Ce que j'ai dit...

Dimanche 5 novembre 2006 7 05 /11 /2006 14:45

 

A compter de ce jour et jusqu’au jour du vote des militants socialistes, Montrouge a du Désir publie les condensés des verbatims de Ségolène Royal intitulés « Ce que j’ai dit… ». Dés aujourd’hui, nous mettons en ligne celui sur l’Europe.

 

 

Ce que j’ai dit sur l’Europe…

 

 

« L’Europe est le seul acteur qui puisse équilibrer les relations internationales dans le sens de la paix »

« La paix. On dit que cet objectif ne correspond plus à la réalité. C’est faux. Certes, il ne s’agit plus de réconcilier la France et l’Allemagne. Mais, à l’Est de l’Europe, la perspective de rentrer dans l’Union européenne a joué un rôle décisif pour apaiser les vieilles haines nationales, toujours promptes à se réveiller, comme l’a montré le contre-exemple yougoslave. Aujourd’hui, on le voit au Liban, le monde a besoin de l’Europe, seule puissance pacifique capable de représenter une alternative à l’hyper puissance américaine. (…) Il est dans la nature d’une puissance solitaire et sans contrepoids de décider unilatéralement et d’être tentée par l’usage de la force. L’ordre international a besoin d’équilibre. (…)
L’Europe est le seul acteur qui puisse équilibrer les relations internationales dans le sens de la paix. Il ne faut donc pas se résigner à l’impuissance et aux divisions actuelles même si celles-ci sont enracinées dans des années d’histoire diplomatique. Le Moyen Orient, l’Afrique, la Russie sont nos voisins : l’Europe doit définir sa politique à leur égard. La France doit sans relâche œuvrer à faire émerger des positions communes à 25 et, si c’est impossible, se donner les moyens d’agir avec le plus grand nombre d’Etats décidés à défendre les mêmes valeurs et le même souci de paix et d’équilibre. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale


« Rétablir immédiatement les aides européennes aux palestiniens »

« Je pense qu’il faut rétablir immédiatement les aides européennes aux palestiniens. Si le désespoir s’installe, la guerre civile aussi. Compter sur cette perspective pour éliminer le Hamas est irresponsable. Je suis au demeurant convaincue que les peuples israéliens et palestiniens veulent la paix. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale


« Une conférence internationale pour la paix au moyen orient »

« Je souhaite que l’Europe prenne l’initiative de proposer une conférence internationale pour la paix au moyen orient, dans le même esprit dans le même esprit que la conférence tenue à Madrid en 1991. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale


«  Les Européens ne veulent pas d’une compétition entre les Etats membres »

« Les Européens ne veulent pas d’une compétition entre les Etats membres à travers les instruments de la fiscalité et du droit social, ou plutôt de l’absence de droits sociaux. Ils ne veulent pas d’un modèle européen qui soit la lutte de tous contre tous. Le résultat serait non pas le triomphe de quelques pays mais l’enrichissement d’un petit nombre d’individus et, partout l’affaiblissement des capacités de redistribution et de solidarité, au détriment des plus faibles et de la cohésion sociale. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale


« Desserrer le carcan budgétaire »

« Il faut desserrer le carcan budgétaire pour que les investissements qui préparent l'avenir n'entrent pas dans le calcul des déficits. Quand la Suède, dans les années 1990, était en pleine crise avec un chômage massif, elle a investi dans la recherche et le développement. Pendant deux ans, cela a fait des déficits provisoires, mais ils sont sortis de la crise et ont maintenant moins de 5 % de chômage. »
Le Monde, 23 juin 2006


« L’Europe par la preuve »

« Plus encore que de règles techniques, c'est d'une vraie volonté politique dont nous avons besoin pour construire ce que j'appelle l'Europe par la preuve, qui conjugue l'émulation (stimulante), l'harmonisation (sociale et fiscale) et la mutualisation (champions industriels, programmes de recherche, bonnes pratiques managériales et sociales). »
Le Monde, 23 juin 2006


« Un programme européen d’investissement massif en faveur des énergies renouvelables »

« Nous pouvons nous rassembler sur l’urgence d’assurer la sécurité et la diversité des approvisionnements, l’importance des économies d’énergie et la nécessité de peser ensemble dans des négociations avec les pays producteurs. En outre, un programme européen d’investissement massif en faveur des énergies renouvelables doit être rapidement élaboré, débattu et mis en œuvre.»
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale


« Stimuler l’Europe de la recherche »

« Stimuler l’Europe de la recherche. L’Europe continue à avoir du retard sur les Etats-Unis en matière de recherche-développement. Or, la recherche est l’élément clé pour assurer la compétitivité de l’Europe et une croissance durable comme cela a été bien souligné dans la stratégie de Lisbonne. L’éparpillement des budgets et souvent leur faiblesse dans les Etats membres, la mise en concurrence des équipes alors que des synergies seraient plus efficaces sont responsables des faiblesses actuelles. Il faut promouvoir et renforcer, lorsqu’elle existe, une logique de réseaux entre équipes de recherche, et augmenter très fortement le budget de la recherche dans le prochain budget européen. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale


« Réorienter la PAC vers la qualité, la protection de l’eau, le maintien des territoires »

« La PAC ne freine pas aujourd’hui la destruction de l’environnement et accélère la désertification. Proposition : il faut réorienter la PAC vers la qualité, la protection de l’eau, le maintien des territoires. La régionalisation des aides est l’un des moyens. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale


« Le modèle social européen »

« Un niveau de vie amélioré, une sécurité renforcée dans la vie professionnelle, le droit à une formation de qualité tout au long de la vie, le strict respect des libertés syndicales, voilà des éléments essentiels de ce que doit être le modèle social européen (…). Proposition : il faut porter l’idée de minima sociaux dans tous les pays européens (…). Nous devrions mettre en place des critères de convergence sociale pour mesurer les progrès réalisés en matière de salaires, d’emploi, de conditions de travail, d’égalité hommes/femmes, d’accès à la formation professionnelle et de santé au travail. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale


Immigration : « mettre en place des coopérations et penser les problèmes de co-développement avec l'Afrique de façon coordonnée »

« Cette question extrêmement difficile devrait être réglée en coopération avec les pays du Sud de l'Europe : France, Italie, Espagne. Nous sommes tous confrontés à une immigration en provenance d'Afrique et nous devons mettre en place des coopérations, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, et en même temps, penser les problèmes de co-développement avec l'Afrique de façon coordonnée. On ne règlera pas l'émigration de la misère en laissant de côté la question du co-développement. »
RTL, 14 septembre 2006


« Une réforme institutionnelle permettant à l’Europe de fonctionner à 27 est nécessaire »

« Le traité est caduc. Une réforme institutionnelle permettant à l’Europe de fonctionner à 27 est nécessaire. Chacun sait bien, toutefois, que ni les Français ni les Néerlandais ne revoteront sur le traité constitutionnel (…). L’idéal serait : réussir l’Europe par la preuve, (puis lancer) un débat sur les objectifs de l’Europe sous présidence allemande (…). La présidence française lancerait une convention chargée de rédiger le texte de la réforme institutionnelle qui serait présenté aux peuples, le même jour, suivant la procédure que chaque pays aura choisie. »
« L’Europe par la preuve », Conférence de presse du 11 octobre 2006 à l’Assemblée nationale

 

 

 

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Ce que j'ai dit...
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Lundi 6 novembre 2006 1 06 /11 /2006 16:28

« Il serait grand temps d'engager les changements radicaux qui s'imposent »

« Il serait grand temps d'engager les changements radicaux qui s'imposent en matière de politique énergétique pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre […] »
Le Monde, « Canicule, les vraies causes », 2 août 2006

Le gouvernement de la droite est trop laxiste :

« Les récentes propositions [gouvernementales] d'allocation de quotas d'émission de CO2 aux différents secteurs industriels pour la période 2008-2012 (plan national d'allocation des quotas) marquent une augmentation par rapport au premier plan (2005-2007) […] alors qu'en toute logique, il fallait imposer une réduction pour contribuer à limiter les changements climatiques dont la canicule n'est qu'un symptôme. De nombreux experts avaient pourtant démontré qu'une réduction de 13 % de ces autorisations d'émission était tout à fait possible ! […]  Pour sortir de ce cercle vicieux, les citoyens et les collectivités locales attendent des mesures concrètes de promotion de l'habitat bioclimatique et des bâtiments de haute qualité environnementale (HQE), un soutien déterminant aux économies d'énergie et à la promotion des énergies renouvelables qui peuvent offrir le confort auquel chacun aspire en évitant d'aggraver les perturbations du climat de la planète.
Le Monde, « Canicule, les vraies causes », 2 août 2006


Un vice-Premier ministre chargé du développement durable ?

