Les Soutiens de Ségolène

Samedi 28 octobre 2006 6 28 /10 /2006 02:30

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PARIS (AFP) - Patrick Bloche, premier secrétaire de la fédération socialiste de Paris, la plus importante du parti, a annoncé vendredi qu'il voterait le 16 novembre en faveur de Ségolène Royal, qui "tente de réaliser un rêve abandonné depuis 45 ans, reconquérir l'électorat populaire".

Patrick Bloche, qui avait refusé d'officialiser son soutien avant le débat parisien en dépit de rumeurs insistantes, souligne encore dans une interview au Monde: Ségolène Royal "s'est imposée à moi comme une évidence politique".

 

"Pour empêcher le danger Sarkozy, les socialistes ne peuvent pas se contenter du seul rejet de la politique de la droite", dit-il.

 

Il estime par ailleurs que "pour éviter le spectre du 21 avril 2002, il faut pousser plus loin les feux sur un certain nombre de sujets que ne le fait le projet socialiste", et qu'à cet égard Ségolène Royal "réintroduit la prise de risque dans l'action politique".

 

"Par rapport au procès de populisme qui lui est intenté, elle tente de réaliser un rêve abandonné depuis 45 ans : reconquérir l'électorat populaire", ajoute-t-il.

 

Il fait valoir aussi que "compte tenu de la diversité de la fédération", son positionnement n'est pas "une consigne".

 

Début octobre, il avait également indiqué que "Paqis n'est pas dans une culture où on peut préempter le choix de la fédération par une survalorisation du choix du premier secrétaire fédéral".

 

M. Bloche "regrette" par ailleurs les comportements des militants jeudi soir au Zénith. "C'est inacceptable que Ségolène Royal et dans une moindre mesure Laurent Fabius aient été l'objet de huées et d'invectives", dit-il.

 

 

 
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Les Soutiens de Ségolène
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Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /2006 16:05

     Dans une lettre envoyé aux militants socialistes de la 5ème circonscription de notre département, Gilles Catoire, Maire de Clichy-la-Garenne et Conseiller Général, indique pourquoi il votera pour Ségolène Royal le 16 novembre.

 

 

 

 

                « Dans le contexte actuel de crise urbaine que connaît notre pays, l’électorat populaire attend les des Socialistes un message clair dont le contenu est celui du projet socialiste. Mais pour gagner la bataille nous avons besoin d’un décodeur performant doté d’un amplificateur puissant. »

 

 

 

 

                Gilles Catoire réaffirme son estime pour chacun des candidats et qu’il soutiendra celui ou celle que les Socialistes choisiront comme candidat à la Présidentielle. Il sait que quelque soit le candidat socialiste choisi, il ou elle ne sera pas encensé par les médias du département soumis aux « faux-semblants de la politique de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité » et à « l’hypocrisie de Villepin en matière sociale ». Il indique aussi qu’il se reconnaît tout à fait dans la priorité donnée à la démocratie participative.

 

 

 

 

                « Ségolène Royal est aujourd’hui la mieux placée pour faire passer notre message socialiste. »

 

 

 

 

                Gilles Catoire conclue en écrivant ceci : « Après la victoire des Socialistes en Autriche et la réélection de Lula au Brésil, la bataille que nous allons mener en France prendra aussi une dimension internationale sur notre planète menacée par des risques de guerre et le réchauffement climatique ».

 

 

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Lundi 6 novembre 2006 1 06 /11 /2006 00:24

      Lors du journal télévisé de 20h00 sur TF1, Jack Lang, Député du Pas de Calais, ancien Ministre de l’Education Nationale, ancien Ministre de la Culture a déclaré son soutien à la candidature de Ségolène Royal lors d’une interview accordée à Claire Chazal.

 

            Il s’est dit guidé par la seule volonté de battre la Droite, Sarkozy et Le Pen. « Ségolène est celle qui est en mesure de conduire la bataille et de l’emporter dès le premier tour lors du scrutin interne » a-t-il aussi déclaré ajoutant qu’une femme à l’Elysée serait une source de rayonnement pour la France.

 

            Il est à noter que Jack Lang avait été un proche de Laurent Fabius mais que les deux hommes s’étaient éloignés suite à leurs différences de vues au sujet du référendum sur le Traité Constitutionnel.

