Billets d'Humeur

Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 15:39

 Je viens de regarder une partie de la cérémonie d'investiture de Nicolas Sarkozy dont les résultats et son discours.

 Sur les résultats d'abord, aucune surprise : Nicolas Sarkozy est investi à 98,1% des suffrages exprimés. Ce score n'a rien d'étonnant vu qu'il n'y avait q'un seul candidat autoproclamé. D'ailleurs, 31% des militants de l'UMP ne se sont pas trompés sur l'inutilité de ce vote de plébiscite alors que 82% des militants socialistes eux avaient jûgé utile de faire l'effort de se déplacer afin de choisir entre trois candidats.

 Mais cessons de comparer ce qui n'est pas comparable. Il reste une chose à retenir, le discours de Nicolas Sarkozy, un véritable morceau de bravoure digne d'un grand acteur.

 On y voit Nicolas Sarkozy jouer pour la première fois la carte de l'humanité et de l'émotion disant qu'il voulait enfin montrer sa face cachée, celle d'un fils d'immigré qui a souffert dans sa vie professionnelle et dans sa vie personnelle, celle d'un homme qui aime la France qui se bat ,qui est elle même et qui se bat pour la justice, n'hésitant pas à citer en exemple de grands Français de gauche ou de droite de Guy Mocquet au Général de Gaulle en passant par Zola, Mandel et même Jaurès et Blum ! Cet homme qui s'assume de droite (c'est son droit) tend la main et aux électeurs de gauche et à ceux de l'extrême-droite ; c'est  ce qu'on appelle ratisser large où je ne m'y connais pas.

 A un moment, Nicolas Sarkozy cite en exemple le projet moderne, trop moderne sans doute à son époque de "Nouvelle Société" de Jacques Chaban Delmas, projet rejeté en son temps par la frange la plus réactionnaire de la Droite et du CNPF parce que trop progressiste. Nicolas Sarkozy dit qu'il a appris la politique aux côtés des hommes de la Libération (je me suis même demandé à un moment s'il n'allait pas revendiquer la Médaille de la Résistance pour celà).

 La réalité est que Nicolas Sarkozy a bien une face câchée mais pas ce qu'il a montré aujourd'hui.

Lui qui prétend vouloir garantir l'indépendance de la France face aux Etats-Unis est un Néo-Cons tendance Bushiste.

Lui qui revendique la laïcité revendique l'apport du religieux dans le politique et remet en cause la laïcité en n'hésitant pas à faire ami-ami avec l'UOIF, autrement dit, une branche minoritaire de l'Islam de France, proche des Frères Mulsumans, comme le FIS en Algérie s'il est besoin de préciser.

Je vous renvoies vers le très bon dossier publié par le PS "Les Inquiétantes Ruptures de Nicolas Sarkozy"

Vous découvrirez donc le vrai visage du candidat de l'UMP.

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Billets d'Humeur
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Jeudi 18 janvier 2007 4 18 /01 /2007 00:35

Je viens de visiter le site de campagne de Nicolas Sarkozy.

            La première chose que l’on remarque est ce visuel :

      A droite de ce visuel, s’égrènent les jours, les heures, les minutes, les secondes, les millisecondes –non, non, je suis tout à fait sérieux, il compte aussi les millisecondes (je comprends mieux pourquoi il considère qu’à 83 au lieu de 80 on est un danger public cet homme là)- qui le séparent de son élection de ses rêves mais en fait, comme les Français sont des gens sensés, je pense plutôt que ce compteur égraine les millisecondes nous séparant de la victoire de Ségolène Royal.

 

            Deux choses me frappent en regardant ce visuel.

 

            Acte I : Le slogan

 

 

            « Ensemble, tout devient possible » nous dit Nicolas Sarkozy.

 

            Comme à « Montrouge a du Désir » nous avons le soucis de la politique par la preuve, nous vous présentons en exclusivité le slogan du Parti Socialiste en 1972 :

 

 

 

 

            Etonnant non ?

 

            De plus en plus fort !

 

           

           Acte II : Le visuel

 

 

            Vous avez vu la jolie colombe sur le haut de page du site de Nicolas Sarkozy ?

 

 

 

            Elle ne vous rappelle rien ? Cherchez, cherchez bien !

 

 

          

 Bon sang mais c’est bien sûr ! La colombe des Pompes Funèbres Générales ! Décidemment, si Nicolas Sarkozy est élu Président, la France aura droit à un enterrement de première classe !

 

          

 Monsieur Sarkozy, qu’est ce que ça veut dire, que tout est possible, y compris le copiage ? Vous n'avez pas d'idées, vous avez vraiment besoin de pomper sur le PS et sur une honorable maison de pompes funèbres qui ne vous ont rien demandé ?

            Je ne sait pas comment cette coïncidence s'est produite concernant le visuel. Peut-être qu'un des publicitaires travaillant pour Nicolas Sarkozy venait de passer devant la boutique d'un croque mort. Si c'est celà qu'il s'est produit, heureusement que ce publicitaire n'est pas passé devant un magasin de jouets, sinon, le haut de page de Nicolas Sarkozy aurait ressemblé à ceci :

http://forums.france3.fr/france3/onpp/S-O-S-pour-EMILIE-sujet-10446-23.htm

 

            Remarquez, avec le discours plein d'amour pour le genre humain et pour la France, ce discours plein d'émotion et de tendresse servies par des solutions ultra-libérles, ça aurait pu.

           

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Billets d'Humeur
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Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /2007 01:02

Cette dernière quinzaine été riche en évènements et en polémiques sur certaines déclarations de Ségolène Royal.

            J’envisageais donc depuis le début de la semaine de mettre en ligne un petit billet d’humeur suite à certains commentaires que j’ai entendu suite à la suspension d’Arnaud Montebourg de son rôle de porte parole de notre candidate (et non du PS, puisqu’il faut le préciser), de la déclaration de Ségolène Royal sur le Parti Québecquois et du piège tendu par un humoriste de droite à notre candidate se faisant passer par le Premier Ministre du Québec entraînant une plaisanterie à mon goût très drôle sur l’opinion des Français sur l’indépendance de la Corse.

 

 

 

            Je vous aurais dit que si Arnaud Montebourg lui-même, qui est le premier concerné par sa suspension a compris qu’il a commis une gaffe et qu’il soutient indéfectiblement Ségolène Royal, pourquoi polémiquer encore ?

 

 

 

            Je vous aurais dit qu’un parti qui est pour la laïcité, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le progrès social, le droit international, l’écologie durable a des valeurs communes avec le Parti Socialiste et que c’est le cas du Parti Québécois et que dire cela, ça ne veut pas dire qu’on est pour le démantèlement du Canada ou qu’on veut se mèler d’une question qui ne regarde que les Canadiens. J’aurais dit en passant que Ségolène Royal s’est fait traiter d’irresponsable par la Droite pour n’avoir pas dit à un journaliste de Radio Canada le quart de la moitié  de ce qu’un certain Charles de Gaulle a dit à une foule de Québécois en délire en déclarant : « Vive le Québec ! Vive le Québec libre ! »… et que je sache, le Général de Gaulle n’était pas un modèle d’irresponsabilité.