« Ce n'est pas en réglant des problèmes de structure gouvernementale que l'on règle des problèmes planétaires de cette importance. C'est dans une volonté politique globale au plus haut niveau, avec une volonté de rupture. Il faut imaginer dès maintenant la question de l'après-pétrole ; c'est-à-dire comment allons-nous vivre dans une société où il y aura moins d'énergie où il faut économiser cette énergie ? »
RTL, 2 août


« Il faut anticiper plutôt que subir les mutations, et faire le choix du développement économique : investir dans la recherche, créer de nouveaux métiers »

« Il faut anticiper plutôt que subir les mutations, et faire le choix du développement économique : investir dans la recherche, créer de nouveaux métiers… Ce défi  doit être vu comme une chance, et non pas  comme un handicap supplémentaire. La priorité, ce sont les économies d’énergie. Nous gaspillons environ 40% de l’énergie consommée dans une maison : 40%, c’est considérable. Là encore, les pays nordiques montrent l’exemple. Leurs maisons ne gaspillent pas d’énergie. Dans les industries, tout est recyclé, et cela, depuis très longtemps. Imaginez qu’en France, on en est encore à construire des incinérateurs. Dans l’Europe du Nord ou en Allemagne, c’est  terminé ».
Ikono, juillet 2006


L’Europe doit être moteur :

« Comment peut-on continuer à accepter que l’Europe ne respecte pas ses obligations inscrites dans le protocole de Kyoto ? Comment ne pas voir que c’est en unissant nos compétences et nos forces que nous pourrons préparer le plus rapidement possible l’après-pétrole et le passage aux énergies renouvelables ? Comment ne pas voir que, dans tous les pays européens, nous sommes confrontés aux mêmes problèmes de santé, souvent liés d’ailleurs à la dégradation de l’environnement ? Comment ne pas voir la crise avicole, les menaces sur la qualité et la sécurité alimentaires, les risques sanitaires qui en résultent ? Comment tolérer que, dans nos pays développés, une femme sur dix soit désormais frappée par le cancer du sein ? Et nous n’aurions pas la capacité, avec nos chercheurs et nos équipes de médecins, de mettre en commun nos moyens pour combattre les dangers qui pèsent sur notre environnement, pour faire reculer ces maladies souvent directement liées à la présence de pesticides dans l’alimentation ?
Mais si, nous en avons la capacité ! […] Nous avons une responsabilité d’autant plus grande que l’Europe dispose de beaucoup de moyens scientifiques et que l’on sait à quel point le réchauffement climatique creuse encore les écarts et les inégalités entre les pays : ceux qui souffrent déjà de la chaleur et de la sécheresse vont souffrir encore davantage. Et si nous n’y prenons pas garde, ces problèmes d’environnement seront demain des menaces supplémentaires pour la sécurité du monde. Voilà à quoi doit répondre l’Europe et nous y répondrons ».
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« La France pourrait devenir le pays de l'excellence environnementale »



« La France pourrait devenir le pays de l'excellence environnementale. Si des décisions rapides étaient prises dans le domaine de la fiscalité écologique, la France pourrait monter plus vite en puissance sur le plan environnemental. C’est dans les éco-industries que sont les emplois du futur. »
Poitiers, 14 septembre 2006, Expérimentation de TER fonctionnant avec 30% de diester


Appliquer systématiquement le principe pollueur/payeur :

« Non seulement, il faut appliquer ce principe, mais aussi accélérer la mutation de l’agriculture vers l’agriculture biologique. Aujourd’hui, c’est un créneau assez étroit. La région Poitou-Charentes s’est massivement engagée dans l’agriculture biologique. Il faut sortir d’une agriculture subventionnée sur des  critères de productivité ».
Ikono, juillet 2006


Interdire la culture des OGM à l’air libre :

« Au nom du principe de précaution, et parce que la dissémination des OGM a un impact qui n’est pas totalement maîtrisé. Il peut y avoir aujourd’hui des cultures OMG en plein champ, sans même que les maires ou les habitants en soient informés. En revanche, il ne faut pas tomber dans l’obscurantisme qui consiste à arrêter toutes les recherches. Il faut aussi poser la  question de l’impact de l’utilisation des OGM sur les rapports Nord-Sud ».  
Ikono, juillet 2006


« Notre opposition aux essais d’OGM en plein champ (…) ne procède naturellement d’aucun obscurantisme hostile à la science mais d’un principe de responsabilité à la fois alimentaire et économique… Dans ce domaine comme dans d’autres, la droite, qui diffère d’année en année la transposition d’une directive européenne de bon sens, préfère malheureusement le culte du secret au choix de la transparence. Pourtant, de nos jours, la candeur scientiste du 19ème siècle n’est plus de mise et la vraie modernité consiste à se poser à temps les bonnes questions en n’abandonnant pas aux experts et aux lobbys le monopole de décisions qui concernent toute la société ».
Université d’été d’Attac, 25 août 2006

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Ce que j'ai dit...
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Lundi 6 novembre 2006 1 06 /11 /2006 23:50

« Elle est là l’utopie réalisable de ce siècle : que les pays pauvres et notamment ceux d’Afrique sortent de la misère grâce à un co-développement mieux pensé, plus solidaire et plus efficace. C’est là que se situe la vraie réponse au problème des migrations de la misère. C’est là qu’il faut remettre de la morale universelle. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« Il faut repenser de fond en comble la coopération et l'aide au développement »

« Il faut repenser de fond en comble la coopération et l'aide au développement, en se concentrant sur quatre enjeux majeurs : l'eau, l'école, l'environnement, la santé, et en favorisant les micros-crédits. Les femmes sont aux avant-postes de ces sujets. En Afrique, elles assurent 98 % du travail de la terre mais bénéficient seulement de 5 % des aides. Il faut court-circuiter les Etats corrompus et aller directement vers les sociétés, notamment les réseaux de femmes. C'est une utopie réalisable. »
Le Monde, 22-23  juin 2006


Le principe de transparence vaut aussi en France :

« Trop longtemps la politique étrangère et la politique d’aide au développement ont été confisquées par quelques experts. Il faudra de la transparence, il faudra débattre publiquement de ces questions car les Français ont le droit de savoir et de participer aux décisions qui les concernent. Ils ont le droit de savoir où va cet argent, comment il est utilisé, avec quelles garanties contre les gaspillages, contre la corruption et contre le détournement des aides. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« Il faudra cesser de plaquer sur les autres pays des modèles de développement dépassés dont nous ne voulons plus chez nous »

« Il faudra aussi cesser de plaquer sur les autres pays des modèles de développement dépassés dont nous ne voulons plus chez nous. Pourquoi, par exemple, l’énergie solaire est-elle si peu utilisée au Sud ? Au nom de quoi imposer des modèles basés sur les énergies fossiles alors que ces pays pauvres ont une énergie gratuite ? »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


Même raisonnement pour les circuits de l’aide :

« Il y a des choses intelligentes à faire en direct avec les gens, avec des circuits courts. Le concept du circuit court est applicable partout. Il est applicable en France. On le fait (…) dans nos régions en termes d'aides agricoles avec circuit court, directement avec les agriculteurs, pour l'agriculture biologique, pour les mutations agricoles. C'est pareil dans les pays pauvres ; les aides au circuit court, c'est tellement important que l'aide des pays riches arrive directement aux gens qui en ont besoin. »
Rennes, 29 juin 


Les femmes ont un rôle moteur à jouer :

« Le co-développement doit respecter le potentiel de ces régions et associer directement les populations concernées, en s’appuyant en particulier sur les femmes qui, dans certains pays, accomplissent 90% du travail de la terre mais n’ont droit qu’à 5% des crédits bancaires. Comment peuvent-elles se débrouiller ? Il faudra favoriser les micro-crédits, les partenariats directs, les circuits courts et leur contrôle, pour que l’argent aille là où il est bien utilisé, là où il est utile pour construire des écoles, pour réaliser des adduction d’eau, pour doter les villages et les familles d’équipements comme les réchauds fonctionnant à l’énergie solaire qui permettent de faire reculer la déforestation qui aggrave la sécheresse et la pauvreté. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« La question de l'immigration ne peut pas être déconnectée de la question du co-développement »

« La question de l'immigration ne peut pas être déconnectée de la question du co-développement. C'est par le droit des familles à vivre dignement dans leur pays d'origine que l'on mettra fin à l'immigration clandestine. Pour cela, il  faut réussir le développement des pays pauvres. »
Forum mondial des droits de l'Homme, Nantes, 10/13 juillet 2006


On ne peut pas célébrer le co-développement d’un côté et réclamer une « immigration choisie » de l’autre :

« Immigration choisie. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? On irait piller les cerveaux des anciennes colonies françaises après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières ? Ce n’est pas acceptable. L’intérêt de ces pays et le nôtre, c’est un co-développement fondé sur le respect de ce qu’ils sont, de leurs savoir faire, et sur le respect de nos obligations. C’est ainsi que nous pourrons négocier sereinement avec eux une politique de régulation des migrations internationales. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


La coordination européenne est aussi importante pour le co-développement que pour la réponse aux flux migratoires :

« France, Italie, Espagne : nous sommes tous confrontés à une immigration en provenance d'Afrique et nous devons mettre en place des coopérations, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, et en même temps, penser les problèmes de co-développement avec l'Afrique de façon coordonnée. »
17 septembre 2006, Madrid 


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Ce que j'ai dit...
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Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /2006 23:20

La France doit affirmer « une ambition sans arrogance et conforme à ses actes »

« La France est inaudible parce qu'elle ne met en oeuvre ni chez elle ni dans sa politique étrangère ce qu'elle proclame à l'extérieur. Les beaux discours de Jacques Chirac sur les Droits de l'Homme ou sur l'environnement ne sont pas appliqués. Cela ridiculise notre pays et ruine sa crédibilité. Avec François Mitterrand, la France tenait son rang parce qu'on la créditait encore d'une vision en phase avec son histoire et avec l'état du monde. Il faut redonner à la France une voix qui porte. Elle l'aura si elle est capable d'éclairer sans passéisme les transformations que nous vivons, si elle affirme une ambition sans arrogance et conforme ses actes. »
Le Monde, 22 juin 2006


Si elle met ses actes en conformité avec ses paroles, la France retrouvera sa place dans le monde et dans l’Europe :