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Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /2006 21:16

Dans un message aux militants socialistes, Jack Lang appelle à voter en faveur de Ségolène Royal.

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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /2006 19:43

 Daniel Cohn-Bendit, Député Européen Vert et leader historique de Mai 68 soutient Ségolène Royal.

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Lundi 22 janvier 2007 1 22 /01 /2007 23:12

Nous avons le plaisir de vous annoncer la naissance de deux nouveaux blogs de Comités Désirs d’Avenir dans le Sud du département.

 

 

 

Tout d’abord, nos voisins et amis de Malakoff ont ouvert leur blog samedi à l’adresse suivante :

http://www.desirsdavenirmalakoff.com

 

 

 

Un peu plus loin, mais pas si loin que ça, nos camarades de Meudon viennent d’ouvrir leur blog aujourd’hui même :

http://www.desirsdavenirmeudon.org/

 

 

 

Nous leur souhaitons de nombreuses visites et de nombreux commentaire, bref, tout ce qui fait le succès d’un blog.

 

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Les Soutiens de Ségolène
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Mercredi 28 février 2007 3 28 /02 /2007 23:37

Le Nouvel Observateur publie, dans son numéro daté jeudi 1er mars, un texte signé par plus de 150 intellectuels qui appellent à voter pour Ségolène Royal, "contre une droite d’arrogance", pour "une gauche d’espérance". Vous pouvez aussi signer cet appel en cliquant ici.

Le texte de l'appel

"Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s’apercevoir que l’élection présidentielle s’est faite sans nous, malgré nous.

Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n’admettons pas que l’on vote à notre place. Nous n’acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n’est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité comme sa franchise, sa féminité comme sa fermeté : tout est prétexte en face à caricature et à moquerie. Tout est bon pour alimenter le mépris social et le dédain sexiste.

Qu’elle prenne le temps d’écouter les Français, et on la soupçonne de n’avoir rien à dire. Qu’elle annonce longuement son pacte présidentiel, et la question du chiffrage vient opportunément occulter le détail de ses engagements. Qu’elle-même ou son entourage soient victimes de procédés de basse police, et on préfère retenir l’air de la calomnie plutôt que de s’alarmer pour la démocratie. Qu’elle assume son identité de socialiste, et on lui reproche de se plier à un appareil. Qu’elle revendique sa part de liberté, et on l’accuse de se méfier de sa famille. Qu’elle réussisse un meeting électoral ou une émission télévisée, et on lui oppose immédiatement des enquêtes d’opinion aussi fluctuantes qu’incertaines.

Nous ne nous laisserons pas intimider. Dès le premier tour, nous voterons pour Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne. Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l’écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n’est pas n’importe quelle droite qui risque de l’emporter.

Jamais candidat de droite n’aura à ce point symbolisé la régression sociale. Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial. Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l’argent. Favorable à un renforcement des pouvoirs présidentiels, il incarne la tentation du césarisme contre l’approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l’actuelle administration américaine, il incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l’affrontement des peuples. C’est le candidat de la peur. Des peurs qu’il exploite – celles de l’avenir, du monde, de l’étranger, des jeunes – mais aussi des peurs qu’il inspire en convoquant l’imaginaire de l’homme fort, du chef vindicatif et exalté, épris du pouvoir et de lui-même.

Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l’espérance. Elle l’a fait naître en défendant une démocratie participative où les citoyens sont reconnus experts de leurs problèmes. Une espérance à la fois sociale et écologique, éthique et démocratique, française et européenne, ne sacrifiant pas les conditions de vie et de travail à la modernisation économique. L’espérance d’une république nouvelle, rompant avec un présidentialisme étouffant pour un parlementarisme vivant. L’espérance d’une démocratie qui ne se réduirait plus à un pouvoir personnel, avec ses courtisaneries, ses impunités et ses privilèges. L’espérance d’une France enfin réconciliée avec son peuple, ses quartiers, ses travailleurs et sa jeunesse dans sa diversité.

