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Vendredi 18 janvier 2008 5 18 /01 /Jan /2008 10:36

Cher Michel Rocard,

 

Nous te répondons collectivement car si nous partageons ton diagnostic sur le besoin de << jouer collectif >> au Parti Socialiste, nous récusons sur le fond et la forme ton analyse qui semble bien peu clairvoyante et moderne pour un homme qui fut en son temps porte parole d'une modernisation du PS que certains d'entre nous ont soutenue.

 

Peu clairvoyant d'abord puisque tu proposes peu ou prou d'adopter la même solution qu'en 2002 : surtout ne pas choisir de << présidentiable

>> pour mieux attendre un hypothétique retour. Mais Michel, c'est

oublier que d'ici 2012, nous avons besoin de quelqu'un pour incarner notre ligne rénovée et porter le changement dans plus de 4 scrutins à l'échelle nationale ! Alors, rééditer cette attente, ce que chacun au PS s'accorde désormais pour qualifier d'ânerie, c'est tout simplement hors sujet à moins de vouloir définitivement dégoûter les Français et les militants de notre parti.

 

Plus choquant encore, ton absence de combativité face au pouvoir actuel : << il n'y a aucun moyen connu de mettre en cause l'ultra domination de Sarkozy >>. Mais si, travailler collectivement pour proposer des alternatives sur le fond et gagner des scrutins intermédiaires, ce sont des moyens d'actions.  Ségolène Royal lutte au quotidien pour faire gagner la gauche en soutenant des candidats aux municipales sur le terrain partout en France.

 

Enfin, de la part d'un homme rigoureux tel que toi, l'analyse du passé que tu fais semble bien sélective : oublies-tu que François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy se sont pour leur part imposés dans leur camp bien avant l'élection présidentielle ? François Mitterrand fut candidat dès 1965 pour être élu en 1981 seulement.

Jacques Chirac a pour sa part refondé le gaullisme et présenté sa candidature dès 1981 tandis que Nicolas Sarkozy y pensait depuis ...

1995. Face à ces faits politiques, les exemples de Barre, Poher, Balladur ou le tien semblent bien ... anecdotiques.

 

Pas progressiste ensuite par le mépris qui suinte à longueur de ta tribune envers Ségolène Royal que tu qualifies << d'avenante et charismatique >>, manière polie de dire : << tu es mignonne mais tu es trop conne >>. Ce mépris, nous en avions déjà eu un aperçu quand tu lui assurais : <<tu ne seras même pas au second tour>>. Manque de vision, pour le coup non ? Cela nous renvoie vraiment, cher camarade, aux sempiternels stéréotypes rancis d'une partie de la droite << à la papa

>> plutôt qu'à l'égalité hommes-femmes que nous prônons depuis 15 ans

dans notre parti.

 

Mépriser une camarade nous semble déjà peu socialiste comme attitude mais mépriser celle qui a été choisie par 62% des militants et reste la plus populaire dans le cOEur du peuple de gauche, c'est carrément un déni de démocratie. Non, Michel, nous respectons quant à nous les jeunes et leurs aînés, les femmes et les hommes, et nous ne nous abritons pas derrière de telles postures archaïques qui nous ont provisoirement affaiblis. Réfléchis avec nous, et pose ta plume convenue, pour t'armer à nouveau de tes flammes passées.

 

Ton choix de rejouer le match perdu contre François Mitterrand, alors que les Français attendent autre chose de nous, est assurément critiquable. Préfèrerais-tu donc continuer à travailler pour Nicolas Sarkozy que de voir la gauche revenir, rénovée et rassemblée, avec Ségolène Royal entourée d'une équipe rajeunie ?

 

As-tu peur que Ségolène réussisse ce que tu as raté en ton temps, c'est-à-dire précisément la construction d'un << discours cohérent rénové >>, que tu appelles de tes vOEux, en partenariat avec tous les militants ?  L'opposition cohérente, militante et sûre de son projet, c'est en tout cas plus nous militants socialistes << de la base >>, nombreux et motivés, qui l'incarnons au quotidien que ceux qui jouent au petit jeu destructeur des tribunes assassines.

 

Rassemblons-nous pour débattre donc mais sans parti-pris << social démocrate >> ou << d'attente >> mais dans le respect mutuel et l'échange.

A ces conditions, nous parviendrons de nouveau à être crédibles et audibles, collectivement.

