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Interviews

Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 12:08

Ségolène Royal - France Inter
Vidéo envoyée par franceinter

Ségolène Royal est l'invité de Fabrice Drouelle dans le 7/10 de France Inter (8h20 - 11 mars 2009)

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 14:37

Ségolène Royal aux banques: "J'en ai marre! J'en ai marre !"
Vidéo envoyée par segolene-royal

Ségolène Royal était l'invitée de RTL ce 27 janvier 2009.

Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Ségolène Royal.

Ségolène Royal : Bonjour.

Martine Aubry a-t-elle eu raison d'inciter les députés socialistes à déposer la motion de censure du gouvernement qui sera discutée, cet après midi à l'Assemblée nationale ?

Je le pense. En effet, la situation économique et sociale est extrêmement grave dans le pays. Elle se détériore rapidement. Et en face, on a un gouvernement qui n'a peut-être pas pris la mesure de l'ampleur de la crise, en tout cas que les Français jugent beaucoup trop inerte et beaucoup trop en-deçà de ce qu'il faudrait faire.

"Le gouvernement est inerte. Il aide les banques. Il aide les constructeurs automobiles. Il aide les fabricants d'avions. Il aide tout le monde". Il est vraiment inerte, Ségolène Royal ?

Les Français voient tout cela. C'est vrai, il y a un certain nombre de choses qui sont faites. Mais en même temps, la grande interrogation c'est qu'en est-il du péché originel de ce gouvernement, c'est-à-dire du bouclier fiscal ? A partir du moment où les Français ont le sentiment que les efforts sont mal répartis ou alors que l'injection de fonds publics dans les banques n'est pas suivie des mesures de contrôle nécessaires qui permettraient d'empêcher, par exemple, la fuite en avant dans le surendettement des familles qui est un problème extrêmement lourd aujourd'hui, il y a beaucoup d'angoisses, beaucoup de souffrances. On voit des chefs d'entreprise se suicider parce qu'ils sont au bout du rouleau. On voit des familles renoncer à mettre leurs enfants dans l'enseignement supérieur, y compris maintenant dans les familles moyennes. On voit des retraités ne faire plus qu'un repas par jour. Et on voit en face un gouvernement qui n'accepte pas de reconnaître qu'il a fait une erreur dans ce début de législature en donnant 15 milliards d'euros aux plus riches. Si on les supprime, ça fait 1.000 euros pour 15 millions de famille.

On a l'impression que l'importance de la crise n'a pas grand chose à voir avec le "paquet fiscal" que vous évoquez ? C'est plus important !

Mais je pense que tout se tient. Il y a le "paquet fiscal", il y a la réforme fiscale qui ne vient pas, 20 milliards d'euros de niches fiscales, ça permettrait de donner 1.000 euros à 20 millions de famille, ça n'est pas rien aujourd'hui. Regardez 1.000 euros + 1.000 euros, ça ferait déjà 2.000 euros à réinjecter tout de suite dans le pouvoir d'achat. On voit une réforme bancaire qui ne vient pas, c'est-à-dire des milliards d'euros qui ont été injectés dans les banques et des familles qui sont de plus en plus endettées. A tel point, regardez Jean-Michel Aphatie, j'ai présidé hier mon conseil régional, j'ai dû remettre des crédits de la région pour créer un micro-crédit social gratuit, pour empêcher... parce que j'en ai marre ! J'en ai marre, Jean-Michel Aphatie ! de voir des banques continuer comme si de rien n'était...

Les banquiers ne font pas leur travail ?

... A pratiquer des taux d'intérêt de 18% pour des familles qui ont tout simplement besoin de changer de voiture, besoin de déménager, besoin simplement de vivre et de construire leur projet d'avenir. Et aujourd'hui, ce qui manque cruellement...

Pourquoi vous dites que vous en avez marre ? Qu'est-ce que ça veut dire quand un responsable politique dit : j'en ai marre ! et qu'il le répète trois fois ?

Ca veut dire qu'il porte la parole des gens qui attendent d'un gouvernement quel qu'il soit, de prendre...

Mais là, vous parlez des banques.