« Je veux, avec vous, une France forte, qui retrouve sa place dans le monde et dans l’Europe. Parce que la France a besoin d’Europe pour mieux faire face aux dérives de la mondialisation. La France a besoin d’Europe pour être en paix à l’intérieur et sereine à l’extérieur, sans agressivité mais sans concession non plus sur ce que doit être son rôle.
Je m’oppose à une diplomatie rhétoricienne, sans crédit. Je veux une diplomatie du partenariat exigeant, libre dans sa parole parce qu’un allié authentique est quelqu’un à qui on peut dire la vérité.
Je veux une France juste à l’extérieur de ses frontières car, dans un monde qui se déchire, hanté par les conflits de civilisation, la justice est ce à quoi nous aspirons tous à l’échelle de la planète, de Bagdad à Kaboul ou à Guantanamo. »
Discours de Vitrolles, 29 septembre 2006


« Il faut redéfinir tous ces enjeux de façon plus démocratique »

« Il faut redéfinir tous ces enjeux de façon plus démocratique. Aujourd'hui, le Parlement est très peu associé à la politique étrangère. Les Français sont passionnés de politique. Ils ne sont, contrairement à ce qu'on dit, pas indifférents aux questions internationales. Les grands choix diplomatiques, ça les regarde. »
Le Monde, 22 juin 2006


« Il faut de la transparence »

« Trop longtemps la politique étrangère et la politique d’aide au développement ont été confisquées par quelques experts. Il faudra de la transparence, il faudra débattre publiquement de ces questions car les Français ont le droit de savoir et de participer aux décisions qui les concernent. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


Notamment sur la politique d’aide au développement

« Il faudra revoir de fond en comble notre politique d’aide au développement et en débattre avec tous les Français car ces choix les concernent. Ils ont le droit de savoir où va cet argent, comment il est utilisé, avec quelles garanties contre les gaspillages, contre la corruption et contre le détournement des aides. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« Il n’y a plus que Bush pour penser que le monde est plus sûr »

« Le monde actuel est instable et dangereux. La fin de la guerre froide ne l’a pas pacifié.
La guerre du Liban et les menaces terroristes nous le rappellent. La recrudescence des inégalités nourrit le ressentiment, les haines nationalistes et les fièvres identitaires attisent bien des brasiers. Les guerres préventives aggravent les problèmes qu’elles prétendent traiter. Il n’y a plus que Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l’occupation de l’Irak. Et le conflit au Liban vient de confirmer l’expérience d’une certaine impuissance de la force. »
20 août 2006 Fête de la Rose de Frangy en Bresse


« Le premier facteur de déstabilisation du monde, c’est la misère »

« La France doit le dire haut et fort : le premier facteur de déstabilisation du monde, c’est la misère, ce sont les inégalités qui se creusent, c’est l’humiliation de ceux qui sont bafoués ; c’est d’abord cela qui pousse à la violence et permet toutes les manipulations. »
20 août 2006 Fête de la Rose de Frangy en Bresse


« Dans ce monde-là, la France n’a pas le droit de jouer un rôle effacé »

« Dans ce monde-là, la France n’a pas le droit de jouer un rôle effacé. Elle est membre permanent du Conseil de Sécurité. Sa géographie et son histoire la mettent au contact de l’Afrique, de l’Asie et du Moyen-Orient, d’où viennent certes des menaces mais aussi de solides amitiés, des attentes fortes et un formidable potentiel de développement.
Dans ce monde-là, ni la peur ni le simplisme comme la théorie de « l’axe du Mal » ne sont bons conseillers. Raison de plus pour être réalistes mais créatifs, pour faire preuve de sang-froid et préférer le pouvoir de convaincre à l’étalage de l’arrogance. Regardons où sont les chances de notre pays, quels droits déniés nous pouvons utilement défendre, quelle contribution efficace nous pouvons apporter à la résolution de certains conflits. Ne nous résignons pas à une certaine impuissance de l’Europe qui, loin de renforcer la France, l’affaiblit mais assumons aussi, si nous voulons être crédibles, notre part de responsabilité. »
20 août 2006 Fête de la Rose de Frangy en Bresse


« Mettre le développement, la santé et l’éducation au cœur de notre politique étrangère »

« Pour agir efficacement pour la paix et la sécurité dans le monde, pour agir contre la faillite des Etats et contre les trafics de toutes sortes, il faut mettre le développement, la santé et l’éducation au cœur de notre politique étrangère. »
Discours de Vitrolles, 29 septembre 2006


« L’Europe est le seul acteur qui puisse équilibrer les relations internationales dans le sens de la paix »

« La paix. On dit que cet objectif ne correspond plus à la réalité. C’est faux. Certes, il ne s’agit plus de réconcilier la France et l’Allemagne. Mais, à l’Est de l’Europe, la perspective de rentrer dans l’Union européenne a joué un rôle décisif pour apaiser les vieilles haines nationales, toujours promptes à se réveiller, comme l’a montré le contre-exemple yougoslave. Aujourd’hui, on le voit au Liban, le monde a besoin de l’Europe, seule puissance pacifique capable de représenter une alternative à l’hyper puissance américaine. (…) Il est dans la nature d’une puissance solitaire et sans contrepoids de décider unilatéralement et d’être tentée par l’usage de la force. L’ordre international a besoin d’équilibre. (…)
L’Europe est le seul acteur qui puisse équilibrer les relations internationales dans le sens de la paix. Il ne faut donc pas se résigner à l’impuissance et aux divisions actuelles même si celles-ci sont enracinées dans des années d’histoire diplomatique. Le Moyen Orient, l’Afrique, la Russie sont nos voisins : l’Europe doit définir sa politique à leur égard. La France doit sans relâche œuvrer à faire émerger des positions communes à 25 et, si c’est impossible, se donner les moyens d’agir avec le plus grand nombre d’Etats décidés à défendre les mêmes valeurs et le même souci de paix et d’équilibre. »

« Rétablir immédiatement les aides européennes aux palestiniens »

« Je pense qu’il faut rétablir immédiatement les aides européennes aux palestiniens. Si le désespoir s’installe, la guerre civile aussi. Compter sur cette perspective pour éliminer le Hamas est irresponsable. Je suis au demeurant convaincue que les peuples israéliens et palestiniens veulent la paix. »

« Une conférence internationale pour la paix au moyen orient »

« Je souhaite que l’Europe prenne l’initiative de proposer une conférence internationale pour la paix au moyen orient, dans le même esprit dans le même esprit que la conférence tenue à Madrid en 1991. »

« L’Europe doit continuer ses efforts diplomatiques pour contrer les dangers du nucléaire militaire iranien »

« L’Europe doit continuer ses efforts diplomatiques pour contrer les dangers du nucléaire militaire iranien. Les menaces explicites contre Israël et les provocations verbales sont intolérables. La voie de la diplomatie avec l’Iran repose aussi sur la reconnaissance du rôle de ce pays dans la région. »

« La lutte contre le terrorisme doit être une priorité de l’Union Européenne »

« La lutte contre le terrorisme doit être une priorité de l’Union Européenne. Beaucoup de chose ont été faites notamment dans le cadre d’Eurojust et l’Interpole qui mériteraient de recevoir davantage de moyens. Je souhaite, pour mieux coordonner les moyens judiciaires, la mise en place d’un parquet européen. »
L’Europe par la preuve, conférence de presse du 11 octobre 2006


cf. « Ce que j’ai dit sur… l’Europe » (http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=ceque&id=205)


« L’utopie réalisable de ce siècle : que les pays pauvres et notamment ceux d’Afrique sortent de la misère grâce à un co-développement mieux pensé »

« Elle est là l’utopie réalisable de ce siècle : que les pays pauvres et notamment ceux d’Afrique sortent de la misère grâce à un co-développement mieux pensé, plus solidaire et plus efficace. C’est là que se situe la vraie réponse au problème des migrations de la misère. C’est là qu’il faut remettre de la morale universelle. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« La France doit donner l’exemple » …

« Dans un monde instable où le terrorisme et le risque de dissémination nucléaire menacent la paix, alors que les peuples aspirent à la justice et à la dignité, la France doit renforcer son rôle. Aider les pays pauvres à vaincre la misère en les traitant comme des partenaires égaux et en conduisant avec eux un co-développement efficace : cette utopie concrète est à notre portée et la France doit en donner l’exemple, pour construire ainsi, également, une politique d’immigration partagée. »
Profession de foi, candidature à l’investiture du Parti socialiste, 11 octobre 2006


… en coordination avec ses partenaires européens

« France, Italie, Espagne : nous sommes tous confrontés à une immigration en provenance d'Afrique et nous devons mettre en place des coopérations, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, et en même temps, penser les problèmes de co-développement avec l'Afrique de façon coordonnée. »
17 septembre 2006, Madrid 


cf. « Ce que j’ai dit sur… le co-développement » (http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=ceque&id=122)


L’environnement : « un enjeu géostratégique qui rend possibles des guerres de l'énergie dévastatrices »

« Une fois l'histoire écrite, il arrive que ceux d'après s'étonnent de l'inconscience de ceux d'avant : comment ont-ils pu ne pas comprendre, ne pas agir à temps ? Pour le pétrole, nous n'aurons pas l'excuse de l'ignorance : nous savons. Les réserves s'épuisent. Avec la rareté vient la cherté. La concurrence pour la maîtrise des approvisionnements, avivée par l'appétit des pays émergents, devient un enjeu géostratégique qui rend possibles des guerres de l'énergie dévastatrices. Les émissions de gaz à effet de serre menacent directement la survie de l'humanité. Raréfaction de la ressource, indépendance énergétique, catastrophes climatiques, sanitaires et sociales, sécurité du monde : la préparation de l'après-pétrole est une urgence politique. »
Les Echos, 9 octobre 2006, Il faut sortir des demi-mesures pour réussir la mutation énergétique


cf. « Ce que j’ai dit sur… l’environnement » (http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=ceque&id=161)

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Ce que j'ai dit...
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Jeudi 9 novembre 2006 4 09 /11 /2006 08:21

« Il y a une politique de mépris qui cherche à enfoncer les jeunes »