Mais l’indifférence peut tuer l’espérance. Depuis 2002, nous sommes prévenus, et nous n’avons plus d’excuse. Nous savons que cette élection sera ce que nous en ferons. Il n’est plus temps de se faire plaisir, en perdant de vue l’enjeu décisif. Nous affirmons qu’il n’est de soutien entier que critique, de loyauté que lucide, de solidarité qu’indépendante, et nous resterons fidèles à cet engagement. Nous disons aussi que le second tour se joue dès le premier tour.

Cette élection n’est pas ordinaire et elle engage, à travers le sort de la France, un peu de l’avenir du monde. C’est pourquoi, contre une droite d’arrogance, nous appelons à choisir, dès le 22 avril, une gauche d’espérance, en votant Ségolène Royal."

La liste des signataires

Marc Abélès, anthropologue. Laure Adler, journaliste. Elisabeth Alles, anthropologue. Paul Allies, politiste. Mathieu Arnoux, historien. Pierre Arnoux, mathématicien. Jacques Audiard, réalisateur. Jean-Pierre Azéma, historien. Muriel Badet, historienne de l’art. Sébastien Balibar, physicien. Nicolas Bancel, historien. François Barat, cinéaste. Michel Barak, historien. Dominique Barella, magistrat. Christian Baudelot, sociologue. Anna Bellavitis, historienne. Yehezkel Ben-Ari, biologiste. Samuel Benchetrit, écrivain. Michel Bénichou, avocat. Carmen Bernand, anthropologue. Arno Bertina, écrivaine. Dominique Besnehard, producteur. Philippe Besson, écrivain. Didier Bezace, metteur en scène. Sylvie Blocher, artiste. Bernard Bobe, chimiste. Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe. Daniel Bougnoux, philosophe. Seloua Luste Boulbina, philosophe. Jean-Claude Bourbault, comédien. William Bourdon, avocat. Jean-Pierre Brigaudiot, plasticien. Geneviève Brisac, écrivaine-éditrice. Michel Broué, mathématicien. André Burguière, historien. Marilyne Canto, cinéaste. Pierre Cartier, mathématicien. Claude Chambard, écrivain. Marc Chaperon, mathématicien. Noëlle Châtelet, écrivaine. Monique Chemillier-Gendreau, juriste. Patrice Chéreau, metteur en scène. Jean-Claude Chevallier, linguiste. Hélène Cixous, écrivain. Olivier Cohen, éditeur. Annie Cohen, écrivaine. Catherine Corsini, réalisatrice. Marie Coulais , éditrice de musique. Marlène Coullomb, universitaire. Pierre-Louis Curien, mathématicien-informaticien. Paule Darmon, écrivaine. Robert Delpire, éditeur. Erwan Diantelli, anthropologue. François Dubet, sociologue. Jean-Michel Ducomte, avocat. Alain Ehrenberg, sociologue. Bernard Faivre d’Arcier. Betty Felenbok, biologiste. Marc Ferro, historien. Cynthia Fleury, philosophe. Alain Forest, historien. Antoinette Fouque, psychanalyste. Anne-Marie Garat, écrivaine. Françoise Gaspard, sociologue. Jean-Pierre Gattegno, écrivain. Marie-France Giret, pianiste. Maurice Godelier, anthropologue. Anouk Grinberg, comédienne. Martial Guédron, historien de l’art. Jean Guiloineau, écrivain-traducteur. Gérard Haller, écrivain. Karen Hansen, artiste. Alain Hélissen, écrivain-chroniqueur. Françoise Héritier, anthropologue. Denis Herlin, musicologue. Serge Jakobowicz. Jean Jamin, anthropologue. Catherine Jeandel, géochimiste. Louis Joinet, magistrat. Pierre Joliot, biologiste. Geneviève Joutard, historienne. Philippe Joutard, historien. Jean Kehayan, journaliste. Jacques Julliard, historien. Christiane Klapisch-Zuber, historienne. Julia Kristeva, universitaire-psychanalyste. Jean Labib, producteur. Guy Lacour, universitaire.Nicole Lapierre, sociologue. Françoise Lavocat, littérature comparée. Armelle Le Bras-Chopard, politologue. Michèle Leduc, physicienne. Jean-Paul Lévy, avocat. Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien. Daniel Lindenberg, historien. Dyssia Loubatière, assistante à la mise en scène. Michèle Manceaux, écrivain-journaliste. Frédéric Martel, sociologue. François Marthouret, comédien. Mireille Martin, mathématicienne. Dominique Méda, philosophe. Khaled Melhaa, journaliste-producteur. Eric Michaud, historien de l'art. Yves Michaud, philosophe. Jean-Pierre Mignard, avocat. Philippe Minard, historien. Ariane Mnouchkine, metteur en scène. Sarah Moon, photographe. Jean-Paul Moreigne, psychiatre-psychanalyste. Janine Mossuz-Lavau, politologue. El Mouhoub Mouhoud, économiste. Bernard Murat, directeur de théâtre. Roland Nadaus, écrivain. Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue. Pap Ndiaye, historien. Monique Nemer, écrivaine-éditrice. Alain Omont, astrophysicien. Alfredo Pena Vega, sociologue. Michel Piccoli, comédien.. Martyne Perrot, sociologue. Michelle Perrot, historienne. Thomas Piketty, économiste. Etienne Pion, président d’un mouvement laïque .Evelyne Pisier, juriste. Emmanuel Poisson, historien. Christophe Prochasson, historien. Pierre Raterron, artiste-auteur. Elisabeth Roudinesco, historienne-psychanalyste. Roland Rappaport, avocat. Yannick Ripa, historienne. Joël Roman, philosophe-éditeur. Jean-Paul Scarpitta , metteur en scène. Leïla Sebbar , écrivain. Claude Servan-Schreiber, écrivaine. Fabienne Servan-Schreiber, productrice. Emmanuelle Sibeud, historienne. Philippe Sollers, écrivain. Maria Stavrinaki, historienne. Benjamin Stora, historien. Martine Storti, écrivaine. Irène Théry, sociologue. Pierre Tambourin, biologiste. Philippe Torreton, comédien. Pierre Tournier, historien. Jacques Treiner, physicien. Lucette Valensi, historienne. Agnès Verlet, écrivaine. Daniel Vigne, metteur en scène. Jean Viard, sociologue-éditeur. Fabienne Vonier, productrice-distributrice. Emmanuel Wallon, sociologue. Catherine Weinzaepflen, écrivain.