 

 

 

            Sur la Corse, je vous aurais cité cette phrase de Pierre Desproges : « On peut rire de tout, ça dépend avec qui » et que donc, contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy, on peut plaisanter un peu sur la Corse avec le Premier Ministre du Québec qui, contrairement à Nicolas Sarkozy, a du lire un ouvrage qui a bien fait rire les Corses à l’époque de sa sortie « Astérix en Corse » de René Goscinny et d’André Uderzo et que donc, si même les Corses arrivent à rire d’eux-mêmes, c’est pas au Ministre de l’Intérieur de nous dire de quoi on a le droit de rire ou pas ! La position de Ségolène Royal est claire, elle l’a dit plusieurs fois : La Corse fait partie intégrante de la République Française.

 

 

 

            Seulement voilà, en reflechissant un peu, je me suis dit : « Toutes ce polémiques sur des sujets mineurs, les Français s’en tapent !»

 

 

 

            Ségolène Royal s’est faite piégée par un humoriste ? Et alors, ça peut arriver à tout le monde !

 

 

 

            Nicolas Sarkozy a, par erreur, attribué une phrase de Valéry Giscard d’Estaing à François Mitterrand ? Et alors, errare humanum est !

 

 

 

            Les lapsus, les faux pas, les erreurs, ça fait parti de l’humanité.

 

 

 

            L’important et la seule chose qui compte et doit compter pendant cette campagne c’est, comment la France va être gouvernée pendant cinq ans, c’est si on va choisir le modèle néo-libéral, le retour à une sorte d’ordre médiéval proposé par l’UMP ou si on va choisir le modèle d’une Démocratie Sociale renouvelée, d’une République rénovée, d’une nouvelle donne pour les jeunes et une société de l’excellence environnementale.

 

 

 

            Contrairement à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal n’a pas pris de cours de diction, c'est possible ou alors, elle doit changer de prof et vite, soit, mais, écoutez la bien, écoutez la mieux ; quand Ségolène Royal à Bondy parle de la nouvelle donne pour les jeunes, quand à Japy, elle parle du combat des femmes pour l’égalité, quand elle dit que « gauche » ne rime pas avec « désordre », quand elle parle d’une pratique démocratique renouvelée, quand elle parle de cette recherche d’aujourd’hui qui est nos emplois de demain, quand elle parle de la nécessité de prendre conscience du défi climatique, elle montre sa parfaite compréhension des problèmes de notre époque et sa volonté d’impliquer chacun dans les changements nécessaires.            Jean-Louis Bianco l’a très bien montré tout à l’heure sur Europe 1.

 

 

 

            Et puis, il y’a une autre chose qu’il faut que vous sachiez. La démocratie participative, les débats participatif, cela fonctionne et apporte des idées neuves au débat.

 

 

 

            Je suis surpris que la presse ne se soit pas fait l’écho de tout le travail qui est fait tant sur le terrain avec les 5000 débats participatifs, partout en France (et nous en aurons un jeudi 8 à Montrouge sur l’environnement) sur les 4 thèmes choisis par Ségolène Royal ni de tout le travail de synthèse sur les débats en ligne sur www.desirsdavenir.org et en particulier, en fin de synthèse, ce que notre candidate appelle « Ce que j’en retiens… » où elle présente des mesures concrètes à prendre sur toutes sortes de sujets, comme la réussite des élèves en 6ème, le système judiciaire et pénitentiaire, le téléchargement légal, concilier souplesse et sécurité au travail (ce qu’on appelle aussi flexecurité dans les pays nordiques). Tous les discours de Ségolène Royal, toutes ses interviews télé sont en ligne sur le site. Voila ce que la presse vous aurait dit si elle avait pris le temps de lire et ne s’était pas contenté de quelques extraits de déclarations parfois tirées de leurs contextes ou de déduire une position politique d’un canular téléphonique mais il faut croire que lire ça prend trop de temps.

 

 

 

            Afin de bien illustrer ce que je vous dis, je publie ici le « Ce que j’en retiens… » du débat sur « Quelle prison pour quelle justice ? ».

 

 

 

            Ce qui pensent que la démocratie participative est un vain mot seront surpris de constater qu’à partir de ce que les Français lui ont dit, de ses convictions propres et tout en étant fidèle au Projet Socialiste, Ségolène Royal propose une refonte totale du système judiciaire et pénitentiaire basée sur un équilibre juste entre prévention, répression et réhabilitation (le troisième élément ayant toujours été le parent pauvre des politiques judiciaires tous gouvernements confondus).

 

 

 

            Je vous laisse donc découvrir cet article de Ségolène Royal en attendant le 11 février, jour où Ségolène Royal développera toutes ses propositions issues de sa démarche participative.

 

 

 

 

 

Ce débat, concomitant des auditions de la commission parlementaire sur l’affaire d’Outreau, a suscité une réflexion très fouillée et exigeante : les auteurs des contributions considèrent, à juste titre, que la justice est l’affaire de tous les citoyens, et qu’on doit enfin saisir à bras-le-corps la question de la prison. Une justice plus humaine et une prison plus humaine : c’est, au delà des propositions parfois divergentes des uns et des autres, le désir unanime qui ressort de ce forum.

 

 


L’instruction pénale

 

 

 

 

Les citoyens attendent une justice efficace, mais humaine. L’instruction pénale est aujourd’hui critiquée parce que le juge d’instruction est, dans les affaires les plus lourdes, mais aussi au quotidien, noyé sous la masse des dossiers, sans repères et sans recul suffisants, et qu’il doit être à la fois l’enquêteur et l’arbitre de sa propre enquête. Le juge d’instruction doit donc retrouver les moyens juridiques, matériels et humains d’être à égale distance des victimes, des mis en examen et de l’accusation, d’avoir la sérénité sans laquelle la justice est aveugle, d’agir vite, pour raccourcir les procédures, mais sans être poursuivi par l’urgence.

 

 

 

 

Trois principes doivent à mes yeux contribuer à cette justice plus humaine : renforcer la collégialité, donner des moyens enfin à la hauteur des enjeux, redéfinir précisément les fonctions du juge d’instruction.

 

 

 

 

1 - Même expérimenté, le juge d’instruction est aujourd’hui très seul. Si les fonctions de l’instruction sont par nature des fonctions indépendantes et individuelles, la gravité ou la complexité particulière de certains dossiers peuvent imposer que plusieurs magistrats soient associés pour les mener à bien. La chambre de l’instruction, qui contrôle en appel les décisions du juge d’instruction, devrait pouvoir imposer une co-saisine, la même affaire étant alors traitée par deux juges, et dans les affaires les plus lourdes, un pool de magistrats devrait pouvoir être mobilisé.

 

 

 

 

2 - La chambre de l’instruction, chargée d’examiner en appel les décisions prises par les juges d’instruction, pourrait voir ses prérogatives considérablement élargies pour assurer un contrôle effectif et périodique du travail effectué dans chaque dossier par les magistrats instructeurs. En fin d’instruction, la chambre de l’instruction serait tenue d’examiner toutes les procédures. Elle aurait ainsi pour mission de s’assurer que le dossier est complet et que peut utilement s’ouvrir un procès pénal. Si ce n’est pas le cas, la procédure serait systématiquement renvoyée au juge pour complément d’enquête.

 

 

 

 

3 - Toutes les décisions portant atteinte aux libertés individuelles devraient être prise par un collège de magistrats du siège, après un débat contradictoire où l’accusation et la défense interviendraient à armes égales. Il s’agit d’un approfondissement de la voie ouverte par la loi du 15 juin 2000, qui a retiré au juge d’instruction les décisions de placement en détention provisoire au profit du juge des libertés et de la détention.