« Il y a une politique de mépris qui cherche à enfoncer les jeunes. Certains même pensent, parmi les élus ou les habitants des quartiers, que cette situation serait entretenue parce qu’elle pourrait être utile au cours d’une campagne électorale, si en effet les émeutes reprenaient dans les banlieues. Donc, rien n’est traité. La politique des socialistes, c’est de faire en sorte que chaque institution fonctionne là où elle est, au bon moment. Si la famille fonctionne bien, si l’école fonctionne bien, si l’emploi fonctionne bien, alors nous réussirons à tarir ce qui aujourd'hui alimente la délinquance de masse. Je voudrais dire aussi aux jeunes des quartiers qu’il est intolérable qu’un Ministre de l’Intérieur fasse toujours l’amalgame entre la délinquance et les quartiers. (…) La droite fait faillite, elle ne traite pas bien ces problèmes, la situation est extrêmement dangereuse, elle va déraper. »
Les 4 vérités, France 2, 2 juin 2006


Et la droite a aussi fait faillite dans le domaine de la sécurité :

« Cette droite s'est faite sur le thème de la sécurité ; c'est la faillite sur toute la ligne. Il n'y a jamais eu autant d'agressions sur les personnes, jamais autant d'agressions sur les biens. Jamais autant d'insécurité au quotidien, notamment dans les quartiers les plus sensibles. Aucun problème n'est d'ailleurs réglé actuellement dans les cités. »
Discours à Rennes, Jeudi 29 juin 2006


Il faut donner les moyens d’une répression juste :

« Il y a d'abord une montée très grave des insécurités, et même un système de production de délinquance de masse avec ce ministre de l'Intérieur. Ce système-là est en faillite, parce qu'il ne joue que sur la répression. Il faut de la répression juste, mais encore faut-il que lorsque les policiers et lorsque les juges font leur travail, qu'ils aient des outils de placement de ces mineurs. Aujourd'hui lorsqu'un policier a fait son travail, interpellé un mineur délinquant, lorsque le juge fait son travail et a sanctionné un mineur délinquant, où met-il ce mineur ? La droite avait promis la construction de centres éducatifs fermés. Il y en a eu 1 de construit. Aujourd'hui, lorsqu'un policier voit que son travail n'a servi à rien, lorsqu'un juge voit qu'il faut attendre 8, 9, 10 mois avant que sa décision soit appliquée, c'est le service public qui est bafoué. »
Deuxième débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat , 24 octobre 2006


« Trois formes de violence »

« Il  y a trois formes de violence. Il y a la violence qui est l'expression d'une émotivité parce qu'on est humilié, il y a la violence qui est l'expression d'une déstructuration de l'identité et puis il y a la violence prédatrice, celle du délinquant, sur laquelle il n'y a aucune espèce de complaisance à avoir, mais sur les deux premières la République elle peut agir. »
Deuxième débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat , 24 octobre 2006


Si l’Etat ne trouve pas de solution, les conséquences seront terribles pour la démocratie :

« La tentation de l’extrême-droite est très forte car trop de gens ont le sentiment d’être tirés vers le bas. Il y a aujourd’hui une attente exaspérée pour stopper le sentiment d’être rétrogradé. Le vécu quotidien de la violence est devenu trop prégnant. Il y a une forme de saturation, de vigilance permanente. Trop de gens sont exposés au qui-vive permanent : à l’école, dans les quartiers, dans les familles… Et qui sentent, même quand ils s’en défendent (et il y a ici une partie de notre électorat), parce qu’ils sont exaspérés par cette violence quotidienne, cette agressivité verbale, que, petit a petit, ils sont tirés, malgré eux, vers le rejet des autres. »
Grand oral de Lens : « Tout dépend de nous », 16 septembre 2006


« Ces jeunes de toutes origines, la France en a besoin, c'est une énergie extraordinaire »



« Tous  ces jeunes de toutes origines, la France en a besoin, c'est une énergie extraordinaire. Lorsqu'on leur donne les moyens de créer leurs activités, de créer leurs entreprises, lorsqu'on demande aux entreprises de leur faire confiance, on voit de quoi  ils sont capables. Il  faut que la France cesse de porter un regard misérabiliste sur les cités parce que c'est là le potentiel de demain. »
Deuxième débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat , 24 octobre 2006


« C'est insupportable la façon dont sont traités les jeunes. (…) Il faudra nouer un nouveau contrat avec les jeunes de ce pays pour leur dire qu'on a besoin d'eux. On a besoin de tous ceux qui sont dans les cités, dans les quartiers avec 60% de taux de chômage, qui ont des compétences, qui ont des talents, qui ont de la vitalité, qui ont de l'énergie à revendre. La France, c'est aussi tous ces jeunes et il faudra leur donner leur place, non pas parce que c'est un droit pour eux et c'est déjà beaucoup de leur donner leurs droits, mais parce que c'est la chance de la France, c'est l'avenir de la France. Cet avenir, nous le construirons ensemble. »
Discours à Rennes, Jeudi 29 juin 2006


L’Etat doit prendre acte de ces énergies :

« Il faut un Etat qui accomplisse ses responsabilités, qui prenne ses responsabilités et qui remette de la République partout dans les cités. Et puis c’est aussi, je pense, un autre regard qui doit être porté sur les banlieues et sur les cités. La reconnaissance de l’énergie qui existe, de ces jeunes qui sont tous les enfants de la République. Il est temps que la France reconnaisse comme légitimes tous ces enfants et tous ces  jeunes et leur donne les moyens d’exprimer ce dont ils sont capables. »
France Info, 27 octobre 2006


« Je veux faire pour les enfants de ce pays ce que je ferais pour mes propres enfants »

« Dans la région que je préside, j’ai 14 quartiers en zone urbaine sensible, donc je les vois, les élus les voient ces jeunes dynamiques, volontaires, pleins d’énergie, pleins d’initiative. Aujourd'hui, nous les encourageons dans la région à créer leur propre activité, leur propre entreprise et je puis vous dire qu’ils ont des talents exceptionnels. Tous les enfants sont nos enfants et moi je veux faire pour les enfants de ce pays ce que je ferais pour mes propres enfants. »
Les 4 vérités, France 2, 2 juin 2006


« Un plan sur cinq ans »

« Le temps est venu de mettre en place une action au long cours dans les banlieues, un plan sur cinq ans qui tirera mois après mois les résultats de son action. Les banlieues souffrent aussi de l'improvisation, du changement permanent. Il n'y a pas de cohérence. Ce qui est demandé c'est de mettre en place un encadrement des jeunes le plus tôt possible. »
Les 4 vérités, France 2, 31 octobre 2006


La première priorité d’action doit être sur le plan de l’Education, en s’appuyant sur les maires :

« Lorsque les jeunes sont deux fois plus au chômage dans les cités, lorsque les jeunes diplômés sont au chômage, comment voulez-vous qu'ils enseignent à leurs petits frères et sœurs le sens de l'effort scolaire. C’est ça qui ronge l'équilibre dans les cités, C'est ça qui est à la source de la délinquance.  Il va falloir que l'Etat donne aux écoles, dans les quartiers les plus difficiles, les moyens de faire réussir les enfants. »
Deuxième débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat, 24 octobre 2006


« Les maires  sont en première ligne de ce combat. Il faut que l'Etat leur donne les moyens de conduire leurs politiques urbaines. Le principe fondamental, la ligne de force d'une politique socialiste, c'est l'éducation, c'est l'investissement massif dans ces cités.
Renforcer les moyens dans ces collèges parce que si la République tient sa promesse égalitaire dans les quartiers, alors à ce moment-là les jeunes ne vivront plus l'humiliation et donc la violence. »
Deuxième débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat, 24 octobre 2006


L’augmentation des moyens ne suffit pas, il faut aussi que tous les enfants aient les mêmes chances :

« Ma proposition, qui est d’ailleurs conforme au projet du Parti Socialiste (on y rappelle que la carte scolaire doit permettre la mixité sociale), c’est de permettre le libre choix entre deux ou trois écoles, collèges, lycées, c'est-à-dire d’élargir la sectorisation. (…) Cela donnera à la République l’obligation d’investir massivement dans les écoles [les moins attractives], (…) d’y mettre de bons enseignants chevronnés, d’y mettre des moyens, de réduire le nombre d’élèves par classe, d’y mettre des activités d’excellence. »
Les 4 vérités sur France 2, 7 septembre 2006


L’éducation ne constitue qu’un premier niveau d’action ; l’Etat doit aussi investir massivement dans les débouchés professionnels pour les jeunes :

« Nous avons mis en place des bourses tremplins en Poitou-Charentes  pour celles et ceux qui veulent créer leur activité et leur emploi. En regardant le détail des premières attributions, je me suis aperçue que les jeunes des quartiers populaires n’en faisaient pas partie : l’information n’était pas parvenue jusqu’à eux ou, quand c’était le cas, ils n’osaient pas franchir le pas ; nous avons décidé que c’était à la Région d’abolir la distance et d’aller vers eux pour qu’ils puissent, eux aussi, bénéficier d’un dispositif dont ils pensaient qu’il n’était pas fait pour eux. Nous avons aujourd’hui une tente itinérante qui fait étape dans les quartiers et rend effectivement accessible à tous l’aide apportée par la Région. »
Ouverture de l’Université d’été d’Attac, 25 Août 2006


Enfin, il faut travailler à améliorer les conditions de vie dans les quartiers :

« Il y a des quartiers entiers qui n’ont plus de médecins, généralistes, ni spécialistes, Il faut réinventer de nouvelles structures de santé dans les quartiers. Je pense qu’il y a des médecins qui seraient favorables à un statut de salarié pour offrir la médecine au long cours, gratuite, pour les actes les plus élémentaires de la vie, et notamment pour la médecine des enfants. Je crois qu’il faut une médecine gratuite de proximité dans ce qu’on appelait autrefois des dispensaires. »
Premier débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat, 17 octobre 2006