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Les Soutiens de Ségolène
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Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /2007 23:52

Dom S K

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Comme nous le disions l'autre jour ici-même, Dominique Strauss-Kahn refuse catégoriquement la proposition de François Bayrou d'être son Premier Ministre.

Dans cette interview à France 2, DSK affirme que la seule voix de victoire pour la Gauche s'appelle Ségolène Royal.

Il invite François Bayrou à aller jusqu'au bout de sa logique de rupture avec Nicolas Sarkozy en rejoignant le Pacte Présidentiel de Ségolène Royal au deuxième tour.

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Les Soutiens de Ségolène
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Mardi 20 mars 2007 2 20 /03 /2007 00:15

Dom S K

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Nous publierons le texte de cette intervention fort remarquée et applaudie dés que nous l'aurons reçue.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Les Soutiens de Ségolène
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Mardi 20 mars 2007 2 20 /03 /2007 00:26

François Hollande

 

 

 

 

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Chers Amis, Chers Camarades,

Nous sommes nombreux, élus, militants, candidats –car il n’y a pas qu’une élection présidentielle- ; nous sommes nombreux parce que nous sommes le réseau fidèle du Parti socialiste, des Radicaux de gauche, du Mouvement Républicain et Citoyen ; nous sommes l’équipe de campagne de Ségolène Royal, rassemblés pour la victoire, la victoire qui vient, qui se construit, la victoire d’abord au

premier tour de l’élection présidentielle, car c’est là que tout doit commencer pour permettre la victoire au second tour le 6 mai.

Nous sommes là, nombreux, comme nous le sommes partout, dans toutes les réunions, autour de la candidature de Ségolène Royal ; nous sommes là parce que nous sommes conscients de l’enjeu de cette élection, plus grave, plus importante que toutes les autres depuis 1981. Ce qui est en jeu, aujourd’hui, c’est la cohésion économique, sociale, territoriale de la France ; c’est le visage de notre pays pour les cinq ans qui viennent ; c’est donc le sens que je veux donner à notre combat qui n’est pas là simplement pour porter l’une d’entre nous à l’élection présidentielle au plus haut, puis ensuite à la victoire. C’est le changement dans notre pays que nous sommes venus organiser, préparer. Vouloir affirmer et faire réussir demain.