 

Les 113  premiers signataires :

Luc Delaby - PS Malakoff, Brigitte Huttner - PS Nord, Guillaume Bertrand - PS Montreal, Christian Soulier - PS Le Plessis Robinson, Tiffany Ermenault - PS Fontenay, Fabien-Pierre Nicolas - PS Paris, Pierre Trillot - PS Eure et Loir, Yvon Graïc - PS Seine Maritime, Emmanuel Dubois - PS Le Mans, Pascal Schmitt - PS St Leu d'Esserent, Joëlle Féral - PSE Bulgarie, Nicolas Gatineau - PS Montrouge, Elisabeth Humbert-Dorfmüller - PS Issy les Moulineaux, Régine et Roland Saint-Criq - PS Ardèche, Sahra Driouche - PS Montereau, Padovani Jean-Marie - PS Corse, Marie Lavin - PS Nogent sur Marne, René Angel - PS Marseillan, Jacqueline Dahlem - PS Marne, Jean-Louis Prengel - PS Pré St Gervais, Marc Billon - PSE Chicago, Pierre Aupert

- PS Eysines, Guillaume Leblond - PS Moselle, Agnès Teboul - PS Paris, Yvette Ferrand - PS Tours, Daisy Stover - PS Paris, Jean Lacassagne - PS Dordogne, Koronko Boula - PS Caen, Pascal Peenaert - PS Aulnay sous Bois, Marie Casterez - PS Paris, Benoit Cornu - PS Haute Saône, Jean- Michel Caudron - PS Rouen, Daniel Cordiez - PS Nord, Patrice Dal-Molin

- PS Vizille, Benoit Lonceint - PS Loiret, Jean-Claude Chebrou - PS Riom, Benjamin Mathéaud, PS Alès, Christiane Gilon - PS Paris, José Vialatte - PS Sarran, Christophe Lèguevaques - PS Toulouse, Jean-Luc Pidoux-Payot - PS Paris, Gilles Dauvergne - PS Creteil, Jean-Bernard Cyffers - PS Nord, Alain Franck - PS Montois, Sabine Guichet - Lebailly - PS Caen, Jean-Claude Lafargue- PS de Livry-Gargan, Georges Théron - PS Aveyron, Michelle Goncalves - PS Thiers, Jean-Pierre Denieul - PS Jarnac, Frederic Klein - PS Nancy, David Ragy - PS Ariège, Jacqueline et Michel Diefenthal - PS Seine et Marne, Françoise Mesnard - PS Saint Jean d'Angely, Marius Blaizot - PS Caen, Philippe Cressot - PS Chevilly Larue, Patrick Le Marec - PS de Lamotte-Beuvron, Razak ELLAFI - PS Paris, Véronique Lacoste - PS Nice, Philippe Vidal - PS Gard, Fred Marival - PS Aubervilliers, Anne-Marie Calmettes - PS Loiret, Catherine Maratin - PS Pyrenées, Didier Mludek - PS Jura, Jean- Pierre et Christiane Merle - PS Drôme, Jean-Marie Blanvillain - PS loiret, Anabel Marie - PS Rennes, Marie -Fance Coulaud - PS Paris, Edgardo Honores - PS Montreuil, Heidi Rançon-Cavenel - PS Paris, Gérard Nnicolas- PS Lyon, Daniel Andriuzzi - PS Paris, Michèle Fazilleau - PS Vienne, Marion Vannier - PS Loiret, Fatoumata Kassé- Sarr - PS Paris, Michel et Michelle Bouichou - PS Côtes d'Armor, Julien Toledano - PS Paris, Jean Claude Hiquet - PS Landes, Nelly et Guy Fauville - PS Gironde, Marie Christine Triboulat - PS Loiret, Pascale Lebert-Garrigues - PS Loiret, Catherine Quéré - PS Charente- Maritime,  Gilbert Arotzker - PS Haute Vienne, Aubert Marie José - PS Gironde, Marc-Pierre Mancel - PS Paris, Pierre Buisson - PS Rouen, Annie Segura - PS Tarn, Philippe Gaillardis - PS Gif sur Yvette, Nicole Guilpin-Halajko- PS Pontoise, Marc Delbreil - PSE Suisse, Marguerite et Franck Bernard - PS Isère, Nicolas Boivin - PS Paris, Benoit Forin - PS Paris, Jacky Courtial PS Clermont-Ferrand, Laura Revelli Beaumont - PS Paris, Didier Picard - PS Landes, Sébastien Prodhomme - PS Le Mans, Brigitte BOISSY - PS Le Mans, Thierry Hubert - PS Le Mans, Maryvonne Artis - PS Alfortville, Cécile Alzina - PS Sarthe, Annette Delmotte - PS Paris, Paul Leveque - PS Cap Breton, Véronique et Jean-philippe Gaschet - PS Le Mans, Roulin Maurice - PS Paris, Jean-Pierre Menjeon et Mauriel Cabaret - PS Sarthe, Marc Cathala - PS Paris, Félix et Renée Herbelin - PS Le Mans, Nelly Heuzé PS Le Mans  ...