... Oui, mais les banques ont été renflouées par les contribuables. Donc, la responsabilité de l'Etat aujourd'hui c'est de mettre en contrepartie des règles. Ca a été fait dans tous les pays européens. Pourquoi est-ce qu'en France, il n'y a pas des règles en contrepartie de l'injection des fonds publics dans les banques ? C'est un élément crucial de la politique économique aujourd'hui puisqu'on attend des banques qu'elles remplissent leur rôle, c'est-à-dire qu'elles prennent des risques mesurés à l'égard des entreprises, et qu'elles cessent d'enfoncer les familles dans l'endettement. C'est quelque chose qui est très important, je vous assure... qui est une angoisse aujourd'hui profonde parce que les familles, je le répète : les Français voient les mois se dérouler et leur endettement augmenter. Et on sait que la crise financière est née du surendettement des ménages aux Etats-Unis, on le sait. C'est ça qui a fait basculer dans la crise l'ensemble du système de nos économies. Donc, il ne faut pas recommencer.

Allez-vous manifester, jeudi, Ségolène Royal ?

Jeudi, je serai au Forum Social de Belem. Alors vous allez me dire : mais pourquoi ?

Au Brésil ?

Au Brésil. Et vous voyez, je pense qu'il y a un lien... Je vais vous dire quoi ?

Pourquoi vous êtes à Belem  au lieu de venir manifester ? Non, vous n'allez pas me dire ça ?

Non, non. Ah non, je ne vais pas vous dire ça. Non, non, non. 

Alors, c'est bien de manifester. Vous serez ailleurs, d'accord. Vous n'y serez pas.

Mais je serai ailleurs parce que là aussi, je crois qu'il y a un lien très étroit. Vous savez, j'étais à Washington ; ensuite, je fais du travail concret dans ma région.

Mais partout où se fait l'histoire, c'est ça ?

Je vais là où il y a, en effet, des moments historiques très importants mais qui ont un lien les uns avec les autres. Et si vous le permettez, quel est le lien entre ce formidable événement de Washington avec le peuple américain, notamment le peuple noir qui se réconcilie avec son histoire et un Barack Obama qui pousse son pays vers l'avenir avec de l'espoir. Belem avec les alter-mondialistes, c'est la suite de Porto Alegre. Qu'est-ce qui s'est passé à Belem ? Et à Porto Alegre ? C'est la suite. C'est premièrement : un autre monde est possible ; et donc, nous devons tous, aujourd'hui, réinventer ou inventer le modèle de développement qui va succéder à la crise et deuxièmement : qu'est-ce qui se dit dans le forum social mondial comme ça s'était dit à Porto Alegre ? C'est qu'aujourd'hui, il n'est plus possible de faire de la politique sans les gens, sans le mouvement social, sans les associations et que les dirigeants ...

Et donc vous serez à Belem, jeudi ?

.... Juste un mot parce que c'est très lié à ce qui se passe en France. Les dirigeants, les grandes banques, les "sachants" ont mis le système dans le mur, ont échoué. Et donc, il faut, en effet, que le mouvement social, que les citoyens reprennent la main, qu'on leur redonne la parole, qu'ils prennent la rue, c'est ce qui va se faire jeudi, c'est ce qui se fait pacifiquement aux Etats-Unis pour une autre façon mais d'une certaine façon, c'est aussi comme l'a dit Barack Obama, avec la démocratie participative, une volonté d'associer toutes celles et ceux qui subissent la crise, d'autres qui profitent de la crise et un système de décisions qui n'est plus adapté au Monde contemporain.

Un ministre, Eric Woerth, ministre du Budget, vous demande d'éclaircir vos rapports avec l'homme d'affaires Pierre Bergé qui finance votre action politique. Eric Woerth s'en est ému. Il dit : "Il faut qu'elle éclaircisse ce rapport parce qu'il faut savoir comment la politique est financée".

Mais ce rapport est très clair...

Il respecte la loi ? C'était la question d'Eric Woerth.

Mais bien sûr, il respecte la Loi. Eric Woerth demandait si "Désirs d'avenir" est un parti politique ? Non. Mon parti politique, c'est le Parti socialiste. Et "Désirs d'avenir", c'est une association

Et c'est bien d'être financé par un homme d'affaires ? C'est pas un problème ? Ca ne vous lie pas à quelqu'un si jamais un jour vous êtes au pouvoir, peut-être que vous lui serez redevable ?

Je ne le crois pas parce que d'abord, Pierre Bergé n'est plus  directement dans les affaires, d'une part. Il n'est pas le seul. Il y a heureusement beaucoup de personnes qui veulent s'impliquer dans la réflexion et "Désirs d'avenir" est d'abord, une structure de réflexions pour justement préparer, travailler, écouter, se déplacer, pour voir quels sont aujourd'hui les grands principes et les grandes valeurs qui devraient nous guider.

On a lu que le Parti socialiste ne vous payait plus certains de vos collaborateurs, et même plus vos journaux. C'est vrai ?