Il y va d’abord de la cohésion économique face à la faible croissance, la désindustrialisation, les délocalisations, nous avons besoin d’une stratégie économique fondée sur un nouveau modèle de croissance autour de la Recherche, de l’innovation, de l’investissement et aussi de la formation et du développement durable. Cette stratégie économique a un nom : le pacte présidentiel de Ségolène Royal, voilà ce que nous voulons proposer à notre pays.

Mais, il y a aussi l’urgence : l’urgence insupportable que nous, élus, vivons ; l’urgence face à l’exclusion de travail de millions de nos concitoyens ; l’urgence face à la précarité, l’urgence face à la difficulté pour accéder au logement, l’urgence face aux discriminations, l’urgence face au creusement des inégalités, l’urgence face aux désordres, aux violences, aux incivilités. Et nous voyons, là aussi, le mal qui a été fait depuis cinq ans, ce climat de défiance, ce désarroi, cette crainte de l’avenir.

Nous voyons aussi, et c’est grave, chez beaucoup de nos concitoyens que l’adversaire n’est plus « en haut », mais à côté d’eux, qu’ils se méfient non plus simplement des 200 familles, mais de la famille d’à côté, de la famille d’en face ; ce qui fait là le terreau de l’extrême droite. Nous avons des concurrents, des adversaires dans la République, mais nous avons toujours un ennemi de la République : c’est l’extrême droite et nous devons la battre aussi, surtout dans cette élection présidentielle.

Nous avons besoin de retrouver confiance dans le travail, dans la solidarité, dans la redistribution, dans l’action publique. Et, là encore, c’est le pacte de Ségolène Royal qui en fournit les instruments : la sécurité sociale professionnelle, le bouclier-logement, les emplois tremplins, la conférence sur les salaires… Bref, tout ce qui peut donner enfin l’espoir que les choses vont profondément changer dans quelques semaines.

Il y va aussi de la cohésion de nos territoires et les témoignages qui ont été faits ici sont éloquents : nos territoires sortent abîmés de la politique menée depuis cinq ans, disloqués (retrait des services publics, désengagement de l’Etat, abandon des grands travaux d’infrastructures, transfert de charges sans les moyens correspondants et avec une fiscalité aussi archaïque qu’injuste) ; alors, comme élus, comme citoyens, nous attendons le changement, nous le voulons, nous l’exigeons… Il doit venir.Non pas simplement parce que, comme élus, il nous est insupportable que la décentralisation soit dévoyée, que l’Etat se soit défaussé, que sa parole n’ait pas été tenue, que les finances locales soient exsangues. Il ne s’agit pas simplement de nous et de nos communes, de nos départements et de nos régions. Il s’agit d’abord des citoyens ; il s’agit d’abord des Françaises et des Français qui espèrent, qui exigent que demain soit différent. Mais il s’agit aussi, dans ce rendez-vous, de la prise en responsabilité d’abord par rapport à une droite qui a échoué et par rapport à une gauche qui doit faire espérer.

En cette fin de législature, il y a comme de la manipulation, du maquillage, de la manœuvre. La droite veut faire passer ses débâcles douteuses comme des défaites glorieuses :

La dette publique atteint un niveau record ; elle a augmenté de plus de 200 milliards d’euros depuis cinq ans ; mais, par une opération habile, et par les cessions et les privatisations, il a été possible de la faire stagner en 2006. Et voilà que le Ministre de l’Economie et des Finances fait un communiqué de victoire, en laissant penser qu’il a gagné la partie. Pire même, au nom de la dette qu’ils ont laissé s’envoler au point d’atteindre des niveaux vertigineux, ils s’adressent à la gauche pour nous dire : « vous n’avez plus le droit de promettre, plus le droit de vous engager ; c’en est fini du changement ; nous avons tellement mal géré qu’il faut maintenant arrêter de donner espoir dans l’avenir ».

Ils ont à rendre des comptes et nous, nous aurons à traiter leur héritage, à maîtriser la dette et nous le ferons en créant plus de richesses, en développant la croissance, en redonnant confiance.