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Réactions - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /Déc /2007 19:59
KADAFI-DANSE-AVEC-SARKO.jpg
Chères amies, chers amis,

Depuis ce matin, pour faire oublier le scandale de la visite de Kadhafi, s’est déclenché un tintamarre avec des annonces de 10 milliards d’euros de contrats : info ou intox ?

Qu’ils soient réels ou pas, rien ne justifie cette visite. Mais il ne faut pas que les français soient, en plus, abusés par la réalité de ces intérêts économiques.

Pourquoi y-a-t-il si peu de transparence, pourquoi si peu de vérification ? Qu’y-a-il de réel dans les 10 milliards de contrats annoncés bruyamment pour étouffer le débat sur les droits de l’homme ?

1. S’agit-il de contrats signés ou de déclarations d’intention ?

2. Quel est le contenu réel de ces contrats ?

3. Combien de délocalisations sont induites par ces contrats ?

4. Quelles sont les garanties en termes de développement d’emploi en France ?

5. La dangerosité de la dissémination du nucléaire a-t-elle été examinée ?

6. Pourquoi n’y a-t-il eu aucun débat à l’assemblée et aucune transparence ?

S’humilier devant Kadhafi, cautionner l’usage du terrorisme, du système de tortures et de disparitions n’est pas digne de la France.

Après les félicitations « chaleureuses » à Vladimir Poutine qui a organisé des élections en muselant toutes les oppositions, voici la réception, en grandes pompes et en satisfaisant les extravagances de l’intéressé, du dictateur libyen, le colonel Kadhafi. La France accueille un chef d’Etat qui non seulement a laissé emprisonner et torturer les infirmières bulgares et le médecin palestinien sous la fausse accusation d’avoir inoculé le sida à des enfants, mais qui a financé, pendant des années, le terrorisme international. Personne n’a oublié que les responsabilités des services secrets libyens ont été reconnues par la justice internationale dans l’attentat de Lockerbie en 1988 mais aussi dans celui du DC10 d’UTA en 1989 qui a tué de nombreux Français. C’était aussi le régime libyen qui avait organisé un attentat à Orly en 1983. Quant au peuple libyen, il est la première victime du régime : il n’y a jamais eu d’élections, le colonel Kadhafi est désigné comme dirigeant à vie, et ses opposants n’ont de choix qu’entre la mort et l’exil.

Nicolas Sarkozy, qui annonçait, durant la campagne électorale, une rupture avec la politique étrangère de son prédécesseur (« il vaut mieux serrer la main de Bush que celle de Poutine » avait-il déclaré), en accentue les pires traits jusqu’à la caricature et donne de la France une image à la fois détestable et ridicule. Même si chacun peut s’accorder sur le fait qu’une politique étrangère doit prendre en compte la défense de nos intérêts économiques, et que le monde instable et dangereux dans lequel nous vivons demande que nos dirigeants puissent parler aussi à des personnalités peu respectueuses de la démocratie, il y a des lignes rouges qu’il faut savoir ne pas franchir.

N. Sarkozy nous dit qu’il reçoit le chef d’état libyen parce que celui-ci a renoncé à fabriquer des armes de destruction massive et s’est engagé à lutter contre le terrorisme. Outre que le colonel Kadhafi lui a apporté un cruel démenti en défendant le principe du terrorisme avant de venir à Paris, on constate que seule la France accueille Kadhafi avec de tels honneurs. S’il s’agit de « récompenser » celui-ci d’être revenu à un semblant de respect de la légalité internationale, c’est déjà fait, avec la levée des sanctions qui avaient été prononcées contre la Libye après les deux attentats.

Quant aux fabuleux contrats annoncés par le gouvernement, il faudra en mesurer la réalité. Les entreprises britanniques et italiennes sont mieux placées en Libye que les sociétés françaises. Pourtant, le colonel Kadhafi n’a pas été reçu à Londres ou à Rome. En outre, on peut craindre que ces contrats, outre une hypothétique centrale nucléaire civile, ne portent sur des armements destinés à garantir la survie de la dictature. Personne ne menace la Libye qui n’a donc pas besoin de se défendre contre un agresseur extérieur. En revanche, des hélicoptères servent à mitrailler une foule de manifestants ou à surveiller des déplacements. On peut redouter aussi les risques de revente de toute cette panoplie d’armements à toutes les rébellions de la région en fonction des intérêts du régime libyen. Est-ce de cela dont l’Afrique a besoin ?