Parce que c'est une collaboratrice qui était chargée de presse et donc qui avait les journaux. C'était son outil de travail.

Ca va à ce point, mal, entre vous et le Parti socialiste, Ségolène Royal ?

Je vais vous dire, Jean-Michel Aphatie, je ne demande rien pour moi. Je me débrouille comme je peux, même si en effet, aujourd'hui, nous ne sommes pas malheureusement étant 50% du Parti socialiste, nous ne sommes pas dans la direction. La vraie question politique, c'est que Martine Aubry fasse en sorte, on a vu que les temps sont durs, on vient de le voir, que l'ensemble des socialistes soient rassemblés, que mon équipe rentre à la direction du Parti socialiste. Et moi je suis disponible pour être utile. Je ne demande rien. J'ai proposé soit de m'occuper des élus de terrain parce que je crois à la force de la décentralisation et aux expériences de terrain qui réussissent ; soit des relations internationales. Je suis disponible pour travailler, pour me rendre utile mais je ne demande rien pour moi.

Voilà. Ségolène Royal, qui ne demande rien, était l'invitée de RTL ce matin.


Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews
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Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /Nov /2008 00:06

« La social-démocratie est un modèle périmé »

PRESIDENTE de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal n’exclut pas d’être candidate au poste de premier secrétaire du PS si les militants socialistes placent sa motion en tête. Avec qui ferait-elle alors alliance ? « Il n’y a pas d’exclusive », assure-t-elle.

La crise ne sonne-t-elle pas l’heure, à droite comme à gauche, des personnalités fortes et pragmatiques ?

Ségolène Royal
. Les Français découvrent que les hauts dirigeants des entreprises et de la finance internationale ont emmené le système dans le mur. Pour changer la donne et le rapport de forces afin que la crise serve à quelque chose il va falloir, oui, beaucoup de courage, un esprit visionnaire et aussi ne pas être lié aux puissances d’argent.


Face à la rapidité de mutation du capitalisme, les socialistes n’ont-ils pas, à chaque fois, un métro de retard ?

Pas toujours !… Souvenez-vous de ce que j’avais dit pendant la campagne présidentielle et qui m’a valu parfois tant de sarcasmes : je parlais des rémunérations excessives des traders, du nécessaire recentrage des banques sur leur coeur de métier, de l’interdiction des paradis fiscaux, de la création de fonds public d’aides aux PME, de la sécurisation des salariés comme instrument majeur de l’efficacité des entreprises. Je n’étais absolument pas en retard, bien au contraire. En revanche, on ne peut que constater l’échec cinglant de la politique économique de la droite depuis un an et demi. Une politique qui se résume au bouclier fiscal, c’est-à-dire à un avantage aux rentiers.

« Il faut que Sarkozy rectifie la trajectoire »

Le PS n’a donc pas, selon vous, à revoir son logiciel, à aller plus loin ?

Bien sûr qu’il faut aller plus loin, et certainement pas en revenant aux idées de la social-démocratie , et encore moins aux idées libérales ! La social-démocratie a été opérationnelle à un moment donné de l’histoire. Mais comment ne pas constater qu’elle a été tenue en échec dans plusieurs pays européens ? Pourquoi ? Parce qu’il faut un Etat préventif qui change les rapports de force et non pas, comme dans la social-démocratie, un Etat secouriste qui ne remet pas en cause le système. Quand j’entends certains socialistes vanter les vertus en 2008 du modèle social-démocrate, je suis stupéfaite, car c’est un modèle périmé. C’est un nouveau modèle qu’il faut inventer. Avec une lucidité radicale sur de nombreux sujets…

Lesquels ?

Il faut, par exemple, obliger les entreprises qui font des bénéfices à rembourser tous les fonds publics afin de stopper les délocalisations et les licenciements. Je l’ai fait dans la région que je préside. Il est urgent de le faire à l’échelle nationale car des entreprises profitent actuellement de la crise voyez le comportement scandaleux d’ArcelorMittal en Lorraine pour accélérer certaines délocalisations. J’insiste : quand des entreprises se comportent mal, il faut être avec elles radical et, à l’inverse, tout faire pour sécuriser les PME innovantes en facilitant des compromis sociaux entre salariés et employeurs afin que tous défendent ensemble l’intérêt de l’entreprise.

C’est cela, le socialisme ?

Oui. C’est le socialisme du XXI e siècle, revisité à la lumière des immenses défis d’aujourd’hui. Une pensée politique doit toujours être en mouvement. Avec un certain nombre de repères intangibles.

Et c’est quoi « le » repère intangible du socialisme ?