 

 

 

 

4 - Il est également nécessaire de mieux garantir les droits de la défense tout au long de la procédure pénale, et ce dès le stade de la garde à vue.

 

 

 

 

5 - La formation des magistrats et leur affectation à la sortie de l’Ecole Nationale de la Magistrature doivent être adaptées aux évolutions de la justice souhaitées par nos concitoyens.

 

 

 

 

6 - Enfin, et c’est essentiel, la Justice doit avoir des moyens supplémentaires à la hauteur de ses missions. La loi d’orientation et de programmation pour la justice de 2002 (LOPJ), adoptée par le Gouvernement Raffarin, affichait cette ambition. Force est de constater que l’effort budgétaire n’a pas suivi : le retard accumulé sur quatre ans d’exécution de la loi (2003-2006) s’établit à plus de deux mille emplois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La prison

 

 

 

 

Malesherbes déjà, dans sa célèbre adresse à Louis XVI, écrivait : « Sire, les prisons de votre royaume ne sont pas dignes de votre majesté ». En 2006, les prisons françaises sont indignes du Peuple français au nom duquel est rendue la Justice. Le récent rapport du commissaire européen aux droits de l’homme, Gil Robles, disponible sur www.commissioner.coe.int illustre ce constat malheureusement ancien : locaux vétustes, parfois à la limite de l’insalubre, surpeuplement carcéral, soins médicaux insuffisants, violences entre détenus, quartiers pour mineurs inadaptés.

La peine privative de liberté est trop souvent considérée exclusivement comme une sanction et non comme un moyen de réadapter et de réhabiliter la personne détenue en vue de sa réinsertion sociale : la prison ne remplit pas sa mission de réinsertion et désocialise et déshumanise davantage les personnes qui lui sont confiées ; elle rend à la société des personnes plus fragilisées et parfois plus dangereuses.

Il est urgent que la prison réponde enfin aux besoins de notre société de concilier nécessité de punir et exigence de réintégration sociale des personnes détenues.

Pour redonner un sens à la privation de liberté, il s’agit d’améliorer les conditions de détention des personnes détenues et de recourir moins exclusivement à la prison.







1. Améliorer les conditions de détention:



Garantir le respect des droits de l’homme en prison




Les personnes privées de liberté doivent être traitées dans le respect des droits de l’homme. Pour garantir la protection effective des droits et libertés en prison, la définition d’un statut juridique de la personne privée de liberté est devenue nécessaire. Le principe de la prééminence du droit, essentiel dans toute société démocratique, implique que soit clairement affirmé qu'à l'exception de la privation de « la liberté d'aller et de venir », l’ensemble des droits et libertés sont garantis aux personnes détenues. Admettre que la peine a pour finalité la réintégration dans la société d’une personne condamnée implique qu’une personne incarcérée est, et demeure, une « personne humaine », un « citoyen », un « justiciable » mais aussi un « usager » qui est en relation, certes obligée, avec un service public administratif. On oppose souvent l’intérêt des victimes à la question des droits des détenus : améliorer les conditions de détention serait nier la souffrance des victimes. Il faut réaffirmer que le respect des droits de l’homme est inconditionnel et que la souffrance des uns ne pourra jamais répondre à celle des autres.



Assurer des conditions de vie humaines en prison.



La première mesure à prendre est l’encellulement individuel des personnes détenues. Actuellement, 3 détenus sur 4 vivent dans un établissement surpeuplé dans lequel il n’est pas rare de trouver 3 voire 4 détenus dans 9m2. Il faut mettre un terme aux situations souvent dramatiques qu’engendre la promiscuité. En votant la loi du 15 juin 2000 (loi sur la présomption d’innocence), le législateur s’était fixé un délai de trois ans pour parvenir à cet encellulement individuel. Mais, le 12 juin 2003, cette échéance a été reportée de cinq ans. Il est temps de nous mettre en conformité avec les nouvelles Règles pénitentiaires européennes adoptées par le conseil des Ministres du Conseil de l’Europe le 11 janvier 2006 en vertu desquelles (Règle 18. 5) « chaque détenu doit en principe être logé pendant la nuit dans une cellule individuelle, sauf lorsqu’il est considéré comme préférable pour lui qu’il cohabite avec d’autres détenus ». Les moyens budgétaires nécessaires doivent y être consacrés, alors qu’ils passent aujourd’hui à la création de places supplémentaires sans amélioration des conditions de détention. En instaurant le principe de l’encellulement individuel, il ne s’agit bien sûr pas de renoncer à la vie sociale pendant la journée, préalable indispensable à la resocialisation.



Il faut aussi permettre le développement des liens familiaux des détenus, qui est un élément essentiel dans le processus de retour dans de bonnes conditions dans la société de la personne condamnée. Il s’agit là d’abord de répartir les détenus dans des prisons situées près de leur lieu de résidence ou de celui de leur famille, de faciliter les communications et les visites, et de mettre en place des unités de vie familiale dans tous les établissements pénitentiaires.



Instaurer un contrôle extérieur et indépendant des prisons



La nécessité d’un regard extérieur dans un monde clos comme celui de la prison s’impose désormais. Cela passe par la création d’une autorité indépendante des prisons. Comme l’a estimé le Premier président de la Cour de cassation en mars 2000, un tel contrôle doit ajouter à la « concrétisation des droits » des personnes détenues, « la garantie d’une pratique professionnelle dégagée des tensions et l’assurance d’une référence incontestable » pour les membres du personnel. En ce sens, il constitue bien la protection attendue pour tous ceux qui vivent ou travaillent quotidiennement au sein de l’institution carcérale.







2. Diminuer le recours systématique à la prison :



La détention provisoire doit être l’exception




Au 1er janvier 2006, les prisons françaises comptent 19 732 prévenus, alors qu’elles en accueillaient 16 124 au 1er janvier 2002. La détention provisoire est la cause essentielle de la surpopulation en prison : actuellement une personne sur trois en prison est en attente de jugement. A cette fin, le contrôle judiciaire, principale alternative à la détention provisoire, doit être développé, et le placement en détention provisoire doit être réservé aux prévenus violents, dangereux ou présentant un risque de récidive.



Développer les alternatives à la prison :



Le Conseil de l’Europe préconise de « réduire le recours aux peines de longue durée et de remplacer les courtes peines d’emprisonnement par des sanctions et mesures appliquées dans la communauté », d’inciter les magistrats « à recourir aussi largement que possible » à ces mesures alternatives, de dépénaliser, décriminaliser ou requalifier certaines infractions « de façon à éviter [qu’elles] n’appellent des peines privatives de liberté ». C’est dans cet esprit qu’il nous faut redéfinir un bon usage de la privation de liberté.



Développer et systématiser les mesures d’aménagements de la peine :



Plus de 80 % des condamnés libérés sortent de prison sans avoir bénéficié ni d’une libération conditionnelle, ni d’une semi-liberté, ni d’un placement extérieur. Pourtant il est démontré qu’une sortie sèche en fin de peine est plus risquée au regard de la perspective de récidive. Les aménagements de peines, dûment encadrés et contrôlés sont une des clés de la réinsertion des personnes détenues.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Billets d'Humeur
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Dimanche 11 février 2007 7 11 /02 /2007 19:24

« Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. » St Paul

 

 

 

 

 

TestimonianzaVoici la couverture de la version italienne du livre de Nicolas Sarkozy : « Témoignage. Si rien ne me choque dans le fait que le candidat de l’UMP fasse connaître ses idées de part l’Europe, en revanche, il est certains types d’amitiés qu’un authentique démocrate ne peut accépter.