Mais, voilà donc une deuxième opération ; elle sort aujourd’hui : le déficit de la Sécurité Sociale aurait baissé. Formidable résultat ! La dette accumulée de la Sécurité Sociale atteint 80 milliards d’euros depuis cinq ans. Le déficit annoncé : près de 9 milliards d’euros, c’est gigantesque ! C’est considérable ! Mais, c’est moins pire que l’année dernière. Ils sont forts à droite !

Ils sont vraiment très forts. Ils échouent chaque année, mais il se trouve que l’année suivante, c’est un peu moins pire, l’échec est un peu moins grand ! Là encore, communiqué de victoire. Ce qui leur permet, cela dit en passant, d’augmenter à un mois de l’élection présidentielle, les tarifs de médecins… Faut-il quand même qu’ils fassent, eux, des promesses sur les comptes de la prochaine Présidente de la République !

Opérations, manipulations, manœuvre… Et voilà les chiffres du chômage. Le chômage, pour la droite, ne baisse que dans les statistiques. Mais quand les statistiques viennent, à un moment, contredire les précédentes, alors on reporte l’enquête de l’Insee qui devait sortir juste avant l’élection après le mois de mai, de juin, pour ne pas faire apparaître que le chômage, loin de baisser, a augmenté dans notre pays.

Et il y a trois records, il faut le reconnaître ; trois records que nous ne battrons jamais :

• La droite avait promis, en 2002, la baisse des impôts ; elle aura réussi à augmenter le niveau des prélèvements obligatoires ; nous en avons confirmation ces derniers jours ;
• La droite avait promis d’améliorer la compétitivité des entreprises et aucun moyen n’a manqué ; nous apprenons que le déficit de notre commerce extérieur atteint le niveau historique de 30 milliards d’euros ;
• La droite avait fait campagne en 2002, souvenons-nous en toujours, sur la question de l’insécurité, des violences ; elle atteint le triste record d’un nombre de violences aux personnes sans précédent ; jamais dans notre pays il y a eu autant d’agressions ; jamais dans notre pays, nous n’avions connu trois semaines de violences urbaines. Qui en est responsable ? Vous le connaissez, Nicolas Sarkozy ; il est Ministre de l’Intérieur.

Il ne vous a pas échappé qu’il était au gouvernement depuis cinq ans. Nous sommes dans une étrange campagne. Nous cherchons les sortants. Nous cherchons les sortants, mais ils vont trouver la sortie.

La mystification, c’est qu’à droite personne n’est responsable de rien. Même pas Jacques Chirac qui, il faut bien le dire, dimanche dernier, a fait son meilleur discours ; c’était le dernier. Mais, lui-même n’était responsable de rien de ce qui s’est produit depuis 12 ans ; la meilleure preuve, c’est qu’il donnait des conseils pour son successeur. Et, comme il n’est pas à un paradoxe près, il lançait des avertissements à celui qu’il va bientôt soutenir. Parce qu’à droite, ils se connaissent bien et Jacques Chirac sait ce qu’il y à craindre de Nicolas Sarkozy. Parce qu’à qui d’autre s’adressait le conseil de ne pas céder aux extrémismes, si ce n’est à celui qui justement ces derniers jours a parlé de créer le Ministère de l’immigration et de l’identité nationale. À qui s’adressait-il donc si ce n’est à celui qui a voulu mettre en cause le modèle social français.

Il y a donc un candidat sortant qui ne s’assume pas comme tel. Ce candidat c’est Nicolas Sarkozy. C’est lui qui a tout décidé depuis 2002, tout soutenu, tout engagé. Et aussi, convenons-en, tout raté.

Mais, il n’est pas le seul à fuir devant sa responsabilité. Il y en a qui ont tout voté, ou presque tout, tout accepté, enfin pas jusqu’au bout ; et il y a un candidat pour cela, un « faux sortant », c’est François Bayrou.

Nous sommes la gauche, et nous en sommes fiers. Nous disons tous que nous avons été au moins un moment socialiste. Que certains le sont restés. Que d’autres y viendront. Mais nous sommes tous ensemble de gauche, rassemblés.