C’est vouloir humaniser le monde. Regardez comment il en a besoin, le monde aujourd’hui ! L’Amérique de Bush a pensé et Nicolas Sarkozy reste fasciné par ce modèle-là que ce qui crée la richesse, ce n’est pas le travail bien payé mais la société de consommation à tout-va, fondée sur le surendettement des ménages, juteux pour les banques. Résultats : la crise planétaire, les salaires des équipes dirigeantes multipliées par dix en dix ans, les inégalités qui se creusent. Le salaire moyen des 50 patrons français les mieux payés a augmenté de 20 % durant la seule année 2007 et, pendant ce temps-là, la moitié des cadres a perdu du pouvoir d’achat. Or si les cadres sont démotivés, ça va très mal se passer dans les entreprises ! On ne va pas attendre trois ans comme cela. Il faut que Sarkozy rectifie la trajectoire. Seule une pression de l’opinion et un PS à l’offensive pourront l’y forcer. Les salariés désespérés de la Camif avec lesquels j’étais vendredi, qui voient les milliards pour les banques et rien pour eux, me disaient : « Sarkozy, avec de telles fautes professionnelles, mérite un préavis de licenciement pour 2012 ! »

« Je ne suis pas rancunière »

Si votre motion obtient une majorité relative des suffrages, avec qui êtes-vous prête demain à passer alliance pour gouverner le PS ?

Tous ceux qui voudront nous rejoindre seront les bienvenus. On aura voté sur un projet. A partir de là, il n’y a pas d’interdit, pas d’exclusive. Parce que j’aime les militants, je ne suis pas rancunière. C’est pour eux que, dans cette période, je n’ai pas répondu aux attaques.
J’ai tracé ma route. Les militants auraient pourtant apprécié qu’un peu de respect soit demandé à M. Rocard par Bertrand (NDLR : Delanoë) , qui promet de la discipline. De même, comment Martine (NDLR : Aubry) peut-elle accuser le PS de ne pas avoir travaillé alors qu’elle a en charge, depuis trois ans, les questions sociales et l’emploi, comme secrétaire nationale chargée de ces questions ? Est-ce une autocritique ? Il faudra donc que le travail et le respect soient enfin les règles au parti. Donc, tout le monde est utile, mais il est temps que ça change et de donner des responsabilités à une nouvelle génération. Déjà, il y a un pack opérationnel qui fait une belle campagne collective : Vincent Peillon, François Rebsamen, Julien Dray, Delphine Batho, Najat Belkacem, Manuel Valls, Dominique Bertinotti, Jean-Jack Queyranne, Aurélie Filippetti, Guillaume Garot et, bien sûr, Jean-Louis Bianco, Jean-Pierre Mignard et Gérard Collomb.

En cas de succès de votre motion, serez-vous candidate au poste de premier secrétaire ?

Il y a un leadership politique qui continue et continuera. Est-ce que je l’assumerai en étant à la tête du PS ? On verra. Une évidence : une personne, quel que soit son talent, ne peut pas relever à elle seule tous les défis qui attendent notre parti. Il y aura demain des responsabilités bien identifiées et clairement déléguées. Dans un esprit d’équipe, avec un animateur d’équipe. Mais, aujourd’hui, l’heure est au choix entre des projets, et celui que je défends est le seul à assumer une continuité avec la campagne présidentielle de 2007. Il est très important que les militants choisissent à la fois le changement en profondeur du parti et la fidélité aux millions d’électeurs qui se sont reconnus dans ces idées. Indépendamment de ma personne, la présidentielle a été, en effet, un très grand moment de l’histoire des socialistes, spécialement pour les catégories populaires. Ce sont elles qui nous ont permis d’accéder au second tour. Tous ceux qui ont manqué de respect au vote des militants en critiquant ou en ne soutenant pas la candidate choisie par eux méritent-ils, moralement, leurs voix aujourd’hui ? Seule la droite pourrait s’en réjouir.

Le Parisien

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews
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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 21:36
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /Fév /2008 09:54
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews
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Vendredi 22 février 2008 5 22 /02 /Fév /2008 11:29
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews
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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 21:50

Ségolène Royal Europe1 (partie 1)
Vidéo envoyée par mel036

Ségolène Royal était l'invitée de JP Elkabbach lundi 14 janvier. Partie 2 : http://www.dailymotion.com/mel036/video/x41oa4_segolene-royal-europe-1-partie-2_politics

Ségolène Royal (europe 1 partie 2)
Vidéo envoyée par mel036

Ségolène royal était l'invitée de JP elkabbach lundi 14 janvier (partie 2) Partie : http://www.dailymotion.com/mel036/video/x41o8u_segolene-royal-europe1-partie-1_politics

 

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 00:14

Ségolène sur France 2
Vidéo envoyée par segoleneparis

Interview de Ségolène Royal durant le journal de France 2. www.segoleneparis.fr

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Samedi 5 janvier 2008 6 05 /01 /Jan /2008 11:52
undefined Vous envisagez désormais de prendre les rênes du PS, mais ne vous en êtes-vous pas tenue trop éloignée depuis l'élection présidentielle ?