Le commerce extérieur français, structurellement déficitaire depuis des années, a lui aussi besoin d’autres mesures : stimulation de l’innovation pour une meilleure insertion dans la compétition internationale, aides adaptées aux PME qui exportent et créent des emplois…

N. Sarkozy est, quant à lui, dans une politique de « coups », qui isole la France de ses partenaires européens. C’est une politique étrangère dénuée de toute morale et de toute cohérence. On est dans le spectacle, un triste spectacle.

Le débat est ouvert.

Amicalement,
 
Signature Ségolène Royal
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Réactions
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Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /Août /2007 20:42
 
Chère camarade,

Dans une interview récente (le JDD du 26 août 2007), parlant de Ségolène Royal,
candidate à la dernière élection présidentielle, tu estimes qu’ « elle a été imposée par
les sondages et les médias » et que « c’était un leurre ».
Nous sommes un certain nombre, militants de longue date du même parti que toi, le
PS, ou adhérents plus récents (ces fameux « nouveaux adhérents » arrivés en
masse et parfois moqués ou craints – ou les deux) à vouloir te faire part de notre
« étonnement » à la lecture de tes propos.

En effet, si nous pouvons accepter – à condition qu’elles ne finissent pas par nous
paralyser, nous faire tenir des discours contradictoires illisibles pour nos concitoyens
et nous conduire à l’échec – des divergences sur certaines questions de fond,
idéologiques ou stratégiques, il est insupportable de voir à ce point délégitimé le vote
des militants socialistes qui, à plus de 60%, ont, le 16 novembre dernier, choisi
Ségolène Royal pour être la candidate de leur parti.

Il est vrai que nous avons déjà connu le non respect de ce vote dans un processus
antérieur. Mais aussi contestable soit-il, il résultait d’une divergence d’appréciation
réelle. Ici, ce que tu mets en doute, en faisant référence au rôle des médias et des
sondages, en suggérant la manipulation à laquelle se seraient laissés prendre 60%
des adhérents socialistes, c’est tout simplement l’intelligence de ces militants, leur
clairvoyance, leur autonomie, leur libre arbitre. Nous tenons à le réaffirmer, ce ne
sont ni les médias ni les sondages qui nous ont redonné espoir après la cruelle
défaite de 2002 mais ce que la candidature de Ségolène Royal apportait en terme de
démarche comme de renouveau idéologique. Et ce, qu’il s’agisse, pour proposer une
réponse progressiste et adossée à nos valeurs aux attentes des Français, de la
démocratie participative, du refus des sujets tabous ou de la confrontation avec le
monde tel qu’il est.

Si nous sommes profondément choqués, c’est parce qu’à travers ton affirmation,
c’est également toute la légitimité du processus démocratique – interne au PS mais
en général – que tu mets en cause, assimilant finalement militants et, plus largement,
électeurs à des consommateurs immatures, susceptibles d’être totalement
conditionnés.

Ce n’est pas sur de telles bases que nous allons pouvoir retrouver confiance en nous
et, surtout, redonner confiance aux Français. Il nous faut pourtant, pour la suite,
retravailler ensemble. Nous y sommes prêts si ce qui nous rassemble au sein de
notre Parti – notre histoire commune, nos valeurs, nos conquêtes et notre désir
d’alternative à la politique du président élu – sait être plus fort que les trop
nombreuses tentations centrifuges qui, à travers règlements de comptes, rancoeurs
personnelles et expressions individuelles, nous menacent aujourd’hui.

Reçois, chère camarade, nos salutations socialistes.

Des adhérents du Parti socialiste


Si vous êtes adhérent du PS et que vous souhaitez cossigner cette lettre, vous pouvez le faire en envoyant un e-mail à cette adresse : fatou@tangana.com
en précisant bien votre nom, votre prénom et votre Section.
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Réactions - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Vendredi 6 avril 2007 5 06 /04 /Avr /2007 16:57

 Nous avons reçu cet appel des enseignants et des parents d'élèves du Collège Georges Pompidou de Villeneuve la Garenne. Ce texte montre bien comment le Président du Conseil Général de notre département, Nicolas Sarkozy, laisse certains établissements scolaires à l'abandon. Est-ce là l'école que nous voulons pour les jeunes français ?