À droite, ils ne se reconnaissent pas ; ils ne savent ce qu’ils sont, ni même qui ils sont. Ils ont une formule : ils changent. C’est bien leur droit, mais cela ne dure pas très longtemps. Il y a un moment, Sarkozy citait Jaurès –je crois, Blum et Mitterrand. Nous nous sommes, à un moment, émus. Mais, j’aurais aimé qu’il en reste là car il serait ainsi sur le bon chemin ; chacun à bien le droit de changer, y compris pour venir jusqu’à nous. Nous verrons ce que nous en ferions.

Mais, là, en un mois, il est parti de Jaurès pour courir après Le Pen ! Peut-être l’a-t-il même rattrapé !

Il y a un moins, Sarkozy citait Zola. Il a toujours une tendresse à l’égard des exilés. Je dois rappelé que Zola n’était pas parti pour des raisons fiscales, mais simplement parce qu’il avait défendu Dreyfus et qu’il avait accusé tous ceux qui, à un moment, ne voulaient pas faire prévaloir la vérité dans la République. Le voilà donc citant Zola, il y a un mois pour découvrir aujourd’hui Rivarol ! Quel long chemin ! Et Maurasse n’est pas loin ! Et qui d’autre demain !

Je veux rappeler à Nicolas Sarkozy, comme à François Bayrou –quoi que pour lui, c’est un peu différent : c’est un homme neuf ; je ne savais exactement qui il était ; je ne savais pas qu’il était agriculteur, c’est venu récemment. Ni même éleveur de chevaux, je crois que c’est son métier. Je ne connaissais rien de son parcours ; je pensais qu’il avait été ministre de Balladur, de Juppé, qu’il avait mis un million et demi de personnes dans la rue… C’est un homme neuf, il a été formé par Jean Lecanuet ! Son modèle est Alain Poher ; il a servi Giscard ! Je le reconnais, il est neuf ! Aussi neuf que la République !

Dans ce moment de mystification, de manœuvres de toutes sortes, de confusion, le changement c’est la morale en politique, la clarté, la responsabilité, l’identité reconnue, le débat, la confrontation, les propositions… Voilà ce qu’est la morale en politique.

Mais, comme élus, nous connaissons bien ce que sont les majorités et les oppositions. Où que nous siégions, dans les Assemblées nationales, conseils régionaux, conseils généraux, dans nos villes, nous savons qui nous trouvons à côté de nous : la gauche, toute la gauche, enfin celle qui veut bien venir travailler avec nous à la transformation de notre pays. Nous savons qui il y a en face de nous, la droite, toujours les mêmes : l’UMP, l’UDF, indissociablement liés l’un à l’autre. Que je sache, l’UMP et l’UDF ont fait, au lendemain de 2002 un accord de désistement pour les élections législatives ; et qu’il me souvienne, en 2004, ils ont fait liste commune au second tour pour les élections régionales. Ils gèrent ensemble les conseils généraux, les villes… pour les conseils régionaux, je suis moins sévère, nous leur avons laissé de l’espace. Chaque fois où l’UDF est en responsabilité, chaque fois où elle dirige, elle ne le fait pas avec les uns, avec les autres, avec la gauche, avec la droite. Elle le fait toujours avec la droite et rien qu’avec la droite. C’est dans sa nature, c’est dans sa culture. Et je ne fais jamais de différence entre une politique UDF et une politique UMP.

Mais, nous sommes dans une élection présidentielle, paraît-il, d’un cours nouveau. Pour la première fois se présente à nous un candidat apolitique. Nous pensions que c’était réservé à des petites communes, mais aujourd’hui c’est au sommet de l’Etat qu’il faudrait avoir un candidat apolitique. L’apolitisme, c’est toujours l’arme de la droite quand elle est faible. C’est une vieille rengaine, une vieille ritournelle aussi usée, hélàs, que peut l’être le suffrage universel qui, lui, reste pur, même s’il peut, parfois, être dévoyé. L’apolitisme, c’est le philosophe Allain qui, déjà entre-deux-guerres, avait établi cette règle, cette loi humaine simple : chaque fois qu’il rencontrait quelqu’un qui lui disait qu’il ne voyait plus de différence entre la droite et la gauche, il savait que son interlocuteur était de droite. Il en est de même pour les candidats aujourd’hui.

