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MONTROUGE A DU
DESIR
Le comité local de Désirs
d'Avenir
Vincent Peillon parle de son livre et du zénith
Vidéo envoyée par SpeedyBoo
Vincent Peillon revient sur l'actualité de ces derniers jours et sur son livre. Rappelons qu'il sera à Besançon dans le Doubs ce Mardi 30 Septembre 2008 pour dédicacer son ouvrage et venir à votre rencontre.
Alors, vous allez vraiment faire ça ?
Vous les plus purs que d’autres, les plus intelligents que d’autres, vous les plus subtils, vous les cohérents, vous les fins stratèges, vous allez faire ça ? Vous, les à qui on ne la fait plus, les durs du cuir, vous allez vraiment, en ne votant pas pour elle, voter pour lui?
Vous allez vraiment faire ça ? Vous allez le faire ?
Vous, les vrais de vrais de la gauche vraie, vous allez faire ça ? Pour cinq ans ! Pour cinq ans, peut-être dix, vous allez faire ça ?
Vous, les toujours déçus de tout, vous les amers, les indécis décidés, les lave plus blancs que blanc vous allez faire ça ?
Mais pourquoi ? Parce que quoi ? Parce que jupe ? Parce que talons hauts? Parce que voix ? Parce que sourire, cheveux, boucles d’oreilles? Parce que vraie ?
Il n’y a rien qui vous aille dans son programme à elle, rien ? Pas cinquante propositions sur les cent ? Pas vingt ? Pas dix ? Pas une ? Vraiment, rien du tout ?
Trop de quoi ? Pas assez de quoi?
Pas assez à gauche ? On voudrait, quitte à tout perdre, une campagne à gauche toute ?
Mais même l’extrême gauche, cette fois-ci, au deuxième tour ne joue plus à ce jeu-là. Peu importe, vous, vous allez y jouer ?
Le résultat du 21 avril 2002 ne suffit pas ? Non. On le refait en 2007, mais en mieux. Pas au premier tour, non, carrément au deuxième. C’est plus chic.
Que ceux qui ressemblent à Nicolas Sarkozy, ou qui croient qu’il leur ressemble, que ceux-là votent pour lui, quoi de plus normal. Que ceux qui lui font sincèrement confiance pour améliorer leurs dures vies, que ceux-là l’acclament et votent pour lui, quoi de plus normal. C’est même estimable.
Que les grands patrons votent Nicolas Sarkozy, pas tous d’ailleurs, loin s’en faut, non, mais par exemple les grands patrons de presse, qu’on a vu si nombreux, si heureux, à Bercy dimanche, qu’ils votent pour leur copain, qui va vraiment améliorer leurs belles vies, c’est moins estimable, mais quoi de plus normal?
Mais vous, une respiration possible, un air nouveau, un espace de travail politique, une chance espiègle, ça ne vous dit rien ? Vraiment rien? Mais qu’est-ce qui vous fait si peur ?
Les Italiens ont enfin chassé Berlusconi, les Espagnols, après une grande douleur révélatrice, se sont débarrassés d’Aznar, et voilà que nous, à quelques milliers de voix près, nous allons repasser le plat de la droite dure ?
Il y a un pari à prendre contre une certitude sombre, et vous ne pariez pas ?
Quels désirs obscurs allez-vous satisfaire ? De qui donc, de quoi êtes-vous secrètement solidaires. Ce ne peut-être que du bien de ceux qui ont besoin, vitalement, de mieux être. Vitalement. Maintenant.
Supporterez-vous dimanche soir d’apprendre qu’il a manqué une voix ? Une seule. La vôtre.
Je vous en supplie.
Metteur en Scène
Venant de découvrir que ce brillant entretien existait en un seul morceau, nous le publions ici dans sa version intégrale.
Jean-Marcel Jeanneney a accordé un entretien à l’Hebdo des Socialistes. Cet entretien est découpé en six parties que nous vous proposons de découvrir à raison d’un épisode par jour jusqu’à la fin de la campagne du second tour.
Pour mémoire, Jean-Marcel Jeanneney est un ancien Ministre du Général de Gaulle qui apporte son soutien à Ségolène Royal.
Au cours de cet entretien, Jean-Marcel Jeanneney parle de l’appétit de pouvoir de Nicolas Sarkozy, de la tranquillité de Ségolène Royal, des points de comparaison entre Ségolène Royal et le Général de Gaulle et enfin, fait un rappel historique sur la Guerre d’Algérie.
Dans ce message de 8 minutes, Romano Prodi, Président du Conseil Italien apporte son soutien à Ségolène Royal. Il parle aussi de ce que doit être la place de la France en Europe mais aussi de la façon dont le Parti Socialiste doit, selon lui, se moderniser afin d’unir toutes les forces démocrates de progrès comme il l’a fait, lui qui vient de la Démocratie Chrétienne, avec son propre parti (l’Olivier), les trois Partis Socialistes, les Verts et les Rénovateurs Communistes. Il a fait ça dans le cadre d’une Constitution type IVème République en France afin de faire barrage au Sarkozy local, un certain Sylvio Berlusconi.