"Montrouge a du Désir" apporte tout son soutien aux parents, aux enseignants mais aussi aux enfants qui doivent étudier dans ces conditions déplorables.

Collège Georges Pompidou

1, av. Georges Pompidou

92390 Villeneuve la Garenne

Villeneuve-la-Garenne, le 4 avril 2007

A l'attention de tous.

Mesdames, Messieurs,

Nous sommes des enseignants et des parents d'élèves du collège Georges Pompidou de Villeneuve-la-Garenne, dans le nord des Hauts-de-Seine. Ce collège est dans un état calamiteux, tant du point de vue des locaux que des moyens consacrés à l'éducation d'élèves issus en grande majorité de l'immigration et appartenant à des milieux sociaux très défavorisés.

Après un travail sur la Convention Internationale des Droits de l'Enfant avec des élèves, il nous est apparu évident que plusieurs de leurs droits fondamentaux y étaient bafoués et nous avons tous, enseignants, CPE et surveillants, décidé de lutter contre la fatalité: il nous semble indigne de la République de ne pas faire de l'éducation de ces enfants des cités une priorité absolue.

Nous sommes en zone d'éducation prioritaire mais quelle priorité leur est véritablement donnée ?

Notre établissement est pourtant situé dans le département le plus riche de France, dans une région présidée par Nicolas Sarkozy [NDLR : Nicolas Sarkozy est le Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, administration compétente pour les collèges. Le Président de la Région Ile-de-France est le Socialiste Jean-Paul Huchon].

Or, les locaux sont dans un état de vétusté intolérable, les plafonds s'écroulent en plein cours, les rideaux sont déchirés, les murs dégradés. L'unique salle d'informatique compte 14 ordinateurs pour 670 élèves. En début d'hiver, les cours ont eu lieu sans chauffage pendant une dizaine de jours. Le collège va être reconstruit, cela veut dire encore quatre années à apprendre et enseignée dans un environnement défavorable.

Par ailleurs, l'infirmerie a été incendiée le 5 décembre dernier. Depuis, l'infirmière n'avais plus aucun outil pour soigner ou dépister les élèves, pas le moindre thermomètre, pas même un matelas pour allonger un élève: l'infirmerie était absolument vide. Le mouvement des enseignants et des parents, a permis d'obtenir un minimum de matériel, ce qui est encore insuffisant. Il y a eu 4 départs de feu dans l'enceinte du collège depuis les vacances de février dont un a nécessité l'intervention des pompiers.

 

Les personnels de la vie scolaire, surveillants et CPE, sont 7 pour 670 élèves, soit un pour cent. Ils sont régulièrement insultés ou menacés, ont fait l'objet de violences physiques.

 

Par décision académique, l'an prochain, quatre classes seront supprimées, et nous perdrons 90 heures de cours et dix enseignants. Les classes d'enseignement adapté, les SEGPA, sont encore plus rudement touchées, l'an prochain les 6èmes et les 5èmes seront regroupés dans une même classe. Des heures d'UNSS, activités sportives proposées le mercredi après-midi, seront supprimées.

Les enseignants, en se mettant en grève ont initiés un mouvement commun. Bénéficiant d'un très fort appui des parents d'élèves qui bloquent le collège tous les matins et refusent d'y envoyer leurs enfants depuis vendredi 31 mars, nous espérons que vous manifesterez votre soutien, avant vendredi prochain, jour des vacances scolaires.

Nous sommes en train d'organiser une soirée, jeudi à partir de 17H30, qui réunira de manière conviviale parents et professeurs.

Nous attendons que les élus montrent publiquement que l'éducation de ces enfants des cités est une priorité absolue.

Les enseignants et les parents d'élèves du collège Georges Pompidou

 

collegepompidou92@hotmail.fr

http://collegepompidou92.blogspirit.com


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Réactions
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Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /Mars /2007 22:16

Collège du Hauts-Mesnil, ce matin

En cette période troublée pour les professeurs de collège et de lycée, Ségolène Royal a envoyé une lettre destinée aux professeurs afin de manifester sa reconnaissance et son soutien à l?enseignement public.

 

 

Le comité « Montrouge a du Désir »  tient à profiter de la publication de cette lettre pour apporter son soutien le plus franc aux professeurs des différents établissements collèges et lycées de Montrouge qui  luttent pour une éducation meilleure pour les enfants de notre ville, nos enfants.

 

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Si je peux aujourd’hui m’adresser à vous, c’est à mes professeurs que je le dois, car c’est à l’école que j’ai été soutenue, encouragée, valorisée et que j’ai reçu le bagage qui m’a permis d’être une femme libre.