 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Ce que j'ai dit...
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Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /2006 14:45

« L’égalité des chances est pour partie un leurre et la ségrégation scolaire aggrave les ségrégations sociales et spatiales»

S’il est un domaine où le déni de réalité ne passe plus, c’est bien l’école :

« L’égalité des chances est pour partie un leurre et la ségrégation scolaire aggrave les ségrégations sociales et spatiales. Malgré le dévouement des personnels, malgré l’espérance des parents, malgré des réussites qui démentent le déterminisme social. Le scandale n’est pas de le dire mais de laisser faire. Il faut donc poser sans hypocrisie la question de l’égalité réelle et de la qualité de l’offre scolaire sur tout le territoire. »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006 


La carte scolaire, instituée en 1963, ne garantit plus la mixité sociale :

« Depuis 50 ans, les choses ont beaucoup changé. (…) Aujourd’hui, la carte scolaire a créé un résultat qui est à l’inverse de celui qui était recherché lorsqu’elle a été créée et beaucoup de familles contournent cette carte scolaire pour choisir leur école. Quand on est à gauche, l’objectif n’est pas de réduire les libertés ; c’est se dire que si pour certaines catégories, notamment les mieux informées ou les plus privilégiées, le libre choix d’une école est un bon principe, pourquoi est-ce que ça ne serait pas le cas pour tous les Français ? C’est ça être socialiste, c’est ouvrir l’éventail des choix à tout le monde dès lors que c’est bien pour certains. »
Les 4 vérités, sur France 2, 7 septembre 2006


Les zones d’éducation prioritaire (ZEP) sont loin d’avoir répondu aux attentes :


« Les moyens mobilisés pour les ZEP n’ont pas été à la hauteur du rattrapage voulu lors de leur création par la gauche. Hors rémunérations des personnels et bourses aux élèves, les établissements de ZEP restent plus pauvres que les autres. Les politiques de droite ont aggravé les choses, mais la gauche ne peut se contenter d’en revenir à la situation antérieure. (…) Les effets stigmatisants du classement en ZEP ne l’emportent-ils pas, de nos jours, sur les bénéfices d’une démarche qui fut novatrice, a fortiori si on ne donne pas aux établissements les moyens de l’excellence scolaire ? »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006



Emploi, famille, école, logement, tout se tient :

« L’injustice la plus insupportable, c’est celle qui oppose ceux qui maîtrisent leur destin, qui sont assurés de l’avenir de leurs enfants, qui savent que leurs enfants vont réussir à l’école, avoir un métier, un logement et donc pouvoir choisir leur vie ; et puis les autres, tous les autres, de plus en plus nombreux, tenaillés par la précarité et qui ne maîtrisent plus leur vie, qui ne savent même plus quelles valeurs ils ont la possibilité de transmettre à leurs enfants. Le plein emploi, la lutte contre la précarité, la sécurité des salaires, la réussite à l’école sont au cœur du projet des socialistes. Car des parents précaires, c’est toute la famille qui est déstabilisée et c’est le sens de l’effort scolaire qui est perdu. Emploi, famille, école, logement, tout se tient ; et si un maillon vient à manquer, c’est tout l’édifice qui est fragilisé. »
Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse, 20 août 2006


« La révolution scolaire, nous la ferons ! »
(Fête de la Rose de Florac, 3 septembre 2006)

Il faut investir massivement là où c’est nécessaire :

« Je suis favorable, pour les établissements où se concentrent les difficultés sociales et scolaires, à une réduction du nombre d’élèves par classe en CP et en CE1, années décisives pour la réussite ultérieure des apprentissages. Si le gain de performance scolaire est attesté à partir de 17, c’est le seuil à retenir. On peut répondre de plusieurs manières à la difficulté budgétaire, mais je crois l’enjeu trop important pour ne pas prendre les moyens d’améliorer l’efficacité et la justice de notre système scolaire. C’est un investissement pour l’avenir. Je crois aussi qu’il faut évaluer attentivement les résultats de ce qu’on met en place, répartir plus équitablement l’offre d’excellence, donner plus de liberté aux établissements pour s’organiser et innover, soutenir énergiquement les plus en difficulté. »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006


Desserrer les contraintes de la carte scolaire, c’est rétablir l’égalité républicaine :

« Ma proposition, qui est d’ailleurs conforme au projet du Parti Socialiste (on y rappelle que la carte scolaire doit permettre la mixité sociale), c’est de permettre le libre choix entre deux ou trois écoles, collèges, lycées, c'est-à-dire d’élargir la sectorisation. (…) Cela donnera à la République l’obligation d’investir massivement dans les écoles [les moins attractives], (…) d’y mettre de bons enseignants chevronnés, d’y mettre des moyens, de réduire le nombre d’élèves par classe, d’y mettre des activités d’excellence. »
Les 4 vérités sur France 2, 7 septembre 2006


Le service public de l’éducation doit accompagner efficacement les élèves, depuis le plus jeune âge et tout au long de leur parcours scolaire :

« Le projet socialiste propose la création d’un service public de la petite enfance et la scolarisation à 3 ans. Contre la marchandisation, il affirme la responsabilité du secteur public en matière d’accompagnement individualisé et de soutien scolaire gratuit. Il souligne la nécessité d’une meilleure transition entre le primaire et le collège. Je crois, pour ma part, que le passage instantané, en 6ème, du maître unique à une dizaine de professeurs perturbe certains élèves, qui peinent à trouver leurs marques dans une organisation scolaire trop précocement calquée sur le lycée. Il faudra donc expérimenter des transitions »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006

« Un soutien scolaire gratuit » pourrait être assuré par des étudiants, « moyennant des points supplémentaires, la validation d’unités de valeur dans leur propre cursus. »
Fête de la Rose de Florac, 3 septembre 2006


Pour que le respect soit restauré à l’école, les enseignants devront être mieux préparés et mieux épaulés :

« Il est indispensable de mieux préparer les jeunes enseignants à leur métier, de veiller à ne pas les affecter dans les établissements les plus difficiles au début de leur carrière et de les aider, par la formation continue, à renouveler leurs pratiques pédagogiques. »
Ce que je retiens, forum participatif de Désirs d’avenir

« Dans les écoles et surtout dans les collèges, la violence n’a pas reculé. (…) Il faudra que la discipline soit rétablie dans les classes. (…) Les enseignants doivent pouvoir se consacrer à la transmission des savoirs. »
Fête de la Rose de Florac, 3 septembre 2006


« Sur la base du volontariat et avec les compensations financières nécessaires, il faudra pouvoir expérimenter, par exemple, la présence d’un second adulte dans les classes où les professeurs en ressentent le besoin. »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006


Il faut encourager une meilleure implication des parents dans la scolarité de leur enfant :

« Que ce soit parce que l’école n’est pas un lieu facilement accessible aux parents, ou parce qu’ils ne perçoivent pas l’importance de leur implication, nombre de parents n’accompagnent pas suffisamment les efforts de l’équipe éducative dans la scolarité de leur enfant. C’est pourtant une des clés de la réussite. Le sujet est au coeur de nombreuses expériences, notamment dans les ZEP : il faut recenser les pratiques innovantes et efficaces et en assurer la généralisation afin que, de façon cohérente et complémentaire, familles et enseignants contribuent à la réussite des élèves. Il faut réinstaurer le dialogue là où il fait défaut. »
Ce que je retiens, forum participatif de Désirs d’avenir


« Tout cela doit être discuté avec les différentes composantes de la communauté éducative et non imposé d’en haut. Bien des évolutions sont possibles si l’on prend le temps de l’écoute et d’un diagnostic partagé pour hiérarchiser ensemble les priorités. Une fois le cap fixé, je veillerai à ce qu’il soit tenu. »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Ce que j'ai dit...
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Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /2006 21:25

« La France est une nation éminemment politique où l’Etat est le garant du pacte social et où la République, si elle manque à sa promesse, vacille sur ses bases »
Une nouvelle République, L’Hebdo des socialistes, 4 novembre 2006


« Quand le lien social se délite, c’est la Nation qui se fragilise »

« Les Français ne veulent pas de cette société du précariat et de l’insécurité sociale. Ils en ont assez de devoir s’endetter pour boucler leurs fins de mois. Ils refusent que l’Etat, garant du pacte social, manque à ses devoirs de protection. Ils s’inquiètent des incertitudes qui pèsent sur l’avenir de leurs enfants. Quand le lien social se délite, c’est la Nation qui se fragilise. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« Dans une nation qui n’a pas confiance en elle, chacun tend à se méfier de l’autre et à se replier »

« Jaurès disait  que « la peur resserre et l’espérance dilate », façon de dire que, dans une nation qui n’a pas confiance en elle, chacun tend à se méfier de l’autre et à se replier sur soi cependant que le ressentiment et parfois la haine prennent le pas sur l’hospitalité et la solidarité. »
Soissons, 27 juin 2006


« Le pacte républicain est aujourd’hui malmené »

« La mondialisation sonne-t-elle le glas du rôle de l’Etat et condamne-t-elle la nation ? La globalisation financière met-elle forcément à bas les protections sociales ? Non !
(…) Quand on demande aux Français ce qui, pour eux, symbolise le mieux la France, ce qui vient en premier ce ne sont ni les frontières ni la langue, c’est le drapeau tricolore et la sécurité sociale. L’emblème de la République et les outils de la solidarité : voilà ce qui cimente en premier l’appartenance commune.
Mais plus les insécurités sociales quotidiennes et la précarité gagnent du terrain, plus les Français ont mal à la France. Et plus ils s’inquiètent de la pérennité de la nation, moins ils sont portés à la vouloir généreuse avec les siens et hospitalière aux autres. Car, chez nous, on le sait, le social et le national marchent ensemble et c’est l’Etat qui est garant de leur alliance. Ce pacte républicain est aujourd’hui malmené, affaibli, parfois même frontalement remis en cause. Or les Français y sont attachés mais se demandent s’il est encore viable, et si oui, comment l’actualiser. Au nom de quelles valeurs, pour quelles sécurités nouvelles, en vue de quels équilibres ?
Vitrolles, 29 septembre 2006