 

 

 

Comme vous pouvez le constater, la préface de la version italienne du livre de Monsieur Sarkozy est rédigée par un certain Gianfranco Fini. Quoi de plus normal me direz vous qu’un ami italien de Nicolas Sarkozy rédige une préface ?

 

 

 

Et bien le problème vient du fait que Monsieur Fini est le chef d’un parti italien appelé « Alleanza Nationale », ce parti n’est autre que le Moveminto Sociale Italiano (MSI qu’on peut aussi traduire par Mussolini Sei Immortale –Mussolini est immortel) sous un nouveau nom. D’ailleurs, voici le logo de ce joyeux parti de nationalistes néo-fascistes italiens : PNG - 6.3 ko

 

 

 

Ca ne vous rappelle rien ? Et oui, vous avez raison, c’est de cette flamme que c’est inspiré le Front National pour son ancien logo.

 

 

 

L’Alliance Nationale a beau proclamer dans ses statuts, que vous pourrez trouver sur son site si vous comprenez l’Italien, que c’est un parti démocratique qui respecte la pluralité et respecte toutes les éthnies, il a beau se faire passer pour un parti de droite respectable, les portraits et les bustes de Mussolini ainsi que les gros bras en bombers et aux crânes rasés sont toujours là !

 

 

 

            Il est vrai que Nicolas Sarkozy cite souvent en exemple Edouard Balladur qui, à la fin des années 80,  pressait Jacques Chirac de passer un accord de désistement réciproque avec le Front National qui à cette époque là siégeait sur les mêmes bancs que le MSI, chose que Jacques Chirac a toujours refusée.

 

 

 

            Les républicains et démocrates de tous bords, qu’ils soient de gauche, qu’ils soient socialistes, qu’ils soient du MRC, qu’ils soient des libéraux sincères, gaullistes authentiques ou démocrates chrétiens doivent s’unir pour lutter contre le fascisme et refuser de donner leurs voix à un homme cité en exemple par un parti néo-fasciste !

Pour consulter le site de l'Alliance Nationale : cliquez ici

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Billets d'Humeur
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Dimanche 4 mars 2007 7 04 /03 /2007 17:46

Bayrou

            Depuis quelques jours, la presse se fait écho de la montée de François Bayrou dans les sondages. On nous dit qu’il prendrait des voix à Ségolène Royal et qu’une majorité de bobos seraient tentés de voter pour lui. On nous dit que sa vision de la politique, à savoir, prendre les meilleurs de la Gauche et les meilleurs de la Droite pour les faire gouverner ensemble est une vision moderne de la politique. On nous dit que François Bayrou est un homme neuf qui a une vision différente de la politique. On nous dit que si François Bayrou était élu, il nommerait Dominique Strauss-Kahn Premier Ministre.

            François Bayrou, pour la grande majorité des Français qui sont des gens tolérants et qui savent bien, qu’au-delà des petites phrases et des rivalités de personnes, la France regorge tant à droite qu’à gauche de politiques forts talentueux et compétents, propose une véritable révolution : l’union des forces démocratiques.

 

 

 

            Il est certes vrai que François Bayrou est un homme de centre droit qui n’a pas la même conception des libertés individuelles et du fonctionnement de la démocratie que Nicolas Sarkozy. François Bayrou appartient à la Démocratie Chrétienne, cette famille politique de droite, il est vrai mais qui a quand même quelques notions sociales. François Bayrou ne représente pas le danger que représente Nicolas Sarkozy pour la démocratie. Je n’attaquerai donc pas François Bayrou comme j’ai attaqué Nicolas Sarkozy (et comme je l’attaquerai encore) en ce sens que la grande estime que je porte à François Bayrou en tant qu’homme ne peut m’empêcher de combattre ses idées tandis que je trouve Nicolas Sarkozy dangereux non seulement à cause des ses idées mais des sa personnalité tourmentée et agitée et des ses mauvaises fréquentations.

 

 

 

            Oui, je crois François Bayrou sincère et honnête mais je crois qu’il ne réalise pas à quel point il est de droite, cette bonne vieille Droite qu’on combattait parce qu’on n’était pas d’accord avec mais qui n’était pas foncièrement dangereuse pour la Liberté, mis à part le fait qu’elle fermait les yeux sur quelques personnages puants du type Maurice Papon. Mis à part ça, il y’avait beaucoup moins de risque pour les libertés individuelles à voter Valery Giscard d’Estaing en 1974 qu’à voter Nicolas Sarkozy en 2007. Je crois aussi que François Bayrou est un utopiste. C’est bien la première fois qu’on voit un utopiste se réclamer du Centre. Regardez Raymond Barre, il avait bien les pieds sur terre lui !

 

 

 

            Je ne suis pas d’accord avec le point de vue de Monsieur Bayrou et j’entends ici remettre les faits dans leur véritable perspective.

 

 

 

Le Premier Ministre avec le profil de Jacques Delors en plus jeune :

 

 

 

 Jacques Delors, un bâtisseur de l'Union européenne.           Je me souviendrai toujours de ce jour de fin 1994 où Jacques Delors a annoncé dans 7/7 présenté par Anne Sinclair qu’il ne se présenterait pas à l’élection présidentielle. Jacques Delors était à cette époque là le plus compétent des Socialistes pour ce poste. C’était un européen convaincu, un excellent économiste avec une vision pour la France, l’Europe et le monde qui allait à 25 ans. Quelque chose en moi me dit que si Jacques Delors s’était présenté en 1995, il aurait su gagner contre Chirac et qu’il aurait été un grand Président. L’Europe doit énormément à Jacques Delors et j’espère qu’un jour, l’Histoire saura lui rendre justice. Jacques Delors est un homme de gauche pragmatique qui voit les choses telles qu’elles sont mais veut les changer pour le progrès de tous.

 

 

 

            C’est donc Jacques Delors en plus jeune que voudrait François Bayrou à Matignon et là, toute la presse voit Dominique Strauss-Kahn- dont François Bayrou n’ a pas même cité le nom-  devenir le Premier Ministre de François Bayrou, les bobos le souhaiteraient en oubliant plusieurs petit détails :

1)      Parmi les trois candidats à l’investiture socialiste du 16 novembre, un seul a appartenu au « Club Témoin », le club de Jacques Delors et c’est… Ségolène Royal.

2)      Dominique Strauss-Kahn a fait ses armes en politique avec Lionel Jospin (après un court passage au CERES de Jean-Pierre Chevènement) et il ne vole de ses « propres ailes » que depuis 2002 ; ça fait quelques nuances avec Jacques Delors.

3)       Dominique Strauss-Kahn a refusé catégoriquement la proposition de François Bayrou, montrant ainsi, s’il en était besoin, sa loyauté sans faille envers le Parti Socialiste, son parti.

4)      Le rêve de Dominique Strauss-Kahn est de créer une sociale démocratie à la française, pas de faire alliance avec la Droite

5)      On voudrait faire éclater le PS en faisant douter de la loyauté d’un de ses éléments moteurs qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

 

 

 

Le Grand Parti Démocrate :

 

 

 

            François Bayrou nous annonce hier qu’il veut créer un grand Parti Démocrate à l’image du Parti Démocrate Américain et du Parti du Congrès Indiens.