L’Etat sera demain le garant de la reconnaissance que vous attendez. Je m’adresse directement à vous toutes et à vous tous parce que l’école, qui forme les générations de demain, qui prépare l’avenir de la Nation, est concernée prioritairement par le choix de société que les Françaises et les Français exprimeront les 22 avril et 6 mai prochains.

L’éducation ! Tel est, pour moi, l’enjeu majeur de l’élection présidentielle. Avec moi, l’éducation sera au cœur de tout et en avant de tout.

Lever des malentendus, vous dire mes convictions, ma confiance et ma reconnaissance pour votre mission, vous faire connaître ma volonté, tel est l’objet de cette lettre.

La République s’est construite par et autour de son école, l’école gratuite, obligatoire et laïque. Je suis moi-même la fille de cette école. J’en assume l’héritage ; j’en revendique les valeurs ; je veux poursuivre son œuvre dans l’avenir.

Notre pays vit des crises profondes : crise économique et sociale ; crise politique et morale ; crise de l’esprit public. Je veux apporter des remèdes à ces crises. J’ai voulu écouter les Françaises et les Français. Ils m’ont exprimé leur révolte, leurs colères. Ils réclament des réponses claires aux urgences auxquelles j’entends répondre pour réussir ce changement que notre pays attend : l’urgence économique et sociale, l’urgence éducative et culturelle, l’urgence écologique, l’urgence démocratique.

Je veux remettre le pays debout. Mais j’ai besoin, pour réussir dans cette tâche, de tout votre soutien et de tout votre engagement. Rien de grand ne se fera sans vous. J’ai pour l’école de la France une immense ambition. Pour refonder la République, pour guérir nos blessures, pour reconquérir nos territoires perdus, j’ai besoin de vous, de votre dynamisme, de votre engagement.

Je sais que l’école concentre toutes les difficultés de notre société. Mais je sais aussi qu’il ne lui appartient pas de résoudre toutes ces difficultés. La société ne doit pas se défausser sur l’école de tous ses échecs ou de tous ses renoncements. C’est pourquoi, je l’ai dit, il faudra de nouvelles politiques territoriales, des aides aux parents, des moyens renforcés pour la justice, une priorité à l’emploi et au logement, la revitalisation du tissu associatif. Autour de l’école, de nouvelles politiques doivent aider l’école à assumer au mieux sa tâche, qui est d’instruction et d’éducation. Je m’y engage.

Mais si l’école ne doit et ne peut pas tout, son rôle est essentiel. Pour lutter contre le fléau du chômage, la montée des inégalités, la perte de l’esprit public, le retour des fondamentalismes et la marchandisation du savoir et de l'information, l’école est au premier rang du combat. C’est ce qui fait la dureté de votre tâche ; c’est ce qui fait aussi sa noblesse et sa vocation. Et si la France demeure l’une des premières Nations du monde, si elle a conservé son rayonnement et son attractivité, elle le doit en grande partie à son école, à la qualité et au dévouement de ceux qui la servent.

Depuis des années, l’école est attaquée : elle l’est dans ses moyens par des budgets insuffisants ; elle l’est dans ses missions par des ingérences pédagogiques inacceptables ; elle l’est dans son autorité et dans sa dignité par des procès d'intention et des mépris coupables. Cela doit cesser. Il faut donner à l’école de la République et à ceux qui la servent tous les moyens et toute la considération nécessaires pour lui permettre d’accomplir son œuvre nationale. Je m'y engage.

C’est pourquoi un plan pluriannuel de prérecrutement, de recrutement et de création d’emplois sera mis en place. Je l’accompagnerai d’un plan de résorption de l’emploi précaire. Je referai de l’école le premier budget de la Nation et je proposerai une loi de programmation pour garantir cette priorité. Je veillerai à ce que les métiers qui entourent et aident les enseignants et les élèves, autour de l’école comme dans l’école, soient à nouveau encouragés et soutenus. Nous avons besoin de personnels d'encadrement, d'infirmières, de psychologues, d’assistants sociaux, de conseillers d’orientation.

Dès la rentrée de septembre prochain, je rétablirai les postes d’enseignants qui ont été supprimés.

