 

Nicolas Gatineau (Coordinateur Comité « Montrouge a du Désir ») : Un jeune homme a parlé d’un projet de stocker les  gaz à effet de serre sous terre. La nature l’a fait, ça s’appelle le charbon et le pétrole. A l’époque des dinosaures la température moyenne de la planète était de  25°. Aujourd’hui, elle est de  12°. Si on respirait l’air que respiraient les dinosaures on serait tous mort en 10minutes. Autre élément, au niveau des transports, c’est facile de faire  ses déplacements dans la petite couronne en  transports en commun mais  Plus on s’éloigne du centre de Paris, sauf dans certaines villes nouvelles comme Saint Quentin en Yvelines, plus l’offre de transports est pauvre. En Seine et marne, dans les Yvelines, il y’a des petits villages de  100 ou 1000 habitants, si bus passaient plus et pour autre chose que les horaires du ramassage scolaire, les habitants ne seraient pas obligés de prendre leurs voitures pour aller travailler. Ce que je trouve scandaleux, si je veux prendre transports en communs à St Rémy les Chevreuse, c’est que  le Maire fasse payer le parking alors que je dois déjà payer mon billet de train pour aller à Paris (aller et retour 8,10 Euro). Si je fais ça, revient moins cher de prendre la voiture. Il faudrait qu’au terminus, comme en Hollande, des parkings gratuits, aux terminus des tramways, des RER et  des métros en périphérie de la capitale.

 

Pierre : Je suis un faucheur volontaire d’OGM. Quand j’entends qu’on récite l’argumentaire des partisans des OGM, je me pose des questions. Le but des OGM, est d’asservir le cultivateur par la sélection des essences pour leur bon rendement. On lui rajoute d’autres qualités comme le fait de supporter les pesticides. Les  agriculteurs sont  prisonniers de la graine qu’ils n’ont pas le droit de reproduire. Il  leur faut de plus en plus de pesticides, il leur faut aussi des engrais en grosses quantités. Les gros commerçants qui vendent la graine sont le seul lien avec les producteurs d’OGM.  En Inde, ils en ont eu une expérience catastrophique : des paysans se sont retrouvés à pas pouvoir rembourser les emprunts pour acheter les semences OGM.

 

Il faut que la recherche puisse se faire. On peut faire la recherche dans des endroits confinés.

 

Au Brésil, qui est un pays  pauvre, le principal argument  des pro-OGM est que  les OGM vont permettre de résoudre faim dans le monde. Brésil cultive des  OGM depuis des années. Un journaliste a fait un reportage sur les conséquences de l’utilisation des OGM :  Les sols se sont appauvris très vite, car  les sols ont été surexploités. Ce journaliste a reçu des menaces de mort. Autre argument, un labo italien a fait des recherches sur conséquence des OGM sur des souris. On a démontré que les souris qui mangent des céréales OGM subissent des mutations des organes qui  les rendent fragiles. Il y’a donc une incidence sur la santé, y compris celle des hommes. On a coupé les fonds pour les  recherches de ce labo italien.

 

Hervé : Sans vouloir polémiquer,  il y’a un lien sur Internet pour visionner le reportage. On peut le trouver. Par rapport aux expériences, ce ne sont que des expériences sur les souris, et principalement, on constate une mutation du métabolisme mais pas de modification des organes, juste pour préciser.

 

Une autre précision :  J’ai rencontré quelqu’un  qui a travaillé chez Monsanto. Il a repris ensuite une exploitation agricole bio, il a vraiment vécu les deux expériences, et vu les dégâts des OGM.

 

X : Sur les de gaz à effet de serre. Au Brésil j’ai entendu que les voitures roulaient avec de l’éthanol de canne à sucre et que ça marchait très bien et que beaucoup de Brésiliens utilisaient cette essence, produit qui provient de la nature et qui ne pollue pas. Est-ce qu’en France produit va être développé ?

 

Christophe Bombled : Ce qui est valable au Brésil pas valable en France, avec l’éthanol obtenu par la culture de la canne à sucre, le cycle du carbone est neutre mais on est en train de massacrer la  forêt amazonienne. La France n’a pas de canne à sucre, donc on brûle du pétrole pour transformer de la betterave en éthanol. Ce n’est pas du tout la solution. En France, l’essentiel du parc automobile roule au  gasoil, on produit trop d’essence et on en exporte. Le plus logique serait de faire rouler les voitures avec de l’huile de colza, mais il faudrait couvrir l’intégralité du territoire français avec du colza. Ce qui serait intelligent : permettre aux agriculteurs de faire marcher leur tracteur à l’huile de colza et d’interdire le chauffage domestique au fuel et chauffer les maisons avec les énergies renouvelables. Ce serait plus logique que faire croire aux gens que les biocarburants sont la panacée universelle. En ce qui concerne l’hydrogène, il faut aussi beaucoup d’énergie pour le produire.

 

Autre chose, si la fabrication des produits OGM est dangereuse pour l’humain, il n’est pas possible d’en profiter pour produire des produits comme de la canne à sucre pour remplacer l’essence.

 

Fabricia : Il y’a le problème des déchets domestiques. Il faudrait  faire pression pour sensibiliser les fabricants. Exemple des pots  yaourt… est-ce qu’il y a des moyens de pression ?

 

Joëlle Lasserre (Conseiller Municipal) : La Suisse a fait cette expérience, les gens ont déposé dans supermarché les suremballages. Le résultat a été la diminution des emballages et l’ajout dans les supermarchés de conteneurs de récupération, tout est recyclé, tout est consigné fort cher.

 

Il faut faire pression sur les fabricants pour qu’ils produisent moins d’emballages et il faut que ce soient les supermarchés fassent pression sur les fabricants.

 

 

 

X : Pour les OGM, je ne pense pas que l’on puisse dire c’est moderne et il faut le faire. C’est un argument faux. Il y a eu un jury citoyen constitué et  les Français qui ont estimé que c’était dangereux. Il faut avoir de la cohérence, on ne peut pas mélanger tout en disant que recherche et OGM c’est pareil. La recherche en labo et la dissémination dans nature ce n’est pas la même chose. Je suis opposé à ce qu’on fasse expérience sur les êtres humains.

 

Je sui frappé parce que la personne qui a parlé de la recherche sur les OGM avant  est toute seule. D’un côté il y’a quelqu’un qui parle de recherche et de l’autre quelqu’un qui détruit ces recherches… on est dans un dialogue de sourds. Il a juste dit qu’on pouvait poser la question de la recherche ; je suis frappé de ça. Ce n’est pas le même débat

 

Catherine Picard: le débat n’est pas fini, on peut y passer la nuit, il y a plein facettes  et chaque fois qu’on  aborde le problème d’un point de vue scientifique il faut avoir une grande rigueur. Suites aux résultats des expériences sur les animaux, la science doit être amenée à se poser des questions sinon elle perdra en crédibilité.

 

Ce n’est pas que les OGM fassent l’objet de recherches qui pose problème mais c’est qu’ils soient utilisés à grande échelle.

 

Christophe Bombled : Je vous remercie de votre écoute et de votre participation.

 NDLR : La vidéo du débat est aussi en ligne ici.

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Débats Participatifs
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