Je ne le crois pas. J'ai profité de ces quelques mois pour lire, écrire le bilan auquel je m'étais engagée*, travailler sur le fond et accepter des invitations politiques à l'étranger. Et à chaque fois avec des élus et des responsables socialistes ! Et consacrer du temps à mes enfants et à mes amis. Cette respiration était nécessaire. Du coup, cela a créé une interrogation sur mes projets. Certains m'ont crue anéantie. Eh bien non ! J'ai beaucoup réfléchi, beaucoup consulté, et j'ai entendu tous ceux qui me demandaient si j'allais les laisser tomber. Je pense notamment aux jeunes des quartiers, mais pas seulement, qui attendent tellement que la politique change, et à d'autres qui ont cru à certains slogans et qui aujourd'hui se sentent trahis et nargués.

Vous pensez que les courants, dans l'opinion comme au PS, vous sont encore porteurs ?

Dans de multiples signes quotidiens, je peux vous dire que le lien avec les Français est resté intact. A chaque fois, j'en éprouve la même émotion. Tant de gentillesse, de générosité, d'attente ! Les millions de voix qui se sont portées sur mon nom au second tour de la présidentielle me donnent surtout des devoirs et une incontestable expérience. Personne ne peut contester qu'il y a un potentiel à mettre au service du PS et de la préparation de l'alternative. Je suis très heureuse de voir que beaucoup des idées que j'ai portées durant la campagne sont aujourd'hui largement reprises, notamment dans le cadre des forums du PS. Nicolas Sarkozy continue de piller les propositions qu'il combattait il y a encore six mois, je pense à la réforme de l'indice des prix. Il vient même de reconnaître qu'on ne peut réformer un pays sans dialogue social, quelle découverte ! Mais que de temps perdu et de dégâts en sept mois ! Il a aussi dérobé à Edgar Morin le concept de « politique de civilisation », alors que sa méthode est aux antipodes de cette humanisation des politiques publiques.

Certains vous reprochent de lancer une offensive pour prendre le contrôle du parti alors que démarre la campagne des municipales...

Je m'intéresse à l'avenir du PS, je travaille et j'irai jusqu'au bout de ce travail en équipe. Ne nous trompons pas. Ce sont les polémiques entre socialistes qui nuiraient à la dynamique de la campagne municipale. Et je mets en garde ceux qui s'amuseraient, une fois de plus, à se tirer une balle dans le pied. Car, voyez-vous, c'est le mouvement qui fera gagner des mairies supplémentaires. J'ai fait bouger les lignes durant la campagne. Le travail politique doit d'abord se faire sur les idées. La question du leadership et de ma responsabilité se posera à ce moment-là, et à ce moment-là seulement.

Ecartez-vous l'hypothèse de vous rallier à un premier secrétaire autre que vous-même ?

La question n'est pas d'actualité. Cela ne vous empêche pas de pousser les feux du débat interne... Tant mieux s'il y a du débat ! Pour moi, la politique, c'est faire mouvement d'entraîner, de donner envie.

Quand souhaitez-vous que le congrès ait lieu ?

Ce qui compte, c'est le contenu. Et il faut que les socialistes soient fraternels les uns avec les autres quelle que soit la densité des débats, qui doivent être utiles à la France.

Quel est votre programme immédiat ?

Retravailler avec tous les socialistes, y compris ceux qui hier n'ont pas été à mes côtés, pour rassembler, réunir, consulter, discuter, proposer. Stimuler les forums participatifs dans le cadre des municipales. M'impliquer pleinement aux côtés des candidats aux municipales et cantonales qui me le demandent. Poursuivre le travail de réflexion en profondeur pour le mettre demain au service des Français, pour le traduire en action et en résultat. Et participer, le 20 janvier, au forum sur la rénovation du PS qui se tiendra à la Mutualité, à Paris.

Propos recueillis par Philippe Martinat - Le Parisien

Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews
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Dimanche 16 décembre 2007 7 16 /12 /Déc /2007 22:42
Par Nicolas Gatineau - Publié dans : Interviews - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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