Je veux redonner la considération qu’ils méritent aux enseignants, en améliorant les possibilités de formation, les conditions de travail, les déroulements de carrière, les rémunérations. C’est un vaste chantier qui supposera une très large concertation avec vous et une réflexion partagée sur les missions du métier d'enseignant. Je sais que vous y êtes prêts. Je veux que la Nation soit présente à ce rendez-vous. C’est pourquoi j’ai proposé comme méthode le dialogue et la concertation avec vos représentants dans le cadre d’Etats généraux de l’éducation que j’ai décidé de tenir dès juin prochain avec vous ainsi qu’avec tous ceux qui partagent la préoccupation de la justice et de l’excellence pour tous. Il ne s’agit pas de préparer une nouvelle réforme, mais de faire en sorte que notre éducation fonctionne mieux. C’est dans ce cadre que je proposerai la mise en œuvre d’un soutien scolaire individuel gratuit pour les élèves. Les enseignants qui souhaiteront l’assurer seront évidemment rémunérés.

Dans la fidélité à nos valeurs, je veux bâtir avec vous l’école du XXIème siècle, celle de la réussite pour tous vos élèves. La difficulté de votre tâche, je la connais ; j’en sais aussi la grandeur, et je sais la fierté que vous avez d’exercer votre mission.

Mon Pacte présidentiel place l’école en son cœur. Lorsqu’il faut vaincre les fatalités, les pesanteurs, les peurs, les égoïsmes, alors nous retournons toujours aux mêmes sources. Nous avons besoin des lumières du savoir contre l’obscurantisme, de l’égalité contre les privilèges, de la laïcité contre les fanatismes et les intolérances, de la gratuité et du service public contre la marchandisation de l’éducation.

Mon engagement politique s'est construit dans ma reconnaissance à l'égard de l'école. Je lui demeure fidèle. J’ai confiance en vous. Vous pouvez avoir confiance en moi.

Veuillez agréer, Madame, Mademoiselle, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
 
Signature Ségolène Royal
 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Réactions
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Mardi 20 février 2007 2 20 /02 /Fév /2007 07:41
Votre avis nous interesse.

-Comment avez vous trouvé Ségolène Royal hier soir sur TF1 ?
-Quelles sont les mesures qui vous ont le plus marqué ?

Votre avis nous intéresse.

Nous mettrons vos réactions en ligne après modération.

La vidéo de l'émission sera mise en ligne dans la journée.
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Réactions
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Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /Jan /2007 17:30

Ségolène Royal a dénoncé mardi des méthodes de "racailles" à la suite de rumeurs laissant entendre que le couple Hollande-Royal aurait tenté d'échapper à l'impôt de solidarité sur la fortune.

"J'ai subi des attaques diffamatoires insupportables. Je pense que des méthodes de campagne comme celles-ci sont inadmissibles", a dénoncé la candidate socialiste sur LCI. "Ce sont des méthodes, comment disent-ils déjà, un peu de 'racailles'".

"J'y répond par la transparence et par la clarté", a tonné la candidate socialiste, qui avait fait connaître dans la journée dans un communiqué le contenu de son patrimoine et précisé que son compagnon François Hollande et elle-même allait payer l'ISF pour la "deuxième année consécutive". "Je souhaite que ce type d'attaques diffamatoires diffusées massivement sur Internet puisse cesser".

"J'ai toujours fait de la transparence et de l'honnêteté dans le comportement personnel de la morale politique ma ligne de conduite", a-t-elle ajouté. Et de prévenir: "ceux qui insinuent qu'il pourrait en être autrement, cela va se retourner contre eux".

Source : AP


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Réactions
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Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /Jan /2007 16:51

FH SRFrançois Hollande en appelle à la justice. Le Premier secrétaire du PS a porté plainte pour diffamation après avoir été accusé d'avoir utilisé avec sa compagne Ségolène Royal une Société civile immobilière (SCI) pour échapper à l'impôt sur la fortune (ISF), dont ils sont redevables, a indiqué mardi son avocat. "François Hollande considère que les propos de M. Godfrain sont attentatoires à son honneur, et il demande réparation", a précisé Me Jean-Pierre Mignard.

Révélée par Le Canard Enchaîné daté de mercredi et déposée auprès du tribunal correctionnel de Toulouse, la plainte de François Hollande vise le député UMP de l'Aveyron Jacques Godfrain et le quotidien régional La Dépêche du Midi qui avait reproduit des propos de ce dernier. Le couple est détenteur, avec les parents de François Hollande, d'une SCI, dénommée La Sapinière et rassemblant des actifs immobiliers : une maison à Melle (Deux-Sèvres) appartenant à Ségolène Royal, une maison à Mougins (Alpes-maritimes) achetée en viager, et un appartement à Boulogne-Billancourt qui appartient aux parents de François Hollande, selon leur avocat. En revanche, elle ne comprend pas la maison de l'avenue Duquesne, à Paris, un moment habitée par le couple, car celui-ci ne faisait que la louer.