 

 

 

            François Bayrou oublie là aussi certains petits détails.

 

 

 

            Aux Etats-Unis, c’est le bipartisme qui fonctionne. Il y’a un parti conservateur, voulant réduire à son expression minimum le pouvoir de l’Etat central et pratiquant le néo-libéralisme à outrance, il s’agit du Parti Républicain et un parti progressiste qui veut que l’Etat central aide ceux qui ont besoin d’être aidés, qui donne de la place à l’éducation et à la santé et qui veut que l’Etat fédéral ait les moyens d’accomplir ses missions, c’est le Parti Démocrate. En plus de ça, ces deux grands partis sont financés par des lobbies et des entreprises privées, ce qui est interdit en France. La politique d’un parti américain est donc déterminée par un compromis entre sa ligne politique et ses intérêts financiers.

            Il y’a aussi pléthore de petits partis dont un microscopique Parti Communiste, un petit Parti Socialiste, un petit Parti Vert. Sachant que l’élection présidentielle se joue sur un tour, qu’un électeur américain vote non pour le Président directement mais pour un grand électeur qui lui élira le Président, sachant aussi que pour les législatives, c’est celui qui arrive en premier qui est élu même s’il n’a que 15 % des voix. L’électeur américain qui vote autre chose que Démocrate ou Républicain est donc un original car voter autre chose, c’est prendre le risque de certain de voir élu quelqu’un qu’on a pas voulu. Exemple concret : les 2 ,74% d’électeurs qui ont voté pour Ralph Nader, le candidat vert en 2000 ont manqué à Al Gore pour être Président au lieu de Bush. On voit ce que Bush a fait de sa présidence.

            Même si la démocratie américaine a besoin de se perfectionner, il n’en reste pas moins vrai qu’il y’a une opposition forte entre une droite et une gauche et que l’alternance s’y est réalisé plusieurs fois. Mais il y’a deux grands partis qui s’opposent.

 

 

 

            En Inde…

            Mais je vois que j’allais parler de la démocratie indienne – la plus grande démocratie au monde- sans parler un peu de ce qu’est l’Inde.

            L’Inde possède une très grande civilisation, c’est un pays merveilleux. Les Indiens ont stoppé Alexandre, construit le Taj Mahal, construit des temples somptueux et des villes magiques. Les Indiens maîtrisent la technologie nucléaire et envoient des sattellites dans l’espace mais l’Inde est le pays le plus dépaysant pour un occidental qui soit au monde. Allez en Afrique, allez en Chine, allez en Amérique du Nord ou du Sud, vous trouverez toujours une référence culturelle commune avec vos ôtes. En Inde, tout est différent.

            Dans n’importe quel pays au monde, si vous êtes en voiture et qu’une vache est au milieu de la route, vous allez descendre, lui parler à l’oreille, la tirer par le collier en disant : « Par ici la Noiraude, c’est dangereux sur la route ». En Inde, gare à vous si vous faite ça : la vache est sacrée.

            Dans n’importe quel pays au monde, si vous avez la lèpre, qu’on vous soigne (le traitement est connu et vaut 7,50 euro par malade) et que vous guérissez, c’est la fête, vous récupérez votre vie, votre travail, votre rang social… pas en Inde, vous êtes un intouchable, un paria à vie.

            Dans n’importe quel pays au monde, si vous êtes témoins d’un accident, que vous venez en aide à une victime et que cette victime vient à décéder, on vous remercie d’avoir tenté de faire quelque chose pour sauver votre prochain… pas en Inde, au mieux, vous êtes coupable d’un homicide involontaire, au pire, vous êtes un meurtrier.

 

 

 

            J’oubliais aussi que tout étranger conduisant une voiture en en Inde est automatiquement considéré comme responsable s’il a un accident de la circulation même si le code de la route est de son côté.

 

 

 

            Comme vous pouvez le voir, comparer la civilisation indienne à la civilisation occidentale n’a strictement aucun sens alors comparer le système démocratique… !

 

 

 

            En gros, mais vraiment en gros, le Parti du Congrès est un parti fondé par un Anglais à la fin du XIXème siècle dont a été membre la Mahatma Gandhi. Gandhi considérait que se parti devrait être dissout après l’indépendance mais il est resté uni. Dans les années 90, de petits partis dissidents se sont crées qui ont tous le mot « Congrès » dans leurs intitulés. Le Parti du Congrès a pour seul opposant sérieux le BJP dont le programme est de zigouiller les Musulmans d’Inde. Si les Indiens vivent très bien cette situation, je crois qu’en France, il serait difficile d’imaginer un parti démocratique ayant le pouvoir, avec à côté une ribambelle de petits partis démocratiques de gauche ou de droite qui n’auront jamais le pouvoir et comme principal opposant, un parti nationaliste qui veut opérer une véritable purification religieuse.

 

 

 

            Imaginons un peu ce que serait le Paysages Démocratique Français si le Parti Démocrate voyait le jour.

 

 The ten original Care Bears in the logo for the 1980s franchise, with Tenderheart Bear at top.

 

            Je rappelle que dans le PD de Monsieur Bayrou (désolé pour le sigle, c’est Bayrou qui a choisi le nom de son parti), il y’aurait (j’insiste sur le conditionnel), les deux tiers du PS, les Verts, l’UDF et deux tiers de l’UMP autrement dit, deux français sur trois. A gauche, on aurait la partie la plus à gauche du PS, le PC, les trotskistes de LO et de la LCR et les altermondialistes. A droite, on aurait comme opposition, les plus réacs de l’UMP, Villiers et le FN. Les deux extrêmes ne pouvant former une coalition pour gouverner ensemble, vous pensez bien que le PD serait au pouvoir serait au pouvoir pour longtemps avec comme seule alternance possible : Le Pen… ou les trotskistes… ça fait rêver !

 

 

 

            Le PD de Bayrou est un impossible rêve, celui de conjuguer tous les talents. Alors oui, on peut croire avec les meilleurs intentions du monde qu’un gouvernement avec DSK comme Premier Ministre, Villepin aux Affaires Etrangères, Chevènement à l’Intérieur, Lang à la Culture, Borloo au Logement, José Bové à l’Agriculture et Sarkozy… à Neuilly sur Seine ça serait une belle preuve d’union de la Nation où tous les Hommes seraient frères. Mais malheureusement, la France, ce n’est pas l’Ile aux Enfants ni le pays des bisounours, c’est un pays réel avec des gens différents. Il y’a des gens de grand talent à gauche et à droite mais ils ont des conceptions radicalement différentes de la société. Il suffit de comparer les programmes de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy pour s’en convaincre. Mettre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal dans le même parti, c’est comme mettre de l’acide nitrique et de la glycérine dans le même flacon : c’est très dangereux !

 

 

 

Quelle majorité pour Bayrou ?

 

 

 

            Soyons fous deux secondes et imaginons que François Bayrou soit élu Président de la République.

 

 

 

            Bon, première chose, sous la Vème République (je sais que Bayrou veut la VIème comme beaucoup de Socialistes mais on est encore sous la Vème), le Président choisit le Premier Ministre en faisant en sorte qu’il puisse tenir devant l’Assemblée Nationale. Dans cette logique, Sarkozy nommerait un UMP et Ségolène Royal un Socialiste mais Bayrou, lui, veut nommer un Socialiste.