Mais, nous n’avions pas tout vu. Il y a maintenant un candidat qui est anti parti, contre les partis. Ce n’est pas neuf non plus ; c’est la rengaine de l’antiparlementarisme qui finit toujours de la même façon : ceux qui sont contre les partis décident finalement d’en faire un ; c’est ce que nous propose François Bayrou pour l’élection présidentielle et les élections législatives qui suivent.

Le vrai changement n’est pas une substitution d’un parti à un autre ; le vrai changement, c’est la refondation de la République, et c’est ce que propose Ségolène Royal dans son pacte présidentiel. Refondation à travers une démocratie parlementaire rénovée ; refondation à travers une véritable démocratie locale ; refondation à travers la démocratie participative ; refondation avec la démocratie sociale. C’est toujours la gauche qui fait progresser la démocratie sous toutes ses formes : en 1981, avec la décentralisation ; en 1988, avec le mouvement d’intercommunalité ; en 1997, avec la parité. C’est donc toujours la gauche qui fait avancer. Il nous faudra d’ailleurs non pas simplement avancer, mais accélérer si l’on veut refonder la République.

Comme élus socialistes, comme élus de gauche, nous avons dans cette campagne plus de responsabilités que d’autres. Il nous faudra montrer ce que nous faisons au plan local et qui peut être transposé au plan national avec le pacte présidentiel. C’est au plan local que, souvent, s’inventent les politiques nouvelles sur le plan social, culturel, éducatif. Mais, il nous faudra aussi montrer que nous pourrons agir plus efficacement au plan local s’il y a Ségolène Royal Présidente de la République et une majorité de gauche à l’Assemblée nationale pour faire bouger notre pays.

Nous avons pour la première fois depuis 1981 cette formidable opportunité d’agir et à l’échelle de l’Etat –si les Français nous font confiance- dans 20 régions sur 22, la moitié des départements, beaucoup de villes et encore davantage en 2008. Nous avons cette chance de pouvoir passer un contrat entre l’Etat et les collectivités locales qui pourront agir dans le même sens, porter les mêmes réformes, donner espoir aux mêmes attentes. Seule la gauche peut le faire à l’occasion de l’élection présidentielle.

CONCLUSION

Je veux terminer par un appel, un appel que je vous adresse comme élu. Nous savons bien ce qu’est une élection. Nous connaissons ses rites, ses temps, ses accélérations, ses moments de doute, d’inquiétudes et de formidable élan ; nous savons à ce moment-là qu’elle est l’énergie que nous pouvons mobiliser ; nous savons aussi quel est l’argument que nous pouvons utiliser. Nous connaissons les indécisions –nous devons les lever. Nous connaissons les moments où les cristallisations s’opèrent –nous devons les engager. Nous disposons, comme élus, d’une part de la confiance de nos concitoyens ; ils s’interrogent, à nous de leur répondre ; ils nous demandent conseil, à nous de leur donner notre avis ; ils demandent à comprendre, à nous d’expliquer. Ils nous demandent de savoir, à nous de diffuser le pacte présidentiel. Il y en a toujours qui ont peur et dans une élection, il y en a qui utiliseront les peurs.

N’ayez pas peur, dépassez les peurs. Il y en a toujours qui ont peur, même d’eux-mêmes. Rassurez les. Qu’ils n’aient pas peur de nous, au contraire. Qu’ils aient espoir.
Le risque aujourd’hui, c’est la continuité avec la politique qui est menée depuis 2002 ; le risque, c’est la confrontation qu’engagerait la droite au lendemain de l’élection présidentielle, si elle venait à l’emporter ; le risque, c’est le conflit social qui serait ouvert ; le risque, ce serait l’affrontement avec la jeunesse ; le risque, ce serait la stigmatisation de nos quartiers, dans les banlieues. Et il y a aussi le risque de la confusion, de l’immobilisme et celui aussi de la désillusion.

La chance que nous avons, c’est le changement. Et, le changement, aujourd’hui, c’est Ségolène Royal qui le porte.

Faisons en sorte, ici, avec Ségolène Royal, de donner confiance dans la société de demain, de permettre de vivre en harmonie, en stabilité, capables de vivre tous ensemble.

Portons Ségolène Royal au plus haut. Le premier tour, là où tout se décidera, faites en sorte qu’elle soit au plus haut le 22 avril et le 6 mai à la Présidence de la République.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Les Soutiens de Ségolène
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