« La Nation ne doit pas être abandonnée à la droite et n’a pas à être opposée à la République et à l’Etat »

« Oui, il s’agira d’exercer le pouvoir avec autorité et sérénité, sobriété et efficacité, rendre des comptes, écouter pour agir juste (…) pour faire avancer la République et la nation. Oui, je le dis, la nation, car l’élection présidentielle est un moment exceptionnel pendant lequel les Français s’interrogent sur le pacte social, dans le cadre de la nation. La nation qu’il ne faut pas abandonner à la droite, et qui n’a pas à être opposée à la République et à l’État. Car comme le disait Jean Jaurès en 1902, « c’est la nation qui longtemps encore fournira le cadre historique du socialisme, le moule d’unité ou sera coulée la justice nouvelle, il n’y a que la nation qui puisse affranchir tous les individus, et fournir à tous les moyens du libre développement. Et quand la nation est forte, disait-il, alors elle peut se tourner vers l’internationalisme. »
Intervention du Conseil National du Parti socialiste, Samedi 7 octobre 2006


« Jaurès croyait, et nous croyons avec lui, « qu’un peu d’internationalisme éloigne de la patrie » mais que «beaucoup y ramène »

Jean Jaurs« La droite nationaliste qui arma le bras de son assassin fit de Jaurès tout ce qu’il n’était pas : un anti-patriote dont le combat pour la paix valait, à leurs yeux, trahison de l’intérêt national. Quelle insulte pour celui qui, jamais, ne transigea avec le devoir de défense mais eut, avant beaucoup, le courage de dire haut et fort que l’intérêt des peuples allemand et français n’était pas dans l’affrontement fratricide. Car il ne prenait pas les questions de défense à la légère. Un siècle après Valmy, il pensait que la défense nationale devait être l’affaire de la Nation tout entière et que « l’armée nouvelle » qu’il appelait de ses vœux devait être l’émanation de tous les citoyens.
Il croyait, lui, et nous croyons avec lui, « qu’un peu d’internationalisme éloigne de la patrie » mais que « beaucoup y ramène ». Patriotisme bien compris, qui est l’ennemi du chauvinisme va t’en guerre, et internationalisme bien compris, qui repose non sur la négation des nations mais sur la solidarité des peuples. »
Soissons, 27 juin 2006


« Nous croyons à la France, à ses talents, à son potentiel, à sa jeunesse, à son goût d’entreprendre et à la solidité toujours actuelle de la nation, de l’Etat et de la République »

« Nous croyons à la France, à ses talents, à son potentiel, à sa jeunesse, à son goût d’entreprendre et à la solidité toujours actuelle de la nation, de l’Etat et de la République. La France, je la vois créative, innovante mais bridée de trop de lourdeurs bureaucratiques et fragilisée par un Etat qui se désengage. »
Vitrolles, 29 septembre 2006


Une nation « porteuse d’un projet collectif et solidaire, d’un devoir d’invention qui lui donne tout son sens et tout son allant »

« Ils nous répètent que le pouvoir échappe à la nation, que la volonté politique ne peut plus grand chose, que ce n’est plus l’Etat-Providence mais l’Etat minimal, faiblement protecteur, qui serait dans le sens de l’histoire. Nous ne sommes pas d’accord !
Ils nous disent que la mondialisation a disqualifié la nation et que l’aspiration croissante à l’autonomie individuelle se ferait forcément au détriment du collectif national. Nous ne sommes pas d’accord !
Ma conviction est à l’inverse de cette idéologie insidieuse : c’est en restant au service des valeurs de justice et de progrès que nous pourrons résister le plus efficacement aux vents mauvais d’un libéralisme sans foi ni loi et saisir ensemble les opportunités d’une mondialisation qui porte dans ses flancs le pire comme le meilleur, selon ce que nous saurons en faire.
Je crois que la nation, dans le monde d’aujourd’hui, est protectrice des individus et doit apporter à chacun le renfort dont il a besoin pour maîtriser sa vie. Cette nation remplissant son devoir à l’égard de tous ses membres, je ne la veux pas frileuse, apeurée, défensive, doutant d’elle-même, mais au contraire, porteuse d’un projet collectif et solidaire, d’un devoir d’invention qui lui donne tout son sens et tout son allant ! »
Vitrolles, 29 septembre 2006


« L’honneur de la République, la fidélité de la France à ses idéaux, c’est aussi la lucidité d’une histoire partagée, dans une France respectueuse de toutes les mémoires, et accueillante à tous les siens, nés ici ou ailleurs. »

« La tâche de la gauche : aider la France à se reconnaître comme elle est et à se reconnaître dans cette diversité humaine, une formidable chance pour nous tous »

« Imaginer la France ne va plus de soi parce qu’elle s’est beaucoup transformée, pluralisée, diversifiée et colorée sans encore admettre totalement ce qu’elle est devenue.
Pour en tirer parti et fierté, la France, je vous le dis, doit achever de reconnaître comme ses enfants légitimes ceux dont les familles sont venues d’ailleurs et qui sont aujourd’hui des Français à part entière quoique toujours exposés aux discriminations. Oui, la France doit non seulement les reconnaître comme ses enfants légitimes, mais s’appuyer sur eux comme sur tous ses enfants. La France doit écouter ce qu’ils lui disent, notamment les moins nantis. Elle doit même comprendre ce qu’ils ne lui disent pas.
Jusqu'à quand parlera-t-on de 2ème, de 3ème ou de 4ème génération pour certains descendants d’immigrés alors qu’on ne le fait jamais pour ceux dont les parents sont originaires d’Europe ? Jusqu’à quand parlera-t-on de Français « de souche » comme si les autres étaient… de feuillage ou de branchage ? C’est cela aussi la tâche de la gauche : aider la France à se reconnaître comme elle est et à se reconnaître dans cette diversité humaine, une formidable chance pour nous tous. »
Vitrolles, 29 septembre 2006


« La France sera d’autant plus à l’aise avec elle-même, consciente de sa diversité et de son unité, qu’elle mesurera à quel point, dès le début du siècle dernier, ils étaient de toutes les origines et de toutes les couleurs ceux qui l’ont défendue en temps de guerre et reconstruite en temps de paix. »
Soissons, 27 juin 2006


« Ce n’est jamais quand elle oublie ses valeurs mais, au contraire, quand elle les prend au mot et reste fidèle à elle-même que la France peut aussi, au-delà de ses frontières, parler du monde et au monde »

« L’honneur de la République, la fidélité de la France à ses idéaux, c’est aussi la lucidité d’une histoire partagée, dans une France respectueuse de toutes les mémoires, et accueillante à tous les siens, nés ici ou ailleurs.
C’est une France qui reconnaît, en 2001, l’esclavage comme crime contre l’humanité.
C’est une France qui demande, à juste titre, pardon pour la Rafle du Vel d’Hiv’ et le régime de Vichy.
C’est une France qui refuse de reconnaître des « aspects positifs » dans la colonisation, système de domination et d’asservissement.

Ce n’est jamais quand elle oublie ses valeurs mais, au contraire, quand elle les prend au mot et reste fidèle à elle-même que la France peut aussi, au-delà de ses frontières, parler du monde et au monde. Car la Nation, pour la gauche, est indissociable d’une perspective plus large.
Car nous sommes de ce pays, la France, où l’on « vota la liberté du monde », où l’on fit une Constitution en pensant à l’univers entier.
Car «c’est en donnant aux peuples l’exemple et le signal de la justice » que la France se ressemble et se rassemble. »
Vitrolles, 29 septembre 2006

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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /2006 19:34

Le projet socialiste « sera celui de tout candidat à l’élection présidentielle »

« Bien évidemment, ce projet sera celui de tout candidat à l’élection présidentielle. C’est pour cela qu’il a été fait. Il est l’aboutissement d’un long cheminement, des Etats-Généraux, des savoir-faire des élus sur les territoires, des contributions de tous ceux qui ont pris la parole au fil de son élaboration…Aujourd’hui, ce projet engage tous les socialistes… »
Discours à Rennes, Jeudi 29 juin 2006


« Notre bien commun » :

« Le projet socialiste fixe les axes de notre politique pour la France et précise les engagements du prochain quinquennat. C’est notre projet, c’est notre bien commun. »
Profession de foi, 11 octobre 2006


« Le projet socialiste s’appuie sur trois idées-forces »

« Le projet socialiste s’appuie sur trois idées-forces. C’est d’abord agir à gauche, c’est à dire combattre sans relâche les inégalités, s’appuyer sur les citoyens et les forces sociales pour réformer, changer les rapports des forces entre le capital et le travail.
C’est ensuite donner un avenir à la France, un désir d’avenir : les Français sont créatifs, ils ont du talent, les territoires sont attractifs. Nous devons remettre la France en mouvement (…).
C’est enfin apporter une réponse aux problèmes d’aujourd’hui. Il s’agit de regarder la France telle qu’elle est, le monde tel qu’il va. D’inventer de nouvelles sécurités pour faire face aux mutations, ne plus en avoir peur, et en saisir toutes les chances. De repenser les conditions de la croissance face aux risques sociaux, environnementaux et aux risques liés à la mondialisation. De réinventer l’Europe de demain et le dialogue Euro-Mediterranéen (…) »
Lens, 16 septembre 2006