            Si quand on vient d’être élu, on décide de nommer un Premier Ministre de l’autre camp, on a la décence d’attendre les législatives et là de nommer le chef de la maison d’en face. La maison d’en face pour l’UDF et ce, depuis qu’elle a été crée pour soutenir Valery Giscard d’Estaing qui lui, en bon démocrate n’aurait jamais imaginé se fondre dans le même parti que François Mitterrand, c’est le Parti Socialiste dont le Premier Secrétaire est François Hollande. Vous imaginez François Hollande qui accessoirement se trouve être le compagnon de Ségolène Royal, accepter d’être le Premier Ministre d’un homme qui aurait fait subir au PS et à sa compagne, mère de ses enfants, la pire humiliation que son parti ait jamais subit avec le 21 avril 2002. Car, ne nous y trompons pas, si Bayrou était  présent au second tour, c’est que Ségolène Royal aurait été éliminée.

            Alors Bayrou irait voir un autre ou une autre socialiste qui saurait bien que s’il disait oui, il passerait pour un traître aux yeux de tous les autres socialistes.

            Au cas ou aucun socialiste ne voudrait, il irait chercher un UMP. Ah oui…, il y’a ça aussi, l’état de l’UMP suite à une défaite de Sarkozy face à Bayrou. La nature des choses est que l’homme fort de la Droite, s’il perd, perde contre le représentant du camp d’en face, pas contre le supplétif de son propre camp. La nature des choses dans l’esprit de Sarkozy est qu’il se retrouve face à Ségolène Royal. Tel qu’on le connaît, s’il se retrouvait face à Bayrou, il croirait n’en faire qu’une bouchée alors qu’en réalité, le piège se serait refermé sur lui : il serait en réalité déjà perdant.

            Sarkozy qui rêve d’être Président depuis qu’il a du poil au menton le ferait payer très cher à l’UDF qui n’a un groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale que parce que l’UMP lui réserve des circonscriptions. Sans les voix UMP, il n’y a pas d’UDF !

 

 

 

            Qu’on le prenne dans un sens ou dans l’autre, si François Bayrou était élu Président de la République, il serait l’otage turbulent de l’UMP, c’est tout.

 

 

 

            Enfin, le dernier élément à prendre en compte est que nous ne sommes pas en Allemagne où on peut faire une coalition si les deux grands partis sont à 50/50. Ce n’est pas la tradition française. Il n’y a qu’une seule exception : l’Union Sacrée, quand le sol de la Patrie est attaqué, tous les Français ont le devoir de s’unir.

 

 

 

François Bayrou, pas de droite… ?

 

 

 

 

 

 

            Il y’a enfin une chose qui m’agace terriblement, c’est cette histoire de ni gauche, ni droite. Il appelle ça l’extrême centre.

            Soit, je veux bien mais alors, il faudrait, pour être un vrai centriste que François Bayrou ait pris autant de mesures de gauche que de mesures de droite.

            Regardons un peu le parcours politique de François Bayrou. Je mets D pour un truc de droite et G pour un truc de gauche :

            -Il est élu Conseiller Général en 1982 à l’âge de 30 ans. Il est déjà à l’UDF qui à cette époque est dans l’opposition (certains croyaient encore cette année là que les chars russes allaient défiler sur les Champs Elysées un de ces 4 matins). D

            -Soutient Balladur pour l’élection présidentielle de 1995. D

            -Tente d’intégrer au budget de l’Etat les investissements pour les établissements confessionnels (1994). D

            -Refuse toute alliance avec le FN aux régionales de 1998… Républicain, tout simplement…

            -2002, donne une claque à un enfant qui tentait de lui faire les poches…C’est ni de gauche, ni de droite : il a bien fait !

            -Depuis 2002 : a voté tout ce qu’à fait l’UMP sauf lors de deux motions de censure déposées par le PS. François Bayrou a globalement soutenu une politique et un gouvernement de droite. DDDDD et D !

  

    Enfin, suivant le bon vieil addage, dis moi qui sont tes amis, je te dirais qui tu es : A Montrouge, le Maire Jean-Loup Metton qui est bien de droite avec ses caméras aux carrefours principaux pour surveiller qui circule où, sa volonté de casser petit à petit le bâtit existant au bénéfice des promoteurs, son couvre-feu à 22H00 pour les cafés, sa conception que la jeunesse est un risque (il y'a un département Jeunesse et Prévention à la Mairie de Montrouge) et bien notre Maire qui est bien de droite soutient Bayrou. Je vois mal Jean-Loup Metton prendre des Socialistes dans sa majorité municipale.

   

 

 

 

 

            Pour conclure cette démonstration, je cite Laurent Joffrin de « Libération » :

 

 

 

            « On peut comprendre la tentation Bayrou. L’homme est talentueux, direct, simple. Déjà ministre sous Balladur, il se présente comme une alternative au « système ». C’est un vieux routier qui parle neuf. Ses attaques contre TF1 lui ont valu une large adhésion. Ses envolées mendéssistes sur les promesses inconsidérées lui assurent l’estime des réalistes. Ses aspirations de franc-tireur sont souvent bienvenues. En général, les centristes sont ronds. Voici un centriste carré. Mais entre droite et gauche, les bobos qui rêvent d’un ni-ni oublient une chose : les actes en disent plus que les mots. Bayrou, le fier discoureur, a toujours, à l’heure des choix, agi avec la Droite. Ceux qui ne veulent pas l’imiter ne doivent pas l’écouter. »

 

 

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Billets d'Humeur
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Samedi 17 mars 2007 6 17 /03 /2007 00:27

NO COMMENT...

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Billets d'Humeur
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Lundi 2 avril 2007 1 02 /04 /2007 13:26



Résumé des Episodes Précédents :

 

            Mardi soir, alors même que Nicolas Sarkozy venait de démissionner de son poste de Ministre de l’Intérieur, de graves incidents se déroulent à la Gare du Nord.

 

            Un homme de 32 ans en situation irrégulière est contrôlé sans titre de transport sur le quai de la ligne 5 du métro. Il se trouve que cet homme serait en situation irrégulière et qu’il aurait donné une gifle au contrôleur arguant du fait qu’il n’avait pas besoin de ticket vu qu’il venait juste chercher sa femme qui devait descendre justement sur ce quai. Cet homme serait de plus défavorablement connu des services de police suite à 22 condamnations. Alors bien sûr, les contrôleurs font appels aux policiers qui passaient par là.

 

            Ca, c’est la version  donnée par François Barouin, le nouveau Ministre de l’Intérieur.

 

            En temps normal, ce type d’incident se serait limité à une simple interpellation et ni vous ni moi n’aurions jamais du en entendre parler. Seulement voilà, pour une raison inconnue, 500 jeunes voyous ont cru bon d’en venir aux mains avec les 50 policiers.

 

            Et puis, dans le courant de la semaine, on apprend que s’il est vrai que l’individu contrôlé était bien sans titre de transport, il était présent légalement en France et que son casier judiciaire comporte sept délits mineurs et en tout cas, pas franchement liés à des actes de violence. On apprend aussi qu’il n’est pas sûr qu’il ait donné une gifle au contrôleur.

 

            Pour Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal se met du côté des fraudeurs de façon hystérique (littéralement, ses nerfs seraient sous conduite de son utérus – les femmes apprécieront).