Le 10 janvier, après une rumeur née sur Internet via un mail envoyé et un message posté sur de nombreux blogs et forums, le député UMP de l'Aveyron Jacques Godfrain avait évoqué l'existence de la SCI. "En faisant cela, on ne paie pas l'impôt sur la fortune", ajoutait-il, selon La Dépêche du Midi du lendemain. "L'existence de cette SCI a été incluse dans la déclaration patrimoniale de François Hollande, pour laquelle la déclaration d'impôt sur la fortune a été faite", a formellement démenti l'avocat du Premier secrétaire.

Et une Renault Scenic

La candidate socialiste à l'élection présidentielle, sollicitée par la presse, a d'autre part rendu public mardi son patrimoine. "En cumulant les deux patrimoines, précise-t-elle, François Hollande et moi sommes redevables de l'ISF pour la deuxième année consécutive pour un montant annuel de 862 euros".

Ségolène Royal détaille ainsi ses avoirs : "- part, pour un montant de 197.800 euros, dans l'appartement familial de 120 m2 à Boulogne-Billancourt acheté en 1990 par emprunts sur 15 ans aujourd'hui remboursés. - part dans une maison des Alpes Maritimes de 120 M2 achetée avec un plan épargne logement en 1986. Emprunt remboursé. J'en possède une part pour un montant de 108.000 euros en valeur actuelle. - maison à Melle, dans ma circonscription, de 100 m2 (logement et bureau ; mise à disposition gratuite pendant les vacances au bénéfice de l'association Familles sans vacances). 168.000 euros (valeur d'achat), moins 111.024 euros d'emprunt sur 15 ans en cours de remboursement, soit 50.000 euros de patrimoine net". Aux chapitres actions-obligations, objets de valeur, assurance vie, Ségolène Royal précise à chaque fois "aucune". Elle déclare enfin être propriétaire d'une Renault Scénic.

Réagissant à la plainte pour diffamation, le député UMP de l'Aveyron Jacques Godfrain a affirmé mardi qu'elle le laissait "complètement froid". "J'ai publiquement cité un site que tout le monde peut consulter et qui existait déjà depuis un certain temps. Est-ce illégal?", s'est interrogé l'élu.


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Réactions
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Vendredi 12 janvier 2007 5 12 /01 /Jan /2007 23:06

SVLa candidate socialiste à l'Elysée Ségolène Royal a promis vendredi qu'il n'y aurait "pas de fiscalité nouvelle qui décourage le travail" ni de hausse des prélèvements obligatoires si elle est élue en 2007.

"Il n'y aura pas de fiscalité nouvelle qui décourage le travail ou l'effort", a déclaré Mme Royal, interrogée par la presse sur les hausses d'impôts proposées par François Hollande, lors de la présentation de ses voeux au conseil régional de Poitou-Charentes qu'elle préside.

"Il faudra rééquilibrer la fiscalité, l'alléger sur le travail et peut-être la renforcer sur le capital si l'on veut résorber les déficits. Mais cela se fera sans augmentation des prélèvements obligatoires", a-t-elle dit.

La candidate a rappelé qu'elle avait "mandaté un certain nombre de spécialistes pour mettre à plat (ces questions de déficit et de fiscalité), voir les pistes envisageables".

"Le débat sur la question des graves déficits dont souffre la France aujourd'hui est indispensable (...). Le moment venu, dans le cadre du projet présidentiel, je dirai un certain nombre de choses sur ces questions", a-t-elle ajouté.

François Hollande, le Premier secrétaire du PS, a relancé le débat sur la fiscalité en se prononçant pour des hausses d'impôts pour les contribuables touchant un salaire net de plus de 4.000 euros par mois. "200.000 contribuables sont concernés", selon lui, 1,2 million de personnes, selon le gouvernement.

Faisant allusions à ces déclarations, la présidente de la région Poitou-Charentes a déclaré :"tout le monde a la légitimité de s'exprimer. Tous les responsables politiques ont la légitimité pour faire des propositions, donner leur point de vue (...)".

Interrogée sur le rôle de François Hollande dans la campagne, Mme Royal a répondu: "il est premier secrétaire du PS, il a tout son rôle mais je veux rassembler les compétences au sein du PS et au delà. J'ai déjà rassemblé à l'extérieur du PS d'autres forces de gauche".

Source : AFP


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Réactions
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Mercredi 20 décembre 2006 3 20 /12 /Déc /2006 22:49

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