Les priorités essentielles :

« De toutes les perspectives exigeantes qu’il ouvre, je retiendrai ici celles qui sont à mes yeux essentielles et que je porterai avec mes mots et mes convictions » : « l’emploi », « le pouvoir d’achat », « l’école », « l’excellence environnementale » et « la violence ».
Profession de foi, 11 octobre 2006


« Tout se tient » :

« La bataille pour le plein emploi, la lutte contre la précarité, la dignité du métier et la sécurité du salaire sont au cœur du projet socialiste. Tout le reste en dépend. On sait que des parents en situation précaire, c’est toute une famille déstabilisée. On sait que l’insécurité du salaire et de l’emploi, c’est plus de difficultés pour transmettre à ses enfants le goût et le sens de l’effort scolaire. Tout se tient : emploi, sécurité, famille, école. Quand un maillon vient à manquer, c’est toute la chaîne qui est fragilisée. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


« La méthode, c’est essentiel »

« Nous sommes en train de finaliser le projet des socialistes et je ne vois pas pourquoi je devrais aujourd’hui brandir mon propre catalogue. La méthode, c’est essentiel. Voyez le contre-exemple du CPE. Je crois à la nécessité d’un diagnostic partagé avec les Français : cela mérite du temps avant de décider et de passer à l’acte. Il faut ensuite évaluer lucidement, corriger au besoin, admettre qu’une décision politique interagit avec le corps social et que des ajustements sont nécessaires. »
« Le pays attend le bon deal », Les Echos 19 mai 2006


Les socialistes ont une responsabilité vis-à-vis des Français :

« C’est à nous, à l’écoute des inquiétudes et des espoirs des Français, de construire avec eux (…°) l’alternative crédible à la politique de la droite dont le pays a besoin. Car les Français ne veulent pas d’une fausse rupture mais d’un vrai changement, appuyé sur un impérieux devoir d’invention, afin de construire le progrès pour tous et le respect pour chacun. »
Discours de Vitrolles, 29 septembre 2006


« Remettre le peuple au cœur du projet des socialistes »

« La campagne sera participative, parce que les citoyens ne veulent plus assister, immobiles, à des meetings, mais ont soif de participer, de compter pour quelque chose. Notre rôle sera de remettre le peuple au cœur du projet des socialistes. C’est comme cela, que nous lui redonnerons la conviction que la volonté politique a un sens. C’est comme cela que nous pourrons passer d’une démocratie de rejet à une démocratie de projet. La seule dénonciation de la droite ne suffira pas (…). C’est pourquoi je crois à cette démocratie participative, qui complète et qui renforce la démocratie représentative. C’est elle qui va déterminer la force de l’adhésion à un projet. C’est le meilleur rempart contre le populisme. Le populisme est un mouvement négatif, c’est une pulsion de dénigrement, de destruction, de déconstruction…Les fédérations seront chargées d’organiser les débats participatifs sur le projet, complétés par les débats sur Internet. C’est ainsi que nous replacerons le peuple au cœur du projet socialiste et que nous montrerons ce que sera notre méthode de gouvernement... »
Intervention du Conseil National du Parti socialiste, Samedi 7 octobre 2006


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Ce que j'ai dit...
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Dimanche 19 novembre 2006 7 19 /11 /2006 08:48

« Les Français (…) ont la démonstration que leur pouvoir d’achat baisse »

La baisse du pouvoir d’achat est une réalité, que cache le mode de calcul de l’indice des prix :

Alimentation générale Petite épicerie à Hornu en Belgique en 2005.« Je crois en effet que les Français n’ont pas seulement le sentiment, mais la démonstration, que leur pouvoir d’achat baisse ; ils ont le sentiment, et parce que c’est la réalité, qu’on leur ment sur l’indice des prix. C’est vrai aussi pour les petits retraités. On parle du SMIC, mais je crois qu’il va falloir donner un coup de pouce sérieux aux petits retraités. On en voit de plus en plus qui ne font plus qu’un repas pas jour. Ils savent bien que l’indice des prix correspond à un panier moyen. Or un petit retraité ou une personne au SMIC ne consomme pas comme un cadre moyen. Je prends l’engagement de remettre de la vérité dans le calcul de la hausse des prix, avec les associations de consommateurs, les associations de retraités et ceux qui sont aux bas salaires, parce que je crois que c’est à partir d’un calcul juste que la parole politique, aussi, est crédible pour cette revalorisation des bas salaires. »
Premier débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste , LCP AN-Public Sénat , 17 octobre 2006


Cette baisse du pouvoir d’achat provoque la fragilisation des classes moyennes :

« Nous voyons par exemple monter dans les lycées les demandes de fonds sociaux, c'est-à-dire que nous avons aujourd’hui des familles à revenus moyens qui basculent, petit à petit, dans l’endettement, et qui n’arrivent pas à faire face à des dépenses élémentaires, notamment les dépenses éducatives. (…) Nous sommes également très soucieux sur les problèmes que rencontrent les Français concernant la hausse du coût de l’énergie. Ici, dans cette région, nous avons créé le TER à 1€, et nous avons été bien évidemment débordés par ce succès. Il y avait certains jours où il y avait 200, 300 personnes sur le quai ne pouvant prendre le train. Là nous touchons du doigt l’émergence de besoins sociaux qui se traduisent par une régression du pouvoir d’achat et du niveau de vie. »
Radiocom, France Inter, 27 août 2006


« Je suis candidate parce que je crois à la volonté politique y compris en économie »

« Je suis candidate parce que je crois à la volonté politique y compris en économie. Trop longtemps, on a expliqué aux Français que l’économie était compliquée, que c’était une affaire de spécialistes ou de chiffres. Je crois qu’il est temps que les Français reprennent la main sur l’économie pour que celle-ci ne soit pas au service de l’économie, mais au service de l’humain et du bien être. (…) Il s’agit de mettre fin au désordre des choses, au désordre de la précarité qui sape la valeur travail, au désordre de la baisse du pouvoir d’achat qui sape la confiance en soi, à l’anarchie financière qui sape la vraie valeur économique et au désordre de l’environnement qui met en cause l’avenir de la planète. Et si l’on met fin à ces désordres, alors on mettra en place un ordre économique, social et environnemental juste. »
Premier débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste , LCP AN-Public Sénat , 17 octobre 2006


« C’est la droite qui écrase le pouvoir d’achat »

Euro« J’ai entendu, à l’Assemblée nationale, des députés de droite affirmer qu’à cause de la gauche et des 35 heures, les Français seraient fâchés avec le travail et les chômeurs confortablement installés dans leurs revenus d’assistance. Il n’en est rien !
Je voudrais rappeler ici à quel point ce sont la droite et les forces libérales qui détruisent la valeur du travail.
Qui trouve normal qu’on licencie pour doper le cours en Bourse des actions ? C’est la droite !
Qui réduit la compétitivité à l’écrasement des salaires et qui réclame un SMIC au rabais ? C’est la droite !
Qui considère les hommes et les femmes au travail comme de simples variables d’ajustement ? C’est la droite !
Qui confond la modernité avec la brutalité du capitalisme du 19ème siècle ? C’est la droite !
Qui met sur Internet les emplois aux enchères et les adjuge à qui accepte le salaire le plus bas ? C’est la droite !
Qui trouve normal qu’un haut dirigeant gagne en une année ce qu’un salarié moyen ne gagnera jamais en toute sa vie ? C’est la droite !
Qui accepte que la France soit la lanterne rouge de la santé et de la sécurité au travail ? C’est la droite !
Qui proclame que la liberté s’arrête là où commence le Code du Travail ? C’est la droite !
Oui, c’est la droite qui précarise à tout va, à coups de CNE, de CDD, d’intérim et de temps partiel contraint, ce triste privilège subi massivement par les femmes.
C’est la droite qui ne laisse comme choix à beaucoup de jeunes que la galère ou l’expatriation.
C’est la droite qui fait exploser le nombre des travailleurs pauvres. Vous vous rendez compte de ce que signifie cette expression : « travailleurs pauvres » ? On travaille et pourtant on ne peut même pas vivre normalement, élever dignement ses enfants, parfois même se loger, quand on fait partie de ces « travailleurs pauvres » qui sont, à 80 %, des travailleuses pauvres.
C’est la droite qui écrase le pouvoir d’achat, laisse s’envoler les factures, le coût du logement et celui des transports, plongeant un nombre croissant de familles dans l’angoisse des fins de mois.
Voilà qui sont les vrais destructeurs du travail ! »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006


Les socialistes doivent proposer le « bon deal »

140 C du réseau de l'État« Accepter n’est pas subir. Chaque révolution industrielle a fini, non sans luttes, par déboucher sur sa contrepartie sociale. Celle du charbon et de la machine à vapeur a apporté les premières lois sociales et la reconnaissance des syndicats. Celle de l’électricité et de l’automobile a conduit à un système global de protection sociale et à une amélioration du pouvoir d’achat des salariés. Nous vivons aujourd’hui la troisième, celle des technologies de l’information et de la communication sur fond de mondialisation accélérée : le vieux compromis fordien est mort mais aucun « bon deal », aucune « nouvelle donne », ne l’a encore remplacé. »
« Le pays attend le bon deal », Les Echos 19 mai 2006


« Et voilà qu’on propose aux salariés, pour récupérer un peu de pouvoir d’achat, d’accumuler les heures supplémentaires, défiscalisées de surcroît.
Je pense, moi, que les salariés doivent être correctement rémunérés dans le cadre de la durée légale du travail parce qu’ils ont droit à une vie professionnelle et personnelle équilibrée, avec du temps pour eux et pour leur famille, avec des salaires qui permettent de vivre dignement et de faire des projets d’avenir, avec des conditions de logement convenables qui ne rendent pas plus difficile la scolarité des enfants. »
Discours de Soissons, 27 juin 2006