 

            On apprend d’un Philippe de Villiers se posant en témoin oculaire –alors qu’il n’était pas sur les lieux- que ces « émeutes » (sic ) ont été provoquées par des immigrés. On a beau lui dire que d’autres jeunes « immigrés » comme il dit ont tenté de calmer les autres en leur disant qu’ils feraient mieux d’aller voter, il n’en a cure : c’est l’immigration et la Gauche qui sont responsables et de moquer le patriotisme de Ségolène Royal samedi dernier.

 

            Trop c’est trop !

 

            -Qui a été Ministre de l’Intérieur pendant presque toute la période de 2002 à 2007, Ségolène Royal peut-être ?

            -Qui a dressé les Français des différents quartiers les uns contre les autres, Ségolène Royal peut être ?

            -Qui est responsable de la montée de l’insécurité de l’insécurité et du chômage ? Ségolène Royal peut-être ?

            -Ségolène Royal serait-elle d’un seul coup devenu responsable de tous les malheurs de la France au prétexte qu’elle est la candidate de la Gauche ?

 

            Que lui reprochera t’on encore ? De sauter par-dessus les tourniquets du métro, de torturer les animaux, de battre les enfants, d’avoir révoqué l’Edit de Nantes et exterminé l’Homme de Néenderthal ?

 

            Pour vous faire une idée de ce qu’il s’est vraiment passé, et histoire de redonner un peu de hauteur à ce débat, je vous propose une vidéo.


Capture d'écran du 28/03/2007 : Pour voir la vidéo cliquez ici


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Billets d'Humeur
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Dimanche 15 avril 2007 7 15 /04 /2007 18:15

            Depuis quelques jours, deux personnalités socialistes ont indiqué qu’elles souhaitaient une alliance avant le premier tour avec François Bayrou. Certains électeurs de gauche (pas une majorité heureusement) nous font savoir qu’ils envisagent de voter François Bayrou au premier tour car il serait, selon eux, le meilleur candidat pour battre Nicolas Sarkozy.

 

            Si vous êtes dans ce cas, ce billet d’humeur vous est destiné.

 

            Si vous voulez battre Nicolas Sarkozy et la Droite, vous avez en réalité toutes les raisons de voter pour la seule candidate capable de battre Nicolas Sarkozy et de faire une politique de gauche.

 

1)      François Bayrou est un homme de droite avec un programme de droite et une stratégie de droite :

 

 

J’ai un grand respect pour les opinions de chacun. François Bayrou est un homme honnête, courageux, respectable et qui n’a pas le côté inquiétant de Nicolas Sarkozy. C’est un vrai républicain mais c’est un homme de droite qui a participé à des politiques de droite (Cf. « Les dangers de la tentation Bayrou »).

 

Pour en être convaincu, il suffit de lire son programme que j’ai récupéré sur le marché de Montrouge ce matin.

 

-Les deux emplois sans charges pendant 5 ans par entreprise : c’est une mesure de droite

-Payer 35% de plus les heures supplémentaires sans que ça coûte plus cher aux entreprises, c'est-à-dire, pas de cotisations sociales sur ces heures et donc pas d’acquisition de points retraite sur ces heures, c’est carrément un copier-coller de la proposition de Nicolas Sarkozy du « Travailler plus pour gagner plus »,

-François Bayrou propose de très bonnes choses pour la recherche mais sans mettre les budgets qui vont avec,

-Il est aussi pour un service minimum dans les transports ce qui est typiquement une mesure de droite et dans le même temps, il ne fait aucune proposition pour améliorer le dialogue social sinon revenir au statu quo des accords de Grenelle

- François Bayrou veut mettre en place un plan de sécurisation des côtes pour lutter contre l’immigration clandestine, c'est-à-dire surveiller celles des frontières extérieures de la France par où aucun immigré clandestin ne passe jamais

 

      Et encore, je ne prends que ce qu’il y’a dans son petit fascicule, si on va sur son site, c’est beaucoup plus complet et on s’aperçoit que son programme c’est 80% de celui de Nicolas Sarkozy, 10% de celui de Ségolène Royal et 10% de choses qui pourraient se trouver dans n’importe quel programme. Non, décidément, la Gauche et la Droite, ce n’est pas la même chose.

 

      Il y’a un autre élément à prendre en ligne de compte par ces électeurs qui se disent  gauche et qui sont prêts à voter Bayrou.

 

      Disons les choses clairement, si comme je le pense, François Bayrou est éliminé dés le premier tour, il n’aura que trois options :

 

-         La première est de montrer qu’il veut vraiment battre Nicolas Sarkozy en appelant à voter pour Ségolène Royal au deuxième tour. Dans ce cas, comme Ségolène Royal a dit que toute personne appelant à voter pour elle au second tour ferait partie de sa majorité présidentielle, il se retrouve dans la majorité présidentielle nouvelle avec le PS, le PRG, le MRC et probablement le PC et les Verts oui mais là, il se coupe de son appareil et de ses militants qui sont de droite donc quand bien même il obtiendrait des circonscriptions réservées par le PS, il aurait grand mal à se trouver des candidats. Cette hypothèse courageuse signifierait sa mort politique.

-         La deuxième consisterait à rejeter Nicolas Sarkozy mais à ne pas appeler à voter pour Ségolène Royal. Venant d’un homme de droite, tout le monde comprendrait cela comme un soutien implicite à Ségolène Royal mais sans volonté de faire partie de la majorité présidentielle histoire de conserver sa troisième voie ouverte. Dans ce cas, l’UMP rompt tous les accords qu’elle a avec l’UDF et là… c’est la mort politique de François Bayrou.

-         La troisième est que François Bayrou appelle à voter Nicolas Sarkozy. Dans ce troisième cas, ses électeurs venus de la gauche ou ne supportant pas Sarkozy se sentent cocus, l’UDF garde un groupe parlementaire mais la démarche ni droite ni gauche est reniée par son auteur et donc… c’est la mort politique de François Bayrou

 

Je vous donne mon pronostique pour le soir du 22 avril : Si François Bayrou est éliminé, il appellera à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour… comme il l’a toujours fait. Si vous êtes de gauche et que vous avez mangé des pommes en 1995, ne faites pas la même erreur en montant sur le tracteur en 2007.

 

2/ Quand on est de gauche, on vote pour le  candidat de gauche :

 

            Si vous vous dite que les Socialistes auraient pu choisir un meilleur candidat que Ségolène Royal, je vous dit clairement que je ne suis pas d’accord avec vous mais que c’est votre droit de préférer d’autre personnalités au sein du PS mais que Ségolène Royal a justement été choisie par 60% des militants socialistes pour les représenter et qu’elle porte donc les espoirs de tous les Socialistes – y compris ceux du candidat que vous auriez préféré-, les espoirs des nombreuses personnes en difficultés que je croise dans les rues, sur les marchés et dans les débats, les espoirs de tous ces jeunes qui veulent bâtir des nouvelles solidarités de tous ces gens qui se pressent dans ses meetings au point qu’on doit refuser du monde, de toutes ses femmes qui aspirent au respect et à l’égalité réelle, de tous ces chercheurs qui nous ont dit qu’ils étaient sous payés et que leurs conditions de travail étaient déplorables et qui souhaitent ne pas avoir à céder aux sirènes de postes plus valorisants à l’étranger, de tous ceux qui nous ont dit qu’il fallait prendre le problème du réchauffement climatique à bras le corps etc… etc… Voter à droite, c’est voter contre tous ces gens là et voter Bayrou, c’est voter à droite.