Nous publions ici la lettre publiée par Quitterie Delmas, Porte Parole des Jeunes UDF. Elle y explique pourquoi elle votera Ségolène Royal au second tour :
« J'ai décidé de voter pour Ségolène Royal.
Pourquoi donner ma position personnelle sur mon vote ?
Parce que je veux participer de tout mon poids à la création du mouvement des démocrates aux côtés de François Bayrou. Mon engagement personnel s'est toujours fondé sur le dépassement des clivages gauche-droite. J'aime cette France qui s'engage dans les entreprises comme dans les associations. J'aime cette France rassemblée pour affronter les enjeux cruciaux qui nous attendent.
Je me bats aussi pour le renouvellement du personnel politique. Pour ma génération, pour qu'elle devienne enfin co-décisionnaire de son avenir. Je me bats pour rétablir le lien de confiance entre les Français et leurs élus, et donc pour le changement des pratiques politiques. Je souhaite aujourd'hui montrer aux yeux de tous, que les acteurs qui accompagnent François Bayrou dans son combat viennent de toutes les origines, toutes les diversités, mais se rassemblent autour de lui dans un objectif commun : fonder cette force politique nouvelle, la troisième voie, celle qui apaisera et permettra de mener les réformes en France de manière pragmatique et non idéologique.
Des parlementaires se sont exprimés, certains en faveur de Nicolas Sarkozy. Je suis heureuse d'être dans un mouvement où la parole est libre, la décision personnelle aussi.
Je ne souhaitais pas qu'on n'entende qu'un son de cloche d'élus qui ne représentent pas forcément toutes celles et tous ceux qui ont rejoint François Bayrou et qui se battent en son nom pour la création d'une nouvelle ère politique.
La logique d'internet est une logique de réseau, où la prise de parole est égale et non hiérarchique. Je suis heureuse d'en être un exemple.
Si je ne vote pas à titre personnel Nicolas Sarkozy, c'est que sa dérive droitière durant la campagne sur le Ministère de l'immigration et de l'identité nationale et ses propos sur l'eugénisme font de lui un incroyable conservateur. Je suis déjà d'ores et déjà en opposition politique avec ses idées.
Plus grave, me battant pour le changement des pratiques politiques, je n'accepte pas les méthodes employées de pressions sur les individus, qualifiée « méthodes des Haut de Seine », les Français ont le droit à la transparence, les élus de choisir leurs positions en âme et conscience. L'attitude des sarkozystes depuis de longues années à l'Assemblée Nationale vis à vis de nos élus UDF est inadmissible. J'ai très mal ressenti ces pressions, ces menaces et railleries, et provoque chez moi un esprit de résistance.
Si je vote à titre personnel aujourd'hui Ségolène Royal, c'est que dans sa liberté par rapport au PS, elle démontre aujourd'hui qu'une refondation des appareils politiques est possible. De plus, je souhaite une réforme des institutions imminente, comme François Bayrou : séparation des pouvoirs, non cumul des mandats, proportionnelle, fin de la collusion politico médiatique.
Naturellement, je sais d'ores et déjà que le poids de la dette, les réformes qui ne se font pas sont une menace pour ma génération et les suivantes. Ce qui provoquerait si rien n'est fait une fracture générationnelle comme Bernard Spitz l'explique très bien dans son Papy Krach.
Je sais que beaucoup d'entre nous s'interrogent sur un vote blanc. C'est pour cela qu'il est important d'avoir 12 jours de réflexion et je sais qu'un certain nombre d'entre eux se prononceront suite au débat entre François Bayrou et Ségolène Royal.
Ils ont raison. Pour ma part, je suis heureuse d'assumer ma volonté d'incarner la diversité des opinions aux côtés de François Bayrou.
Quitterie Delmas »
| égolène Royal s’est entretenue avec Jacques Delors |
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| "Il a manifesté tout son soutien sur cette démarche d'ouverture et sur cette volonté d'essayer de travailler à la convergence des idées qui peuvent servir la France et lui permettre d'avancer". Mme Royal évoque "la valeur centrale dont la France a besoin aujourd'hui, c'est-à-dire l'Etat impartial", mais aussi "la défense des libertés publiques, la nécessité de procéder à un référendum et surtout de refuser la solution d'un mini-traité" européen. Le "mini-traité" est la solution avancée par Nicolas Sarkozy pour remplacer la Constitution européenne rejetée par les Français en 2005. "Nous avons beaucoup parlé aussi des questions relatives à l'emploi, au chômage, à la formation professionnelle". La candidate PS ajoute que le chef du gouvernement italien Romano Prodi sera présent à son meeting de Lyon vendredi. Romano Prodi, qui se trouve à la tête d'une vaste alliance de neuf partis de gauche, a estimé lundi qu'une alliance entre Ségolène Royal et François Bayrou permettrait d'apporter "clarté et ordre" dans le paysage politique français, selon des propos rapportés par l'agence Ansa. |
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