« C’est la question globale du pouvoir d’achat qu’il faut régler, avec un signal fort sur le SMIC »

« La proposition du Parti socialiste, c’est-à-dire de convoquer une Conférence salariale annuelle, et de faire en sorte que l’Etat prenne ses responsabilités en augmentant le SMIC, c’est un signal pour la hausse des bas salaires, mais en même temps il va falloir régler les autres problèmes (…).
Augmenter le SMIC sans régler le problème de la hiérarchie des salaires va tirer vers le bas tous les salariés qui sont au-dessus du SMIC. Et qu’est-ce que je vois sur mon site Désirs d’Avenir, où j’ai entamé ce débat ? Tous les salariés qui sont un peu au-dessus du SMIC se disent « Mais nous, est-ce qu’on va avoir les 100 euros ? » C’est dire à quel point la négociation salariale est très importante et ne peut pas non plus être déconnectée de la motivation des salariés au travail. (…)
Il est aussi important d’encourager l’accélération, la progression des salaires, que de figer un salaire minimal qui va provoquer un écrasement de la hiérarchie salariale. Je crois que c’est l’engagement au long cours et la réalité du pouvoir d’achat du SMIC qui est important, car si ces 100 euros sont immédiatement mangés par une augmentation des prix, et en particulier par l’augmentation du prix du logement et de l’énergie, à ce moment-là le compte n’y sera pas, et donc c’est la question globale du pouvoir d’achat qu’il faut régler avec, bien évidemment, un signal fort sur le SMIC. (…) »
Premier débat télévisé pour l’investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat, 17 octobre 2006


« Seule la gauche est capable de relancer la croissance et la confiance en augmentant le pouvoir d’achat »

« Pour l’emploi : seule la gauche est capable de relancer la croissance et la confiance en augmentant le pouvoir d’achat car la justice sociale n’est pas un handicap mais un facteur de compétitivité, en investissant dans la Recherche et l’innovation, en choisissant résolument l’excellence environnementale, riche d’activités et de métiers nouveaux.
Pour le pouvoir d’achat : les socialistes doivent moins taxer le travail que le capital. Pourquoi, sinon, se proclamer socialistes ? La gauche ouvrira donc une conférence salariale qui, au-delà de la nécessaire et évidente augmentation du SMIC, confortera tous les salariés, et notamment les plus modestes, dans leur travail et renforcera aussi notre économie. Le succès de cette conférence les incitera puissamment à adhérer au syndicat de leur choix. Mon objectif, c’est qu’avec un syndicalisme de masse, une démocratie sociale fondée sur des règles se mettra en place. »
Devoir de victoire, Profession de foi, candidature à l’investiture du Parti socialiste, 11 octobre 2006


« L’Etat doit donner les moyens aux organisations syndicales de peser sur ce dialogue social »

« Vous savez que je suis, moi, favorable à l’émergence en France d’un syndicalisme de masse, et donc si on commence par décider unilatéralement ce qu’il faut faire ou ce qu’il ne faut pas faire, vous coupez l’herbe sous le pied des organisations syndicales et elles ne réussiront pas à prendre toute leur place dans la société française et donc des questions comme celles du pouvoir d’achat et de la précarité doivent être réglées par une modification du rapport de force entre les salariés et le patronat avec la garantie de l’Etat. C’est l’Etat qui doit donner la garantie d’un juste dialogue, c’est l’Etat qui doit donner les moyens aux organisations syndicales de peser sur ce dialogue social et c’est comme cela que les conquêtes sociales se mettront en place parce qu’elles seront le fruit d’un rapport de force discuté. »
Radiocom, France Inter, 27 août 2006


« Dans les pays européens où les syndicats sont puissants, les salariés sont mieux protégés dans leur emploi et mieux rémunérés. Or c’est cela qu’il nous faut atteindre : sécuriser l’emploi, créer une sécurité sociale professionnelle, augmenter le pouvoir d’achat. »
Une nouvelle République, Hebdo des socialistes, 2 novembre 2006


« L’Europe doit tirer vers le haut »

« L’Europe a été vécue comme un facteur de réduction du pouvoir d’achat »

Photographie satellite de l'Europe« Je crois que, pour les catégories populaires, le passage à l’euro a provoqué, faute d’un contrôle efficace, une hausse des prix, notamment des produits alimentaires. L’Europe a donc été vécue comme un facteur de réduction du pouvoir d’achat. »
Intervention au Forum Parlementaire des Verts européens, 9 mars 2006


« L’Europe doit tirer vers le haut l’ensemble des citoyens des Etats membres et non l’inverse »

« Un niveau de vie amélioré, une sécurité renforcée dans la vie professionnelle, le droit à une formation de qualité tout au long de la vie, le respect des libertés syndicales, voilà des éléments essentiels de ce que doit être le modèle social européen, sans parler bien évidemment de la hausse du pouvoir d’achat qui traduit très directement la hausse du niveau de vie. L’Europe doit tirer vers le haut l’ensemble des citoyens des Etats membres et non l’inverse. Aucune harmonisation en matière sociale ne doit se faire en dégradant la situation des travailleurs d’un Etat membre ; tout effort d’harmonisation doit se traduire par une amélioration pour tous. (…)
A partir du moment où c’est l’Eurogroupe qui doit définir les critères d’une bonne politique économique qui prend en compte non seulement les problématiques de l’inflation mais également les problématiques d’investissements dans les métiers du futur, de contenu qualitatif de la croissance, à ce moment là, la Banque centrale européenne qui n’est qu’un outil et qui n’est pas un objectif doit rendre des comptes et expliquer ses décisions. C’est là où joue son autonomie, son indépendance, il devra expliquer ses décisions et les justifier par rapport aux objectifs politiques. Parce que ce sont les objectifs politiques qui décident du bien-être des peuples. Et nous, nous sommes là pour réaliser le bien être des peuples et leur progrès social en terme d’emploi, de pouvoir d’achat, de qualité de vie, de consommation. »
L’Europe par la preuve, Conférence de presse, 11 Octobre 2006


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Ce que j'ai dit...
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Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /2006 00:21
 

«J’ai choisi le Proche-Orient comme premier voyage après ma désignation car je crois que les conflits qui secouent cette région sont parmi les plus anciens, les plus complexes et les plus dangereux de la planète. Il est donc de la première urgence de chercher à y mettre un terme. Les pays concernés sont liés à la France et à l’Europe par la proximité géographique, par l’histoire, mais aussi par une commune aspiration des peuples à faire de l’espace méditerranéen une zone de paix et de développement économique et social.

La situation dans la région est marquée par des inquiétudes, mais aussi des espoirs.

Après avoir été blessé par la guerre de l’été dernier, le Liban connaît une grave crise politique ponctuée par des assassinats, dont a été victime en dernier lieu Pierre Gemayel. Des manifestations impressionnantes se déroulent depuis une semaine à Beyrouth. Les différents partis, qu’ils appartiennent à la majorité ou à l’opposition, doivent trouver les voies du dialogue : je l’ai dit à tous les responsables que j’ai rencontrés, à M. Fouad Siniora, Premier ministre, à M. Nabih Berri, Président du Parlement, à M. Walid Joumblatt, Président du Parti socialiste progressiste, membre de l’Internationale socialiste, et aux députés de toutes tendances que j’ai rencontrés dans le cadre de la commission des affaires étrangères du Parlement.

La FINUL, dont je suis allée saluer sur place le contingent français, joue, de l’avis de toutes les parties, un rôle de stabilisateur du pays. La mission de nos soldats est délicate, et ils la remplissent avec courage et détermination. La résolution 1701 doit être pleinement appliquée, dans tous ses éléments.

Au moment où je suis arrivée en Israël et dans les Territoires palestiniens, trois événements importants venaient de se produire : la conclusion d’une trêve à Gaza, une déclaration d’ouverture du Premier ministre israëlien, et l’échec des négociations entre le Fatah et le Hamas en vue de conclure un accord de gouvernement permettant d’avancer vers la reconnaissance des trois principes du Quartet (renonciation à la violence, reconnaissance d’Israël et reconnaissance des accords passés entre Palestiniens et Israëliens).

Le Président Mahmoud Abbas m’a dit sa détermination à résoudre par la voie démocratique la crise politique interne qui secoue les Territoires palestiniens depuis la victoire aux élections du Hamas, de façon que le dialogue puisse reprendre avec Israël et que l’aide économique européenne et internationale puisse reprendre. Il m’a dit aussi son grand intérêt pour la déclaration de M. Ehud Olmert.

Il est plus que jamais nécessaire que les deux parties reprennent langue et discutent d’un règlement global de ce conflit de plus de soixante ans, qui nourrit le désordre économique, le désespoir social et les extrêmismes. L’Europe doit, en parlant d’une voix plus unie et plus forte, prendre toute sa part à ce règlement : je l’ai dit au Premier ministre d’Israël.

J’ai trouvé chez l’ensemble des responsables que j’ai rencontrés une conscience aiguë de l’urgence à régler les conflits et à construire la paix. Leurs peuples n’aspirent qu’à cela. Les jeunes que j’ai rencontrés, à Beyrouth, à Gaza et à Jérusalem, me l’ont dit : ils veulent un avenir où leurs enfants n’auront plus peur du voisin, où il sera possible d’étudier et de se déplacer, où les échanges entre jeunes des différents peuples seront libérés de toute méfiance. Un de ces jeunes m’a dit : « nous avons tous un même désir d’avenir ». Ce n’était pas un clin d’œil, c’était un cri du cœur.»

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Ce que j'ai dit...
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