 

J’ai pour la première fois entendu dans cette campagne des arguments inédits :

-« Elle est autoritaire »

-« Elle est froide »

-« Je n’aime pas la façon dont elle est habillée »

-« Elle a un gros salaire »

-« Elle ferait mieux de s’occuper de ses enfant »

-« Le drapeau français, c’est pas bien »

-« Couscous Royal a un poix chiche à la place du cerveau »

 

            Vous appelez ça des arguments de fond. Moi pas…

 

            Alors, si vous ne supportez pas sa voix, coupez le son et lisez le Pacte Présidentiel, lisez son livre « Maintenant » (331p. 18Euro) paru chez Hachette Littérature, réfléchissez et vous arriverez comme moi à la conclusion que pour battre Nicolas Sarkozy, pour battre la Droite, seul un candidat de gauche peut le faire car il n’a rien à négocier avec la Droite et vous comprendrez que seule Ségolène Royal peut battre la Droite et Sarkozy pour lancer une politique de progrès qui sortira la France de la mauvaise passe qu’elle traverse actuellement.

 

 

 

 

Je ne vous demande pas de voter par adhésion à tout ce que dit Ségolène Royal mais de voter Ségolène Royal par solidarité envers toutes les forces de progrès qui se sont ou qui vont se rassembler autour d’elle et  si avec grâce à vous, grâce à nous tous, elle est élue et bien je pense qu’en 2012, vous voterez pour elle par adhésion.

 

 

 

           

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Billets d'Humeur
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /2007 01:50

« Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur. » (Beaumarchais)

 

      Quand on n’est pas d’accord avec quelque chose, il faut le dire. Il faut aussi rester fidèle à ses idées.

      Quand on se trompe sur le compte de quelqu’un, il faut le dire aussi.

Le 15 avril, j’écrivais le chose suivante sur ce blog : « Disons les choses clairement, si comme je le pense, François Bayrou est éliminé dés le premier tour, il n’aura que trois options :

 

-         La première est de montrer qu’il veut vraiment battre Nicolas Sarkozy en appelant à voter pour Ségolène Royal au deuxième tour. Dans ce cas, comme Ségolène Royal a dit que toute personne appelant à voter pour elle au second tour ferait partie de sa majorité présidentielle, il se retrouve dans la majorité présidentielle nouvelle avec le PS, le PRG, le MRC et probablement le PC et les Verts oui mais là, il se coupe de son appareil et de ses militants qui sont de droite donc quand bien même il obtiendrait des circonscriptions réservées par le PS, il aurait grand mal à se trouver des candidats. Cette hypothèse courageuse signifierait sa mort politique.

-         La deuxième consisterait à rejeter Nicolas Sarkozy mais à ne pas appeler à voter pour Ségolène Royal. Venant d’un homme de droite, tout le monde comprendrait cela comme un soutien implicite à Ségolène Royal mais sans volonté de faire partie de la majorité présidentielle histoire de conserver sa troisième voie ouverte. Dans ce cas, l’UMP rompt tous les accords qu’elle a avec l’UDF et là… c’est la mort politique de François Bayrou.

-         La troisième est que François Bayrou appelle à voter Nicolas Sarkozy. Dans ce troisième cas, ses électeurs venus de la gauche ou ne supportant pas Sarkozy se sentent cocus, l’UDF garde un groupe parlementaire mais la démarche ni droite ni gauche est reniée par son auteur et donc… c’est la mort politique de François Bayrou

 

Je vous donne mon pronostique pour le soir du 22 avril : Si François Bayrou est éliminé, il appellera à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour… comme il l’a toujours fait. Si vous êtes de gauche et que vous avez mangé des pommes en 1995, ne faites pas la même erreur en montant sur le tracteur en 2007. »

                        Disons les choses franchement, je crois que la troisième voie dont on parle depuis presque 40 ans est un mythe, un impossible rêve mais en je me suis trompé sur la position qu’allait prendre Monsieur Bayrou pour le second tour. Je le prenais pour quelqu’un disons d’un peu trublion dans la Droite qui allait se rentrer au bercail dés son élimination constatée mais aujourd’hui, il a fait une chose que je n’aurais jamais pensé voir de la part d’un élu centriste et il l’a fait par conviction dans sa troisième voie et par respect de la liberté de ses électeurs.

 

                        Sur Nicolas Sarkozy, il dit : « Nicolas Sarkozy, par sa proximité avec les milieux d’affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l’intimidation et de la menace, va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l’ont été. Par son tempérament, et les thèmes qu’il a choisis d’attiser, il risque d’aggraver les déchirures du tissu social, notamment en conduisant une politique d’avantage au plus riche. »

                        Sur Ségolène Royal, il dit : « Ségolène Royal paraît mieux intentionnée en matière de démocratie, encore que le parti socialiste n’ait rien fait quand il était au pouvoir pour corriger ces maux, plus attentive à l’égard du tissu social, mais son programme, multipliant les interventions de l’État, perpétuant l’illusion que c’est à l’État de s’occuper de tout, et qu’il peut s’occuper de tout, créant je ne sais combien de services publics, va exactement à l’encontre, en sens contraire, des orientations nécessaires pour rendre à notre pays et à son économie leur créativité et leur équilibre. »

                        Ses propos sur le candidat de l’UMP sont d’une sévérité jamais vue de la part d’un leader de l’UDF à l’encontre d’un leader de l’UMP. Plus tard au cours de la conférence de presse, François Bayrou ira même jusqu’à condamner la façon dont sont traités les élus de l’UDF au Conseil Général des Hauts-de-Seine.

                        Certes, il se montre en désaccord sur le niveau économique avec Ségolène Royal en particulier à cause du problème de la dette mais la sévérité de son propos à l’égard de notre candidate n’a rien à voir avec ce qu’il dit de Nicolas Sarkozy.

                        Je ne sais pas où ira sa troisième voie ; je ne sais pas quelle position prendront les élus de l’UDF, s’ils auront le même courage que lui face au risque que représente Nicolas Sarkozy  et il faudra bien examiner ceci pour connaître les chances de viabilité du nouveau Parti Démocrate que François Bayrou veut créer mais aujourd’hui, François Bayrou vient de démontrer qu’il en avait dans le ventre. J’ai bien peur pour lui cependant que l’UMP ne lui fasse payer très cher son audace.

                        Monsieur Bayrou, je ne suis pas du tout d’accord avec vous sur le fait que le Pacte Présidentiel de Ségolène Royal va nuire à la créativité de notre économie mais sur le fait que vous alliez au bout de vos convictions je vous dis : « chapeau » !

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Billets d'Humeur
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /2007 21:53

Pour voir la vidéo : cliquez ici

Lorsqu’on entend certains mots comme « liquidation »,  « prédestination » et « reformatage » dans le cadre d’une campagne présidentielle, on est forcément amené à se poser des questions sur les erreurs passées de l’Histoire du monde.

Je vous propose donc cet extrait du « Dictateur » de Charlie Chaplin, à voir et à méditer absolument avant de voter.

 

Ceci sera le dernier article de ce blog avant dimanche 20H00.

 

Si vous aimez ce symbole de Liberté qu’est la France dans le monde, si vous aimez vos enfants, si vous voulez que tous les Français de toutes générations et de toutes origines se rassemblent pour construire une France, une Europe meilleure et un monde meilleur pour tous, si vous croyez à ce grand pays qui vota la Liberté du monde :

 

Votez Ségolène Royal


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Billets d'Humeur
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